Brésil · Prendre sa retraite
Retraite au Brésil : visa de retraité, revenu mensuel exigé, fiscalité de la pension, totalisation et accès aux soins
L’essentiel
Un retraité français s'installe au Brésil avec un visa temporaire destiné aux retraités et aux bénéficiaires d'une pension de réversion, prévu par la résolution normative n° 40 du Conseil national d'immigration : il suppose de prouver un transfert mensuel d'au moins 2 000 US$ vers le Brésil, soit environ 1 780 €, et ouvre une résidence initiale de deux ans. La convention fiscale franco-brésilienne de 1971 impose les pensions privées dans l'État de résidence et les pensions publiques dans l'État payeur. L'accord de sécurité sociale permet la totalisation des périodes d'assurance et le versement de la pension sans réduction, quel que soit le pays de résidence. Pour la santé, le retraité associe le SUS, l'offre CFE pour retraités, à partir de 147 € par mois, ou une assurance internationale, le visa exigeant un seguro de saúde valable au Brésil.
- 2 000 US$ par mois transférés au Brésil (environ 1 780 €, soit 10 416 R$) : montant exigé pour le visa de retraité ou de pensionné (résolution normative CNIg n° 40).
- 2 ans : durée initiale de la résidence accordée au titulaire du visa de retraité ; le renouvellement relève d'une résolution spécifique.
- Article 18 de la convention du 10/09/1971 : une pension privée n'est imposable que dans l'État de résidence ; article 19 : une pension publique l'est dans l'État qui la verse.
- 65 ans pour les hommes et 62 ans pour les femmes, avec 180 mois de cotisations au minimum : conditions de la retraite urbaine brésilienne (CLEISS).
- 147 € par mois : tarif de départ de l'offre CFE pour retraités, sans questionnaire médical, réservée aux titulaires d'une pension du régime de base français.
- Jusqu'à 24 mois : couverture partielle temporaire possible dans un plano de saúde pour les maladies préexistantes déclarées à l'adhésion (ANS).
Repères économiques : Brésil
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +2,3 %
- Inflation
- 5,0 %
- Taux de chômage
- 6,0 %
- PIB par habitant
- 10 713 $
- Population
- 212,8 millions
- Change
- 1 € = 5,862 BRL
- real brésilien, cours BCE du jour
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Prendre sa retraite au Brésil : le visa de retraité ou de pensionné
La résolution normative n° 40 du Conseil national d’immigration, datée du 2 octobre 2019, fixe les règles du visa temporaire et de l’autorisation de résidence fondés sur une retraite ou une pension de réversion. Elle s’adresse à l’immigrant retraité ou bénéficiaire d’une pension de décès qui prouve le transfert mensuel au Brésil, en devise étrangère, d’un montant d’au moins 2 000 US$ (article 1). Le visa se demande au consulat avant le départ ; la personne déjà présente au Brésil peut demander une autorisation de résidence au ministère de la Justice et de la Sécurité publique (article 4).
- Durée : la résidence initiale va jusqu’à deux ans, et son renouvellement est régi par une résolution spécifique (articles 3 et 5).
- Vérification avant dépôt : les montants et pièces peuvent évoluer ; la page « visas » du consulat du Brésil à Paris et le site du ministère des Relations extérieures (gov.br/mre) font foi pour un dépôt en France.
Le guide retraite à l’étranger et la page assurance retraite à l’étranger rassemblent les repères communs à tous les pays.
Revenu mensuel exigé et pièces du dossier
Le seuil de 2 000 US$ par mois représente environ 1 780 € au cours PTAX de clôture de la Banque centrale du Brésil du 01/10/2026 (1 € = 5,85 R$, soit 1,1232 US$ pour 1 €), ou environ 10 416 R$. La résolution accepte plusieurs preuves de ressources (article 3).
- Retraite : justificatif de la retraite et de la capacité de transférer au Brésil la somme exigée.
- Pension de réversion : justificatif de perception d’une pension de décès d’au moins 2 000 US$.
- Revenus complémentaires : d’autres sources régulières de revenu peuvent compléter le montant, si nécessaire.
Le dossier consulaire réunit en outre (article 2) : document de voyage valide, certificat international de vaccination lorsque l’Anvisa l’exige, assurance santé valable au Brésil, preuve du paiement des émoluments consulaires, formulaire de demande, justificatif du moyen de transport pour entrer sur le territoire et casier judiciaire du pays d’origine. Les pièces émises en France se préparent à l’avance, selon les exigences de forme du consulat.
Préparer son départ en six étapes
- Étape 1, les ressources : la retraite française, la pension de réversion ou les revenus complémentaires doivent atteindre 2 000 US$ par mois transférés au Brésil, avec des relevés qui montrent ces virements.
