Retraite et expatriation
Prendre sa retraite aux Îles Cook quand on est français : séjour, fiscalité de la pension et santé
L’essentiel
Les catégories de visas et permis publiées par l'immigration des Îles Cook ne comprennent aucun visa retraité : un Français peut séjourner 31 jours sans visa, puis jusqu'à 8 mois d'affilée avec un permis de visiteur de longue durée (470 dollars néo-zélandais, avec assurance maladie obligatoire), et la résidence permanente suppose dix années de résidence continue. Aucune convention fiscale ni de sécurité sociale ne lie la France et les Îles Cook : la pension française reste imposable en France selon le droit interne, par retenue à la source pour un non-résident. Il n'existe pas de formulaire S1 ; la santé repose sur la CFE (offre retraités) ou sur une assurance privée avec évacuation vers la Nouvelle-Zélande, les visiteurs étant exclus du financement des transferts par le ministère de la Santé.
- Aucun visa retraité dans les catégories publiées ; permis de visiteur de longue durée à 470 dollars néo-zélandais (environ 238 €), 8 mois au plus d'affilée pour un ressortissant non néo-zélandais ni australien (ministère de l'Immigration).
- Résidence permanente : dix années de résidence continue (cinq pour un citoyen néo-zélandais) et au moins 312 heures de service communautaire bénévole sur les cinq années précédentes (ministère de l'Immigration).
- Pension de vieillesse locale : dès 60 ans, avec un montant mensuel plus élevé à partir de 70 ans qu'entre 60 et 69 ans, fixé par le budget ; pension imposable (ministère de l'Intérieur).
- Retenue à la source sur une pension française de non-résident : 0 %, 12 % puis 20 % selon des seuils de revenu révisés chaque année, après un abattement de 10 % (impots.gouv.fr).
- Cotisation d'assurance maladie sur la pension française : 3,2 % sur la base et 4,2 % sur la complémentaire, tant que le retraité relève d'un régime français ; ni CSG, ni CRDS, ni Casa hors résidence fiscale en France (CLEISS).
- Offre retraités de la CFE : cotisation variable selon le pays et l'âge, sans questionnaire de santé, pour les titulaires d'une pension du régime de base français (cfe.fr).
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Droit de séjour du retraité : pas de visa retraité publié
Les pages des critères de visas et permis du ministère des Affaires étrangères et de l’Immigration ne décrivent aucune catégorie propre aux retraités. Pour un Français, France Diplomatie indique qu’aucun visa n’est exigé jusqu’à 31 jours, avec un passeport valable six mois après la fin du séjour, un billet de retour et un justificatif d’hébergement. Le permis de visiteur international se prolonge de 31 jours pour 115 dollars néo-zélandais (environ 58 €), dans la limite de 8 mois de séjour de visiteur d’affilée. Le permis de visiteur de longue durée coûte 470 dollars néo-zélandais et exige une assurance maladie pour toute sa durée ; au-delà de six mois, la bonne moralité et un état de santé acceptable doivent être établis.
La catégorie « entrant spécial » (960 dollars néo-zélandais, environ 486 €) est réservée à un motif de séjour qui ne correspond à aucune autre catégorie, pour une personne qui n’a pas déjà détenu un autre visa spécial : la page publiée ne dit pas si un projet de retraite y entre, et c’est l’immigration (+682 29 347) qui tranche avant tout engagement. Les durées et les tarifs de visiteur évoluent : ils se vérifient sur le site du ministère au moment du projet. Les conversions de cette page sont indicatives et varient avec le taux de change.
Résidence permanente et logement
La résidence permanente, accordée par session environ tous les trois ans selon la loi sur l’immigration de 2021, exige un âge minimum de 18 ans, un permis valide ou un statut légal de résidence, dix années de résidence continue (cinq pour un citoyen néo-zélandais), le programme d’intégration « Kia Orana Values », au moins quatre déclarations sous serment (dont celles d’une autorité coutumière et d’un responsable d’organisation communautaire) et au moins 312 heures de service communautaire bénévole sur les cinq années précédant la demande. La page ne mentionne ni voie par l’investissement ni voie retraité.
