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Antigua-et-Barbuda · Prendre sa retraite

Prendre sa retraite à Antigua-et-Barbuda quand on est français : résidence, fiscalité et santé

L’essentiel

Un retraité français entre à Antigua-et-Barbuda sans visa pour un séjour de moins de six mois ; pour s'y installer, il demande un permis de résidence au département de l'immigration, qui cite parmi les catégories éligibles les personnes disposant de moyens indépendants et les propriétaires ou résidents retraités. Les conditions financières précises ne figurent pas sur les pages consultées et se demandent à l'administration. La France et Antigua-et-Barbuda n'ont ni convention fiscale ni convention de sécurité sociale : la pension française reste imposable selon le droit français et le formulaire S1 n'existe pas. La santé se prépare avec la CFE ou une assurance internationale, le régime local n'étant ouvert qu'après douze mois de résidence légale.

  • Séjour de moins de six mois sans visa ; passeport valable six mois après l'entrée ; permis de séjour au-delà (France Diplomatie).
  • Permis de résidence : jusqu'à trois ans ; le tableau des catégories cite les propriétaires et retraités résidents avec deux ans de résidence (département de l'immigration).
  • Aucune convention fiscale France-Antigua-et-Barbuda dans la liste du BOFiP ni convention de sécurité sociale (CLEISS).
  • Retenue à la source sur pension de non-résident : abattement de 10 %, puis 0 %, 12 % et 20 % selon des tranches de revenu fixées chaque année (impots.gouv.fr).
  • CFE : offre SeniorExpat pour les titulaires d'une pension du régime de base français, cotisation selon le pays et l'âge (CFE).
  • Medical Benefits Scheme : douze mois de résidence légale pour un non-ressortissant ; cotisation salariale de 2,5 % de 60 à 69 ans, puis 0 % (MBS).

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Repères chiffrés : Antigua-et-Barbuda

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+5,0 %
Inflation
1,4 %
PIB par habitant
24 819 $
Population
94 209
Espérance de vie
77,8 ans
Dépense de santé (% du PIB)
3,9 %
Médecins pour 1 000 hab.
2,92
Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
3,4

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Droit de séjour et permis de résidence d'un retraité

France Diplomatie indique qu’un ressortissant français séjourne sans visa moins de six mois, avec un passeport valable au moins six mois à compter de la date d’entrée (la carte nationale d’identité ne suffit pas), un billet retour et, si elles sont demandées, des preuves de ressources suffisantes. Au-delà de six mois, un permis de séjour est à demander. Les pages consultées ne présentent pas de visa spécifique aux retraités assorti d’un seuil de pension.

Le département de l’immigration décrit en revanche le permis de résidence : délivré pour une durée pouvant aller jusqu’à trois ans, renouvelable en déposant la demande trois mois avant l’échéance, il suppose l’intention de résider durablement et une présence dans le pays pendant au moins la moitié de la durée de validité. Son tableau des catégories mentionne les propriétaires et résidents retraités (classe E) avec une condition de deux ans de résidence ; le même site évoque des personnes de moyens indépendants avec des durées variables selon les passages (deux ans dans l’un, cinq ans dans l’autre). Cette incohérence invite à confirmer la durée par téléphone au +1 268 562 1387 avant de déposer un dossier.

  • Pièces pour les personnes de moyens indépendants : passeport, preuve de propriété immobilière, preuve de capacité financière durable, quittances d’impôts, casier judiciaire, certificat médical et preuve d’assurance.
  • Maintien du permis : il peut être retiré en cas de départ définitif, de fausse déclaration, de certaines condamnations, de charge pour la collectivité ou de séjour hors du pays de six mois ou plus.
  • Droit de travailler : un titulaire de permis de résidence peut vivre, travailler ou étudier dans le pays ; un retraité qui souhaite reprendre une activité confirme son statut avec le département et consulte la page travailler à Antigua-et-Barbuda.

Les montants de revenus ou d’actifs exigés ne sont pas affichés sur les pages consultées ; les frais de permis ne le sont pas non plus. Le département de l’immigration (Long and Thames Streets, Saint John’s ; immigrationanu@candw.ag) est l’interlocuteur.

Fiscalité de la pension française : pas de convention

La liste des conventions fiscales publiée par le BOFiP, qui recense les accords en vigueur, ne mentionne pas Antigua-et-Barbuda. Aucune règle conventionnelle ne répartit donc l’imposition des pensions entre les deux États : le droit interne français s’applique, selon le domicile fiscal. Service-public.fr retient quatre critères, dont un seul suffit pour être domicilié en France : foyer ou lieu de séjour principal, séjour d’au moins 183 jours dans l’année, activité professionnelle principale, ou centre des intérêts économiques en France. Un retraité installé à Antigua-et-Barbuda qui garde son foyer ou ses intérêts économiques en France peut rester résident fiscal français.

Un retraité fiscalement non-résident de France reste imposé sur sa pension de source française par une retenue à la source. Après un abattement de 10 %, le barème comporte trois taux (0 %, 12 % et 20 %) dont les seuils sont révisés chaque année ; les tranches à 0 % et 12 % sont libératoires, tandis que la retenue de 20 % s’impute sur l’impôt dû en France.

Côté antiguais, l’Inland Revenue Department présente la taxe sur les ventes, l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur les entreprises non constituées en société, la taxe foncière et la taxe sur les divertissements ; la page consultée ne mentionne pas d’impôt sur le revenu des personnes physiques. Le statut fiscal exact se confirme auprès du service des impôts des particuliers non-résidents et de l’Inland Revenue Department. Le guide toucher sa retraite à l’étranger explique le versement des pensions hors de France.

