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Kazakhstan · Prendre sa retraite

Prendre sa retraite au Kazakhstan : droit de séjour, fiscalité de la pension et accès aux soins

L’essentiel

Les pages officielles consultées ne décrivent aucun visa dédié aux retraités au Kazakhstan : les Français séjournent sans visa 30 jours par visite, dans la limite de 90 jours sur 180, et un séjour plus long suppose un visa de 91 jours à 3 ans, avec déclaration de l'arrivée par l'hôte dans les trois jours ouvrables. La France et le Kazakhstan sont liées par une convention fiscale, signée à Paris le 3 février 1998 et en vigueur depuis le 1er juillet 2000, qui détermine l'État imposant chaque catégorie de pension. Le formulaire S1 ne joue pas hors de l'Union européenne : la santé se couvre par la CFE ou une assurance internationale, que France Diplomatie juge obligatoire pour tout séjour.

  • Séjour sans visa : 30 jours par visite, 90 jours sur toute période de 180 jours ; visa de long séjour de 91 jours à 3 ans (France Diplomatie).
  • Convention fiscale franco-kazakhe signée à Paris le 3 février 1998, en vigueur depuis le 1er juillet 2000 (BOFiP).
  • Pour les pensions de l'État, le Kazakhstan ne figure pas parmi les pays où la retenue à la source est écartée par une convention ; COTAM de 3,2 % déduite du brut.
  • Permis de résidence permanent : 45 jours de traitement, taxe de 4 indices de calcul mensuels, preuve de solvabilité et certificat médical exigés (KAZAKH INVEST).
  • CFE : offre pour retraités à cotisation variable selon l'âge et le pays, sans questionnaire médical, réservée aux titulaires d'une pension d'un régime de base français.
  • Certificat de vie : à renvoyer sous 2 mois chaque année, faute de quoi le versement de la pension est suspendu (Assurance retraite).

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Repères chiffrés : Kazakhstan

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+6,5 %
Inflation
11,4 %
Taux de chômage
4,8 %
PIB par habitant
14 692 $
Population
20,8 millions
Espérance de vie
74,5 ans
Dépense de santé (% du PIB)
3,8 %
Médecins pour 1 000 hab.
3,75
Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
6,5

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Droit de séjour : ce que disent les sources officielles

Depuis le 1er janvier 2022, les Français sont dispensés de visa pour les courts séjours : 30 jours calendaires par visite, avec un nombre illimité de visites, dans la limite de 90 jours sur toute période de 180 jours. Les prolongations se demandent à la police de l’immigration au moins une semaine avant la limite de 30 jours, et un dépassement est sévèrement puni. Un séjour de 31 à 90 jours exige un visa de court séjour. Les visas de long séjour, valables de 91 jours à 3 ans à entrées multiples, se demandent à l’ambassade du Kazakhstan en France ; les prolongations et changements de catégorie peuvent être sollicités depuis le Kazakhstan. L’hôte ou l’hôtel déclare l’arrivée à la police de l’immigration dans les trois jours ouvrables.

Le permis de résidence permanent s’adresse aux personnes déjà présentes sur une base listée par le portail d’investissement : visa de résidence permanente, visa d’investisseur à entrées multiples, visa pour une profession recherchée, ou arrivée depuis un État lié par un accord d’exemption de visa. Le traitement prend 45 jours calendaires, la taxe est de 4 indices de calcul mensuels, et le dossier comprend un passeport valable plus de 180 jours, une preuve de solvabilité, un casier judiciaire, un certificat médical, une photographie et un justificatif d’hébergement. Aucune page officielle lue ne détaille de catégorie dédiée aux retraités ni les ressources exigées d’un pensionné : faites confirmer le dispositif en vigueur par l’ambassade du Kazakhstan en France avant tout projet d’installation. Le guide toucher sa retraite à l’étranger complète ce panorama.

Fiscalité de la pension française : la convention franco-kazakhe

La France et le Kazakhstan ont signé à Paris, le 3 février 1998, une convention en vue d’éviter les doubles impositions, avec un protocole qui en fait partie intégrante. Elle est entrée en vigueur le 1er juillet 2000 et a été approuvée par la loi n° 2000-335 du 14 avril 2000 ; elle s’applique, pour les retenues à la source, à partir du 1er janvier 1996 (BOFiP). L’administration fiscale française publie aussi une version consolidée de la convention modifiée par la convention multilatérale : c’est elle qu’il faut lire. La doctrine rappelle la règle générale des conventions : les pensions de retraite privées sont imposables dans l’État de résidence du bénéficiaire, tandis que les pensions publiques sont en principe imposables par l’État qui les verse, avec des exceptions selon la nationalité et la résidence. L’article sur les pensions fait foi : vérifiez-le pour votre régime.

