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Santé internationaleExpavy

Fiche pays — Afrique et océan Indien

Assurance expatrié et assurance santé en Mauritanie

Rue résidentielle calme d'un quartier de Nouakchott, architecture maure aux tons ocre et sable, sans personnes reconnaissables

En 5 lignes

La Mauritanie n'impose aucune obligation légale d'assurance santé pour l'entrée ou le séjour d'un Français, mais France Diplomatie juge « impératif » de disposer d'un contrat d'assistance couvrant frais médicaux, hospitalisation et rapatriement sanitaire : les frais d'hospitalisation peuvent être très élevés et l'ambassade ne prend en charge aucune dépense de santé. L'équipement médical est jugé meilleur dans les cliniques privées de Nouakchott que dans les hôpitaux publics, le service d'ambulances reste peu développé et la disponibilité des médicaments en pharmacie est irrégulière, d'où un recours fréquent à l'évacuation sanitaire pour les cas graves. La convention de sécurité sociale France-Mauritanie (1965/1967) est plus limitée que celle du Mali ou du Sénégal : elle coordonne l'invalidité, la vieillesse-survivants, les accidents du travail/maladies professionnelles et les prestations familiales, mais ne contient aucune disposition de coordination pour la maladie-maternité, pas même pour l'ouverture des droits — seul un protocole prévoit un maintien limité à 6 mois des prestations maladie lors d'un transfert de résidence autorisé. Le contexte sécuritaire, avec des zones déconseillées ou formellement déconseillées dans le nord, l'est et certaines régions frontalières, restreint en pratique l'accès aux soins et les moyens d'évacuation en dehors de Nouakchott.

Source : France Diplomatie — Mauritanie, Santé

Chiffres clés

  • 1 779 Français inscrits au registre consulaire en 2025 (+10,15 % sur un an).
  • Espérance de vie à la naissance : 68,71 ans en 2024.
  • Dépense de santé : 92,11 USD par habitant en 2023, 4,34 % du PIB.

Système de santé local

Nouakchott concentre l’essentiel de l’offre de soins : hôpitaux généraux publics, cliniques privées et cabinets médicaux y coexistent, avec un équipement généralement meilleur dans le secteur privé selon France Diplomatie. Le Centre hospitalier national (CHN) est le principal établissement public de référence de la capitale, complété par des structures spécialisées : hôpital ophtalmologique, centre national de cardiologie, centre national d’oncologie, centre de neuropsychiatrie et hôpital militaire. Le pays comptait, selon les données disponibles les plus récentes, environ 645 structures sanitaires dont 18 hôpitaux généraux, répartis notamment entre Nouakchott, Nouadhibou, Kaédi et Atar. Le service d’ambulances reste très peu développé et la disponibilité des médicaments en pharmacie est décrite comme globalement irrégulière. En cas d’urgence grave, une fois le patient stabilisé, France Diplomatie recommande d’envisager une évacuation sanitaire vers l’étranger, faute de plateau technique suffisant sur place.

Obligations légales et de visa

  • Visa obligatoire depuis le 5 janvier 2025, selon une procédure en deux temps : une pré-autorisation électronique à obtenir sur anrpts.gov.mr avant l’embarquement, puis délivrance du visa (30 jours, entrée unique, 55 € et données biométriques) à l’arrivée dans l’un des points de passage internationaux ouverts à tous les voyageurs.
  • Vaccination contre la fièvre jaune obligatoire en provenance d’une zone endémique, et fortement recommandée pour tout voyageur ; vaccination contre la méningite ACWY recommandée en saison sèche.
  • Aucune assurance santé formellement exigée pour le visa ou l’entrée, mais France Diplomatie qualifie d’impérative une couverture complète des frais médicaux, de la chirurgie, de l’hospitalisation et du rapatriement / évacuation sanitaire, l’État français ne prenant en charge aucun frais de santé à l’étranger.
  • Entrée interdite de boissons alcoolisées, de cannabis et d’aliments à base de porc : la possession de ces produits aux frontières expose à une rétention et à des poursuites judiciaires.
  • CFE recommandée par l’ambassade, avec catégorie aidée sur dossier consulaire pour les foyers à ressources modestes.

Contexte sécuritaire, traité ici uniquement sous l’angle de l’accès aux soins : France Diplomatie déconseille formellement les régions du nord et de l’est du pays, et déconseille sauf raison impérative certaines zones frontalières (Assaba, Gorgol, Guidimaka, abords de Nouadhibou) ; l’absence d’infrastructures sanitaires et de moyens d’évacuation y rend une prise en charge médicale rapide aléatoire.

Coût de quelques actes médicaux

Ordres de grandeur relevés auprès de sources spécialisées, pas des grilles tarifaires officielles.

