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Slovaquie · Prendre sa retraite

Prendre sa retraite en Slovaquie : séjour, fiscalité de la pension, formulaire S1 et coût de la vie

L’essentiel

Un retraité français s'installe en Slovaquie sans visa : le séjour est libre pendant 90 jours, puis l'enregistrement se fait en personne auprès de la police des étrangers, avec un justificatif de domicile et des moyens de subsistance suffisants, sans montant chiffré sur les pages officielles consultées. La convention fiscale de 1973, maintenue en vigueur à l'égard de la Slovaquie, prévoit que les pensions, y compris celles de sécurité sociale, ne sont imposables que dans l'État de domicile du bénéficiaire, tandis que les pensions publiques restent imposables dans l'État qui les verse. Avec le formulaire S1 enregistré auprès d'une compagnie d'assurance maladie slovaque, le retraité reçoit les mêmes soins qu'un assuré local. Le séjour permanent s'acquiert après cinq ans.

  • 90 jours : séjour sans enregistrement ; au-delà, enregistrement auprès de la police des étrangers, gratuit, dans les 30 jours après les trois mois ; séjour permanent après 5 ans (France Diplomatie, slovensko.sk, IOM).
  • Article 19 de la convention franco-tchécoslovaque du 1er juin 1973, en vigueur depuis le 25 janvier 1975 et applicable à la Slovaquie : les pensions de sécurité sociale ne sont imposables que dans l'État de domicile (impots.gouv.fr, BOFiP).
  • 3,2 % sur la pension de base et 4,2 % sur la complémentaire : cotisation maladie prélevée sur les retraites françaises d'un retraité dont la résidence fiscale est hors de France ; 7,1 % pour les indépendants (CLEISS).
  • 3 compagnies d'assurance maladie : VšZP, Dôvera et Union ; le S1 s'enregistre auprès de la compagnie de son choix, qui remet une carte portant la mention « UE » (slovensko.sk, VšZP).
  • Âge légal de la retraite slovaque relevé progressivement selon la génération, de 63 ans et 4 mois à 64 ans pour les assurés sans enfant des générations successives, avec 15 ans d'assurance au minimum (CLEISS).
  • 0,5 % par période de 30 jours : réduction de la pension en cas de départ anticipé, au plus tôt deux ans avant l'âge légal (CLEISS).

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Repères chiffrés : Slovaquie

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+0,8 %
Inflation
4,0 %
Taux de chômage
5,4 %
PIB par habitant
28 544 $
Population
5,4 millions
Espérance de vie
78,4 ans
Dépense de santé (% du PIB)
7,4 %
Médecins pour 1 000 hab.
3,70
Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
5,6
Monnaie
Euro
pas de frais de change

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Droit de séjour du retraité : aucun visa, un enregistrement après 90 jours

Les Français séjournent moins de 90 jours en Slovaquie avec un passeport valide ou une carte nationale d’identité valable au moins pour la durée du séjour (France Diplomatie). Au-delà, ils s’enregistrent en personne auprès de la police des étrangers du lieu de résidence, avec un passeport valide et un justificatif de domicile. Your Europe résume les conditions pour un retraité : une assurance maladie complète et un revenu suffisant pour vivre sans aide financière.

  • Délai et gratuité : les sources officielles slovaques donnent un délai de 30 jours après les trois mois de séjour, et l’enregistrement est gratuit ; un récépissé est remis le jour du dépôt d’un dossier complet (slovensko.sk, IOM).
  • Justificatif de domicile : un contrat de location notarié au nom du demandeur, ou une attestation d’hôtel ou de foyer ; à défaut, la commune de séjour est inscrite comme adresse (slovensko.sk).
  • Montant de ressources : les pages officielles consultées ne fixent pas de montant ; l’administration apprécie chaque situation, et un relevé de pension facilite le dossier.
  • Carte de séjour facultative : un citoyen de l’Union n’est pas obligé d’en demander une ; une carte valable dix ans est possible, au tarif de 10 € ou de 39 € selon la rapidité du traitement (IOM).
  • Séjour permanent : après cinq ans de séjour légal et ininterrompu (IOM, europa.eu).

La page vivre en Slovaquie détaille les pièces et l’inscription au registre consulaire.

Fiscalité de la pension française : la convention franco-slovaque

La France applique à la Slovaquie la convention signée à Paris avec la Tchécoslovaquie le 1er juin 1973, entrée en vigueur le 25 janvier 1975 et maintenue à l’égard de la Slovaquie par un échange de lettres de 1996 (BOFiP, impots.gouv.fr). Une version consolidée, qui intègre la convention multilatérale BEPS, est publiée sur impots.gouv.fr.

