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Îles Salomon · Prendre sa retraite

Prendre sa retraite aux Îles Salomon : séjour, fiscalité de la pension et accès aux soins

L’essentiel

Aux Îles Salomon, la division de l'immigration ne présente pas de visa spécifique pour retraités dans les catégories consultées : un Français reçoit un permis de visiteur gratuit de 90 jours, prolongeable, et un visa de résident de longue durée (1 500 dollars américains pour cinq ans) suppose cinq années de séjour continu préalable. Aucune convention fiscale ni de sécurité sociale ne lie la France à ce pays : la pension française reste versée à l'étranger, mais la couverture maladie française ne suit pas et le formulaire S1 n'existe pas hors Europe. La CFE ou une assurance internationale avec évacuation vers l'Australie devient la base de la protection du retraité. Cette page présente séjour, impôt, santé et démarches.

  • 90 jours : durée du permis de visiteur gratuit pour les Français, prolongeable sans frais jusqu'à trois mois puis 30 dollars salomonais par mois (France Diplomatie).
  • 1 500 dollars américains pour cinq ans : visa de résident de longue durée, avec cinq années de séjour continu préalable (immigration).
  • 11 % à 40 % : barème de l'impôt salomonais sur le revenu pour les résidents, imposés sur leurs revenus mondiaux dès six mois de présence.
  • 0 %, 12 % puis 20 % : retenue à la source française sur les pensions de non-résidents, après un abattement de 10 %, par tranches de revenu revalorisées chaque année (administration fiscale).
  • 15 ans de cotisation aux régimes français : condition pour que le retraité du régime général soit remboursé lors de ses séjours en France dans un pays sans accord (Assurance maladie).
  • Aucune convention de sécurité sociale ni convention fiscale France-Îles Salomon dans les listes du CLEISS et de l'administration fiscale.

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Repères chiffrés : Îles Salomon

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+3,6 %
Inflation
3,4 %
Taux de chômage
1,4 %
PIB par habitant
2 086 $
Population
838 645
Espérance de vie
70,7 ans
Dépense de santé (% du PIB)
5,4 %
Médecins pour 1 000 hab.
0,24
Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
2,7

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Séjour et visa : ce que la division de l'immigration publie

France Diplomatie indique que les ressortissants français reçoivent à l’arrivée un permis de visiteur de 90 jours, gratuit, sur présentation d’un passeport valable six mois après la date de retour prévue et d’un billet retour. Un justificatif de ressources peut être demandé. Le permis se prolonge sans frais jusqu’à trois mois ; au-delà, une nouvelle période de trois mois exige une demande spécifique et une taxe de 30 dollars salomonais par mois.

Pour une installation, la division de l’immigration affiche un visa de résident de longue durée à 1 500 dollars américains, valable cinq ans et prolongeable, qui exige cinq années de séjour continu préalable et n’ouvre pas automatiquement le droit de travailler. Les catégories lues (visite, investissement, travail, résidence, motifs particuliers, études) ne comportent pas de visa propre au retraité, et aucune condition de revenus de retraite n’est publiée. Un conjoint peut relever d’un visa de dépendant (gratuit lié à un résident de longue durée, ou 300 dollars américains pour deux ans au plus). Avant tout projet, il convient d’interroger directement la division (immigration.visas@immigration.gov.sb ; +677 45650, 45681 ou 45792) sur la formule adaptée à un séjour long sans activité.

Dans l’immédiat, la voie praticable est donc le renouvellement du permis de visiteur, dans la limite fixée par l’administration. France Diplomatie rappelle par ailleurs que la double nationalité n’est pas reconnue, ce qui peut compliquer l’aide consulaire pour les binationaux, et que l’ambassade de France à Port-Vila (Vanuatu), à joindre au +678 28 700, est compétente pour les Îles Salomon.

