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Îles Cook · Système de santé

Le système de santé aux Îles Cook : organisation, accès pour un étranger, hôpital, urgences et risques sanitaires

L’essentiel

Le système de santé des Îles Cook est public et relève du ministère de la Santé, Te Marae Ora, qui exploite l'hôpital de Rarotonga et des cliniques de quartier sur l'île. L'accès d'un étranger dépend de sa catégorie dans la grille tarifaire : les travailleurs expatriés, après six mois de résidence et d'impôt, et les résidents permanents relèvent de la catégorie I, les visiteurs de la catégorie II, qui paie plein tarif et doit présenter une preuve d'assurance santé. Les cas que le pays ne traite pas sont adressés à la Nouvelle-Zélande, mais la politique de transfert des patients exclut les visiteurs et laisse tous les frais sur place à un patient sans citoyenneté néo-zélandaise. France Diplomatie juge donc impératif un contrat d'assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire ; le numéro d'urgence est le 999.

  • Urgences : 999 ; standard de l'hôpital de Rarotonga : 22664 ; consultation téléphonique gratuite d'un médecin : 20065 ou 20066 (Te Marae Ora).
  • Hôpital de Rarotonga : urgences 24 heures sur 24, deux salles d'opération, unité de soins intensifs de trois lits et unité d'isolement de 10 lits (Te Marae Ora).
  • Cliniques de quartier : cinq Puna Health Clinics à Rarotonga, ouvertes du lundi au vendredi de 8 h à 16 h (Te Marae Ora).
  • Consultation d'un adulte de 16 à 59 ans à l'hôpital : 5 dollars néo-zélandais en catégorie I, 40 dollars (environ 20 €) en catégorie II (grille du ministère).
  • Dengue : épidémie déclarée à Rarotonga avec plus d'un millier de cas et un décès ; le pays a ensuite été déclaré exempt de dengue (Te Marae Ora).
  • Évacuation : aucune chambre de décompression dans le pays ; les plus proches sont à Tahiti et en Nouvelle-Zélande (France Diplomatie).

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Organisation du système : un service public centralisé

Le ministère de la Santé, Te Marae Ora, est l’opérateur central : il exploite l’hôpital de Rarotonga, les soins primaires, la santé publique, la santé bucco-dentaire et les services d’appui, et il publie la grille tarifaire nationale des services de santé. La loi sur le ministère de la Santé lui donne le pouvoir de fournir les services de santé sous réserve d’une participation financière du patient (article 7), et d’organiser des programmes d’orientation de patients éligibles vers des traitements dans le pays ou à l’étranger (article 13), selon la politique de transfert des patients du ministère.

Les Îles Cook ne disposent pas d’un régime d’assurance maladie par cotisations comparable à la Sécurité sociale française : les soins sont financés par le ministère, et l’usager paie selon sa catégorie. Les îles extérieures (Pa Enua) disposent d’installations locales ; un patient qui a besoin d’un traitement plus lourd y est transféré vers l’hôpital de Rarotonga (transfert interne), puis, si nécessaire, vers un établissement néo-zélandais. Le ministère délivre aussi les licences de pratique et renvoie au conseil médical et dentaire et au conseil des infirmiers. La grille tarifaire mentionne des patients adressés par des praticiens privés, sans décrire d’établissement privé.

Accès pour un étranger : catégories I et II de la grille

La grille tarifaire nationale répartit les usagers en deux catégories. La catégorie I comprend les insulaires, les non-insulaires titulaires d’un statut de résident permanent ou honoraire, les non-insulaires mariés à un insulaire ou à un résident permanent et résidant depuis plus de six mois consécutifs, les travailleurs expatriés qui ont résidé et payé l’impôt aux Îles Cook plus de six mois consécutifs (leur conjoint et leurs enfants relevant alors de la catégorie I), et certaines femmes enceintes non insulaires dont le partenaire est insulaire. La catégorie II vise tous les visiteurs, dont les touristes et les consultants de moins de six mois, et toute personne qui n’entre pas en catégorie I.

À l’inscription, tout usager montre son passeport ; les travailleurs justifient d’un emploi permanent avec un permis valide et d’un numéro de contribuable, et les usagers de catégorie II présentent une preuve d’assurance santé. Les frais se paient au moment des soins ; des paiements échelonnés peuvent être convenus, le ministère attendant que 50 % du compte soient réglés avant la sortie de l’hôpital. Les insulaires et résidents permanents de 60 ans et plus, les personnes de 16 ans et moins, les personnes en situation d’indigence ou de handicap chronique et les habitants des îles extérieures sont exonérés de frais. Des modifications de cette grille existent, et les montants se confirment auprès du service de planification et de financement du ministère (29664).

