Mongolie · Prendre sa retraite
Prendre sa retraite en Mongolie : droit de séjour, fiscalité de la pension et accès aux soins
L’essentiel
Les pages officielles consultées ne décrivent pas de visa dédié aux retraités en Mongolie : les touristes français peuvent séjourner 30 jours consécutifs sans visa (exemption temporaire à vérifier), avec 30 jours de prolongation possibles, et tout voyage non touristique exige un visa, avec un enregistrement dans les 48 heures pour un séjour long. La France et la Mongolie sont liées par une convention fiscale, signée à Paris le 18 avril 1996, qui détermine l'État imposant chaque catégorie de pension. Le formulaire S1 ne joue pas hors de l'Union européenne : la santé se couvre par la CFE ou une assurance internationale, dans un pays où l'infrastructure médicale est jugée rudimentaire hors de la capitale et où l'hiver dure près de huit mois.
- Entrée sans visa pour les touristes français : 30 jours consécutifs par entrée, prolongeable de 30 jours ; dispense temporaire dont la période de validité est à vérifier auprès de France Diplomatie.
- Convention fiscale franco-mongole signée à Paris le 18 avril 1996, en vigueur depuis le 1er décembre 1998, avec protocole (BOFiP).
- Pour les pensions de l'État, la Mongolie ne figure pas parmi les pays où la retenue à la source est écartée par une convention ; COTAM de 3,2 % déduite du brut.
- Résident fiscal mongol : 183 jours ou plus de séjour sur 12 mois consécutifs, ou au moins 50 % des revenus de source mongole.
- CFE : offre pour retraités à cotisation variable selon l'âge et le pays, sans questionnaire médical, réservée aux titulaires d'une pension d'un régime de base français.
- Certificat de vie : à renvoyer sous 2 mois chaque année, faute de quoi le versement de la pension est suspendu (Assurance retraite).
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Repères chiffrés : Mongolie
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +6,8 %
- Inflation
- 8,6 %
- Taux de chômage
- 5,2 %
- PIB par habitant
- 7 108 $
- Population
- 3,6 millions
- Espérance de vie
- 72,4 ans
- Dépense de santé (% du PIB)
- 6,1 %
- Médecins pour 1 000 hab.
- 4,13
- Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
- 8,6
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Droit de séjour : ce que disent les sources officielles
Par une exemption temporaire, les touristes français séjournent jusqu’à 30 jours consécutifs sans visa à chaque entrée ; la prolongation de 30 jours au plus se demande sur place, en personne ou sur immigration.gov.mn, au moins cinq jours ouvrés avant l’expiration, contre paiement. S’il ne s’agit pas d’un voyage touristique, le visa reste obligatoire, et les Français en séjour long s’enregistrent dans les 48 heures suivant leur entrée. Ce cadre convient à des séjours saisonniers, pas à une résidence stable.
L’Agence de l’immigration publie des services de permis de résidence pour séjour officiel ou privé : demande, prolongation, changement de catégorie, notification d’entrée et de départ, réémission de la carte. Aucune page officielle lue ne détaille de catégorie dédiée aux retraités ni les ressources exigées d’un pensionné : ne vous fiez pas aux conditions diffusées par des sites privés, et faites confirmer le dispositif en vigueur par l’ambassade de Mongolie en France et par l’Agence (1800 1882) avant tout projet d’installation. Le guide toucher sa retraite à l’étranger complète ce panorama.
Fiscalité de la pension française : la convention franco-mongole
La France et la Mongolie ont signé à Paris, le 18 avril 1996, une convention en vue d’éviter les doubles impositions, entrée en vigueur le 1er décembre 1998 et applicable aux revenus des années commençant à partir du 1er janvier 1999, avec un protocole qui en fait partie intégrante (BOFiP). La doctrine administrative française rappelle la règle générale des conventions : les pensions de retraite privées sont imposables dans l’État de résidence du bénéficiaire, tandis que les pensions publiques sont en principe imposables par l’État qui les verse, avec des exceptions selon la nationalité et la résidence. L’article de la convention consacré aux pensions fait foi : vérifiez-le pour votre régime.