Fiscalité de la pension : deux administrations, aucune convention

La liste des conventions fiscales publiée par l’administration fiscale française ne comporte pas les Îles Salomon. Aucun texte bilatéral ne répartit donc le droit d’imposer entre les deux États. Du côté salomonais, la direction des impôts précise qu’une personne qui vit, ou compte vivre, dans le pays plus de six mois est résidente fiscale et imposable sur ses revenus mondiaux ; le barème progressif va de 11 % à 40 % pour des revenus au-delà d’une première tranche exonérée de 30 080 dollars salomonais. La page ne mentionne pas le traitement des pensions de retraite.

Du côté français, l’administration fiscale décrit la retenue à la source applicable aux non-résidents sur les salaires et pensions de source française : après un abattement de 10 %, le taux est de 0 %, 12 % ou 20 % selon les tranches (seuils révisés chaque année). Les tranches à 0 % et 12 % sont libératoires ; le prélèvement à 20 % s’impute sur l’impôt. La page précise qu’un non-résident n’est soumis à cette retenue que pour les revenus de source française imposables en France au regard des conventions internationales. Comme aucune convention ne s’applique ici, la situation d’une pension française versée à un résident salomonais doit être confirmée auprès du service des impôts des particuliers non-résidents et de la direction des impôts salomonaise, afin d’éviter une double imposition.

Côté prélèvements sociaux, l’Assurance retraite indique que la CSG, la CRDS et la CASA ne sont pas retenues lorsque la résidence fiscale n’est plus en France. Une cotisation d’assurance maladie de 3,20 % peut subsister si le retraité reste dans le régime français de santé ou s’il est étranger avec au moins 15 ans de cotisations ; l’Assurance maladie cite 3,2 % sur la pension de base et 4,2 % sur la complémentaire pour les personnes qui conservent des droits lors de séjours en France.

Santé du retraité : pas de S1 hors Europe

L’Assurance maladie précise qu’un retraité qui quitte la France pour un pays hors Union européenne, Espace économique européen, Suisse ou Royaume-Uni n’a plus ses frais de santé couverts par l’Assurance maladie française, sauf accord bilatéral, et qu’il peut adhérer à la CFE ou souscrire une assurance privée. Les Îles Salomon ne figurant dans aucun accord du CLEISS, le formulaire S1 n’est pas une option. Le CLEISS rappelle de vérifier auprès des institutions locales la part des soins que le système du pays couvre ; les sources officielles lues ne décrivent pas de couverture maladie locale pour un retraité étranger (voir le système de santé).

La CFE propose aux retraités l’offre RetraitExpat, ouverte aux titulaires d’une pension du régime de base français qui n’exercent plus d’activité professionnelle, sans questionnaire de santé ni refus d’adhésion ; la carence est nulle si l’adhésion a lieu avant le départ ou dans les trois mois suivant l’installation, puis de trois mois (moins de 44 ans) ou six mois (plus de 45 ans). France Diplomatie impose en tout état de cause une assurance couvrant la chirurgie, l’hospitalisation et le rapatriement sanitaire vers Brisbane : sans elle, l’accès aux soins peut être refusé, même en urgence vitale. Voir l’assurance maladie du retraité à l’étranger et le remboursement des soins aux Îles Salomon.

Pour les séjours en France, le retraité du régime général s’inscrit auprès du centre national des retraités de France à l’étranger ; dans un pays sans accord, le remboursement suppose au moins 15 ans de cotisation aux régimes obligatoires français (condition particulière pour les inscrits avant le 1er juillet 2019 avec 10 ans). Son conjoint n’est pas couvert pendant ces séjours en l’absence d’accord et doit prévoir une assurance.

Pension, certificat de vie et démarches administratives

Selon l’Assurance retraite, la pension française peut être versée à l’étranger, sur un compte bancaire français ou étranger. Le changement d’adresse et de coordonnées bancaires se signale par courrier à la caisse régionale. Chaque année, un justificatif d’existence doit être complété par une autorité locale compétente ou un consulat, puis renvoyé à temps pour que la pension continue d’être servie, par le compte personnel en ligne ou par courrier au centre de traitement de Tours ; une application permet à certains résidents de le faire en ligne. Le CLEISS précise qu’un seul certificat couvre toutes les caisses. Aucune procédure propre aux Îles Salomon n’est décrite : l’ambassade de France à Port-Vila renseigne sur les autorités habilitées.