Pour le logement, un retraité s’appuie sur la location : les étrangers ne peuvent pas posséder de terre, mais peuvent en louer pour 60 ans au plus, selon une procédure qui passe par le consentement des propriétaires et le tribunal des baux. Le détail figure dans la page vivre aux Îles Cook.
Fiscalité de la pension française sans convention fiscale
La liste BOFiP des conventions fiscales comprend la Nouvelle-Zélande mais pas les Îles Cook ; le champ territorial de la convention néo-zélandaise se lit à son article 3 sur impots.gouv.fr avant tout raisonnement par analogie. Aucun texte lu ne limite donc l’imposition en France de la pension d’un non-résident, que l’impôt local n’écarte pas par principe : chaque État applique son droit interne.
Pour un retraité devenu non-résident, impots.gouv.fr indique que la retenue à la source sur salaires et pensions s’applique aux revenus de source française imposables en France. La caisse de retraite la prélève : après un abattement de 10 %, selon un barème à trois taux (0 %, 12 % et 20 %) par tranches de revenu ; les deux premières tranches sont libératoires et la retenue à 20 % s’impute sur l’impôt. Pour la pension de plusieurs caisses, chacune applique le barème sans tenir compte des autres revenus, et une régularisation est possible. Les seuils changent chaque année. Un retraité qui n’est plus résident fiscal en France ne paie ni CSG, ni CRDS, ni Casa, selon le CLEISS ; une cotisation d’assurance maladie de 3,2 % sur la pension de base et de 4,2 % sur la complémentaire reste prélevée tant qu’il relève d’un régime français. Pour percevoir sa pension à l’étranger, le guide toucher sa retraite à l’étranger détaille les démarches. Côté local, la Revenue Management Division est l’interlocuteur : voir la page travailler aux Îles Cook pour la résidence fiscale et le barème, et un conseil fiscal avant le départ.
Accès aux soins du retraité : pas de S1, deux voies principales
Le formulaire S1 existe pour les pays de l’Union européenne et assimilés ; les Îles Cook n’en font pas partie et elles ne figurent pas dans la liste des conventions du CLEISS. Il appartient au retraité de vérifier auprès des institutions locales dans quelle mesure le régime local prend en charge ses soins, et il peut adhérer volontairement à la CFE ou souscrire une assurance privée. L’offre retraités de la CFE a une cotisation qui dépend du pays, de l’âge et de la situation familiale, sans questionnaire de santé ; elle couvre les soins reçus à l’étranger, tandis que les soins en France restent pris en charge par le régime obligatoire français. Les retraités du régime général hors Union européenne relèvent de la CNAREFE. Le guide assurance maladie du retraité à l’étranger et la page remboursements des soins aux Îles Cook détaillent les cas.
Localement, les soins publics sont délivrés par le ministère de la Santé ; sa grille tarifaire exonère de frais les insulaires et les résidents permanents de 60 ans et plus, mais place les visiteurs en catégorie II, au tarif plein, avec une preuve d’assurance santé à l’inscription. Les montants de cette grille se confirment auprès du ministère. Les visiteurs étant exclus du financement des transferts vers la Nouvelle-Zélande, une assurance qui prend en charge l’évacuation est l’élément central du dispositif. Voir la page système de santé aux Îles Cook.
Pension locale et protection sociale
Le ministère de l’Intérieur verse une pension de vieillesse aux personnes de 60 ans et plus qui résident aux Îles Cook ; sa page la dit ouverte aux insulaires et aux non-insulaires, sans détailler de condition particulière pour les étrangers. Elle est imposable, se maintient pendant une absence allant jusqu’à six mois, et le bénéficiaire informe le ministère avant tout voyage à l’étranger, touristique ou définitif. Le discours budgétaire du ministre des Finances prévoit de la porter de 520 à 550 dollars par mois de 60 à 69 ans et de 720 à 750 dollars à partir de 70 ans (environ 279 € et 380 €). Les conditions applicables à un retraité français se confirment auprès du ministère (+682 29370).
Côté France, le CLEISS précise que, sans convention, les périodes d’assurance accomplies à l’étranger ne sont pas prises en compte pour le taux de la pension française. L’existence d’un régime local obligatoire de retraite pour les salariés, ses taux et ses conditions n’ont pas pu être lus sur une source officielle accessible : ils se demandent à l’employeur ou à l’administration fiscale locale.
