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Kosovo · Prendre sa retraite

Prendre sa retraite au Kosovo : titre de séjour, fiscalité de la pension et accès aux soins

L’essentiel

Au-delà de 90 jours sur 180, un retraité français demande un titre de séjour temporaire au ministère de l'Intérieur kosovar, qui exige un motif de séjour, des moyens de subsistance, une assurance maladie, un logement, un casier judiciaire et des justificatifs de vaccination ; les sources consultées ne décrivent pas de catégorie réservée aux retraités. La pension privée française n'est imposable que dans l'État de résidence selon la convention de 1974 appliquée au Kosovo, et le retraité qui n'est plus domicilié en France ne paie ni CSG ni CRDS. Pour les soins, la convention de 1950 permet à un retraité d'un régime français sans droit kosovar d'être couvert par la caisse kosovare de son lieu de résidence ; sinon, une assurance privée est nécessaire.

  • Séjour sans visa de 90 jours sur 180 ; au-delà, titre de séjour temporaire à demander au ministère de l'Intérieur (France Diplomatie).
  • Demande de prolongation du titre : au plus tard 30 jours avant l'expiration du permis (ministère de l'Intérieur du Kosovo).
  • Convention franco-yougoslave de 1974 appliquée au Kosovo : pensions privées imposables uniquement dans l'État de résidence (impots.gouv.fr).
  • Retraité d'un régime français : formulaires SE 21-34, SE 21-35 ou SE 21-36 échangés entre la caisse kosovare et l'organisme de retraite (CLEISS).
  • Pension de base kosovare : montant mensuel moyen modeste, revalorisé périodiquement, avec un âge d'ouverture de 60 ans (hommes) et 55 ans (femmes) pour 20 ans de cotisation (CLEISS).
  • Prélèvement santé possible sur la pension française : 3,2 % sur la base et 4,2 % sur la complémentaire si un régime français couvre encore le retraité (CLEISS).

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Repères chiffrés : Kosovo

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+3,6 %
Inflation
3,9 %
PIB par habitant
7 899 $
Population
1,6 millions
Espérance de vie
78,2 ans
Monnaie
Euro
pas de frais de change

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Droit de séjour : le titre de séjour temporaire

Un Français peut séjourner 90 jours sur 180 sans visa. Pour plus de 90 jours, la section consulaire de l’ambassade de France invite à vérifier auprès de l’ambassade du Kosovo si un visa de long séjour est requis, puis à demander un titre de séjour auprès de la Division des étrangers du ministère de l’Intérieur après l’arrivée. Les pages officielles consultées ne décrivent pas de catégorie réservée aux retraités ; le motif du séjour et la liste des pièces se confirment auprès de l’ambassade du Kosovo à Paris.

Selon la loi sur les étrangers, un titre de séjour temporaire est délivré à l’étranger qui prouve le but de son séjour, dispose d’un document de voyage valide, de moyens de subsistance suffisants et d’une assurance maladie, qui ne fait l’objet d’aucune interdiction d’entrée et ne menace ni la sécurité ni l’ordre public. La liste du ministère de l’Intérieur comprend un casier judiciaire traduit dans une langue officielle, l’assurance santé, les justificatifs de vaccination et la preuve d’un logement (propriété ou contrat de location notarié) respectant la surface minimale. Le demandeur peut rester au Kosovo pendant l’examen de sa demande, déposée avant l’expiration du séjour de courte durée, et la prolongation se demande au plus tard 30 jours avant l’expiration du permis. Depuis le 15 mars 2026, la déclaration du lieu de résidence est obligatoire dans les trois jours suivant l’entrée.

La pension française : paiement et prélèvements

Le retraité continue de percevoir sa pension française à l’étranger. S’il n’est plus fiscalement domicilié en France, il ne paie ni CSG, ni CRDS, ni Casa. Une cotisation d’assurance maladie peut toutefois être prélevée si un régime français le couvre, par exemple lors de séjours en France : environ 3,2 % sur la pension de base, 4,2 % sur la pension complémentaire et 7,1 % sur une pension de régime d’indépendants (CLEISS). Les démarches de départ comprennent l’information de la caisse de retraite, de la CPAM et de l’administration fiscale. Voir le guide retraite à l’étranger.

