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Islande · Prendre sa retraite

Prendre sa retraite en Islande : séjour, fiscalité de la pension, formulaire S1 et coût de la vie

L’essentiel

Un retraité français citoyen de l'Espace économique européen séjourne en Islande sans visa moins de trois mois, puis s'inscrit au registre national pour s'installer, avec une assurance maladie complète et des ressources suffisantes selon Your Europe, sans montant chiffré sur les pages officielles consultées. La convention fiscale du 29 août 1990 réserve l'imposition des pensions privées à l'État de résidence, tandis que les pensions publiques restent imposables dans l'État qui les verse. Le formulaire S1 demandé à sa caisse de retraite confirme l'assurance du pays de résidence précédent et assure le retraité dans son nouveau pays ; l'ouverture des droits islandais suppose en règle générale six mois de résidence légale. Le séjour permanent s'acquiert après cinq ans.

  • 3 mois : séjour libre ; au-delà, inscription au registre national pour qui souhaite s'installer ; séjour permanent après 5 ans (France Diplomatie, europa.eu).
  • Article 18 de la convention franco-islandaise du 29 août 1990, en vigueur depuis le 1er juin 1992 : les pensions privées ne sont imposables que dans l'État de résidence (impots.gouv.fr, BOFiP).
  • 3,2 % sur la pension de base et 4,2 % sur la complémentaire : cotisation maladie prélevée sur les retraites françaises d'un retraité dont la résidence fiscale est hors de France ; 7,1 % pour les indépendants (CLEISS).
  • 6 mois de résidence légale avant l'ouverture des droits à l'assurance maladie islandaise ; plafond mensuel de participation de 25 198 ISK pour les retraités (CLEISS, island.is).
  • 67 ans : âge légal de la retraite islandaise ; pension nationale après 3 ans de résidence entre 16 et 67 ans, taux plein après 40 ans (CLEISS).
  • Retenue à la source sur les salaires à trois taux progressifs selon la tranche mensuelle ; les règles pour une pension étrangère se vérifient auprès de l'administration fiscale (Skatturinn).

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Repères chiffrés : Islande

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+1,3 %
Inflation
4,1 %
Taux de chômage
3,6 %
PIB par habitant
98 323 $
Population
392 404
Espérance de vie
82,8 ans
Dépense de santé (% du PIB)
9,0 %
Médecins pour 1 000 hab.
4,37
Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
2,8
Change
1 € = 136 ISK
couronne islandaise, cours BCE du jour

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Droit de séjour du retraité : aucun visa, une inscription au registre national

L’Islande est dans l’espace Schengen : les Français circulent librement pour des séjours de moins de trois mois avec une carte d’identité ou un passeport valide pour toute la durée du séjour. Quiconque souhaite s’installer s’inscrit au registre national (Þjóðskrá) ; le guide « S’installer en Islande » de l’ambassade de France détaille la procédure (France Diplomatie). Your Europe résume les conditions pour un retraité européen : une assurance maladie complète et un revenu suffisant pour vivre sans aide financière.

  • Montant de ressources : les pages officielles consultées ne fixent pas de montant ; l’administration apprécie chaque situation, et un relevé de pension facilite le dossier.
  • Séjour permanent : après cinq ans de séjour légal et ininterrompu, le droit de séjour permanent s’acquiert ; une absence de plus de deux années consécutives peut le faire perdre (europa.eu). Les conditions propres à l’Espace économique européen se confirment auprès de la direction de l’immigration islandaise.
  • Numéro d’identification : le numéro personnel (kennitala) est attribué à l’inscription au registre national et sert aux démarches bancaires, fiscales et de santé.

La page vivre en Islande détaille les pièces, les risques naturels et l’inscription au registre consulaire.

Fiscalité de la pension française : la convention franco-islandaise

La convention entre la France et l’Islande, signée à Reykjavik le 29 août 1990, approuvée par la loi du 31 décembre 1991 et entrée en vigueur le 1er juin 1992 (impots.gouv.fr), répartit le droit d’imposer chaque catégorie de revenu. Une version consolidée, qui intègre la convention multilatérale BEPS, est publiée sur impots.gouv.fr.

