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Fiche pays — Asie-Pacifique

Assurance expatrié et assurance santé aux Îles Cook

Lagon turquoise d'Aitutaki aux Îles Cook, bancs de sable blanc et îlots couverts de cocotiers

En 5 lignes

Les Îles Cook sont un État en libre association avec la Nouvelle-Zélande depuis le 4 août 1965, doté d'institutions propres, et non un territoire français : France Diplomatie précise que leurs habitants sont citoyens néo-zélandais et que l'ambassade de France à Wellington est compétente pour l'archipel. Un Français entre sans visa pour 31 jours au plus, avec un passeport valable six mois après la fin du séjour, un billet de retour ou de continuation et un justificatif d'hébergement ; la prolongation se demande à l'immigration locale. Ni les Îles Cook ni la Nouvelle-Zélande ne figurent dans la liste des conventions bilatérales de sécurité sociale publiée par le CLEISS : la carte Vitale ne rembourse aucun soin sur place, un salarié en contrat local relève du régime du pays d'accueil et un salarié détaché garde le régime français sur le fondement du droit interne. Le système de santé public est assuré par le ministère de la Santé (Te Marae Ora), autour de l'hôpital de Rarotonga et de cliniques de quartier ; sa grille tarifaire distingue la catégorie I (insulaires, résidents permanents, conjoints et travailleurs expatriés après six mois) de la catégorie II (visiteurs et autres personnes), qui paie les soins au tarif plein et doit justifier d'une assurance santé. Les évacuations vers la Nouvelle-Zélande ne sont financées que pour les personnes éligibles, les visiteurs en étant exclus, et un patient sans citoyenneté néo-zélandaise supporte tous ses frais de soins en Nouvelle-Zélande ; France Diplomatie juge donc impératif un contrat d'assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire, relevant l'absence de chambre de décompression dans le pays et une saison cyclonique de novembre à fin avril.

Source : France Diplomatie : Îles Cook, Dernières minutes et alertes

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Chiffres clés

  • Population : environ 17 500 habitants selon France Diplomatie, qui cite le Cook Islands Statistics Office.
  • Séjour sans visa : 31 jours au plus pour un Français ; prolongation de 31 jours pour 115 dollars néo-zélandais (environ 58 €), séjour total de visiteur limité à 8 mois d'affilée (ministère des Affaires étrangères et de l'Immigration).
  • Accord de sécurité sociale avec la France : aucun ; ni les Îles Cook ni la Nouvelle-Zélande ne figurent dans la liste des conventions bilatérales en vigueur du CLEISS.
  • Hôpital de Rarotonga : tarifs différents selon la catégorie du patient (catégorie I ou II), la catégorie II étant bien plus chère pour les consultations comme pour les soins intensifs ; consulter la grille tarifaire en vigueur.
  • Registre consulaire : aucun nombre de Français inscrits propre aux Îles Cook n'a été identifié dans les sources officielles consultées ; l'ambassade de France à Wellington couvre l'archipel.

Système de santé local

Les Îles Cook ne disposent pas d’un régime d’assurance maladie par cotisations comparable à la Sécurité sociale française : les soins publics sont organisés et financés par le ministère de la Santé, Te Marae Ora, qui applique une grille tarifaire distinguant deux catégories d’usagers. La catégorie I regroupe les insulaires, les résidents permanents et honoraires, les conjoints d’un insulaire ou d’un résident permanent après six mois consécutifs, et les travailleurs expatriés ayant résidé et payé l’impôt plus de six mois (leur conjoint et leurs enfants relevant alors aussi de la catégorie I). La catégorie II vise tous les visiteurs, dont les touristes et les consultants de moins de six mois, et toute autre personne qui n’entre pas en catégorie I. Les usagers de la catégorie II paient plein tarif au moment des soins et doivent présenter une preuve d’assurance santé.

L’offre se concentre à Rarotonga : l’hôpital public propose des urgences ouvertes 24 heures sur 24 avec des paramédics, deux salles d’opération, une unité de soins intensifs de trois lits, une maternité et une unité d’isolement ; les soins courants passent par cinq cliniques de quartier (Puna Clinics) et le centre de soins primaires de Tupapa. Les cas que le pays ne peut pas traiter sont adressés à la Nouvelle-Zélande selon une politique de transfert des patients qui exclut les visiteurs de la prise en charge. France Diplomatie estime impératif un contrat d’assistance ou une assurance couvrant tous les frais médicaux, hospitalisation et rapatriement sanitaire compris, faute de quoi l’accès aux soins peut être refusé, même en cas d’urgence vitale. Voir la page système de santé aux Îles Cook.