Fiscalité de la pension : la convention de 1974

L’administration fiscale française indique que la convention fiscale franco-yougoslave de 1974 continue de produire ses effets dans les relations avec le Kosovo. Son article 18 prévoit que les pensions versées au titre d’un emploi antérieur ne sont imposables que dans l’État de résidence du bénéficiaire : un retraité résident du Kosovo est donc imposable au Kosovo sur sa pension privée, et la France ne taxe pas ces pensions. Les pensions versées par un État ou une collectivité au titre de services rendus sont en principe imposables dans l’État qui les verse, avec une exception liée à la résidence et à la nationalité (impots.gouv.fr). L’extrait consulté est cité de façon partielle : la lecture du texte complet et des notes de la notice 2041-E reste utile.

Au Kosovo, l’impôt sur les salaires suit un barème de 0 % jusqu’à 3 000 € par an, 8 % de 3 000 € à 5 400 € et 10 % au-delà (Administration fiscale du Kosovo) ; le traitement d’une pension étrangère se confirme auprès de l’administration kosovare avant l’installation.

Accès aux soins du retraité : la procédure du CLEISS

Le CLEISS indique que la convention de 1950, toujours appliquée au Kosovo, peut donner une couverture maladie au titulaire d’une pension française s’il n’a pas de droit au titre du régime kosovar. Aucune attestation n’est délivrée avant le départ. À l’arrivée, le retraité contacte la caisse kosovare de son lieu de résidence, qui vérifie l’absence de droit kosovar et envoie le formulaire SE 21-34 à l’organisme français qui verse la pension de base ; celui-ci répond par le SE 21-35 (droit reconnu) ou le SE 21-36 (rejet). Si le droit est reconnu, la caisse kosovare prend en charge les frais, et ceux des membres de sa famille qui vivent avec lui.

Le Kosovo n’ayant pas encore d’assurance maladie obligatoire en vigueur, une assurance privée est nécessaire ; la CPAM ne rembourse pas les soins reçus hors de France à un retraité qui n’a pas été reconnu par la caisse kosovare. Lors d’un séjour temporaire en France, le SE 21-35 ouvre des soins pour le pensionné et ses enfants mineurs ; le conjoint qui l’accompagne doit prévoir une assurance, et une hospitalisation de plus d’un mois demande l’accord préalable de la CPAM. Voir la page remboursements des soins au Kosovo et le guide assurance maladie du retraité à l’étranger.

La retraite kosovare pour qui a aussi travaillé sur place

Le régime de pension de base est obligatoire pour les salariés et les indépendants, avec une assurance volontaire possible. La pension est ouverte à 60 ans pour les hommes et à 55 ans pour les femmes avec au moins 20 ans de cotisation, à 65 et 60 ans avec 15 à 20 ans de cotisation, ou sans condition d’âge avec 40 ans de cotisation pour les hommes et 35 ans pour les femmes. La pension de base moyenne est de l’ordre de 100 € par mois ; la retraite complémentaire KPST est alimentée par 5 % du salaire brut du salarié, abondés à l’identique par l’employeur. Un minimum vieillesse financé par l’État, égal à 20 % du salaire mensuel moyen, existe pour les résidents permanents de plus de 65 ans sans ressources (CLEISS).

L’échange de lettres de 2013 prévoit, pour l’assurance vieillesse et survivants, le choix entre une application conjointe ou séparée des deux législations, avec totalisation des périodes et calcul au prorata (CLEISS).

Coût de la vie, sécurité et lieux de résidence

Le bloc « Repères économiques » ci-dessus affiche les indicateurs en temps réel. La monnaie officielle est l’euro et le salaire minimum du secteur privé est de 350 € par mois ; les loyers ne sont pas repris ici faute de publication officielle lue. L’espérance de vie à la naissance dépasse 78 ans (Banque mondiale), qui ne publie pas de dépenses de santé courantes pour le Kosovo.

