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Gibraltar · Prendre sa retraite

Prendre sa retraite à Gibraltar quand on est français : résidence, fiscalité et santé

L’essentiel

Un retraité français entre à Gibraltar avec un passeport ou une carte nationale d'identité valide, mais la résidence de longue durée suit un cadre officiel dont le critère standard fixe un âge de 55 ans au plus, avec une décision discrétionnaire possible du Chief Minister. L'Income Tax Office propose par ailleurs un statut de personne qualifiée (Category 2) assorti d'un impôt annuel minimal de 37 000 £. La France et Gibraltar n'ont ni convention fiscale ni convention de sécurité sociale : la pension française reste imposable selon le droit français et le formulaire S1 n'est pas documenté pour ce territoire. La santé se prépare avec la CFE ou une assurance internationale, le régime local reposant sur des cotisations ou sur la résidence.

  • Résidence : critère standard d'un âge de 55 ans au plus, avec décision discrétionnaire possible du Chief Minister lorsque la résidence sert l'intérêt de Gibraltar (portail de la résidence).
  • Personne qualifiée (Category 2) : impôt annuel minimal de 37 000 £ et revenu imposable plafonné à 118 000 £ (Income Tax Office).
  • Aucune convention fiscale France-Gibraltar dans la liste du BOFiP ni convention de sécurité sociale dans la liste du CLEISS.
  • Retenue à la source sur pension de non-résident : 0 % jusqu’à un premier seuil, 12 % jusqu’à un second seuil, 20 % au-delà, après abattement de 10 % (impots.gouv.fr).
  • CFE : offre pour retraités, cotisation selon le pays et l'âge (CFE).
  • Pension de vieillesse gibraltarienne : montant maximal mensuel pour une personne seule, revalorisé chaque année (discours budgétaire du Chief Minister).

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Repères chiffrés : Gibraltar

Mis à jour automatiquement
Population
40 126
Espérance de vie
83,6 ans

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Droit de séjour et résidence d'un retraité

France Diplomatie indique qu’un Français accède à Gibraltar avec un passeport ou une carte nationale d’identité valide pour la durée du séjour, sans autorisation électronique de voyage. Pour s’installer, le portail officiel de la résidence du gouvernement de Gibraltar s’applique aux demandes déposées à compter du 06/10/2025 et détaille les critères standard d’un salarié, d’un travailleur indépendant ou d’un administrateur exerçant une activité. Les pages consultées ne présentent pas de visa spécifique aux retraités ni de seuil de pension.

  • Âge : 55 ans au plus pour le critère standard. Le Chief Minister peut décider d’admettre un demandeur plus âgé lorsque la résidence sert l’intérêt de Gibraltar ; une demande hors critères peut s’appuyer sur une exemption, expliquée dans le champ libre du formulaire.
  • Logement : résidence principale louée pour au moins 12 mois ou logement possédé à usage exclusif ; aucune nouvelle demande n’est acceptée depuis un navire.
  • Frais : 250 £ par demande, 250 £ par personne à charge et 20 £ pour le renouvellement annuel (portail de la résidence).
  • Services aux personnes âgées : le titulaire d’un permis de plus de 55 ans n’a pas droit aux services de résidence pour personnes âgées, sauf statut de Gibraltarien ; la résidence ouvre l’accès aux soins du GPMS pour le titulaire et sa famille proche.

Les personnes qui détenaient une carte d’enregistrement civil ou un permis de résidence avant cette date relèvent d’une page distincte du portail. La page vivre à Gibraltar détaille les formalités.

Statut de personne qualifiée (Category 2) et fiscalité locale

L’Income Tax Office décrit deux statuts réservés aux personnes qualifiées : le High Net Worth Individual et la Category 2, délivrés sur certificat de Gibraltar Finance (Suite 761, Europort ; +350 200 50011). Ils sont imposés selon le système à déductions, sur un revenu imposable plafonné à 118 000 £ par an, avec un impôt annuel compris entre 37 000 £ au minimum et 42 380 £ au maximum. La Category 2 suppose un logement résidentiel approuvé, cinq ans de non-résidence avant la demande et le certificat du directeur du Finance Centre. Ces conditions se confirment auprès de Gibraltar Finance.

