Slovénie · Prendre sa retraite
Prendre sa retraite en Slovénie : séjour, fiscalité de la pension, formulaire S1 et coût de la vie
L’essentiel
Un retraité français s'installe en Slovénie sans visa : le séjour est libre pendant trois mois, puis l'attestation d'enregistrement de résidence se demande à l'unité administrative avec une assurance maladie complète et des ressources suffisantes, sans montant chiffré sur les pages officielles consultées. La convention fiscale du 7 avril 2004 réserve l'imposition des pensions privées à l'État de résidence, tandis que les pensions publiques restent imposables dans l'État qui les verse. Avec le formulaire S1 demandé à sa caisse de retraite, le retraité accède aux soins slovènes sans cotisation maladie locale sur sa pension. Le droit au séjour permanent s'acquiert après cinq ans de séjour légal et continu.
- 5 ans : durée de séjour légal et continu ouvrant droit au séjour permanent ; l'attestation d'enregistrement vaut cinq ans au maximum (gov.si, europa.eu).
- 3 mois : séjour libre sans formalité d'enregistrement ; amende de 500 € à 1 200 € au-delà de 90 jours sans attestation (France Diplomatie).
- 7 avril 2004 : signature de la convention fiscale franco-slovène, en vigueur depuis le 1er mars 2007 ; article 17 sur les pensions privées (BOFiP, impots.gouv.fr).
- 3,2 % sur la pension de base et 4,2 % sur la complémentaire : cotisation maladie prélevée sur les retraites françaises d'un retraité dont la résidence fiscale est hors de France ; 7,1 % pour les indépendants (CLEISS).
- 65 ans et 15 ans d'assurance : âge légal et durée minimale de la pension slovène ; pension minimale fixée par la réglementation et revalorisée régulièrement (CLEISS).
- Contribution santé forfaitaire mensuelle révisée chaque année, dont l'application à un titulaire de S1 se vérifie auprès du ZZZS (CLEISS).
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Repères chiffrés : Slovénie
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +1,1 %
- Inflation
- 2,4 %
- Taux de chômage
- 3,2 %
- PIB par habitant
- 37 376 $
- Population
- 2,1 millions
- Espérance de vie
- 82,3 ans
- Dépense de santé (% du PIB)
- 9,9 %
- Médecins pour 1 000 hab.
- 3,37
- Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
- 4,1
- Monnaie
- Euro
- pas de frais de change
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Droit de séjour du retraité : aucun visa, une attestation après trois mois
Les citoyens de l’Union européenne entrent en Slovénie avec une carte d’identité ou un passeport valide et séjournent trois mois sans enregistrement (gov.si). Au-delà, l’attestation d’enregistrement de résidence se demande à l’unité administrative du lieu de vie, avec une assurance maladie adéquate et des moyens de subsistance suffisants. Your Europe résume les mêmes conditions pour un retraité : une assurance maladie complète et un revenu, issu d’une pension ou d’une autre source, qui permet de vivre sans aide financière.
- Document délivré : l’attestation est valable pour la durée du séjour envisagé, avec un maximum de cinq ans, et se renouvelle dans les mêmes conditions (gov.si).
- Montant de ressources : les pages officielles consultées ne fixent pas de montant ; l’unité administrative apprécie chaque dossier, et un relevé de pension ou de compte facilite l’instruction.
- Séjour permanent : après cinq ans de séjour légal et continu, un certificat de séjour permanent d’une durée illimitée peut être délivré ; les absences de moins de six mois par an ne rompent pas la continuité (gov.si, europa.eu). Une absence de plus de deux années consécutives peut faire perdre ce droit (europa.eu).
- Amende : un séjour de plus de 90 jours sans l’attestation expose à une amende de 500 € à 1 200 € (France Diplomatie).
La page vivre en Slovénie détaille les pièces, la déclaration à la police lors d’un séjour chez des proches et l’inscription au registre consulaire.
Fiscalité de la pension française : la convention franco-slovène
La convention entre la France et la Slovénie, signée à Ljubljana le 7 avril 2004 et entrée en vigueur le 1er mars 2007 (BOFiP), répartit le droit d’imposer chaque catégorie de revenu. Elle a été modifiée par la convention multilatérale BEPS signée le 7 juin 2017, dont la version consolidée est publiée sur impots.gouv.fr.