  • Pensions privées et pensions de sécurité sociale (article 19) : sous réserve du paragraphe 1 de l’article 20, les pensions, y compris les pensions de sécurité sociale, et les autres rémunérations similaires versées à une personne domiciliée dans un État au titre d’un emploi antérieur ne sont imposables que dans cet État. Pour un retraité domicilié en Slovaquie, la pension de sécurité sociale française relève donc de la Slovaquie selon le texte de la convention. La déclaration à déposer se confirme auprès des administrations française et slovaque.
  • Pensions publiques (article 20) : les rémunérations, y compris les pensions, versées par un État au titre de services rendus à cet État dans l’exercice de fonctions de caractère public sont imposables dans cet État, sauf pour les personnes domiciliées dans l’autre État qui en possèdent la nationalité. Un ancien fonctionnaire français domicilié en Slovaquie reste donc imposé en France.
  • Barème slovaque : l’impôt sur le revenu suit un barème progressif ; les taux, les seuils et les règles applicables à une pension étrangère se vérifient auprès de l’administration financière slovaque.
  • Prélèvements français : avec une résidence fiscale hors de France, la cotisation maladie de 3,2 % (pension de base) et 4,2 % (pension complémentaire) s’applique aux retraites du régime général, et 7,1 % à celles des indépendants ; avec une résidence fiscale en France, la CSG, la CRDS et la CASA s’appliquent (CLEISS).

Le guide toucher sa retraite à l’étranger détaille le versement des pensions hors de France. Un conseil individuel permet de vérifier les déclarations à déposer dans chaque pays.

Soins des retraités : le formulaire S1 et les compagnies slovaques

Le retraité qui perçoit seulement une pension française, s’installe de façon permanente ou plus de six mois par an en Slovaquie et n’y travaille pas demande le S1 à sa caisse de retraite (CNAV pour le régime général, direction des finances publiques pour l’étranger pour les pensionnés de l’État), de préférence avant le départ (CLEISS). Il l’enregistre à son arrivée auprès d’une compagnie d’assurance maladie slovaque de son choix et reçoit une carte portant la mention « UE », qui ouvre la même gamme de soins qu’un assuré slovaque (slovensko.sk). VšZP précise que la compagnie contrôle la résidence et décide de l’enregistrement, et que la résidence effective est déterminante pour ce document.

  • Aucune cotisation locale : le CLEISS indique qu’aucune cotisation du régime local n’est retenue, la pension française supportant déjà des prélèvements.
  • Soins en France : le titulaire reste couvert en France et peut s’y faire soigner quel qu’en soit le motif, selon les règles françaises (CLEISS).
  • Parcours de soins : généraliste au libre choix, changement possible tous les six mois, orientation vers les spécialistes sauf gynécologue, dentiste, ophtalmologue, dermato-vénéréologue et psychiatre (CLEISS) ; voir le système de santé slovaque et la page remboursements des soins.
  • Dentaire et médicaments : certains soins dentaires et une part des médicaments restent à la charge du patient ; un contrat complémentaire peut combler l’écart.

Pour compléter le dispositif avec une couverture au premier euro ou un accès élargi au secteur privé, Expavy aide à comparer les options ; voir aussi la page assurance retraite à l’étranger.

Coût de la vie et logement du retraité

Le CLEISS indique que la pension minimum slovaque, introduite en 2015 pour les assurés qui ont cotisé au moins 30 ans, atteint 136 % du seuil de pauvreté pour 30 ans de cotisation : ce repère renseigne sur le niveau des revenus des retraités locaux, sans fixer un budget pour un retraité français.

  • Logement : les loyers et les prix varient entre Bratislava, Košice et les petites villes ; l’office statistique slovaque publie les statistiques de référence. Un bail notarié sert de justificatif de domicile.
  • Santé : une participation moyenne de 10 % à 14 % sur certains médicaments prescrits et des soins dentaires en partie payants (CLEISS) justifient de prévoir une enveloppe ; le guide budgétiser sa santé en expatriation aide à la chiffrer.
  • Monnaie : l’euro, sans risque de change pour une pension versée en euros.
  • Chauffage : les hivers en altitude justifient un budget d’énergie, à interroger auprès du bailleur.

Villes et régions prisées par les retraités

Bratislava concentre les services de santé, l’ambassade de France et l’école française ; Košice offre un cadre plus calme et un pôle hospitalier et universitaire dans l’est. France Diplomatie signale des vols à la tire réguliers dans les transports publics et sur les sites touristiques de la capitale, et recommande de laisser les pièces d’identité au coffre de l’hôtel en portant des photocopies.