Obligations légales et de visa

  • Séjour de 31 jours au plus : aucun visa pour un Français, avec un passeport valable encore six mois après la fin du séjour, un billet de retour ou pour un pays tiers et un justificatif d’hébergement. Au-delà, une prolongation se demande au ministre des Affaires étrangères et de l’Immigration à Rarotonga (France Diplomatie).
  • Séjour de long terme : le permis de visiteur de longue durée (470 dollars néo-zélandais, soit environ 238 €) exige une assurance maladie pour toute la durée du permis ; un visiteur non néo-zélandais et non australien est limité à 8 mois de séjour (ministère des Affaires étrangères et de l’Immigration).
  • Travail : un permis de travail est nécessaire, par exemple le permis de travailleur international à 320, 640 ou 960 dollars néo-zélandais pour un, deux ou trois ans, avec offre d’emploi écrite et maîtrise de l’anglais.
  • Assurance voyage : un contrat d’assistance ou une assurance couvrant tous les frais médicaux, hospitalisation et rapatriement sanitaire compris, est impératif selon France Diplomatie ; l’ambassade ne prend pas ces frais en charge.
  • Affiliation locale : la FAQ de l’immigration présente l’assurance santé du visiteur comme recommandée et non obligatoire, mais la grille tarifaire du ministère de la Santé demande aux usagers de catégorie II une preuve d’assurance santé à l’inscription ; aucune cotisation santé obligatoire n’a été relevée dans les sources lues.
  • Étudiant : pas de CEAM, les Îles Cook n’étant pas membres de l’Union européenne ; l’assurance étudiante à l’étranger ou la CFE se compare avant le départ, l’Assurance Maladie limitant la prise en charge à des soins urgents et imprévus de courte durée.
  • Salarié détaché : en l’absence d’accord, maintien au régime français sur le fondement du droit interne, pour 3 ans renouvelables une fois (CLEISS) ; la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) et un contrat d’assistance restent recommandés en complément.
  • Retraité : aucun formulaire S1 ; le CLEISS invite à vérifier la couverture du régime local, puis à choisir entre la CFE et une assurance privée.
  • Douane : certains produits (viande, œufs, produits à base de miel, graines, équipements de sport de plein air et de pêche) se déclarent à l’arrivée ; fruits et légumes ne sont pas admis (France Diplomatie).

Aucune amende individuelle pour défaut d’assurance n’est mentionnée dans les sources consultées, mais l’exigence de preuve d’assurance en catégorie II, l’absence de prise en charge des visiteurs par la politique de transfert des patients et la distance avec la Nouvelle-Zélande rendent le risque financier élevé pour un expatrié non assuré.

Coût de quelques actes médicaux

Repères indicatifs, pas une grille tarifaire officielle : les tarifs varient selon l’établissement, demandez un devis avant les soins.

Coût de quelques actes médicaux en Cook, Îles, secteur public et privé
ActeSecteur publicSecteur privé
Consultation à l'hôpital de Rarotonga, adulte de 16 à 59 ans5 dollars néo-zélandais en catégorie I ; 40 dollars (environ 20 €) en catégorie II (grille du ministère)—
Consultation d'un spécialiste de passage, catégorie II50 dollars néo-zélandais (environ 25 €), hors actes—
Hospitalisation en salle commune, par jour, catégorie II100 dollars néo-zélandais (environ 51 €) d'après la grille—
Unité de soins intensifs, par jour10 dollars en catégorie I ; 1 000 dollars (environ 506 €) en catégorie II—
Accouchement avec hospitalisation, catégorie II500 dollars néo-zélandais (environ 253 €), forfait unique—
Transport ambulancier sur appel d'urgence au 999, touriste (catégorie II a)800 dollars néo-zélandais (environ 405 €) l'aller d'après la grille—
Évacuation vers la Nouvelle-Zélande d'un visiteurAucune prise en charge par le ministère de la Santé ; frais de soins en Nouvelle-Zélande à la charge du patient sans citoyenneté néo-zélandaise—
Soins imprévus en séjour temporaire, remboursement françaisÉventuel remboursement au retour sur la base des tarifs forfaitaires français, sur décision du médecin-conseil (Assurance Maladie)—
Adhésion à la CFE—Cotisation variable selon l'offre (jeunes, principale, retraités), le pays, l'âge et la situation familiale (montants à jour sur cfe.fr)

Accords de sécurité sociale avec la France

Les Îles Cook sont un État en libre association avec la Nouvelle-Zélande depuis le 4 août 1965 : monarchie parlementaire dont le chef d’État est Charles III, représenté localement, avec un gouvernement propre ; leurs habitants sont citoyens néo-zélandais et le pays entretient des relations diplomatiques avec une soixantaine d’États, dont la France (France Diplomatie). Il ne s’agit ni d’une collectivité française ni d’une province néo-zélandaise : les règles d’entrée, de travail, de santé et d’impôt sont celles du gouvernement des Îles Cook. Pour la France, c’est l’ambassade à Wellington qui est compétente.

