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Retraite et expatriation
Prendre sa retraite à Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha quand on est français : séjour, fiscalité de la pension et santé
L’essentiel
Les pages officielles lues ne décrivent aucun visa retraité sur ces trois îles. À Sainte-Hélène, un permis d'entrée de longue durée, valable jusqu'à cinq ans, suppose la preuve de ressources, une assurance maladie couvrant l'évacuation et un certificat de casier judiciaire ; à Ascension, il n'existe aucun droit de résidence, et à Tristan da Cunha les personnes extérieures ne peuvent pas s'installer. Aucune convention fiscale ni de sécurité sociale ne lie la France et ces territoires : la pension française reste imposable en France selon le droit interne, par retenue à la source pour un non-résident. Il n'existe pas de formulaire S1 ; la santé repose sur la CFE (offre retraités) ou sur une assurance privée avec évacuation.
- Sainte-Hélène : permis d'entrée de longue durée jusqu'à 5 ans, avec preuve de ressources, assurance d'au moins 175 000 £ et certificat de casier judiciaire.
- Séjour de moins de 183 jours à Sainte-Hélène : permis d'entrée de courte durée, prolongeable jusqu'à six mois selon France Diplomatie.
- Ascension et Tristan da Cunha : aucun droit de résidence à Ascension, aucune installation possible pour les personnes extérieures à Tristan da Cunha.
- Pension de base locale de Sainte-Hélène : 65 ans révolus, au moins 20 ans de travail sur l'île, financée par le budget du gouvernement sans cotisation.
- Retenue à la source sur une pension française de non-résident : abattement de 10 %, puis trois taux (0 %, 12 % et 20 %) selon des tranches fixées chaque année (BOFiP).
- Offre retraités de la CFE : sans questionnaire de santé, pour les titulaires d'une pension du régime de base français ; tarif sur devis.
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Droit de séjour du retraité
Sainte-Hélène. Le gouvernement décrit trois autorisations : un permis d’atterrissage pour 24 heures, un permis d’entrée de courte durée pour 183 jours au plus et un permis d’entrée de longue durée au-delà. Selon France Diplomatie, le permis de courte durée est délivré à l’arrivée contre un droit payable en livres, en euros, en rands ou en dollars, avec un billet de retour, un hébergement, des ressources et une assurance couvrant au moins 175 000 £ de frais médicaux et le rapatriement ; il peut être prolongé jusqu’à six mois si les conditions restent remplies et si la demande précède l’échéance. Le permis d’entrée de longue durée, valable jusqu’à cinq ans, demande au service d’immigration un passeport valable six mois au-delà du permis, la preuve de ressources pour soi-même et ses personnes à charge, la même assurance, la preuve de pouvoir payer le retour, et des certificats de casier judiciaire (formulaire F). Aucun statut spécifique de retraité n’est décrit.
La politique d’immigration publiée par le gouvernement précise que les titulaires d’un permis qui ne sont ni en emploi, ni en activité, ni investisseurs n’ont pas recours aux fonds publics et n’ont pas droit aux soins aux tarifs locaux ; une assurance ou la preuve de moyens pour l’évacuation de la famille est alors requise. Le statut de Saint Helenian, qui ouvre l’entrée de droit, suppose une demande après cinq années de présence (trois pour le conjoint d’un titulaire), avec l’intention de fixer son domicile principal sur l’île. Pour un projet de résidence, le service d’immigration (rendez-vous au +290 22287) est l’interlocuteur.
Ascension et Tristan da Cunha. Le gouvernement d’Ascension écrit qu’il n’existe aucun droit de résidence : l’île est « une île de travail » où l’on réside par contrat, et chacun doit la quitter à la fin de son dernier contrat. À Tristan da Cunha, toute la terre est communautaire et les personnes extérieures ne peuvent ni acheter de terre ni s’installer. Ces deux îles ne constituent donc pas des destinations de retraite pour un nouvel arrivant.
Fiscalité de la pension française sans convention
La liste des conventions fiscales publiée au BOFiP ne comprend ni Sainte-Hélène, ni Ascension, ni Tristan da Cunha, et l’entrée consacrée au Royaume-Uni, qui cite des conventions des 21 juin 1963 et 19 juin 2008, ne mentionne aucune extension à un territoire. La liste des accords d’échange de renseignements en matière fiscale ne les cite pas non plus. Le domicile fiscal reste défini par l’article 4 B du CGI (foyer ou lieu de séjour principal, activité professionnelle, centre des intérêts économiques) ; un seul critère suffit à être domicilié en France.