La santé du retraité : pas de S1, trois options

Le formulaire S1, qui maintient la prise en charge française d’un retraité dans l’Union européenne ou l’Espace économique européen, ne s’applique pas à Antigua-et-Barbuda. Selon l’Assurance Maladie, la couverture française prend fin pour un retraité installé hors de ces espaces, sauf accord applicable ; il peut adhérer à la CFE ou souscrire une assurance privée. Le CLEISS ne recense aucune convention avec Antigua-et-Barbuda.

  • Régime local : le Medical Benefits Scheme impose à un non-ressortissant douze mois consécutifs de résidence légale, puis 26 semaines de cotisations. La cotisation salariale est de 2,5 % de 60 à 69 ans puis de 0 % à partir de 70 ans ; les consultations ne sont remboursées que pour onze maladies. La période d’attente se couvre autrement.
  • CFE : l’offre SeniorExpat a une cotisation qui dépend du pays et de l’âge ; elle s’adresse aux titulaires d’une pension du régime de base français, sans limite d’âge et sans questionnaire de santé. Elle couvre les soins à l’étranger ; les soins en France relèvent de la CPAM de Seine-et-Marne. Le délai de carence est nul si l’adhésion intervient avant le départ ou dans les trois mois de l’installation.
  • Assurance internationale : accès direct au privé et évacuation ; l’âge, les antécédents médicaux et les plafonds sont décisifs.

Lors de séjours temporaires en France, un retraité justifiant de 15 ans de cotisations en France peut relever de la Cnarefe ; son conjoint est couvert seulement si un accord bilatéral le prévoit, sinon par la CFE ou une assurance privée (Assurance Maladie). Voir le guide assurance maladie du retraité à l’étranger et la page remboursement des soins à Antigua-et-Barbuda.

Coût de la vie, climat et villes prisées

Les indicateurs de prix figurent dans le bloc « Repères économiques » ci-dessus. L’île importe l’essentiel de ses biens, ce qui pèse sur le budget alimentaire et sur les coûts de réparation après un événement climatique. Aucune administration locale consultée ne publie de budget type pour un retraité : un séjour test de plusieurs semaines, avec un bail court, permet de mesurer ses dépenses réelles avant de s’engager.

  • Villes : Saint John’s concentre les administrations, l’hôpital de référence et l’agence consulaire de France ; English Harbour est un port de plaisance sur l’île d’Antigua. Pour un retraité, la proximité de soins et des administrations est un critère majeur.
  • Climat et risques : France Diplomatie signale les ouragans de juin à fin novembre, qui peuvent perturber les services essentiels, et le risque sismique propre à la Caraïbe ; elle recommande de se protéger de la chaleur et du soleil.
  • Sécurité : vigilance renforcée pour l’ensemble du pays ; éviter les lieux isolés, surtout la nuit, et vérifier la sécurité d’un logement avant de le louer.

Voir la page vivre à Antigua-et-Barbuda et la fiche Antigua-et-Barbuda. Les retraités actifs consultent aussi le guide retraite à l’étranger.

Anticiper le retour en France

Un retraité revenant définitivement en France relève de la protection universelle maladie, dont l’ouverture suppose, hors activité, une résidence stable en France ; l’adhérent CFE garde ses droits jusqu’à trois mois sous conditions (service-public.fr), et l’Assurance Maladie invite à contacter la CPAM du lieu de résidence. Le guide réduire le délai de carence et la page retour en France détaillent les démarches.

Questions fréquentes

Existe-t-il un visa retraité à Antigua-et-Barbuda ?

Les pages consultées ne présentent pas de visa spécifique aux retraités. Un Français séjourne sans visa moins de six mois ; pour s'installer, il demande un permis de résidence au département de l'immigration, qui cite les propriétaires et résidents retraités et les personnes de moyens indépendants.

Quelles ressources faut-il justifier ?

Le département de l'immigration demande une preuve de capacité financière durable et de propriété pour les personnes de moyens indépendants, mais aucun montant n'est affiché sur les pages consultées. Il se demande au +1 268 562 1387.

Ma pension française est-elle imposée à Antigua-et-Barbuda ?

L'Inland Revenue Department ne présente pas d'impôt sur le revenu des personnes physiques sur son site. Aucune convention fiscale ne lie les deux pays : la pension reste soumise au droit français selon votre domicile fiscal.

Comment est imposée la pension d'un non-résident ?

Une retenue à la source s'applique à la pension de source française, selon un barème à trois taux (0 %, 12 % et 20 %) dont les seuils sont révisés chaque année, après abattement de 10 %.

Le formulaire S1 fonctionne-t-il à Antigua-et-Barbuda ?

Non. Il ne vaut que dans l'Union européenne et les États assimilés. Le retraité s'appuie sur la CFE, une assurance internationale ou, après douze mois de résidence légale, sur le Medical Benefits Scheme.

Combien coûte la CFE pour un retraité ?

La cotisation de l'offre SeniorExpat dépend du pays de résidence, de l'âge et de la situation familiale ; les montants sont sur cfe.fr. Elle s'adresse aux titulaires d'une pension du régime de base français et ne demande pas de questionnaire de santé.

Que se passe-t-il si je rentre en France ?

Un adhérent CFE garde ses droits jusqu'à trois mois sous conditions, puis s'affilie à la CPAM de son lieu de résidence, avec le formulaire S1106. Contactez la CPAM avant le retour pour vérifier votre situation.

Les autres guides : Antigua-et-Barbuda