  • Pensions privées et pensions de sécurité sociale (article 18) : sous réserve du paragraphe 2 de l’article 19, les pensions et rémunérations similaires payées à un résident d’un État au titre d’un emploi antérieur ne sont imposables que dans cet État. Pour un retraité résident d’Islande, ces pensions relèvent donc de l’Islande ; l’administration française indique que, lorsqu’une convention ne contient pas de clause propre aux pensions de sécurité sociale, le droit d’imposer revient en principe à l’État de résidence (BOFiP). La déclaration à déposer se confirme auprès des administrations française et islandaise.
  • Pensions publiques (article 19, paragraphe 2) : les pensions versées par un État ou une collectivité au titre de services rendus à cet État ne sont imposables que dans cet État, sauf si le bénéficiaire est résident de l’autre État et en possède la nationalité. Un ancien fonctionnaire français reste en principe imposé en France.
  • Barème islandais : l’administration fiscale publie chaque année les taux de retenue à la source sur les salaires, progressifs selon la tranche mensuelle ; les règles applicables à une pension étrangère et le crédit d’impôt personnel se vérifient auprès d’elle (Skatturinn).
  • Prélèvements français : avec une résidence fiscale hors de France, la cotisation maladie de 3,2 % (pension de base) et 4,2 % (pension complémentaire) s’applique aux retraites du régime général, et 7,1 % à celles des indépendants ; avec une résidence fiscale en France, la CSG, la CRDS et la CASA s’appliquent (CLEISS).

Le guide toucher sa retraite à l’étranger détaille le versement des pensions hors de France. Un conseil individuel permet de vérifier les déclarations à déposer dans chaque pays.

Soins des retraités : le formulaire S1 et le délai de résidence

Le retraité qui perçoit seulement une pension française, s’installe de façon permanente ou plus de six mois par an dans un État de l’Espace économique européen et n’y travaille pas demande le S1 à sa caisse de retraite (CNAV pour le régime général, direction des finances publiques pour l’étranger pour les pensionnés de l’État), de préférence avant le départ (CLEISS). Sjúkratryggingar précise que le certificat S1 confirme l’assurance du pays de résidence précédent et, une fois demandé, assure la personne dans le nouveau pays de résidence (island.is).

  • Délai de résidence : le CLEISS indique que l’assurance maladie islandaise suppose une résidence légale d’au moins six mois, comptée à partir de l’inscription au registre national ; l’articulation avec le S1 se confirme auprès de Sjúkratryggingar avant l’installation, et une assurance internationale ou la CFE peut couvrir la période.
  • Aucune cotisation locale : le CLEISS indique qu’aucune cotisation du régime local n’est retenue, la pension française supportant déjà des prélèvements.
  • Soins en France : le titulaire reste couvert en France et peut s’y faire soigner quel qu’en soit le motif, selon les règles françaises (CLEISS).
  • Participation du patient : plafond mensuel de 25 198 ISK pour les retraités et de 4 331 ISK une fois le plafond atteint ; consultation de généraliste gratuite pour les retraités ; soins dentaires pris en charge en totalité ou partiellement pour les retraités (CLEISS, island.is).
  • Parcours de soins : médecin généraliste au libre choix, soins hospitaliers publics gratuits ; voir le système de santé islandais et la page remboursements des soins.

Pour compléter le dispositif avec une couverture au premier euro ou un accès élargi aux prestataires privés, Expavy aide à comparer les options ; voir aussi la page assurance retraite à l’étranger.

Coût de la vie et logement du retraité

L’Islande est un pays cher : la direction générale du Trésor relève une inflation persistante, alimentée notamment par les prix des logements, et un taux directeur élevé. Le bloc « Repères économiques » de cette page suit l’inflation et le change en continu ; une pension versée en euros est exposée à l’évolution de la couronne islandaise.

  • Logement : les loyers et les prix varient fortement entre l’agglomération de Reykjavik et le reste du pays ; Statistics Iceland publie les statistiques de référence.
  • Santé : une participation mensuelle plafonnée et un délai de résidence avant l’ouverture des droits justifient de prévoir une enveloppe ; le guide budgétiser sa santé en expatriation aide à la chiffrer.
  • Monnaie : la couronne islandaise (ISK), avec un risque de change pour une pension versée en euros.
  • Chauffage : le climat justifie un budget d’énergie, à interroger auprès du bailleur.

Villes et régions prisées par les retraités

Reykjavik concentre les services de santé, l’hôpital universitaire Landspítali, l’ambassade de France et les liaisons internationales ; Akureyri, dans le nord, dispose d’une agence consulaire française. Les centres de santé du centre de Reykjavik sont parfois complets : il faut vérifier la disponibilité d’un médecin conventionné avant de choisir un quartier (CLEISS).

