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Santé internationaleExpavy

Fiche pays — Europe

Assurance expatrié et assurance santé en Slovaquie

Rue résidentielle pavée de la vieille ville de Bratislava, Slovaquie, façades colorées d'Europe centrale

En 5 lignes

En Slovaquie, il n'existe pas d'assurance santé privée obligatoire à proprement parler : c'est l'affiliation à l'une des caisses d'assurance maladie publiques agréées qui est obligatoire pour tout résident permanent, avec un fonctionnement différent de la Pologne ou de la République tchèque puisqu'il repose sur trois caisses en concurrence régulée — la Všeobecná zdravotná poisťovňa (VšZP), historiquement publique et la plus importante, ainsi que Dôvera et Union, deux caisses privées (dont la fusion a été annoncée en juillet 2026, sous réserve d'approbation réglementaire). Un salarié cotise à hauteur de 16 % de son salaire brut, réparti entre l'employeur (11 %) et le salarié (5 %) depuis la réforme du 1er janvier 2026 ; un indépendant cotise 16 % directement auprès de la caisse choisie. Chaque résident choisit librement sa caisse et peut en changer une fois par an, toutes devant proposer le même panier de soins fixé par la loi. Pour un séjour temporaire non salarié, la CEAM (EPZP en Slovaquie) ouvre droit aux mêmes soins qu'un assuré local ; sans affiliation ni CEAM, les soins sont facturés intégralement, sans aide de l'ambassade de France. La Slovaquie est membre de l'UE, de l'espace Schengen et, contrairement à la Pologne, la République tchèque ou la Bulgarie, de la zone euro depuis 2009.

Source : France Diplomatie — Slovaquie, Santé

Chiffres clés

  • 957 Français inscrits au registre consulaire en 2025, dont l'essentiel réside à Bratislava.
  • Espérance de vie à la naissance : 78,37 ans en 2024 (Banque mondiale).
  • Dépenses de santé : 7,35 % du PIB en 2023, dernière année disponible (Banque mondiale).
  • Cotisation santé obligatoire pour un salarié : 16 % du salaire brut (11 % employeur, 5 % salarié), taux en vigueur depuis le 1er janvier 2026.

Système de santé local

La Slovaquie n’a pas de caisse unique : à la différence de la Pologne ou de la République tchèque (caisse dominante unique ou plusieurs caisses aux modalités proches), l’assurance maladie obligatoire y est gérée par trois caisses en concurrence régulée — la Všeobecná zdravotná poisťovňa (VšZP), caisse historiquement publique et la plus importante, et deux caisses privées, Dôvera et Union. Les trois caisses doivent proposer le même panier de soins fixé par la loi et ne peuvent pratiquer aucune sélection par le risque : tout résident doit être accepté. Chaque assuré choisit librement sa caisse à l’affiliation et peut en changer une fois par an. À noter : un accord de fusion entre Dôvera et Union a été signé le 14 juillet 2026, encore soumis à l’approbation des autorités de régulation ; les assurés Union basculeraient par défaut chez Dôvera au 1er janvier 2027, sauf choix contraire de leur part.

Le panier de soins financé par les caisses couvre les soins ambulatoires (médecins généralistes et, sans prescription préalable, gynécologues, dentistes, ophtalmologues et psychiatres), les soins hospitaliers, les urgences (numéros 155 et 112), la maternité, les médicaments et dispositifs médicaux sur liste, ainsi que les transports sanitaires d’urgence. Une participation forfaitaire reste due pour certains actes (urgences, médicaments hors liste), et les soins dentaires au-delà du socle de base — comme l’optique — restent à la charge de l’assuré, quelle que soit sa caisse. Les grands hôpitaux publics et universitaires appartiennent à l’État ou aux régions ; ils coexistent avec des établissements privés conventionnés ou non.