- Pensions de l’État : le portail des retraites de l’État liste les pays où la retenue à la source ne s’applique pas en raison d’une convention ; la Mongolie n’y figure pas. Le barème annuel de la retenue, révisé chaque année, comporte trois taux (0 %, 12 % et 20 %), appliqué au montant brut diminué de la cotisation d’assurance maladie (COTAM, 3,2 %), puis de l’abattement de 10 %.
- Pensions privées et de sécurité sociale : l’imposition revient à la France ou à la Mongolie selon l’article de la convention. Lorsqu’une convention réserve l’imposition à l’État de résidence, le BOFiP décrit, pour certaines conventions, une attestation de résidence fiscale et une preuve d’imposition remises au payeur avant le versement pour écarter la retenue française : confirmez la procédure applicable avec le service des impôts des particuliers non-résidents.
- Contributions sociales : un retraité dont la résidence fiscale est hors de France n’est pas redevable de la CSG et de la CRDS, mais une cotisation d’assurance maladie reste prélevée sur ses pensions françaises (CLEISS).
- Imposition en Mongolie : est résident quiconque séjourne 183 jours ou plus durant 12 mois consécutifs, ou perçoit au moins 50 % de ses revenus imposables de source mongole ; les revenus de source mongole d’un non-résident sont imposés à 20 % (loi sur l’impôt sur le revenu, traduction non officielle du portail juridique).
Pour éviter une double charge, déclarez votre départ à votre caisse et à l’administration fiscale française, et faites valider votre situation par un professionnel qui connaît les deux systèmes.
Accès aux soins des retraités : pas de formulaire S1
Le formulaire S1 est réservé par le CLEISS aux retraités du régime français qui s’installent dans l’Union européenne, l’Espace économique européen ou la Suisse. En Mongolie, aucune convention de sécurité sociale n’existe : le retraité organise seul sa couverture. L’assurance maladie sociale mongole est obligatoire et sa couverture atteint près de 90 % de la population, mais les pages officielles consultées ne décrivent pas l’accès d’un retraité étranger non salarié. Voir le glossaire du formulaire S1 et le guide formulaire S1 : mode d’emploi.
- CFE : l’offre destinée aux retraités, sans questionnaire médical, exige une pension d’un régime de base français ; elle couvre uniquement les soins reçus à l’étranger. Délai de carence : aucun si l’adhésion intervient avant le départ ou dans les trois mois de l’installation ; sinon trois mois avant 45 ans et six mois au-delà.
- Assurance internationale : à choisir sur le plafond, l’évacuation, la gestion des antécédents et les soins chroniques ; voir CFE ou assurance privée.
Le détail par statut figure sur la page remboursement des soins en Mongolie, et l’offre locale sur la page système de santé de la Mongolie.
Santé du retraité : froid, infrastructure et évacuation
Pour un retraité, trois sujets pèsent plus que dans d’autres destinations. L’hiver d’abord : il dure près de huit mois, avec environ -40 °C à Oulan-Bator, et France Diplomatie recommande de se protéger du froid et de l’altitude selon la destination. L’infrastructure ensuite : elle est qualifiée de rudimentaire hors de la capitale, les problèmes de communication ralentissant les transferts vers Oulan-Bator, et les hôpitaux privés sont fortement recommandés malgré des coûts potentiellement extrêmement élevés. Les médicaments enfin : pour un traitement régulier, emportez de quoi couvrir tout le séjour, car les équivalents locaux ne sont pas toujours disponibles ni fiables.
Avant l’installation, faites le point sur vos antécédents et sur leur prise en charge, car un questionnaire médical peut conduire à des exclusions : voir le guide questionnaire médical et antécédents.
Toucher sa pension depuis la Mongolie
L’Assurance retraite demande à chaque retraité résidant à l’étranger de justifier de son existence une fois par an, quelle que soit sa nationalité. Le certificat de vie est complété par l’autorité locale du pays de résidence ou validé par l’application « Mon certificat de vie » ; il doit être renvoyé sous deux mois, faute de quoi le paiement est suspendu jusqu’à réception. Signalez aussi votre adresse et vos coordonnées bancaires à votre caisse. Le guide trimestres travaillés à l’étranger et la page assurance retraite à l’étranger aident à préparer la liquidation des droits.
