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Mauritanie · Prendre sa retraite
Prendre sa retraite en Mauritanie : séjour, fiscalité de la pension, santé et vie pratique
L’essentiel
Un retraité français peut s'installer en Mauritanie avec une carte de séjour après une entrée en visa de 30 jours, la procédure étant fixée par les autorités mauritaniennes. La convention de sécurité sociale de 1965 coordonne la vieillesse, mais elle ne rembourse pas les soins sur place : le CLEISS oriente le retraité vers la CFE ou une assurance privée. Une convention fiscale de 1967 organise l'imposition des pensions entre les deux pays. Le climat très chaud d'avril à octobre, l'offre de soins concentrée à Nouakchott et la nécessité d'une évacuation pour les urgences graves orientent le choix du lieu de vie.
- Visa d'entrée de 30 jours, entrée unique, 55 euros ; carte de séjour pour une installation de plus de 3 mois (France Diplomatie).
- CFE : formules adaptées à l'âge et au profil (actifs, jeunes, retraités), tarif communiqué sur devis, sans questionnaire médical pour la formule retraités.
- Cotisation maladie sur la pension : 3,2 % sur la base et 4,2 % sur la complémentaire lorsqu'un régime français couvre le retraité non résident fiscal (CLEISS).
- Séjour temporaire en France couvert si pension de base française et 15 ans d'assurance au moins (CLEISS).
- Convention fiscale du 15 novembre 1967, avec échange de lettres du 8 mars 1994 (BOFiP).
- Températures souvent supérieures à 40 °C d'avril à octobre (France Diplomatie).
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Repères chiffrés : Mauritanie
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +4,0 %
- Inflation
- 1,5 %
- Taux de chômage
- 10,3 %
- PIB par habitant
- 2 198 $
- Population
- 5,3 millions
- Espérance de vie
- 68,7 ans
- Dépense de santé (% du PIB)
- 4,3 %
- Médecins pour 1 000 hab.
- 0,26
- Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
- 0,4
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Droit de séjour : du visa d'entrée à la carte de séjour
La Mauritanie n’a pas de visa « retraité » identifié dans les sources officielles lues pour cette page. L’entrée s’effectue en deux temps depuis le 5 janvier 2025 : autorisation de visa électronique sur anrpts.gov.mr, puis visa délivré à l’arrivée pour 30 jours, en entrée unique, au prix de 55 euros (France Diplomatie). Pour s’installer durablement, le retraité demande une carte de séjour auprès des autorités mauritaniennes ; une fois titulaire d’une carte valide pour un séjour de plus de trois mois, il est dispensé de visa lors de ses allers-retours, tant que son absence ne dépasse pas six mois.
Les conditions financières exigées pour une résidence de retraité (justificatif de pension, preuve de revenus, assurance) ne figurent pas sur les sources consultées : renseignez-vous auprès de l’ambassade de Mauritanie en France ou du service de l’immigration avant de fixer une date de départ. Gardez en tête que l’ambassade de France ne peut pas intervenir en cas de non-respect des obligations d’entrée ou de sortie, et qu’une régularisation après dépassement coûte l’équivalent d’un visa, soit 55 euros.
Sur le plan consulaire français, l’inscription au registre des Français établis hors de France est fortement recommandée dès six mois de séjour. L’ambassade consacre par ailleurs une page au certificat d’existence, que certaines caisses de retraite demandent périodiquement. Le guide toucher sa retraite à l’étranger récapitule les démarches.
Pension française : versement et coordination des régimes
Les pensions de retraite françaises peuvent être versées à l’étranger sur un compte bancaire, en France ou localement. La convention bilatérale de sécurité sociale du 22 juillet 1965, en vigueur depuis le 1er février 1967, couvre notamment la vieillesse et les survivants : elle sert à totaliser les périodes d’assurance lorsqu’une carrière a été accomplie dans les deux pays. Pour le détail des trimestres, voir trimestres travaillés à l’étranger.
En Mauritanie, la pension de vieillesse du régime local suppose 63 ans (58 ans en cas d’usure prématurée), 20 ans d’immatriculation au minimum et la cessation de toute activité salariée (CLEISS). Un Français qui a travaillé localement peut donc cumuler une petite pension mauritanienne avec ses pensions françaises. Le retraité ne peut en revanche pas s’appuyer sur la CNAM mauritanienne par le seul fait d’être pensionné français : cette caisse assure les salariés et leurs ayants droit (voir le système de santé).