L’Income Tax Office précise que l’exercice fiscal s’étend du 1er juillet au 30 juin et qu’aucun impôt n’est dû lorsque le revenu imposable annuel ne dépasse pas 11 450 £. Les personnes ayant atteint l’âge de la pension d’État bénéficient d’une déduction de 9 055 £ pour une personne seule et de 5 600 £ pour un couple marié ou en partenariat civil, réduite d’un douzième par mois de non-résidence. Un crédit d’impôt de 4 000 £ s’adresse aux personnes de 60 ans et plus qui perçoivent un revenu d’activité, sous réserve d’une pension professionnelle ne dépassant pas 6 000 £ par an, et il n’est pas cumulable avec le système sur revenu brut.

Pour une pension, l’Income Tax Office applique un taux de 0 % aux pensions légales ou approuvées perçues à partir de 60 ans, ainsi qu’en cas de retraite obligatoire à 55 ans. Il n’existe ni impôt sur les plus-values ni droits de succession, supprimés le 1er avril 1997. Une personne résidente ordinaire est imposée sur les revenus de source gibraltarienne et sur certains revenus étrangers reçus à Gibraltar ; le traitement d’une pension étrangère n’est pas précisé sur les pages consultées et se confirme auprès de l’Income Tax Office.

Fiscalité de la pension française : pas de convention

La liste des conventions fiscales du BOFiP ne mentionne pas Gibraltar. Aucune règle conventionnelle ne répartit donc l’imposition des pensions entre la France et Gibraltar : le droit interne français s’applique, selon le domicile fiscal. Service-public.fr retient quatre critères, dont un seul suffit pour être domicilié en France : foyer ou lieu de séjour principal, 183 jours de présence, activité professionnelle principale ou centre des intérêts économiques en France. Un retraité installé à Gibraltar qui garde son foyer ou ses intérêts économiques en France peut rester résident fiscal français.

Un retraité non-résident de France reste imposé sur sa pension de source française par une retenue à la source. Après un abattement de 10 %, le barème, révisé chaque année, comporte trois tranches, à 0 %, à 12 % puis à 20 % au-delà ; les tranches à 0 % et 12 % sont libératoires, tandis que la retenue de 20 % s’impute sur l’impôt dû en France. Le service des impôts des particuliers non-résidents confirme le statut. Le guide toucher sa retraite à l’étranger explique le versement des pensions hors de France.

La santé du retraité : S1 non documenté, trois options

Selon l’Assurance Maladie, le formulaire S1 permet à un retraité installé dans l’Union européenne, l’EEE, la Suisse ou le Royaume-Uni de s’inscrire auprès de l’assurance locale ; hors de ces espaces, la couverture française prend fin, sauf accord applicable, et il peut adhérer à la CFE ou souscrire une assurance privée. Cette page ne mentionne pas Gibraltar, qui ne figure pas non plus dans la liste des accords de sécurité sociale du CLEISS. La situation d’un retraité se confirme donc auprès du CLEISS ou de sa caisse de retraite.

  • Régime local : l’accès gratuit aux soins de la GHA passe par le Group Practice Medical Scheme, auquel la résidence donne accès. Le détail figure dans le guide système de santé de Gibraltar.
  • CFE : la cotisation de l’offre pour retraités dépend du pays de résidence, de l’âge et de la situation familiale (montants sur cfe.fr).
  • Assurance internationale : accès au secteur privé et évacuation ; l’âge, les antécédents médicaux et les plafonds sont décisifs.

Lors de séjours temporaires en France, un retraité du régime général justifiant de 15 ans de cotisations peut relever de la Cnarefe ; son conjoint est couvert seulement si un accord bilatéral le prévoit, sinon par la CFE ou une assurance privée (Assurance Maladie). Voir le guide assurance maladie du retraité à l’étranger et la page remboursement des soins à Gibraltar.

Si vous avez travaillé à Gibraltar : la pension locale

Le discours budgétaire annuel fixe la revalorisation des pensions de vieillesse, avec un maximum et un minimum révisés chaque année (barème à consulter auprès de l’organisme). Une partie des bénéficiaires de la pension de vieillesse sont des non-résidents, ce qui montre que cette pension se perçoit aussi hors de Gibraltar. L’âge de la pension d’État est de 60 ans pour les hommes comme pour les femmes selon ce discours.