Démarches administratives d'un retraité installé
Un retraité qui s’installe en Mongolie multiplie les démarches : enregistrement dans les 48 heures suivant l’entrée pour un séjour long, demande ou prolongation d’un permis de résidence auprès de l’Agence de l’immigration (changement de catégorie, d’organisme parrain ou d’adresse enregistrée, mise à jour du passeport, réémission de la carte de résidence), et inscription au registre des Français établis hors de France auprès de l’ambassade. Une loi de 2017 impose aux étrangers de porter leur passeport en permanence ; les autres pièces d’identité et une copie peuvent être conservées dans un lieu sûr.
Pour la conduite, le permis international est obligatoire et le permis français doit aussi être présenté ; l’assurance automobile est obligatoire depuis octobre 2012, et un chauffeur local est recommandé hors de la capitale. En cas de difficulté, la section consulaire de l’ambassade de France, à Oulan-Bator, répond au même numéro que l’ambassade (+976 11 32 45 19) ; la rubrique « Urgence – Difficulté » de son site précise les démarches.
Coût de la vie, villes et règles de vie pour les retraités
Aucune source officielle lue n’établit de budget type pour un retraité étranger en Mongolie ; l’inflation et le taux de change figurent dans le bloc de repères économiques de cette page. Le chauffage pèse sur le budget d’un hiver de près de huit mois, et la nécessité d’un chauffeur local pour les déplacements hors de la capitale, de routes souvent non revêtues, fait partie des coûts à prévoir.
Oulan-Bator, où se trouvent l’ambassade de France, l’école française, l’Alliance française et les établissements de soins de référence, reste la seule base praticable pour un retraité. Les règles de vie intéressent les résidents : passeport à porter en permanence, alcool interdit en public et le premier jour de chaque mois, fumer interdit dans tous les lieux publics, stupéfiants sévèrement punis. Voir la page vivre en Mongolie. Pour un projet de retraite, Expavy aide à comparer les contrats d’assurance santé expatrié adaptés à l’âge et aux antécédents.
Questions fréquentes
Existe-t-il un visa pour retraités en Mongolie ?
Les pages officielles consultées ne décrivent pas de visa dédié aux retraités. Les touristes français séjournent 30 jours consécutifs sans visa (exemption temporaire à vérifier), avec 30 jours de prolongation possibles ; tout voyage non touristique exige un visa et un séjour long un enregistrement dans les 48 heures.
La France et la Mongolie ont-elles une convention fiscale ?
Oui : elle a été signée à Paris le 18 avril 1996 et est entrée en vigueur le 1er décembre 1998, avec un protocole. Son article sur les pensions détermine l'État imposant chaque catégorie de pension ; vérifiez-le pour votre régime et faites-le valider par un professionnel.
La retenue à la source s'applique-t-elle à ma pension de l'État ?
Le portail des retraites de l'État liste les pays où la retenue ne s'applique pas du fait d'une convention ; la Mongolie n'y figure pas. Le barème annuel, révisé chaque année, comporte trois taux (0 %, 12 % et 20 %), après une COTAM de 3,2 % et un abattement de 10 %.
Dois-je payer la CSG et la CRDS depuis la Mongolie ?
Non si votre résidence fiscale est hors de France, selon le CLEISS. Une cotisation d'assurance maladie reste en revanche prélevée sur vos pensions françaises ; pour les pensions de l'État, la COTAM est de 3,2 %.
Le formulaire S1 permet-il d'être soigné en Mongolie ?
Non : le CLEISS réserve le S1 aux retraités qui s'installent dans l'Union européenne, l'Espace économique européen ou la Suisse. En Mongolie, la couverture santé passe par la CFE ou une assurance internationale.
Que doit faire un retraité pour continuer à percevoir sa pension ?
Transmettre chaque année un certificat de vie, complété par l'autorité locale ou validé par application, dans un délai de deux mois. Sans retour, le paiement est suspendu jusqu'à réception du document.
Les autres guides : Mongolie
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