- Pensions privées et pensions de sécurité sociale (article 17) : sous réserve des pensions publiques, les pensions et rémunérations similaires payées à un résident d’un État au titre d’un emploi antérieur ne sont imposables que dans cet État. Un retraité résident de Slovénie est donc imposable en Slovénie sur ses pensions privées ; l’administration française indique que, lorsque la convention ne contient pas de clause propre aux pensions de sécurité sociale, le droit d’imposer revient en principe à l’État de résidence (BOFiP). La déclaration à déposer se confirme avec l’administration fiscale française et slovène.
- Pensions publiques (article 18, paragraphe 2) : les pensions versées par un État ou une collectivité au titre de services rendus à cet État ne sont imposables que dans cet État, sauf si le bénéficiaire est résident et ressortissant de l’autre État sans avoir la nationalité du premier. Un ancien fonctionnaire français résident en Slovénie reste donc imposé en France.
- Barème slovène : l’impôt sur le revenu est progressif, de 16 % à 50 % selon le portail officiel des entreprises (SPOT) ; seuils et abattements changent chaque année et se lisent sur le site de l’administration fiscale slovène.
- Prélèvements français : avec une résidence fiscale hors de France, la cotisation maladie de 3,2 % (pension de base) et 4,2 % (pension complémentaire) s’applique aux retraites du régime général, et 7,1 % à celles des indépendants ; avec une résidence fiscale en France, la CSG, la CRDS et la CASA s’appliquent (CLEISS).
Le guide toucher sa retraite à l’étranger détaille le versement des pensions hors de France. Un conseil individuel permet de vérifier les déclarations à déposer dans chaque pays.
Soins des retraités : le formulaire S1 et le ZZZS
Le retraité qui perçoit seulement une pension française, vit en Slovénie de façon permanente ou plus de six mois par an et n’y travaille pas demande le S1 à sa caisse de retraite (CNAV pour le régime général, direction des finances publiques pour l’étranger pour les pensionnés de l’État) ; il se demande de préférence avant le départ et l’inscription se fait auprès de l’assureur slovène (CLEISS). Aucune cotisation du régime local n’est retenue, car la pension française supporte déjà des prélèvements. Chaque proche concerné a son propre S1.
- Soins en France : le titulaire reste couvert en France et peut s’y faire soigner quel qu’en soit le motif, selon les règles françaises (CLEISS).
- Contribution forfaitaire : le ZZZS classe les pensionnés d’un régime étranger parmi les assurés ; la contribution, de l’ordre de 40 € par mois, est fixée chaque année par le ministre de la Santé, et son application à un titulaire de S1 se confirme auprès du ZZZS avant l’installation (CLEISS, ZZZS).
- Parcours de soins : médecin traitant choisi librement, passage obligatoire par lui pour les spécialistes ; voir le système de santé slovène et la page remboursements des soins.
Pour compléter le dispositif avec une couverture au premier euro ou un accès élargi, Expavy aide à comparer les options ; voir aussi la page assurance retraite à l’étranger.
Coût de la vie et logement du retraité
Le salaire moyen brut avoisine 2 700 € et le salaire minimum 1 500 € bruts par mois (Office statistique slovène, Eurostat) : ces repères situent le niveau de vie local. Le CLEISS indique que la pension minimale slovène est de l’ordre de 260 € par mois et la pension garantie de l’ordre de 570 €, ce qui renseigne sur le niveau des revenus des retraités locaux, sans fixer un budget pour un retraité français.
- Logement : les loyers et les prix varient entre Ljubljana, le littoral et l’est du pays ; l’Office statistique slovène publie les statistiques officielles. Le bail sert de justificatif de domicile pour l’enregistrement de la résidence.
- Santé : une participation du patient de 10 % à 90 % selon l’acte, des soins dentaires couverts à 80 % pour les adultes et des prothèses couvertes à 10 % (CLEISS) justifient de prévoir une enveloppe santé ; le guide budgétiser sa santé en expatriation aide à la chiffrer.
- Monnaie : l’euro, sans risque de change pour une pension versée en euros.
Villes et régions prisées par les retraités
Ljubljana, avec environ 293 000 habitants dans sa localité (Office statistique slovène), concentre les services de santé, l’ambassade de France et l’école française. Les petites villes autour de la capitale et le littoral de Koper séduisent pour leur cadre de vie, tandis que Maribor offre une grande ville universitaire et hospitalière dans l’est du pays.