  • Sécurité sociale : la liste des conventions en vigueur publiée par le CLEISS ne comprend ni les Îles Cook ni la Nouvelle-Zélande. Il n’existe donc pas de coordination des régimes : ni formulaire S1, ni CEAM, ni prise en charge croisée (voir la convention bilatérale). Les périodes d’assurance locales ne comptent pas pour la pension française.
  • Salarié en contrat local : il est soumis au régime du pays d’accueil et n’est plus assuré social en France ; la carte Vitale est restituée (CLEISS). Il peut cotiser volontairement à la CFE pour la maladie, la maternité et l’invalidité.
  • Détachement : sans accord, le salarié reste affilié au régime français pour 3 ans, renouvelables une fois, et ses cotisations sont payées en France ; il est couvert dans la limite des prestations françaises, sur factures acquittées avec le formulaire S 3125c, et les cotisations locales éventuelles restent dues (CLEISS).
  • Retraité : aucune attestation ; il appartient au retraité de vérifier la prise en charge locale ou d’adhérer à la CFE ou à une assurance privée. Une cotisation d’assurance maladie de 3,2 % (pension de base) et 4,2 % (pension complémentaire) reste prélevée tant qu’il relève d’un régime français ; ni CSG, ni CRDS, ni Casa si la résidence fiscale n’est plus en France (CLEISS).

Fiscalité. La liste BOFiP des conventions fiscales conclues par la France comprend la Nouvelle-Zélande (convention signée le 30 novembre 1979) mais pas les Îles Cook ; le champ territorial de la convention néo-zélandaise se lit à son article 3 sur impots.gouv.fr avant tout raisonnement par analogie. La France et les Îles Cook ont conclu un accord d’échange de renseignements en matière fiscale, signé par échange de lettres à Paris le 3 septembre 2010 et à Rarotonga le 15 décembre 2010, entré en vigueur le 16 novembre 2011 (liste BOFiP) : il organise la transmission d’informations et ne remplace pas une convention de non-double imposition.

Quelle assurance selon mon profil

Matrice générale — ne recommande aucun produit ni assureur précis.

Quelle assurance selon le profil, pour Cook, Îles
ProfilContrainte réglementairePoints d’attention
PVTAucun programme vacances-travail entre la France et les Îles Cook n'apparaît sur les pages de l'immigration lues ; toute activité exige un permis adaptéLe permis de visiteur n'est pas un titre de travail : vérifier avec l'immigration avant l'arrivée
ÉtudiantPermis d'étudiant international à 470 dollars néo-zélandais, sur offre d'inscription d'un établissement agréé ; pas de CEAM ; assurance étudiante ou CFE à comparerLa grille de soins ne prévoit pas de catégorie propre aux étudiants : catégorie II a priori, à confirmer auprès de Te Marae Ora
Salarié détachéRégime français maintenu pour 3 ans renouvelables une fois (droit interne) ; frais remboursés sur factures acquittées (S 3125c), dans la limite des prestations françaisesLes prix locaux peuvent dépasser les tarifs français ; complémentaire ou contrat collectif à vérifier
Salarié local / résident installéPermis de travail ; catégorie I de la grille de soins après six mois de résidence et d'impôt ; quitte le régime françaisAucun transfert financé vers la Nouvelle-Zélande avant six mois d'emploi continu ; frais sur place à la charge du patient non néo-zélandais
Indépendant / freelanceParticipation étrangère à une activité : approbation du Business Trade and Investment Board ; aucune coordination maladie avec la FranceLa grille de soins décrit l'emploi permanent avec permis ; situation d'un indépendant à confirmer auprès de Te Marae Ora
RetraitéAucun visa retraité dans les catégories publiées ; pas de formulaire S1 ; CFE (offre retraités) ou assurance privée avec évacuationLa pension française reste imposable en France sans convention ; conseil fiscal avant le départ

Hôpitaux et réseau de soins

  • Rarotonga : hôpital de Rarotonga, établissement public géré par le ministère de la Santé (Te Marae Ora) ; urgences 24 heures sur 24 avec paramédics, deux salles d'opération, unité de soins intensifs de trois lits, maternité, unité d'isolement ; standard 22664 depuis les Îles Cook, urgences 999.
  • Rarotonga : cinq Puna Health Clinics publiques (Blackrock, Tupapa, Nikao, Matavera, Titikaveka), ouvertes du lundi au vendredi de 8 h à 16 h, et centre de soins primaires de Tupapa (consultation téléphonique gratuite d'un médecin au 20065 ou 20066).

