Salvador · Remboursements des soins
Remboursement des soins au Salvador : qui rembourse quoi selon votre situation
L’essentiel
Au Salvador, la carte Vitale ne fonctionne pas : la France n'a aucune convention de sécurité sociale avec ce pays, et c'est votre statut qui désigne le payeur. Le salarié déclaré relève de l'ISSS, le salarié détaché garde en principe le régime français dans les conditions du détachement hors convention, et le retraité, l'indépendant et l'étudiant choisissent entre le secteur local, la CFE et une assurance internationale. France Diplomatie juge indispensable une assurance couvrant tous les frais médicaux et le rapatriement, car l'accès aux soins peut être refusé sans elle. Le tableau récapitulatif résume chaque cas, puis la page détaille les postes de soins.
- Aucune convention de sécurité sociale France-Salvador : le CLEISS n'en liste aucune.
- Sans assurance ou assistance, l'accès aux soins peut être refusé, même en risque vital ; l'ambassade ne paie pas les frais (France Diplomatie).
- CFE : cotisation variable selon l'âge, le pays et l'offre (MondExpat, JeunExpat, SeniorExpat pour les retraités), montants à jour sur cfe.fr ; carence nulle si adhésion avant le départ ou sous trois mois.
- Consultation de généraliste à 25 € en France : 21 € remboursés par la Sécurité sociale, et au plus 21 € par la CFE à l'étranger (exemple du site cfe.fr).
- Économie dollarisée : les soins privés se paient en dollars américains, avec un risque de change pour une pension en euros (Banque mondiale).
- Retour en France : maintien de droits gratuit de trois mois pour un adhérent CFE sans activité, puis PUMa (Assurance Maladie).
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Le principe : quatre acteurs possibles, aucun automatisme
France Diplomatie précise qu’une assistance ou une assurance couvrant tous les frais médicaux, la chirurgie, l’hospitalisation et le rapatriement est indispensable, et que l’ambassade de France ne peut pas les payer. Le CLEISS ne recense aucun accord de sécurité sociale avec le Salvador : pas de coordination entre régimes, pas de totalisation des périodes, pas de prise en charge croisée (voir la convention bilatérale).
Quatre acteurs interviennent donc : le régime local (réseau public et ISSS), le régime français maintenu (détachement), la CFE et une assurance santé internationale. Les notions de base de remboursement et de reste à charge aident à comparer. L’organisation du réseau est présentée dans la page système de santé du Salvador.
Salarié en contrat local et salarié détaché
Le salarié en contrat local est déclaré par son employeur à l’Institut salvadorien de sécurité sociale (ISSS). Les prestations de santé, le réseau de prestataires et les conditions d’accès des ayants droit se confirment auprès de l’institut et de l’employeur avant la signature du contrat ; une couverture complémentaire privée est fréquente pour accéder au secteur privé et à l’évacuation. Voir le contrat local.
Le salarié détaché reste en principe rattaché à la Sécurité sociale française pendant sa mission. Faute de convention avec le Salvador, ce maintien relève du droit français du détachement hors convention : durée, conditions et cotisations se vérifient auprès de l’Urssaf et du CLEISS avant le départ. Les frais sont remboursés selon les règles françaises, sur factures acquittées, quel que soit le prix demandé sur place ; les employeurs ajoutent souvent un contrat collectif international. Voir détaché ou expatrié et le glossaire du détaché.
Indépendant, nomade numérique, étudiant, conjoint et enfants
L’indépendant ou le nomade numérique n’a pas d’employeur qui l’affilie : il combine, selon ses conditions, régime local, CFE et assurance internationale. Une couverture qui ouvre le privé et l’évacuation reste la plus complète. Voir l’assurance nomade digital.
L’étudiant doit vérifier son titre de séjour auprès de la Dirección General de Migración y Extranjería et la couverture exigée par son établissement ; avant 30 ans, la CFE propose JeunExpat. Voir l’assurance étudiant à l’étranger. Le conjoint et les enfants suivent le statut du titulaire ou détiennent leur propre statut ; la CFE et les assurances internationales proposent des contrats familiaux, avec maternité et pédiatrie selon le contrat. Voir l’assurance famille expatriée.