Pour un retraité devenu non-résident, service-public indique que seuls les revenus de source française sont en principe imposables en France, parmi lesquels les pensions versées par un débiteur établi en France. Aucune convention n’existant ici, le droit interne s’applique : selon le BOFiP, ces pensions subissent la retenue à la source de l’article 182 A du CGI, calculée après un abattement de 10 %, selon un barème progressif à trois taux (0 %, 12 % et 20 %) dont les seuils sont fixés chaque année ; la retenue à 12 % est libératoire, et la partie taxée à 20 % s’impute sur l’impôt calculé à la déclaration, qui ne peut être inférieur à un taux minimum, sauf option pour le taux moyen lorsqu’il est plus favorable. La déclaration reste obligatoire chaque année. Le service des impôts des particuliers non-résidents précise la situation individuelle.
Côté local, le gouvernement de Sainte-Hélène définit le revenu imposable comme celui perçu ou acquis dans l’île ou en provenance de l’île ; le traitement d’une pension étrangère et la notion de résidence fiscale locale sont renvoyés à des guides du bureau de l’impôt sur le revenu (Income Tax Office, Jamestown, +290 22825). À Ascension, l’impôt sur le revenu s’applique à toute personne qui travaille ou tire profit de sa présence sur l’île, pensions comprises. Un retraité qui n’est plus résident fiscal en France ne paie ni CSG ni CRDS, selon le CLEISS. Pour percevoir sa pension à l’étranger, le guide toucher sa retraite à l’étranger détaille les démarches.
Accès aux soins du retraité : pas de S1, deux voies principales
Le formulaire S1 existe pour les pays de l’Union européenne et assimilés ; ces territoires n’en font pas partie, et le CLEISS ne recense aucune convention. Le CLEISS indique qu’il appartient au retraité de vérifier auprès des institutions locales dans quelle mesure le régime local prend en charge ses soins, et qu’il peut adhérer volontairement à la CFE ou souscrire une assurance privée. L’offre retraités de la CFE, sur devis selon le pays, l’âge et la situation familiale, ne comporte pas de questionnaire de santé : elle couvre uniquement les soins réalisés à l’étranger, et les soins en France restent pris en charge par le régime obligatoire français. Le guide assurance maladie du retraité à l’étranger et la page remboursements des soins détaillent les cas.
À Sainte-Hélène, l’hôpital général de Jamestown assure les soins courants, mais France Diplomatie rappelle que les soins spécialisés n’existent pas sur l’île et que les structures locales ne peuvent assurer que les services de secours de base ; les orientations vers l’Afrique du Sud ou le Royaume-Uni sont réservées, pour les interventions électives, aux titulaires du statut de Saint Helenian. Une assurance qui prend en charge l’évacuation est donc l’élément central du dispositif (voir système de santé). Lors d’un séjour temporaire en France, la prise en charge concerne les titulaires d’une pension française justifiant d’au moins 15 ans d’assurance en France ; le conjoint qui accompagne n’est pas couvert et doit souscrire sa propre assurance.
Pensions locales et protection sociale de Sainte-Hélène
La pension de base de l’île (Basic Island Pension) est versée aux résidents de 65 ans et plus qui ont travaillé au moins 20 ans à Sainte-Hélène et disposent seulement de petites pensions complémentaires. Le gouvernement indique qu’elle n’est pas financée par des cotisations de salariés ou d’employeurs, mais payée sur son budget. Un Français qui n’a pas travaillé sur l’île n’en tire donc aucun droit, et le CLEISS précise que, sans convention, les périodes d’assurance locales ne comptent pas pour la pension française. Un dispositif privé de pension, ouvert aux salariés de l’île, existe sur une base volontaire. Les notices de la sécurité sociale (bureau de Jamestown, +290 22605) décrivent les prestations, les changements de situation et les recours.
Coût de la vie et logement
Le bureau des statistiques de Sainte-Hélène publie chaque trimestre un indice des prix ainsi qu’une enquête sur les dépenses des ménages, qui permettent de suivre l’évolution des prix ; les loyers et les prix de l’immobilier ne figurent pas dans les sources officielles lues. Un immigrant et ses proches peuvent détenir ensemble jusqu’à deux acres de terre sans licence ; au-delà, une licence de détention de terres est examinée par le comité de contrôle de l’immigration, et elle ne vaut pas autorisation d’entrée. Les indicateurs économiques figurent dans le bloc « Repères économiques » ci-dessus.
Le quotidien suppose de s’adapter : pas de distributeur de billets, des cartes bancaires acceptées dans peu de commerces, des prises électriques de type britannique et une conduite à gauche sur des routes le plus souvent à voie unique. La livre de Sainte-Hélène est à parité avec la livre sterling, et la livre sterling circule aussi sur l’île.
Où s'installer quand on est retraité à Sainte-Hélène
Les sources officielles lues ne classent pas les quartiers. Les repères viennent des services publics : Jamestown concentre l’hôpital, le service dentaire, le bureau de la sécurité sociale et celui des impôts ; des cliniques de district fonctionnent à Half Tree Hollow, à Longwood, à Levelwood et à St Johns Villa, où des infirmiers peuvent aussi se rendre à domicile pour les personnes alitées ou en soins palliatifs. La proximité des soins compte pour un retraité, d’autant que l’île n’a pas de caisson hyperbare ni de spécialistes permanents. Le gouvernement évoque environ 25 sentiers de randonnée entretenus et un climat subtropical, avec des températures le plus souvent comprises entre 20 et 27 °C.