Les allocations soumises à condition de résidence en France, comme l’allocation de solidarité aux personnes âgées ou l’allocation supplémentaire d’invalidité, cessent lors du départ et peuvent être redemandées au retour. L’inscription au registre des Français établis hors de France auprès de l’ambassade facilite les alertes en cas de cyclone ou de crise.

Coût de la vie, villes et qualité de vie

Aucune source officielle lue ne publie de budget type pour un retraité. Le service de la statistique du pays publie chaque mois un indice des prix à la consommation, et la monnaie est le dollar des Îles Salomon. Les postes à anticiper sont ceux que le pays ne couvre pas : assurance santé avec évacuation, liaisons aériennes vers Brisbane ou Port-Vila, eau potable, logement.

France Diplomatie cite Honiara, Gizo et Auki comme villes principales et précise que, hors de la capitale, les services essentiels ne sont pas toujours assurés. Elle place l’ensemble du territoire en vigilance renforcée, signale une hausse de la criminalité à Honiara, déconseille la conduite de nuit et rappelle que la saison des cyclones s’étend de novembre à mai. Le pays est exposé aux séismes et tsunamis, et 45 % de la population urbaine n’a pas accès à l’eau courante. Pour un retraité, le choix du lieu de vie se fait donc surtout en fonction de la proximité d’un établissement de santé et d’une piste d’aviation fiable.

Un projet de retraite aux Îles Salomon se prépare avec un séjour d’essai, des garanties santé d’abord, des relais locaux et un plan de retour. Expavy aide à comparer les couvertures avec évacuation selon l’âge et les antécédents ; les retraités peuvent aussi consulter la page assurance retraite à l’étranger.

Questions fréquentes

Existe-t-il un visa retraité aux Îles Salomon ?

La division de l'immigration ne présente pas de visa propre aux retraités dans les catégories lues. Les Français reçoivent un permis de visiteur de 90 jours, prolongeable ; le visa de résident de longue durée (1 500 dollars américains, cinq ans) exige cinq années de séjour continu préalable.

Combien de temps un Français peut-il rester sans visa ?

Le permis de visiteur gratuit dure 90 jours ; il se prolonge sans frais jusqu'à trois mois, puis par périodes de trois mois contre une taxe de 30 dollars salomonais par mois (France Diplomatie).

Ma pension française est-elle imposée aux Îles Salomon ?

Un résident (plus de six mois de présence) est imposé sur ses revenus mondiaux selon la direction des impôts salomonaise, et aucune convention fiscale ne lie les deux pays. Le traitement exact d'une pension française est à confirmer auprès des deux administrations.

Le S1 permet-il d'être soigné aux Îles Salomon ?

Non. Le S1 est réservé aux pays européens couverts par les règlements de coordination. Le retraité s'assure auprès de la CFE ou d'une assurance privée.

Que doit couvrir l'assurance d'un retraité ?

France Diplomatie juge impératif un contrat couvrant frais médicaux, chirurgie, hospitalisation et rapatriement sanitaire, la destination citée en cas de problème grave étant Brisbane.

Comment prouver que je suis en vie pour continuer à percevoir ma pension ?

Un justificatif d'existence annuel est complété par une autorité locale compétente ou un consulat, puis renvoyé à la caisse en ligne ou par courrier. Le CLEISS précise qu'un certificat couvre toutes les caisses.

Quelles sont les villes principales pour s'installer ?

France Diplomatie cite Honiara (capitale), Gizo et Auki. Hors de la capitale, les services essentiels ne sont pas toujours assurés.

Les autres guides : Îles Salomon