Retraité : pas de formulaire S1 hors Europe
Le formulaire S1 n’est valable que dans l’Union européenne et les États assimilés : un retraité installé au Salvador ne conserve pas de prise en charge française automatique. Il choisit entre le secteur local, la CFE (offre SeniorExpat, voir cfe.fr) et une assurance internationale. Voir le guide assurance maladie du retraité à l’étranger et la page retraite au Salvador.
Adhérent de la CFE : remboursement à l'étranger, carence et retour en France
La CFE est un organisme de protection sociale volontaire. En France, elle rembourse selon les principes de la Sécurité sociale avec tiers payant dans les hôpitaux publics et privés, pour les séjours de moins de trois mois ; à l’étranger, les montants dépendent du pays de soins et de l’acte, sous forme de taux ou de forfaits appliqués aux dépenses réelles. Exemple de cfe.fr : une consultation de généraliste facturée 25 € en France est remboursée 21 € par la Sécurité sociale, et la CFE rembourse au plus 21 € à l’étranger. Quand les tarifs locaux dépassent la base retenue, l’écart reste à la charge de l’adhérent (voir remboursements CFE).
- Offres : MondExpat (30 ans et plus), JeunExpat (moins de 30 ans), SeniorExpat (retraités) et FrancExpat (soins en France seulement), avec une cotisation selon l’âge et le pays (montants sur cfe.fr).
- Carence : couverture immédiate si l’adhésion intervient avant le départ ou dans les trois mois de l’installation ; sinon trois mois, ou six mois à partir de 45 ans (voir délai de carence).
- Maternité : la conception doit être postérieure à l’adhésion ou au rattachement comme ayant droit.
Au retour en France, un adhérent CFE sans activité bénéficie gratuitement d’un maintien de droits de trois mois (Assurance Maladie), puis s’affilie à la CPAM sous la PUMa ; sans activité, trois mois de résidence ininterrompue sont exigés, condition dont est dispensé le titulaire d’une pension vieillesse française. Voir réduire le délai de carence et retour en France.
Assurance au 1er euro et touriste
L’assurance santé internationale au 1er euro rembourse les frais réels dans la limite de ses plafonds, après franchise éventuelle, carences et exclusions. Elle donne accès au secteur privé avec prise en charge directe et finance l’évacuation, à comparer sur le plafond annuel, la zone de couverture et le traitement des antécédents médicaux. Les soins se paient en dollars américains : le contrat doit fixer la devise et le taux de remboursement.
Le touriste séjourne moins de 90 jours sans visa. France Diplomatie recommande fortement une assurance voyage, santé et rapatriement ; l’assistance de la carte bancaire peut compléter, avec des plafonds à vérifier. Voir l’assurance voyage longue durée.
Poste par poste : consultation, hospitalisation, médicaments, dentaire, optique, maternité
- Consultation : secteur public ou ISSS selon les conditions ; privé à la charge du patient sauf contrat ; remboursée par la CFE selon son barème pays ; frais réels en contrat 1er euro.
- Hospitalisation : régime français pour le détaché ; CFE avec tiers payant en France ; contrat international avec prise en charge directe dans le privé.
- Médicaments : remboursés selon les barèmes de la CFE ou dans les plafonds d’un contrat ; ne jamais acheter de médicaments à des vendeurs ambulants.
- Dentaire : inclus à la CFE selon ses barèmes et dans la plupart des contrats internationaux avec un plafond annuel.
- Optique : relève surtout des contrats internationaux, avec des plafonds par période.
- Maternité : prestations selon l’affiliation ISSS ; la CFE exige une conception après l’adhésion ; les contrats internationaux appliquent en général une carence.
Le guide des remboursements et la page assurance santé expatrié donnent des repères ; Expavy aide à confronter ces options à votre situation.