La fiche de France Diplomatie ne désigne pas de poste consulaire pour l’île : elle mentionne un consul honoraire et renvoie aux consulats de France au Cap ou à Johannesburg en cas de perte de passeport. L’inscription au registre des Français établis hors de France est valable cinq ans ; l’ambassade de France en Afrique du Sud (+27 12 425 1600) est le premier interlocuteur pour confirmer le poste compétent.
Retour définitif en France
Service-public indique qu’un adhérent CFE peut conserver certaines prestations d’expatrié pendant les trois mois qui suivent son retour, sous conditions. Un retraité qui revient s’installer en France sans activité justifie de trois mois consécutifs de résidence avant l’ouverture de ses droits à la protection universelle maladie (formulaire S1106). Voir la page retour en France.
Options de séjour durable : repères officiels
| Option | Condition principale | Repère officiel |
|---|---|---|
| Séjour de visiteur à Sainte-Hélène | Moins de 183 jours ; billet de retour, hébergement, ressources, assurance d'au moins 175 000 £ (certificat en anglais) | Permis délivré à l'arrivée ; prolongation jusqu'à six mois possible (France Diplomatie) |
| Permis d'entrée de longue durée à Sainte-Hélène | Preuve de ressources, assurance couvrant l'évacuation, preuve de pouvoir payer le retour, certificats de casier judiciaire | Jusqu'à cinq ans ; formulaire F ; aucun statut de retraité décrit |
| Statut de Saint Helenian | Demande après cinq ans de présence (trois ans pour le conjoint d'un titulaire), domicile principal sur l'île | Entrée de droit ; formulaires A et C |
| Détention de terres à Sainte-Hélène | Jusqu'à deux acres cumulés sans licence pour un immigrant et ses proches | Licence examinée par le comité de contrôle de l'immigration au-delà ; entrée à autoriser séparément |
| Ascension | Contrat de travail ou partenaire d'un titulaire | Aucun droit de résidence |
| Tristan da Cunha | Autorisation préalable pour une visite | Les personnes extérieures ne peuvent ni acheter de terre ni s'installer |
Sources : gouvernements de Sainte-Hélène, d'Ascension et de Tristan da Cunha, France Diplomatie.
Questions fréquentes
Existe-t-il un visa retraité à Sainte-Hélène ?
Les pages officielles lues ne décrivent aucun visa retraité. Le permis d'entrée de courte durée couvre 183 jours au plus ; au-delà, le permis d'entrée de longue durée, valable jusqu'à cinq ans, suppose des ressources, une assurance couvrant l'évacuation et des certificats de casier judiciaire. Le service d'immigration confirme la voie adaptée.
Peut-on prendre sa retraite à Ascension ou à Tristan da Cunha ?
Non pour un nouvel arrivant. Ascension n'accorde aucun droit de résidence : on y réside par contrat de travail. À Tristan da Cunha, les personnes extérieures ne peuvent ni acheter de terre ni s'installer.
La pension française est-elle imposée en France ?
Oui, en droit interne : aucune convention fiscale ne lie la France à ces territoires. La pension d'un non-résident subit une retenue à la source après abattement de 10 %, selon un barème à trois taux, et la déclaration annuelle reste obligatoire ; le taux moyen peut s'appliquer s'il est plus favorable.
Le formulaire S1 est-il valable sur ces îles ?
Non. Le formulaire S1 concerne l'Union européenne et les pays assimilés. Pour un retraité, le CLEISS recommande de vérifier la prise en charge locale, d'adhérer volontairement à la CFE ou de souscrire une assurance privée.
Peut-on toucher la pension locale sans avoir travaillé à Sainte-Hélène ?
La pension de base de l'île vise les résidents de 65 ans et plus qui ont travaillé au moins 20 ans sur l'île. Un Français qui n'y a pas travaillé n'y a pas droit ; les périodes locales ne comptent pas non plus pour la pension française sans convention.
Quelle est l'offre de la CFE pour les retraités ?
Une offre sur devis selon le pays, l'âge et la situation familiale, sans questionnaire de santé, pour les titulaires d'une pension du régime de base français. Elle couvre les soins à l'étranger ; les soins en France restent pris en charge par le régime obligatoire français.
Que devient la couverture santé au retour en France ?
Un adhérent CFE conserve certaines prestations pendant trois mois sous conditions. Sans activité, trois mois consécutifs de résidence en France sont nécessaires avant l'ouverture des droits à la protection universelle maladie, selon service-public.
Les autres guides : Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