Pensez à signaler votre départ à votre caisse de retraite, à la CPAM, à la CAF et à France Travail, ainsi que votre nouvelle adresse bancaire et postale. La rubrique « Ma retraite à l’étranger » de l’Assurance retraite détaille les pièces à produire.
Fiscalité de la pension française selon la convention fiscale
La France et la Mauritanie ont signé une convention fiscale le 15 novembre 1967, publiée au Journal officiel du 27 avril 1969 et complétée par un échange de lettres le 8 mars 1994 ; elle porte sur l’impôt sur le revenu, les successions et les droits d’enregistrement (liste des conventions fiscales du BOFiP). Les articles relatifs aux pensions précisent quel État peut imposer une pension de source française versée à un résident de l’autre État : leur lecture, sur le texte consolidé publié par l’administration fiscale, est indispensable avant le départ.
Deux notions pilotent le calcul : la résidence fiscale et la source des revenus. Une personne qui transfère son foyer et le centre de ses intérêts économiques en Mauritanie devient en principe résidente fiscale mauritanienne ; la convention tranche les cas où chaque pays se considère compétent. Les revenus du patrimoine situé en France (loyers, plus-values immobilières) obéissent à des règles propres.
Un retraité qui n’est plus résident fiscal français ne paie ni la CSG ni la CRDS ni la CASA sur ses pensions, mais une cotisation d’assurance maladie est prélevée lorsqu’il est couvert par un régime français, par exemple pour ses séjours temporaires en France : 3,2 % sur la pension de base, 4,2 % sur la pension complémentaire et 7,1 % sur les pensions de régimes d’indépendants (CLEISS). Confirmez votre situation avec le service des impôts des non-résidents avant le départ.
Santé du retraité : CFE, assurance privée et séjours en France
Faute de formulaire S1 hors de l’Union européenne, le retraité doit organiser sa propre couverture. Le CLEISS cite trois options : vérifier auprès des autorités locales si le régime local couvre les soins, adhérer volontairement à la CFE, ou souscrire une assurance privée. L’offre de la CFE pour les retraités expatriés est proposée sur devis ; elle est réservée aux titulaires d’une pension du régime de base français, sans activité professionnelle, et n’exige pas de questionnaire de santé. Elle ne couvre que les soins à l’étranger.
Le délai de carence de la CFE est nul si l’adhésion intervient avant le départ ou dans les trois mois suivant l’installation ; au-delà, il est de trois mois avant 44 ans et de six mois à partir de 45 ans, ce qui concerne la quasi-totalité des retraités. L’adhésion doit donc être décidée avant le départ. Le guide assurance maladie du retraité à l’étranger et la comparaison CFE ou assurance privée aident à choisir ; voir aussi l’assurance retraite à l’étranger.
Lors d’un séjour temporaire en France, le retraité est couvert s’il perçoit une pension de base ou de réversion française, s’il justifie d’au moins 15 ans d’assurance en France et s’il n’exerce pas d’activité ; seuls le pensionné et ses enfants mineurs sont concernés, le conjoint devant prendre une assurance voyage. Une hospitalisation de plus d’un mois exige l’accord préalable de la CPAM, après examen médical. La CNAREFE, rattachée à la CPAM de Seine-et-Marne, traite l’affiliation et les remboursements des retraités résidant hors de l’Union européenne.
Un contrat doit enfin comprendre l’évacuation sanitaire : France Diplomatie recommande une évacuation vers l’étranger pour les urgences graves, une fois le patient stabilisé, et qualifie d’impérative une assurance couvrant le rapatriement (assistance et rapatriement). Le détail des remboursements figure sur la page remboursements.
Coût de la vie, climat et villes prisées
Le climat impose un rythme de vie : la période d’avril à octobre est très chaude, avec des températures souvent supérieures à 40 °C, et le paludisme peut être signalé à Nouakchott d’août à novembre. La plupart des retraités français qui séjournent dans le pays se tournent vers Nouakchott, où se trouvent l’ambassade, les hôpitaux, les cliniques privées et les commerces, plutôt que vers l’intérieur, où l’offre de soins est restreinte. Nouadhibou, sur la côte, est un port actif ; sa périphérie frontalière est classée en orange par France Diplomatie.