Coût de quelques actes médicaux en Mauritanie, secteur public et privé
ActeSecteur publicSecteur privé
Consultation généraliste (secteur public)tarif variable selon établissement, non communiqué publiquement—
Consultation généraliste (clinique privée, Nouakchott)—tarif variable selon établissement, non communiqué publiquement
Consultation spécialiste—tarif variable selon établissement, non communiqué publiquement
Hospitalisation / chambretarif variable selon établissement, non communiqué publiquementtarif variable selon établissement, non communiqué publiquement
Ambulanceservice très peu développé, tarif non communiqué publiquementtarif variable selon établissement, non communiqué publiquement
Évacuation sanitaire (cas grave)—coût élevé (plusieurs milliers d'euros selon la distance), montant non communiqué avec précision — c'est le principal motif du caractère « impératif » de l'assurance selon France Diplomatie

Accords de sécurité sociale avec la France

La convention de sécurité sociale France-Mauritanie, signée le 22 juillet 1965 (en vigueur depuis le 1er février 1967), coordonne les branches invalidité, vieillesse-survivants, accidents du travail / maladies professionnelles et prestations familiales.

  • La convention ne contient aucune disposition de coordination pour les branches maladie-maternité et décès — contrairement au Mali ou au Sénégal, elle ne prévoit même pas de totalisation des périodes d’assurance pour l’ouverture des droits maladie dans le nouveau pays d’emploi.
  • Un protocole annexe prévoit uniquement un maintien des prestations maladie pour une durée limitée à 6 mois lors d’un transfert de résidence autorisé, sans mécanisme de remboursement des soins reçus en Mauritanie.
  • L’assurance chômage est hors champ de la convention.
  • Un salarié victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle bénéficie de l’exportation des prestations correspondantes.

Quelle assurance selon mon profil

Matrice générale — ne recommande aucun produit ni assureur précis.

Quelle assurance selon le profil, pour Mauritanie
ProfilContrainte réglementairePoints d’attention
PVTAucun accord identifié France-MauritanieNon applicable
ÉtudiantVisa obligatoire en deux temps (pré-autorisation puis délivrance à l'arrivée) et vaccination fièvre jaune ; aucune assurance santé formellement exigée pour le visaAssurance santé et rapatriement fortement recommandée ; aucune coordination maladie applicable via la convention
Salarié détaché / expatriéLa convention ne coordonne ni l'ouverture des droits ni le remboursement des soins pour la maladie-maternitéCFE ou assurance privée indispensable pour une couverture effective sur place
RetraitéAucune coordination maladie via la conventionCFE ou assurance privée indispensable
Résident non-salarié localementAucun mécanisme d'affiliation à une couverture maladie locale confirmé pour un résident étranger non-salariéRecours au secteur privé et à une couverture internationale quasi systématique

Hôpitaux et réseau de soins

  • Centre hospitalier national (CHN), Nouakchott — principal établissement public de référence.
  • Hôpital militaire de Nouakchott — établissement public.
  • Centre national de cardiologie (Nouakchott) — établissement public spécialisé.
  • Centre national d'oncologie (Nouakchott) — établissement public spécialisé.
  • Hôpital ophtalmologique de Nouakchott — établissement public spécialisé.
  • Cliniques privées de Nouakchott — équipement généralement meilleur que le secteur public selon France Diplomatie, établissements non désignés nommément par les sources consultées.

Démarches

  • Avant le départ : demande de pré-autorisation de visa électronique sur anrpts.gov.mr, vaccination fièvre jaune, et contrat d’assistance couvrant hospitalisation et rapatriement / évacuation sanitaire.
  • À l’arrivée : délivrance du visa au point de passage international (30 jours, données biométriques, 55 €), puis démarches de séjour si besoin.
  • Avant tout déplacement hors de Nouakchott : consulter les conseils aux voyageurs de France Diplomatie, actualisés régulièrement compte tenu du contexte sécuritaire.
  • À l’arrivée : inscription recommandée au registre des Français établis hors de France (ambassade de Nouakchott).
  • Affiliation volontaire à la CFE recommandée, la convention franco-mauritanienne ne coordonnant pas la branche maladie.

Questions fréquentes

L'assurance santé est-elle obligatoire pour se rendre en Mauritanie ?

Non légalement, ni pour le visa ni pour l'entrée. Mais France Diplomatie la qualifie d'impérative : les frais d'hospitalisation peuvent être très élevés et l'ambassade ne peut couvrir aucun frais de santé.

La sécurité sociale française me couvre-t-elle en Mauritanie ?

Non pour la maladie. La convention de 1965/1967 ne contient aucune disposition de coordination pour la maladie-maternité, pas même pour l'ouverture des droits. Seul un protocole permet un maintien des prestations maladie pendant 6 mois maximum lors d'un transfert de résidence autorisé, sans remboursement des soins reçus sur place.

Que couvre exactement la convention France-Mauritanie ?

Invalidité, vieillesse-survivants, accidents du travail/maladies professionnelles et prestations familiales. La maladie-maternité et le décès sont explicitement exclus, et l'assurance chômage est hors champ.

Faut-il un visa pour se rendre en Mauritanie ?

Oui, obligatoire depuis le 5 janvier 2025 selon une procédure en deux temps : une pré-autorisation électronique avant le départ, puis la délivrance du visa (30 jours, 55 €) à l'arrivée dans un point de passage international.

Que se passe-t-il en cas d'urgence médicale grave ?

Le service d'ambulances est peu développé et l'équipement hospitalier public limité. Une fois l'urgence stabilisée, France Diplomatie recommande d'envisager une évacuation sanitaire vers l'étranger — d'où l'importance d'une assurance couvrant explicitement ce risque.

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