Les périodes cotisées en France se font reconnaître auprès de la caisse de retraite ; le guide trimestres travaillés à l’étranger explique la prise en compte des périodes à l’étranger.

Coût de la vie et lieux de vie

Les indicateurs de prix figurent dans le bloc « Repères économiques » ci-dessus. Aucune administration consultée ne publie de budget type pour un retraité ni de loyer moyen. Les montants officiels sont exprimés en livres sterling. Le logement est conditionné à une location de douze mois au moins ou à un bien possédé à usage exclusif ; un séjour test de plusieurs semaines permet de mesurer les dépenses réelles avant de s’engager.

Des retraités choisissent aussi de résider côté espagnol : voir la page retraite en Espagne. Pour la vie quotidienne à Gibraltar, voir la fiche Gibraltar et la page travailler à Gibraltar pour les retraités actifs.

Les vérifications à faire avant de partir

  • Résidence : demander au Department of Immigration and Home Affairs si un retraité de plus de 55 ans peut obtenir un permis, ou à Gibraltar Finance si le statut de personne qualifiée est envisageable.
  • Santé : confirmer auprès du CLEISS ou de la caisse de retraite que le formulaire S1 est ou non applicable, puis comparer la CFE et les assurances internationales sur les plafonds, les carences et les antécédents médicaux.
  • Fiscalité : interroger le service des impôts des particuliers sur le domicile fiscal et sur la retenue à la source, et l’Income Tax Office sur le traitement d’une pension étrangère.
  • Logement : prévoir un bail d’au moins douze mois ou un bien possédé à usage exclusif, la résidence sur un navire n’étant plus acceptée pour les nouvelles demandes.

Le guide retraite à l’étranger rassemble les démarches communes à tous les pays ; Expavy aide à confronter les offres de santé à votre situation.

Anticiper le retour en France

Un retraité qui revient définitivement en France contacte la caisse d’assurance maladie de son lieu de résidence, ou le 36 46, selon l’Assurance Maladie. Le guide réduire le délai de carence et la page retour en France détaillent les démarches. L’assurance santé expatrié se compare avant le départ.

Questions fréquentes

Existe-t-il un visa retraité à Gibraltar ?

Les pages consultées ne présentent pas de visa spécifique aux retraités. Le portail de la résidence fixe un critère standard d'âge de 55 ans au plus, avec une décision discrétionnaire possible du Chief Minister, et l'Income Tax Office décrit un statut de personne qualifiée (Category 2) sur certificat de Gibraltar Finance.

Quel revenu faut-il pour s'installer ?

Le critère standard d'un salarié est une rémunération brute annuelle d'au moins 37 500 £. Les pages consultées ne fixent pas de seuil de pension pour un retraité ; les conditions se demandent au Department of Immigration and Home Affairs.

Ma pension française est-elle imposée à Gibraltar ?

L'Income Tax Office taxe à 0 % les pensions légales ou approuvées perçues à partir de 60 ans, mais ne précise pas, sur les pages consultées, le traitement d'une pension étrangère. Aucune convention fiscale ne lie la France et Gibraltar : le droit français s'applique selon votre domicile fiscal.

Comment est imposée la pension d'un non-résident de France ?

Une retenue à la source s'applique à la pension de source française, selon un barème révisé chaque année : trois tranches, à 0 %, 12 % puis 20 %, après abattement de 10 %.

Le formulaire S1 fonctionne-t-il à Gibraltar ?

La page de l'Assurance Maladie sur le S1 vise l'Union européenne, l'EEE, la Suisse et le Royaume-Uni et ne mentionne pas Gibraltar, absent aussi de la liste du CLEISS. La situation se confirme auprès du CLEISS ou de la caisse de retraite ; la CFE ou une assurance internationale complètent.

Combien coûte la CFE pour un retraité ?

La cotisation de l'offre pour retraités dépend du pays de résidence, de l'âge et de la situation familiale ; les montants sont sur cfe.fr.

Que se passe-t-il si je rentre en France ?

Contactez la caisse d'assurance maladie de votre lieu de résidence en France ou le 36 46 avant le retour pour vérifier votre situation, selon l'Assurance Maladie.

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