Obligations légales et de visa

  • Citoyen UE : aucun visa exigé, libre circulation avec passeport ou carte d’identité valide, la Slovaquie étant membre de l’espace Schengen depuis 2007.
  • Enregistrement auprès de la police des étrangers : obligatoire pour tout séjour de plus de 90 jours, sur présentation d’un passeport valide et d’un justificatif de domicile, avec délivrance d’un titre de séjour.
  • Affiliation à une caisse d’assurance maladie : obligatoire pour tout résident permanent. Pour un salarié, l’employeur déclare et prélève la cotisation (16 % du salaire brut, dont 11 % à sa charge et 5 % à celle du salarié) au profit de la caisse choisie par ce dernier parmi les trois agréées (VšZP, Dôvera, Union).
  • Choix et changement de caisse : libre à l’affiliation ; un changement de caisse est possible une fois par an, la demande devant être déposée avant le 30 septembre pour un effet au 1er janvier suivant.
  • Indépendant : affiliation et cotisation directes auprès de la caisse choisie, à hauteur de 16 % du revenu déclaré, sans plafond de base d’évaluation.
  • Sans affiliation ni couverture européenne : les soins sont facturés intégralement par l’établissement, public comme privé, tarif variable selon établissement et non communiqué publiquement de façon uniforme.
  • Étudiant : la CEAM suffit pour un séjour temporaire (type Erasmus) ; au-delà, une affiliation locale (avec choix de caisse) ou une assurance étudiante complémentaire reste recommandée pendant la période de transition administrative.
  • Salarié détaché : jusqu’à 24 mois (prolongeable), reste rattaché au régime français via le formulaire A1, dispensé de l’affiliation locale.
  • Retraité : formulaire S1 auprès de sa caisse de retraite française avant le départ, pour une prise en charge par le système slovaque (avec choix de caisse) sans nouvelle cotisation propre.

Aucune amende individuelle n’est prévue en tant que telle en cas de défaut d’affiliation, mais l’employeur a l’obligation légale de déclarer son salarié ; pour l’expatrié lui-même, le risque reste avant tout financier, sans aide de l’ambassade de France en cas de soins non couverts.

Coût de quelques actes médicaux

Ordres de grandeur relevés auprès de sources spécialisées, pas des grilles tarifaires officielles.

Coût de quelques actes médicaux en Slovaquie, secteur public et privé
ActeSecteur publicSecteur privé
Consultation médecin généraliste, patient assuré (caisse locale ou CEAM)Prise en charge intégrale (tiers payant)—
Consultation spécialiste sur prescription, patient assuréPrise en charge intégrale (accès direct sans prescription pour gynécologue, dentiste, ophtalmologue, psychiatre)—
Passage aux urgences, patient assuréParticipation forfaitaire de 2 € à 10 € selon les cas—
Nuit d'hospitalisation, patient assuréPrise en charge ; tarif journalier non communiqué publiquement de façon uniforme—
Soins dentaires de base, patient assuréPris en charge ; matériaux et traitements haut de gamme à la charge du patient, tarif non communiqué publiquement de façon uniforme—
Consultation sans affiliation ni CEAM (patient non couvert)Tarif plein facturé par l'établissement, non communiqué publiquement de façon uniforme—
Consultation en clinique privée hors système conventionné—Tarif variable selon établissement, non communiqué publiquement

Accords de sécurité sociale avec la France

La Slovaquie étant membre de l’UE depuis 2004, pas de convention bilatérale classique avec la France : la coordination passe par les règlements européens 883/2004 et 987/2009, comme pour les autres États membres. La Slovaquie est en outre membre de l’espace Schengen depuis 2007 et de la zone euro depuis 2009, contrairement à la Pologne, la République tchèque et la Bulgarie qui conservent leur monnaie nationale.

  • Séjour temporaire : la CEAM (EPZP en Slovaquie) donne droit à la même prise en charge qu’un assuré local auprès des prestataires conventionnés par les trois caisses slovaques ; en cas de carte oubliée ou perdue, un certificat provisoire de remplacement (CPR), valable 3 mois, y donne les mêmes droits.
  • Détachement : formulaire A1, maintien au régime français jusqu’à 24 mois (prolongeable), dispense de l’affiliation locale.
  • Installation durable : affiliation directe auprès de la caisse d’assurance maladie choisie parmi les trois agréées (via l’employeur pour un salarié, directement pour un indépendant) ; formulaire S1 pour un retraité, pris en charge par le système slovaque sans nouvelle cotisation propre.
  • La CEAM ne couvre ni le rapatriement, ni les soins programmés, ni une installation durable ; au retour, un séjour non couvert par avance peut faire l’objet d’un remboursement a posteriori via le formulaire S3125, dans la limite des frais réels.

Quelle assurance selon mon profil

Matrice générale — ne recommande aucun produit ni assureur précis.