Récapitulatif : qui rembourse selon votre situation
| Situation | Qui rembourse en priorité | Condition ou démarche | Point d'attention |
|---|---|---|---|
| Salarié en contrat local | ISSS et réseau local | Déclaration par l'employeur | Prestations et réseau à confirmer ; privé à charge ou complémentaire |
| Salarié détaché | Régime français maintenu, règles françaises | Détachement hors convention à vérifier (Urssaf, CLEISS) | Écart avec les prix du privé ; contrat collectif fréquent |
| Indépendant, nomade | CFE ou assurance internationale | Adhésion avant le départ ou dans les 3 mois | Évacuation et hospitalisation à prévoir |
| Retraité | CFE (SeniorExpat) ou assurance internationale | Pas de formulaire S1 hors Europe | Comparer coût, accès au privé et antécédents |
| Étudiant | CFE JeunExpat (moins de 30 ans) ou assurance étudiante | Titre de séjour auprès de la DGME | Couverture exigée par l'établissement à confirmer |
| Conjoint et enfants | Contrat famille CFE ou assurance, ou ayants droit du détaché | Statut de séjour individuel | Pédiatrie, maternité, carences |
| Adhérent CFE | CFE : barème du pays de soins ; tiers payant en France | Adhésion avant le départ ou sous 3 mois | Écart à charge si le prix local dépasse la base |
| Assurance au 1er euro | Assureur : frais réels dans les plafonds | Questionnaire médical, prise en charge directe | Franchise, carence, exclusions, évacuation |
| Touriste (moins de 90 jours) | Assurance voyage ou assistance bancaire | Souscription avant le départ | Accès refusé sans assurance, même en urgence vitale |
| Retour en France | CFE maintenue 3 mois, puis PUMa | 3 mois de résidence sans activité, sauf pension française | Carence levée pour un titulaire d'une pension vieillesse française |
Sources : France Diplomatie, CLEISS, Banque mondiale, CFE, Assurance Maladie. Montants CFE : « à partir de », selon pays, âge et situation familiale.
Questions fréquentes
La carte Vitale fonctionne-t-elle au Salvador ?
Non : il n'existe aucune convention de sécurité sociale entre la France et le Salvador. Un salarié détaché peut obtenir un remboursement selon les règles françaises ; les autres profils passent par le régime local, la CFE ou une assurance.
Une assurance santé est-elle nécessaire ?
France Diplomatie la juge indispensable : sans assurance ou assistance, l'accès aux soins peut être refusé, même en cas de risque vital, et l'ambassade ne peut pas payer les frais.
Que rembourse l'ISSS à un salarié ?
L'ISSS gère l'assurance sociale des salariés déclarés ; les prestations de santé, le réseau et les conditions d'accès se confirment auprès de l'institut et de l'employeur avant la signature du contrat.
Comment la CFE rembourse-t-elle les soins à l'étranger ?
Sur des taux ou forfaits propres au pays de soins, appliqués aux dépenses réelles ; l'écart avec le prix facturé reste à la charge de l'adhérent. La cotisation de MondExpat, de JeunExpat et de SeniorExpat dépend de l'âge et du pays ; les montants sont publiés sur cfe.fr.
Quel est le délai de carence de la CFE ?
Aucun si l'adhésion a lieu avant le départ ou dans les trois mois de l'installation. Au-delà, trois mois, ou six mois à partir de 45 ans. La maternité suppose une conception postérieure à l'adhésion.
Un retraité garde-t-il sa prise en charge française ?
Non : le formulaire S1 ne vaut qu'en Europe. Le retraité choisit entre le secteur local, la CFE et une assurance internationale.
Que se passe-t-il pour la santé au retour en France ?
Un adhérent CFE sans activité garde ses droits gratuitement trois mois, puis s'affilie à la CPAM sous la PUMa ; sans emploi, trois mois de résidence sont exigés, condition levée pour un titulaire d'une pension vieillesse française.
Les autres guides : Salvador
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Prendre sa retraite →Visa, fiscalité de la pension, santé des retraités, formulaire S1, coût de la vie.