Dans les parcs nationaux de montagne, France Diplomatie rappelle que quelque 1 200 ours vivent en Slovaquie, que des attaques ont été signalées, y compris en zone habitée, et qu’il faut respecter les panneaux et rester sur les sentiers balisés ; l’encéphalite à tiques et la maladie de Lyme concernent les séjours en zone rurale ou boisée. Un séjour d’essai d’une saison complète, hiver inclus, avant de signer un bail long limite les mauvaises surprises ; l’apprentissage du slovaque facilite la vie sociale.

Si vous avez aussi travaillé en Slovaquie : la retraite slovaque

Les périodes accomplies en France et en Slovaquie se cumulent pour l’ouverture des droits : le guide trimestres travaillés à l’étranger explique la totalisation. Selon le CLEISS, l’âge légal est de 63 ans et 4 mois pour les assurés sans enfant nés en 1962, il passe à 64 ans pour la génération 1966 et sera ensuite lié à l’espérance de vie : 64 ans et 1 mois pour la génération 1967.

  • Durée minimale : 15 ans d’assurance pour la pension du premier pilier (CLEISS).
  • Départ anticipé : au plus tôt deux ans avant l’âge légal, avec une réduction de 0,5 % par période de 30 jours d’anticipation (CLEISS).
  • Pension minimum : instaurée en 2015, elle s’adresse aux assurés ayant atteint l’âge légal et cotisé au moins 30 ans ; elle atteint 136 % du seuil de pauvreté pour 30 ans de cotisation (CLEISS).
  • Second pilier : par capitalisation, géré par des fonds privés, avec adhésion volontaire jusqu’à 35 ans (CLEISS).

Démarches avant le départ et retour éventuel en France

  • Demander le S1 à sa caisse de retraite, pour soi et pour chaque proche concerné, et prévenir les caisses françaises du changement d’adresse et du compte de versement.
  • S’enregistrer auprès de la police des étrangers dans les 30 jours qui suivent les trois mois de séjour, avec un justificatif de domicile.
  • Enregistrer le S1 auprès de la compagnie d’assurance maladie choisie, puis s’inscrire chez un médecin généraliste.
  • S’inscrire au registre des Français établis hors de France auprès de l’ambassade à Bratislava.
  • Déclarer la pension de sécurité sociale selon la convention fiscale, après avoir vérifié l’État où elle est imposée.

En cas de retour en France, l’assuré contacte la dernière caisse d’assurance maladie dont il relevait : la page retour en France détaille les démarches.

Questions fréquentes

Faut-il un visa pour prendre sa retraite en Slovaquie ?

Non. Un Français séjourne 90 jours avec un passeport ou une carte d'identité valide. Au-delà, il s'enregistre en personne auprès de la police des étrangers ; le séjour permanent s'acquiert après cinq ans.

Quel montant de ressources faut-il justifier en Slovaquie ?

Les pages officielles consultées parlent de moyens suffisants pour vivre sans aide financière sans fixer de montant. Un relevé de pension facilite l'instruction du dossier.

La pension française est-elle imposée en France ou en Slovaquie ?

Pour un retraité domicilié en Slovaquie, l'article 19 de la convention de 1973 réserve à l'État de domicile l'imposition des pensions, y compris de sécurité sociale ; les pensions publiques restent imposables en France. La déclaration se confirme auprès des deux administrations.

Comment fonctionne le formulaire S1 en Slovaquie ?

Le retraité le demande à sa caisse de retraite et l'enregistre auprès d'une compagnie slovaque de son choix, qui lui remet une carte portant la mention « UE ». Il est soigné selon le droit slovaque, sans cotisation du régime local.

Quelle cotisation maladie est prélevée sur la retraite française ?

Pour une résidence fiscale hors de France, 3,2 % sur la pension de base et 4,2 % sur la complémentaire du régime général, et 7,1 % pour les indépendants. Avec une résidence fiscale en France, la CSG, la CRDS et la CASA s'appliquent (CLEISS).

À quel âge prend-on sa retraite en Slovaquie ?

63 ans et 4 mois pour les assurés sans enfant nés en 1962, 64 ans pour la génération 1966, avec 15 ans d'assurance au minimum (CLEISS).

Peut-on percevoir sa retraite française en Slovaquie ?

Oui : la pension se verse à l'étranger, et la caisse de retraite se prévient du changement d'adresse et du compte de versement ; le guide sur la retraite à l'étranger détaille la démarche.

Les autres guides : Slovaquie