Les cartes bancaires et les chèques ne sont pas acceptés chez les commerçants : le budget quotidien se règle en espèces (ouguiya, MRU), ce qui suppose de prévoir un accès régulier à des distributeurs ou à des banques. Aucune source officielle lue ne publie de loyers moyens ; l’ambassade et les associations françaises, dont la liste figure sur son site, sont les relais les plus fiables pour s’informer. Pour estimer le coût de santé, voir budgétiser sa santé en expatriation.
Sécurité et conseils pratiques pour un retraité
France Diplomatie classe en zone rouge le nord de Zouérate, la bande frontalière avec le Mali et la zone militaire du nord-est, et en zone orange l’Assaba, le Gorgol, le Guidimaka et la zone frontalière de Nouadhibou à Zouérate ; le reste du pays, dont Nouakchott, est en zone jaune. Il est conseillé d’éviter de circuler de nuit hors agglomération, de signaler ses déplacements et de s’inscrire sur Fil d’Ariane. La conduite est soumise à des contrôles fréquents ; une assurance véhicule est obligatoire à l’entrée.
Avant l’installation, préparez un dossier complet : copies des passeports et titres de séjour, ordonnances en DCI, attestation de l’assureur, coordonnées de l’ambassade (+222 45 29 96 99) et numéros d’urgence (SAMU 101, police 17, pompiers 18, gendarmerie 119). La page vivre en Mauritanie complète ces repères.
Retraite en Mauritanie : points de vigilance par thème
| Thème | Repère officiel | Où vérifier |
|---|---|---|
| Entrée | Visa de 30 jours, entrée unique, 55 euros, après autorisation électronique | France Diplomatie, entrée et séjour |
| Installation | Carte de séjour pour plus de 3 mois ; allers-retours sans visa si absence de moins de 6 mois | Autorités mauritaniennes ; France Diplomatie |
| Soins sur place | Pas de remboursement via la convention : CFE ou assurance privée | CLEISS, retraite en Mauritanie |
| Soins en France | Pension de base, 15 ans d'assurance, hospitalisation de plus d'un mois sur accord | CLEISS ; CNAREFE |
| Cotisation maladie | 3,2 % base, 4,2 % complémentaire, 7,1 % indépendants | CLEISS |
| Impôt | Convention fiscale du 15/11/1967 et échange de lettres du 08/03/1994 | BOFiP ; impots.gouv.fr |
Données lues sur les pages du CLEISS, de France Diplomatie et du BOFiP.
Questions fréquentes
Existe-t-il un visa spécifique pour les retraités en Mauritanie ?
Les sources officielles consultées n'en mentionnent pas. L'entrée se fait avec le visa de 30 jours (55 euros) après autorisation électronique, puis une carte de séjour est demandée pour s'installer. Confirmez les conditions auprès du service de l'immigration mauritanien ou de son ambassade.
Ma pension française est-elle versée en Mauritanie ?
Oui, les pensions peuvent être versées à l'étranger. La convention de 1965 couvre la vieillesse et les survivants. Signalez votre départ à votre caisse et produisez le certificat d'existence demandé.
Suis-je remboursé par la Sécurité sociale française pour des soins en Mauritanie ?
Non : le CLEISS précise que la convention ne permet pas d'obtenir en Mauritanie le remboursement de soins au titre de la pension française. Le retraité adhère à la CFE ou souscrit une assurance privée.
Combien coûte la CFE pour un retraité ?
L'offre pour retraités expatriés est proposée sur devis, sans questionnaire médical. Le montant exact dépend de l'âge et de la situation ; le simulateur de la CFE donne le tarif.
Ma pension est-elle imposée en France ou en Mauritanie ?
La convention fiscale de 1967 répartit le droit d'imposer selon la résidence fiscale et la nature du revenu. Lisez les articles relatifs aux pensions du texte consolidé et vérifiez votre cas avec le service des impôts des non-résidents avant le départ.
Peut-on rester couvert en France lors d'une visite de famille ?
Oui, le pensionné est couvert pour ses séjours temporaires s'il perçoit une pension de base française, justifie de 15 ans d'assurance et n'exerce pas d'activité ; son conjoint doit prendre une assurance. Un séjour hospitalier de plus d'un mois exige l'accord de la CPAM.
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- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