- Étape 2, la santé : un seguro de saúde valable au Brésil figure parmi les pièces du dossier, et une adhésion à la CFE dans les trois mois de l’expatriation donne une couverture immédiate.
- Étape 3, le visa : demande au consulat avec l’ensemble des pièces de l’article 2 de la résolution.
- Étape 4, l’enregistrement : Polícia Federal dans les 90 jours suivant l’entrée, puis demande de la CRNM.
- Étape 5, le CPF : inscription gratuite, puis ouverture d’un compte pour recevoir les transferts mensuels.
- Étape 6, la fiscalité : qualification de la pension auprès de l’administration française, puis déclaration des revenus étrangers au Brésil par le carnê-leão.
Cette feuille de route se complète avec la checklist des 90 premiers jours, qui rassemble les démarches communes aux expatriés.
Démarches à l'arrivée : CRNM, CPF et résidence
- Enregistrement à la Polícia Federal : le titulaire d’un visa temporaire dispose de 90 jours après l’entrée pour demander la CRNM ; la taxe est de 204,77 R$ (environ 35 €), et la démarche se fait en ligne puis sur rendez-vous.
- CPF : numéro fiscal gratuit, requis pour de nombreuses démarches administratives et bancaires, et identifiant de la carte nationale de santé du SUS.
- Adresse et banque : signaler aux caisses de retraite françaises le changement d’adresse et de coordonnées bancaires avant le départ.
Les étapes détaillées se trouvent dans la page vivre au Brésil, et le guide toucher sa retraite à l’étranger explique comment recevoir sa pension sur un compte français ou brésilien.
Fiscalité de la pension : convention franco-brésilienne
La convention fiscale entre la France et le Brésil a été signée à Brasília le 10 septembre 1971 et est entrée en vigueur le 10 mai 1972 (impots.gouv.fr, BOFiP). Elle répartit les droits d’imposition selon la nature de la pension.
- Pensions privées et rentes (article 18) : imposables uniquement dans l’État dont le bénéficiaire est résident. Un retraité fiscalement résident au Brésil les déclare donc au Brésil.
- Pensions publiques (article 19) : imposables dans l’État qui les verse, sauf si le bénéficiaire possède la nationalité de l’autre État.
- Qualification de la pension : la classification d’une pension de base de la Sécurité sociale entre pension privée et pension publique se confirme auprès de l’administration fiscale française, service des impôts des non-résidents, avant le départ.
- Côté brésilien : le résident déclare ses revenus perçus de l’étranger par un versement mensuel, le carnê-leão, dû le dernier jour ouvré du mois suivant l’encaissement (Receita Federal). Les règles propres aux pensions étrangères et aux conventions se confirment auprès de la Receita Federal avant la première déclaration.
Le barème de l’impôt sur le revenu brésilien est présenté dans la page travailler au Brésil.
Totalisation des retraites et versement de la pension
L’accord franco-brésilien de sécurité sociale, applicable depuis le 1er septembre 2014, permet de combiner les périodes d’assurance accomplies dans les deux pays (articles 15 à 21). Chaque institution examine d’abord les droits au titre de ses propres périodes, puis totalise les périodes non concomitantes pour calculer une pension théorique, versée au prorata. Les périodes accomplies dans un pays tiers comptent lorsque ce pays a conclu un accord de coordination avec la France et le Brésil (CLEISS).
- Versement à l’étranger : les pensions sont exportées sans réduction ni modification, quel que soit le pays de résidence ; les prestations de solidarité non contributives (ASPA, ASI, AAH) ne sont pas exportables.
- Retraite brésilienne : l’âge est de 65 ans pour les hommes et de 62 ans pour les femmes, avec 180 mois de cotisations au minimum, pour les travailleurs urbains (CLEISS).
Le guide trimestres travaillés à l’étranger explique comment valider ces périodes.
Coût de la vie du retraité
Le budget d’un retraité dépend surtout de la ville et du logement. Sur douze mois à fin août 2026, l’indice officiel des prix IPCA mesure la hausse du loyer résidentiel à 4,97 %, de l’électricité à 4,95 %, de l’alimentation et des boissons à 3,53 %, de la santé et des soins personnels à 5,84 % et du plano de saúde à 5,78 % (IBGE). Le poste santé progresse donc plus vite que la moyenne, et le seuil de 2 000 US$ transférés par mois laisse une marge confortable ou serrée selon le quartier choisi.
Les repères par ville, les loyers et la sécurité figurent dans vivre au Brésil, et le guide budgétiser sa santé en expatriation aide à chiffrer la part consacrée aux soins.