Médecin de premier recours et cliniques de quartier

Pour un problème courant, le ministère propose une consultation téléphonique gratuite avec un médecin (20065 ou 20066, ou la ligne Healthline 0800 1801). Le centre de soins primaires de Tupapa reçoit sur rendez-vous, par téléphone et délivre les médicaments. Les soins courants (suivi des maladies non transmissibles, soins infirmiers, pansements, contrôles de bébé) se prennent dans la Puna Health Clinic du quartier : Blackrock (28 185), Tupapa (28 181), Nikao (28 186), Matavera (28 189) et Titikaveka (28 190), du lundi au vendredi de 8 h à 16 h, les services de base y étant indiqués gratuits.

Un visiteur ou un nouvel arrivant gagne à s’inscrire auprès d’une clinique et à vérifier sa catégorie : la grille applique des tarifs différents aux usagers de catégorie II, par exemple 40 dollars néo-zélandais pour une consultation à l’hôpital pour un adulte de 16 à 59 ans, 20 dollars pour un enfant ou une personne de 60 ans et plus, et 50 dollars pour un spécialiste de passage, hors actes. Les conversions de cette page sont indicatives et varient avec le taux de change.

L'hôpital de Rarotonga et les urgences

L’hôpital public de Rarotonga offre un service d’urgences ouvert 24 heures sur 24 avec des paramédics, où seuls les cas graves sont admis pour un traitement définitif ; deux salles d’opération (chirurgie générale, yeux et ORL, orthopédie, endoscopie, gynécologie-obstétrique) ; la médecine générale (cardiologie, pneumologie, endocrinologie, néphrologie) ; l’obstétrique et la gynécologie avec suivi prénatal et consultations de maternité à haut risque ; la pédiatrie et la néonatologie ; une unité de soins à haute dépendance de trois lits ; les maladies infectieuses, la santé mentale aiguë, les soins palliatifs, la réadaptation et la gériatrie ; et une unité d’isolement de dix lits dont deux chambres à pression négative. L’imagerie n’est pas décrite sur la page des services cliniques, mais la grille tarifaire comprend des radiographies et des échographies (par exemple, pour la catégorie II, 50 dollars néo-zélandais pour une radiographie du thorax d’un adulte et 60 dollars pour une échographie abdomen-pelvis).

Le numéro d’urgence est le 999, aussi pour une détresse respiratoire. Le standard de l’hôpital est le 22664, la santé mentale le 25664, la santé publique le 29110 et la santé bucco-dentaire le 29312. Pour la catégorie II, la grille chiffre l’ambulance d’urgence au 999 à 800 dollars néo-zélandais (environ 405 €) l’aller pour la catégorie II a (touristes), une journée en unité de soins à haute dépendance à 1 000 dollars (environ 506 €), un accouchement avec hospitalisation à 500 dollars (environ 253 €) et une journée en salle commune à 100 dollars (environ 51 €).

Évacuation vers la Nouvelle-Zélande : qui est pris en charge

La politique de transfert des patients du ministère couvre les insulaires résidents, les insulaires de retour définitif et leur famille, les titulaires d’un certificat de résidence permanente et les travailleurs expatriés sous contrat ayant accompli six mois d’emploi continu, avec inscription au système d’information des patients et approbation du secrétaire à la Santé et du comité des transferts. Elle exclut les non-insulaires titulaires d’un permis de travail ou temporaire de moins de six mois, les visiteurs et touristes, et les insulaires résidant à l’étranger : ces personnes supportent tous leurs frais de santé.

Seuls les citoyens néo-zélandais bénéficient de services publics gratuits en Nouvelle-Zélande : un patient sans citoyenneté néo-zélandaise supporte l’ensemble des frais médicaux, hospitaliers et personnels (hébergement, transport, médicaments, analyses, repas). Le ministère peut financer un billet d’avion simple ou aller-retour pour un patient non néo-zélandais si l’orientation est cliniquement urgente, si aucune autre source de financement n’existe (assurance santé ou avantage de voyage de l’employeur) et si le secrétaire à la Santé estime que c’est le seul moyen pratique d’acheminer le patient. Une assurance qui prend en charge l’évacuation est donc l’élément central du dispositif ; voir rapatriement et assistance.

Médicaments, soins dentaires et préparation du séjour

France Diplomatie conseille d’emporter uniquement le nécessaire, dans l’emballage d’origine, avec une ordonnance mentionnant les noms en dénomination commune internationale, et de vérifier que les médicaments sont autorisés aux Îles Cook. Le ministère de la Santé a publié des tarifs de prescription en pharmacie (addendum du 5 avril 2017) dont le détail se demande au service de planification et de financement.