Démarches

  1. Avant le départ : signaler son départ aux organismes français (caisse d’assurance maladie, CAF, France Travail, caisses de retraite) ; restituer la carte Vitale en cas d’expatriation.
  2. Pour tout séjour, y compris court : souscrire un contrat d’assistance ou une assurance couvrant tous les frais médicaux et le rapatriement sanitaire, impératif selon France Diplomatie ; prévoir la preuve d’assurance à l’inscription dans un établissement de santé.
  3. Vérifier le passeport (valable six mois après la fin du séjour), le billet de retour et le justificatif d’hébergement ; remplir la fiche d’arrivée.
  4. Séjour de plus de 31 jours : demander la prolongation ou un permis adapté (visiteur de longue durée, travail, études) auprès du ministère des Affaires étrangères et de l’Immigration, qui traite les demandes en ligne.
  5. Candidat au travail depuis l’étranger : joindre un rapport médical de moins de trois mois établi par un médecin agréé en Nouvelle-Zélande et le formulaire IMM8 (Te Marae Ora).
  6. Salarié détaché : demander l’attestation de détachement à l’organisme de sécurité sociale compétent avant le départ ; envoyer les factures acquittées avec le formulaire S 3125c.
  7. Installation durable : choisir l’assurance locale (employeur, contrat individuel) ou la CFE, avant le départ ou dans les trois mois, et obtenir un numéro de contribuable (formulaire RM1 de la Revenue Management Division).
  8. Fiscalité : faire valider la situation auprès de l’administration fiscale française et de la Revenue Management Division, aucune convention de non-double imposition n’existant avec les Îles Cook.
  9. Retraité : se rapprocher du CLEISS ou de sa caisse de retraite avant le départ, puis comparer la CFE (offre retraités) et l’assurance privée.
  10. Inscription au registre des Français établis hors de France auprès de l’ambassade de France à Wellington, dont dépendent les Îles Cook ; un consul honoraire est joignable à Rarotonga (France Diplomatie).

Questions fréquentes

Faut-il un visa pour séjourner aux Îles Cook ?

Pour un séjour de 31 jours au plus, France Diplomatie indique qu'aucun visa n'est exigé d'un Français, qui doit présenter un passeport valable six mois après la fin du séjour, un billet de retour ou pour un pays tiers et un justificatif d'hébergement. Une prolongation de 31 jours coûte 115 dollars néo-zélandais selon le ministère de l'Immigration, le séjour de visiteur étant limité à 8 mois d'affilée.

Les Îles Cook font-elles partie de la France ou de la Nouvelle-Zélande ?

Non. Les Îles Cook sont un État en libre association avec la Nouvelle-Zélande depuis le 4 août 1965, avec leur propre gouvernement, leurs règles d'immigration et leur ministère de la Santé. Leurs habitants sont citoyens néo-zélandais, et l'ambassade de France à Wellington est compétente pour l'archipel (France Diplomatie).

Existe-t-il une convention de sécurité sociale entre la France et les Îles Cook ?

Non. Ni les Îles Cook ni la Nouvelle-Zélande ne figurent dans la liste des conventions bilatérales en vigueur publiée par le CLEISS. La carte Vitale et la CEAM ne s'appliquent pas : un salarié en contrat local relève du régime local, un détaché garde le régime français pour 3 ans renouvelables une fois, et les autres profils choisissent entre la CFE et une assurance privée.

Existe-t-il une convention fiscale entre la France et les Îles Cook ?

La liste BOFiP des conventions fiscales ne comprend pas les Îles Cook. Un accord d'échange de renseignements fiscaux, signé en 2010 et en vigueur depuis le 16 novembre 2011, existe mais ne prévoit pas de répartition de l'imposition. La convention conclue avec la Nouvelle-Zélande ne se transpose pas sans lire son champ territorial.

Un touriste est-il soigné gratuitement à l'hôpital de Rarotonga ?

Non. Dans la grille du ministère de la Santé, les visiteurs relèvent de la catégorie II : les frais sont payés au moment des soins et une preuve d'assurance santé est demandée à l'inscription. La politique de transfert des patients exclut en outre les visiteurs du financement des évacuations vers la Nouvelle-Zélande.

Que recommande France Diplomatie en matière de santé et de sécurité ?

Un contrat d'assistance ou une assurance couvrant tous les frais médicaux et le rapatriement sanitaire est impératif, sans quoi l'accès aux soins peut être refusé même en urgence vitale. Le pays est en vigilance normale ; la saison cyclonique court de novembre à fin avril, les eaux hors du lagon sont dangereuses et il n'existe pas de chambre de décompression dans le pays.

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