Coût de la vie et où s'installer
L’indice des prix des ménages de Rarotonga, publié chaque trimestre par le Bureau des statistiques, est présenté dans la page vivre aux Îles Cook. Aucun loyer médian, aucun prix immobilier ni panier de dépenses de retraité n’ont été lus sur les sources officielles : ces données ne sont pas données ici. Un budget santé réaliste compte davantage pour un retraité que pour un actif, la prime d’une assurance variant selon l’âge, l’assureur et le contrat.
Les repères viennent des services publics : Rarotonga concentre le ministère de la Santé, l’hôpital, cinq cliniques de quartier et le centre de soins primaires de Tupapa, ce qui compte pour la proximité des soins d’un retraité. La langue des démarches est l’anglais. Pour un retour définitif en France, voir la page retour en France.
Options de séjour de longue durée : repères officiels
| Option | Condition principale | Frais ou repère (dollars néo-zélandais) |
|---|---|---|
| Séjour sans visa | Passeport valable six mois après la fin du séjour ; billet de retour ; hébergement | 31 jours, sans frais |
| Prolongation de visiteur | Demande à l'immigration ; séjour de visiteur de 8 mois au plus d'affilée | 115 pour 31 jours (environ 58 €) |
| Visiteur de longue durée | Assurance maladie pour toute la durée ; bonne moralité et état de santé au-delà de six mois | 470 (environ 238 €) |
| Entrant spécial | Motif de séjour ne correspondant à aucune autre catégorie ; aucun autre visa spécial détenu | 960 (environ 486 €) |
| Résidence permanente | Dix années de résidence continue (cinq pour un citoyen néo-zélandais) ; 312 heures de service bénévole ; programme Kia Orana Values | Session environ tous les trois ans ; frais non lus |
Sources : ministère des Affaires étrangères et de l'Immigration, France Diplomatie. Conversions indicatives au cours de la BCE.
Questions fréquentes
Existe-t-il un visa retraité aux Îles Cook ?
Les catégories de visas et permis publiées par l'immigration ne comprennent aucun visa retraité. Un Français séjourne 31 jours sans visa, puis peut demander un permis de visiteur de longue durée (470 dollars néo-zélandais, assurance maladie obligatoire, 8 mois au plus d'affilée) ; la résidence permanente exige dix années de résidence continue. L'immigration confirme la voie adaptée.
La pension française est-elle imposée aux Îles Cook ?
Le traitement local d'une pension étrangère versée à un résident n'a pas été lu. En France, la pension d'un non-résident reste imposable : retenue à la source de 0 %, 12 % ou 20 % par tranches selon un barème révisé chaque année, aucune convention fiscale n'étant listée avec les Îles Cook. Un conseil fiscal précède le départ.
Le formulaire S1 est-il valable aux Îles Cook ?
Non. Le formulaire S1 concerne l'Union européenne et les pays assimilés. Pour un retraité, le CLEISS recommande de vérifier la prise en charge locale, d'adhérer volontairement à la CFE ou de souscrire une assurance privée.
Un retraité étranger peut-il toucher la pension locale ?
La pension de vieillesse du ministère de l'Intérieur vise les personnes de 60 ans et plus résidant aux Îles Cook, insulaires ou non, sans que la page détaille de condition pour les étrangers. Elle est imposable et le budget prévoit de la porter à 550 puis 750 dollars par mois selon l'âge ; les conditions se confirment auprès du ministère.
Un retraité français est-il soigné gratuitement aux Îles Cook ?
Non. Dans la grille du ministère de la Santé, les visiteurs paient plein tarif et présentent une preuve d'assurance santé ; les insulaires et résidents permanents de 60 ans et plus sont exonérés de frais. Une assurance avec évacuation reste déterminante, les visiteurs étant exclus du financement des transferts vers la Nouvelle-Zélande.
Quelle est l'offre de la CFE pour les retraités ?
Cotisation variable selon le pays, l'âge et la situation familiale (montants à jour sur cfe.fr), sans questionnaire de santé, pour les titulaires d'une pension du régime de base français. Elle couvre les soins reçus à l'étranger ; les soins en France restent pris en charge par le régime obligatoire français.
Les autres guides : Îles Cook
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- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