Santé du retraité : SUS, CFE, plano de saúde
- SUS : le résident accède au système public gratuit ; les délais et l’offre varient selon la région. Le fonctionnement est détaillé dans système de santé brésilien.
- CFE : l’offre pour retraités est réservée aux titulaires d’une pension du régime de base français, sans activité professionnelle ni questionnaire médical ; elle couvre l’assuré, ses enfants mineurs et son conjoint retraité, dès 147 € par mois. La couverture est immédiate si l’adhésion a lieu avant le départ ou dans les trois mois de l’expatriation ; au retour en France, la réaffiliation s’effectue sans délai de carence.
- Plano de saúde : l’ANS fixe des carences maximales de 24 heures pour l’urgence et de 180 jours pour les autres situations, et une couverture partielle temporaire jusqu’à 24 mois peut s’appliquer aux maladies préexistantes déclarées ; le questionnaire de santé est donc à remplir avec soin.
- Assurance internationale : elle ouvre l’accès aux établissements privés avec prise en charge directe, dans les plafonds du contrat.
Le guide assurance maladie du retraité à l’étranger, la page remboursement des soins au Brésil et le formulaire S1, propre à l’Europe, complètent ces repères ; Expavy aide à comparer les contrats.
Retraite au Brésil : les repères en un coup d'œil
| Sujet | Règle | Repère |
|---|---|---|
| Visa | Visa temporaire de retraité ou de pensionné | Résolution normative CNIg n° 40 ; demande au consulat avant le départ |
| Ressources | 2 000 US$ transférés par mois au Brésil | Environ 1 780 € ; retraite, pension de réversion ou revenus complémentaires |
| Durée | Résidence initiale jusqu'à deux ans | Renouvellement régi par une résolution spécifique |
| Pièces | Assurance santé valable au Brésil, casier judiciaire, vaccination si exigée | Formulaire, émoluments consulaires, preuve de transport |
| Impôt sur la pension | Pension privée : État de résidence ; pension publique : État payeur | Convention du 10/09/1971, articles 18 et 19 |
| Pension française | Exportée sans réduction, quel que soit le pays de résidence | ASPA, ASI et AAH non exportables |
| Santé | SUS, CFE (dès 147 € par mois), plano de saúde ou assurance internationale | Carences et maladies préexistantes à examiner |
Sources : résolution normative CNIg n° 40, impots.gouv.fr (BOFiP), CLEISS, CFE, ANS. Conversion au cours PTAX de clôture de la Banque centrale du Brésil du 01/10/2026 (1 € = 5,85 R$ ; 1 € = 1,1232 US$).
Questions fréquentes
Quel revenu faut-il pour prendre sa retraite au Brésil ?
La résolution normative CNIg n° 40 demande de prouver un transfert mensuel d'au moins 2 000 US$ vers le Brésil, soit environ 1 780 € au cours PTAX du 01/10/2026, au moyen d'une retraite, d'une pension de réversion ou de revenus réguliers complémentaires. Le consulat du Brésil à Paris confirme les montants et pièces à la date du dépôt.
Combien de temps dure le visa de retraité au Brésil ?
La résidence initiale accordée au titulaire du visa temporaire de retraité va jusqu'à deux ans. Son renouvellement est régi par une résolution spécifique du Conseil national d'immigration, à consulter avant l'échéance.
Une pension française est-elle imposée au Brésil ?
La convention franco-brésilienne du 10 septembre 1971 impose les pensions privées uniquement dans l'État de résidence (article 18) et les pensions publiques dans l'État payeur, sauf nationalité de l'autre État (article 19). Au Brésil, un résident déclare ses revenus étrangers par le carnê-leão ; la qualification de la pension se confirme auprès de l'administration fiscale française.
Les trimestres cotisés au Brésil comptent-ils pour la retraite française ?
Oui : l'accord de sécurité sociale, applicable depuis le 1er septembre 2014, totalise les périodes d'assurance des deux pays pour ouvrir les droits, chaque institution calculant sa pension au prorata. Les pensions sont versées sans réduction, quel que soit le pays de résidence.
Comment un retraité français est-il couvert pour la santé au Brésil ?
Le SUS accueille les résidents, et le retraité s'assure en complément avec l'offre CFE pour retraités, dès 147 € par mois sans questionnaire médical, ou avec une assurance internationale. Le visa exige un seguro de saúde valable au Brésil, et un plano de saúde applique des carences allant jusqu'à 180 jours.
Le formulaire S1 fonctionne-t-il au Brésil ?
Le formulaire S1 est propre aux États européens. Pour le Brésil, le CLEISS recommande l'adhésion à la CFE ou une assurance privée, l'accord bilatéral étant centré sur les retraites et les indemnités journalières.
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- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.