Quelle assurance selon le profil, pour Slovaquie
ProfilContrainte réglementairePoints d’attention
PVTNon applicable (France-Slovaquie = libre circulation UE)—
ÉtudiantCEAM/EPZP pour un séjour temporaire (type Erasmus)Au-delà, affiliation locale avec choix de caisse à envisager ; assurance étudiante complémentaire recommandée pendant la transition
Salarié détachéMaintien au régime français via le formulaire A1, jusqu'à 24 moisDispense de l'affiliation locale ; complémentaire utile pour l'accès rapide aux soins pendant le détachement
Salarié local / résident installéAffiliation obligatoire dès le contrat de travail, avec choix de caisse parmi VšZP, Dôvera et Union (cotisation 16 % dont 11 % employeur, 5 % salarié)Choix de caisse à faire dès l'arrivée, modifiable une fois par an (avant le 30 septembre) ; anticiper une couverture relais pendant le délai administratif
Indépendant / freelanceAffiliation et cotisation directes auprès de la caisse choisie, 16 % du revenu déclaréCotisation due dès le début d'activité, sans plafond de base d'évaluation ; vérifier les modalités précises auprès de la caisse avant de s'installer
Retraité (formulaire S1)Prise en charge par le système slovaque, sans nouvelle cotisation propreOptique et matériaux dentaires haut de gamme restent à charge, hors panier de base remboursé

Hôpitaux et réseau de soins

  • Bratislava : Univerzitná nemocnica Bratislava (UNB) — site de Ružinov, principal pôle hospitalo-universitaire de la capitale.
  • Bratislava : Univerzitná nemocnica Bratislava (UNB) — Nemocnica akademika Ladislava Dérera (Kramáre), où exercent des médecins figurant sur la liste de notoriété médicale de l'ambassade de France.
  • Bratislava : Univerzitná nemocnica Bratislava (UNB) — Nemocnica svätého Cyrila a Metoda (Petržalka/Antolská), qui héberge la plus grande maternité du pays.

Démarches

  1. Avant le départ : signaler son départ aux organismes français (CPAM, CAF, France Travail, caisses de retraite).
  2. Salarié détaché : demander le formulaire A1 auprès de sa caisse française avant le départ.
  3. Retraité : demander le formulaire S1 auprès de sa caisse de retraite avant le départ.
  4. Avant le départ ou dès l’arrivée : demander la CEAM (EPZP) pour couvrir la période de transition.
  5. Dès l’arrivée, pour un séjour de plus de 90 jours : s’enregistrer auprès de la police des étrangers et obtenir un titre de séjour.
  6. Choisir sa caisse d’assurance maladie parmi les trois agréées (VšZP, Dôvera, Union) et s’y affilier.
  7. Salarié : vérifier auprès de son employeur la déclaration et le prélèvement de la cotisation dès la signature du contrat de travail.
  8. Indépendant : s’affilier et cotiser directement auprès de la caisse choisie.
  9. Pour changer de caisse par la suite : déposer la demande avant le 30 septembre pour un effet au 1er janvier suivant.
  10. Inscription au registre des Français établis hors de France (ambassade de France à Bratislava).

Questions fréquentes

Faut-il obligatoirement souscrire une assurance santé privée pour s'installer en Slovaquie ?

Pas une assurance privée classique, mais l'affiliation à l'une des trois caisses d'assurance maladie agréées (VšZP, Dôvera, Union) est obligatoire pour tout résident permanent, financée par une cotisation de 16 % du salaire brut pour un salarié (11 % employeur, 5 % salarié).

Comment choisir sa caisse d'assurance maladie en Slovaquie ?

Le choix est libre entre les trois caisses agréées, qui doivent toutes proposer le même panier de soins fixé par la loi et ne peuvent refuser aucun demandeur. Un changement de caisse reste possible une fois par an, en déposant la demande avant le 30 septembre pour un effet au 1er janvier suivant.

La CEAM suffit-elle pour s'installer durablement en Slovaquie ?

Non. Elle donne droit à la même prise en charge qu'un assuré local pour un séjour temporaire, mais une installation durable nécessite l'affiliation à l'une des trois caisses slovaques, ou le transfert de droits via le formulaire S1 pour un retraité.

Que risque-t-on sans affiliation ni CEAM en cas de soins ?

Les soins sont facturés intégralement par l'établissement, public comme privé, à un tarif variable selon l'établissement et non communiqué publiquement de façon uniforme. Aucune amende individuelle n'est prévue en tant que telle, mais le risque financier reste entier, sans aide de l'ambassade de France.

Un salarié détaché depuis la France doit-il s'affilier à une caisse slovaque ?

Non, s'il dispose du formulaire A1 attestant du maintien au régime français, pour une durée n'excédant pas 24 mois (prolongeable sous conditions). Il reste dispensé de l'affiliation locale pendant cette période.

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