Le choix se fait selon la proximité d’un centre hospitalier, le climat et l’altitude : France Diplomatie signale des crues et glissements de terrain lors des pluies d’automne et d’hiver, une sismicité dans trois zones du pays et des tiques porteuses d’encéphalite et de maladie de Lyme en zone boisée. Un séjour d’essai d’une saison complète, hiver inclus, avant de s’engager dans un bail long, limite les mauvaises surprises ; l’apprentissage du slovène facilite les démarches et la vie sociale.
Si vous avez aussi travaillé en Slovénie : la retraite slovène
Les périodes accomplies en France et en Slovénie se cumulent pour l’ouverture des droits : le guide trimestres travaillés à l’étranger explique la totalisation. Selon le CLEISS, l’âge légal de la retraite est de 65 ans avec une durée minimale d’assurance de 15 ans ; la pension se calcule sur le revenu mensuel moyen assuré des 24 meilleures années consécutives.
- Départ anticipé : possible dès 60 ans après 40 ans d’assurance, avec une réduction de 0,3 % par mois d’anticipation.
- Report : un report d’au moins un an majore la pension de 1,5 % par période de six mois, jusqu’à trois ans.
- Prime annuelle : une prime forfaitaire est versée en général avec la pension de juin ; son montant dépend du niveau de la pension (CLEISS).
La demande s’effectue auprès de l’institut slovène compétent, qui précise les montants en vigueur.
Démarches avant le départ et retour éventuel en France
- Demander le S1 à sa caisse de retraite, pour soi et pour chaque proche concerné, et prévenir les caisses françaises du changement d’adresse et du compte de versement.
- Faire la demande d’attestation d’enregistrement avant la fin du troisième mois, avec le passeport, une preuve d’assurance maladie et un justificatif de ressources.
- Faire enregistrer le S1 auprès de l’assureur slovène, puis choisir un médecin traitant conventionné.
- S’inscrire au registre des Français établis hors de France auprès de l’ambassade à Ljubljana.
- Déclarer la pension de sécurité sociale selon la convention fiscale, après avoir vérifié l’État où elle est imposée.
En cas de retour en France, l’assuré contacte la dernière caisse d’assurance maladie dont il relevait : la page retour en France détaille les démarches.
Questions fréquentes
Faut-il un visa pour prendre sa retraite en Slovénie ?
Non. Un Français entre avec une carte d'identité ou un passeport valide et séjourne trois mois librement. Il demande ensuite l'attestation d'enregistrement de résidence, avec une assurance maladie et des ressources suffisantes ; le séjour permanent s'acquiert après cinq ans.
Quel montant de ressources faut-il justifier en Slovénie ?
Les pages officielles consultées parlent de moyens de subsistance suffisants sans fixer de montant. L'unité administrative apprécie chaque dossier ; un relevé de pension facilite l'instruction.
La pension française est-elle imposée en France ou en Slovénie ?
Pour un retraité résident de Slovénie, l'article 17 de la convention de 2004 réserve l'imposition des pensions privées à l'État de résidence ; les pensions publiques restent imposables en France. La déclaration se confirme auprès des deux administrations.
Comment fonctionne le formulaire S1 en Slovénie ?
Le retraité le demande à sa caisse de retraite, de préférence avant le départ, et le fait enregistrer auprès de l'assureur slovène. Il est soigné selon le droit slovène sans cotisation maladie locale sur sa pension.
Quelle cotisation maladie est prélevée sur la retraite française ?
Pour une résidence fiscale hors de France, 3,2 % sur la pension de base et 4,2 % sur la complémentaire du régime général, et 7,1 % pour les indépendants. Avec une résidence fiscale en France, la CSG, la CRDS et la CASA s'appliquent (CLEISS).
La contribution santé forfaitaire concerne-t-elle un titulaire de S1 ?
Elle est de l'ordre de 40 € par mois, révisée chaque année. Son application à un titulaire de S1 se confirme auprès du ZZZS avant l'installation.
À quel âge prend-on sa retraite en Slovénie ?
L'âge légal est de 65 ans avec 15 ans d'assurance minimum, et un départ à 60 ans est possible après 40 ans d'assurance avec une réduction de 0,3 % par mois (CLEISS).
Les autres guides : Slovénie
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