France Diplomatie décrit des conditions de sécurité bonnes, mais des risques naturels propres à l’île : tempêtes, éruptions volcaniques surtout dans le sud et sur la péninsule de Reykjanes, séismes réguliers, routes qui ferment rapidement, perturbations aériennes à Keflavik. Elle recommande de consulter safetravel.is avant un trajet, de ne pas se rendre seul dans les hautes terres et de prendre des compléments de vitamine D pour les longs séjours hivernaux. Un séjour d’essai d’une saison complète, hiver inclus, avant de signer un bail long limite les mauvaises surprises ; l’apprentissage de l’islandais facilite la vie sociale.

Si vous avez aussi travaillé en Islande : la retraite islandaise

Les périodes accomplies en France et en Islande se cumulent pour l’ouverture des droits : le guide trimestres travaillés à l’étranger explique la totalisation. Selon le CLEISS, l’âge légal de la retraite est de 67 ans. Le système comprend une pension nationale et des fonds de pension professionnels obligatoires.

  • Pension nationale : au moins trois ans de résidence en Islande entre 16 et 67 ans ; taux plein après 40 ans de résidence ; maximum de 3 081 468 ISK par an, sans pension minimum (CLEISS).
  • Départ anticipé et report : demande possible dès 65 ans avec une réduction, ou report jusqu’à 80 ans avec une majoration (CLEISS).
  • Fonds de pension professionnels : sans durée minimale de cotisation, ils se perçoivent de 65 à 70 ans, certains fonds permettant 60 ans ; la prestation est d’au moins 56 % du revenu moyen assuré après 40 ans de cotisation (CLEISS).
  • Aide complémentaire : jusqu’à 231 110 ISK par mois pour les résidents permanents de 67 ans et plus qui ont peu ou pas de droits, sous conditions de ressources (CLEISS).

Ces montants sont indicatifs ; la demande s’effectue auprès de l’organisme islandais compétent, qui précise les montants en vigueur.

Démarches avant le départ et retour éventuel en France

  • Demander le S1 à sa caisse de retraite, pour soi et pour chaque proche concerné, et prévenir les caisses françaises du changement d’adresse et du compte de versement.
  • S’inscrire au registre national (Þjóðskrá) au-delà de trois mois de séjour, avec les pièces demandées.
  • Interroger Sjúkratryggingar sur l’articulation du S1 avec le délai de six mois et prévoir une couverture pendant la période.
  • S’inscrire au registre des Français établis hors de France auprès de l’ambassade à Reykjavik.
  • Déclarer la pension de sécurité sociale selon la convention fiscale, après avoir vérifié l’État où elle est imposée.

En cas de retour en France, l’assuré contacte la dernière caisse d’assurance maladie dont il relevait : la page retour en France détaille les démarches.

Questions fréquentes

Faut-il un visa pour prendre sa retraite en Islande ?

Non. Un Français séjourne moins de trois mois avec une carte d'identité ou un passeport valide, puis s'inscrit au registre national pour s'installer. Le séjour permanent s'acquiert après cinq ans.

Quel montant de ressources faut-il justifier en Islande ?

Les pages officielles consultées parlent d'une assurance maladie complète et d'un revenu suffisant pour vivre sans aide financière, sans fixer de montant. Un relevé de pension facilite l'instruction du dossier.

La pension française est-elle imposée en France ou en Islande ?

Pour un retraité résident d'Islande, l'article 18 de la convention de 1990 réserve l'imposition des pensions privées à l'État de résidence ; les pensions publiques restent imposables en France. La déclaration se confirme auprès des deux administrations.

Comment fonctionne le formulaire S1 en Islande ?

Le retraité le demande à sa caisse de retraite ; il confirme l'assurance de l'ancien pays de résidence et assure la personne dans le nouveau pays (island.is). Le CLEISS mentionne une résidence légale de six mois pour l'assurance islandaise : l'articulation se confirme auprès de Sjúkratryggingar.

Quelle cotisation maladie est prélevée sur la retraite française ?

Pour une résidence fiscale hors de France, 3,2 % sur la pension de base et 4,2 % sur la complémentaire du régime général, et 7,1 % pour les indépendants. Avec une résidence fiscale en France, la CSG, la CRDS et la CASA s'appliquent (CLEISS).

À quel âge prend-on sa retraite en Islande ?

67 ans selon le CLEISS. La pension nationale suppose au moins trois ans de résidence en Islande entre 16 et 67 ans, et 40 ans pour le taux plein.

Combien coûtent les soins pour un retraité en Islande ?

La participation mensuelle des retraités est plafonnée à 25 198 ISK, puis ramenée à 4 331 ISK une fois le plafond atteint ; les soins hospitaliers publics sont gratuits (island.is, CLEISS).

Les autres guides : Islande