France Diplomatie décrit une situation sécuritaire généralement bonne, avec des précautions de base, une vigilance renforcée dans les municipalités du nord et des pics de pollution atmosphérique en hiver à Pristina. Les routes rurales peuvent être difficiles en hiver, et les pneus neige sont obligatoires du 15 novembre au 21 mars. Voir la page vivre au Kosovo et la page système de santé au Kosovo.

Conjoint, véhicule et vie pratique du retraité

Le conjoint et les proches qui vivent avec le retraité sont couverts par la caisse kosovare si le droit est reconnu au pensionné ; lors des séjours en France, seuls le pensionné et ses enfants mineurs sont couverts au titre de la pension, le conjoint devant prévoir une assurance. Chaque personne présente doit disposer de son propre document de séjour, et la police peut demander à l’entrée un justificatif d’hébergement, une invitation ou la preuve de ressources suffisantes (France Diplomatie).

Un véhicule personnel suppose une assurance spécifique, la « carte verte » du Kosovo, achetée au poste-frontière ou en ligne ; les pneus neige sont obligatoires du 15 novembre au 21 mars. La Serbie ne reconnaît pas le Kosovo : un cachet d’entrée au Kosovo sur un passeport peut gêner l’entrée en Serbie, ce qui conduit à voyager avec la carte d’identité ou à transiter par la Macédoine du Nord ou le Monténégro lorsque l’on arrive par avion à Pristina avec un passeport seul. Les pics de pollution hivernale à Pristina concernent particulièrement les personnes fragiles, ce qui entre dans le choix du lieu de résidence d’un retraité.

Préparer son départ de retraité

  • Informer la caisse de retraite, la CPAM et l’administration fiscale du changement de résidence, et conserver le titre de pension.
  • Vérifier auprès de l’ambassade du Kosovo à Paris l’exigence d’un visa de long séjour et les pièces du titre de séjour.
  • Souscrire une assurance santé couvrant frais médicaux, hospitalisation et rapatriement, valable au-delà de 90 jours.
  • Déclarer son lieu de résidence dans les trois jours de l’arrivée, puis s’inscrire au registre des Français établis hors de France.
  • Contacter la caisse kosovare de son lieu de résidence pour lancer la procédure SE 21-34.

Voir aussi l’assurance retraité à l’étranger.

Questions fréquentes

Existe-t-il un visa retraité pour le Kosovo ?

Aucune catégorie réservée aux retraités n'a été repérée dans les sources consultées. Au-delà de 90 jours, il faut un titre de séjour temporaire du ministère de l'Intérieur, avec motif du séjour, moyens de subsistance, assurance maladie, logement, casier judiciaire et justificatifs de vaccination.

La pension française est-elle imposée au Kosovo ou en France ?

Selon la convention de 1974 appliquée au Kosovo, une pension privée n'est imposable que dans l'État de résidence du bénéficiaire ; une pension publique est en principe imposable dans l'État qui la verse. Chaque cas se vérifie avec l'administration fiscale.

Un retraité français est-il couvert pour la santé au Kosovo ?

Oui, au titre de la convention de 1950, s'il n'a aucun droit kosovar : la caisse kosovare de son lieu de résidence instruit sa demande par les formulaires SE 21-34, 21-35 et 21-36. Aucune attestation n'est délivrée avant le départ.

Paie-t-on la CSG et la CRDS au Kosovo ?

Non, si l'on n'est plus fiscalement domicilié en France. Une cotisation maladie de 3,2 % sur la pension de base et de 4,2 % sur la complémentaire peut subsister si un régime français couvre encore le retraité.

Une assurance privée est-elle nécessaire ?

Oui : le Kosovo n'a pas d'assurance maladie obligatoire en vigueur, et une assurance maladie figure parmi les conditions du titre de séjour temporaire.

À quel âge prend-on sa retraite au Kosovo ?

60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes avec au moins 20 ans de cotisation, ou 65 et 60 ans avec 15 à 20 ans de cotisation (CLEISS).

Les autres guides : Kosovo