Les services dentaires publics ont leur propre grille : pour la catégorie I et la catégorie II, un examen coûte 10 et 25 dollars néo-zélandais, une extraction d’une ou deux dents 30 et 70 dollars, et un traitement de racine d’une molaire 150 et 400 dollars, avec des tarifs réduits pour certains aînés et enfants. Les soins hors liste, le dentaire programmé et l’optique s’anticipent avant le départ, la grille indiquant par ailleurs que la technologie des implants n’est pas disponible sur place. Un contrat de la CFE ou une assurance internationale peut compléter ces postes.

Risques sanitaires, vaccinations et prévention

France Diplomatie rappelle que les vaccinations du calendrier français (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, rougeole) doivent être à jour, et recommande selon le séjour les vaccins contre l’hépatite A, la fièvre typhoïde, l’hépatite B (séjours fréquents ou prolongés), le chikungunya et la dengue (épidémie active ou séjour prolongé en zone endémique). Elle décrit la dengue comme une maladie sans traitement curatif, à traiter en évitant les anti-inflammatoires, avec une prévention fondée sur la protection contre les piqûres de moustiques ; elle mentionne aussi le Zika (consultation avant le voyage pour les femmes enceintes ou en projet de grossesse) et la fièvre typhoïde (hygiène de l’eau, des aliments et des mains).

La dengue circule par épisodes à Rarotonga et le ministère de la Santé en assure la surveillance. Ses conseils : vider ou couvrir les récipients d’eau, dégager les gouttières, utiliser un répulsif et des vêtements longs. En cas de vomissements persistants, de douleurs abdominales intenses, de saignements ou de faiblesse extrême, il faut consulter immédiatement (santé publique 29110, hôpital 22664 hors heures d’ouverture). Côté hygiène, France Diplomatie recommande l’eau en bouteille ou rendue potable et d’éviter crudités, coquillages et buffets froids.

Repères tarifaires de la grille nationale pour les catégories I et II

SoinCatégorie I (dollars néo-zélandais)Catégorie II (dollars néo-zélandais)
Consultation à l'hôpital, adulte de 16 à 59 ans540 (environ 20 €)
Consultation d'un spécialiste de passageGratuite50 (environ 25 €), hors actes
Soins à haute dépendance, par jour101 000 (environ 506 €)
Accouchement avec hospitalisationGratuit, hors carnet de santé de l'enfant500 (environ 253 €), forfait unique
Examen dentaire1025
Extraction d'une ou deux dents3070

Source : Te Marae Ora, grille tarifaire nationale des services de santé ; des modifications ultérieures existent, à confirmer auprès du ministère. Conversions indicatives au cours de la BCE.

Questions fréquentes

Le système de santé des Îles Cook est-il gratuit pour un étranger ?

Non. La grille du ministère de la Santé place les visiteurs en catégorie II : les frais se paient au moment des soins et une preuve d'assurance santé est demandée à l'inscription. Les travailleurs expatriés relèvent de la catégorie I après six mois de résidence et d'impôt, avec des tarifs réduits.

Quel numéro appeler en cas d'urgence aux Îles Cook ?

Le 999, aussi en cas de détresse respiratoire. Le standard de l'hôpital de Rarotonga est le 22664 ; une consultation téléphonique gratuite avec un médecin est possible au 20065 ou au 20066 (Te Marae Ora).

Que se passe-t-il si les soins nécessaires n'existent pas sur place ?

Le patient est adressé à la Nouvelle-Zélande selon la politique de transfert du ministère, qui exclut les visiteurs. Un patient sans citoyenneté néo-zélandaise supporte tous les frais sur place ; le ministère peut financer un billet d'avion dans les cas urgents sans autre source de financement.

Y a-t-il un hôpital privé aux Îles Cook ?

Les sources officielles lues ne décrivent aucun établissement privé. L'hôpital de Rarotonga est l'établissement public géré par le ministère de la Santé ; la grille mentionne seulement des patients adressés par des praticiens privés.

Quels vaccins sont recommandés pour les Îles Cook ?

France Diplomatie demande des vaccinations du calendrier français à jour (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, rougeole) et recommande selon le séjour l'hépatite A, la typhoïde, l'hépatite B, le chikungunya et la dengue. Un médecin ou un centre de vaccinations internationales se consulte avant le départ.

Existe-t-il une chambre de décompression aux Îles Cook ?

Non. France Diplomatie indique qu'il n'y en a pas dans le pays, les plus proches étant à Tahiti et en Nouvelle-Zélande, et qu'il n'y a pas de sauveteurs sur les plages. Les assurances doivent couvrir les activités nautiques pratiquées.

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