  • Pensions de l’État : le portail des retraites de l’État liste les pays où la retenue à la source ne s’applique pas en raison d’une convention ; le Kazakhstan n’y figure pas. Le barème de la retenue est de 0 %, 12 % puis 20 % selon des seuils révisés chaque année, appliqué au montant brut diminué de la cotisation d’assurance maladie (COTAM, 3,2 %), puis de l’abattement de 10 %.
  • Pensions privées et de sécurité sociale : l’imposition revient à la France ou au Kazakhstan selon l’article de la convention. Lorsqu’une convention réserve l’imposition à l’État de résidence, le BOFiP décrit, pour certaines conventions, une attestation de résidence fiscale et une preuve d’imposition remises au payeur avant le versement pour écarter la retenue française : confirmez la procédure applicable avec le service des impôts des particuliers non-résidents.
  • Contributions sociales : un retraité dont la résidence fiscale est hors de France n’est pas redevable de la CSG et de la CRDS, mais une cotisation d’assurance maladie reste prélevée sur ses pensions françaises (CLEISS).
  • Imposition au Kazakhstan : le portail d’investissement du gouvernement indique un impôt sur le revenu de 10 % pour les salariés, sans préciser les règles de résidence fiscale ; vérifiez avec l’administration fiscale locale si une pension étrangère est imposable pour un résident.

Pour éviter une double charge, déclarez votre départ à votre caisse et à l’administration fiscale française, et faites valider votre situation par un professionnel qui connaît les deux systèmes.

Accès aux soins des retraités : pas de formulaire S1

Le formulaire S1 est réservé par le CLEISS aux retraités du régime français qui s’installent dans l’Union européenne, l’Espace économique européen ou la Suisse. Au Kazakhstan, aucune convention de sécurité sociale n’existe : le retraité organise seul sa couverture. Le paquet garanti par l’État couvre les résidents légaux, selon l’Observatoire européen, mais les conditions applicables à un retraité étranger non salarié ne sont pas décrites. Voir le glossaire du formulaire S1 et le guide formulaire S1 : mode d’emploi.

  • CFE : l’offre destinée aux retraités, sans questionnaire médical, exige une pension d’un régime de base français ; elle couvre uniquement les soins reçus à l’étranger. Délai de carence : aucun si l’adhésion intervient avant le départ ou dans les trois mois de l’installation ; sinon trois mois avant 45 ans et six mois au-delà.
  • Assurance internationale : à choisir sur le plafond, l’évacuation, la gestion des antécédents et les soins chroniques ; voir CFE ou assurance privée.

Le détail par statut figure sur la page remboursement des soins au Kazakhstan, et l’offre locale sur la page système de santé du Kazakhstan.

Santé du retraité : hiver, tiques et évacuation

Pour un retraité, plusieurs sujets pèsent davantage. L’hiver d’abord : les températures peuvent approcher -40 °C, ce qui suppose un logement bien chauffé et des déplacements prudents. Les tiques ensuite : l’encéphalite à tiques ne dispose d’aucun traitement, et la vaccination est recommandée pour les séjours en zone rurale ou boisée ; après une morsure, une injection d’immunoglobulines gratuite est possible dans les 3 jours. La route enfin : les accidents sont fréquents et les secours peuvent tarder sur les axes secondaires, ce qui plaide pour un chauffeur et une assurance avec assistance.

Avant l’installation, faites le point sur vos antécédents et sur leur prise en charge, car un questionnaire médical peut conduire à des exclusions : voir le guide questionnaire médical et antécédents.

Toucher sa pension depuis le Kazakhstan

L’Assurance retraite demande à chaque retraité résidant à l’étranger de justifier de son existence une fois par an, quelle que soit sa nationalité. Le certificat de vie est complété par l’autorité locale du pays de résidence ou validé par l’application « Mon certificat de vie » ; il doit être renvoyé sous deux mois, faute de quoi le paiement est suspendu jusqu’à réception. Signalez aussi votre adresse et vos coordonnées bancaires à votre caisse. Le guide trimestres travaillés à l’étranger et la page assurance retraite à l’étranger aident à préparer la liquidation des droits.

Conduite, déplacements et règles de vie pour un retraité

Pour conduire, le permis français accompagné d’un permis international suffit au début ; au-delà de six mois de séjour ou avec un titre de séjour, l’échange contre un permis kazakh est obligatoire, avec un examen théorique possible en anglais, en kazakh ou en russe. Les limites de vitesse sont de 120 km/h sur autoroute et 70 km/h sur route de campagne, les radars sont nombreux à Astana et à Almaty, et une assurance locale est recommandée. Un chauffeur ou des taxis officiels sont préférables aux transports en commun, que France Diplomatie ne recommande pas.

Les stupéfiants sont strictement interdits, la photographie de sites sensibles et les drones sont encadrés, et le prosélytisme est fortement déconseillé dans cet État laïc. Inscrivez-vous à Fil d’Ariane pour recevoir les alertes de voyage, et à la liste des Français établis hors de France auprès de l’ambassade ou du consulat général d’Almaty.

Coût de la vie, villes et logement pour les retraités

Aucune source officielle lue n’établit de budget type pour un retraité étranger au Kazakhstan ; l’inflation et le taux de change figurent dans le bloc de repères économiques de cette page. France Diplomatie indique une inflation parfois élevée, ce qui invite à prévoir une marge budgétaire.

Astana (environ 1,5 million d’habitants) et Almaty (environ 2,3 millions) concentrent les services consulaires et les établissements de soins ; Almaty est la ville la plus exposée au risque sismique. Les étrangers peuvent posséder des terrains destinés à la construction, y compris résidentielle, mais ni terres agricoles ni terrains en zone frontalière (KAZAKH INVEST). Voir la page vivre au Kazakhstan. Pour un projet de retraite, Expavy aide à comparer les contrats d’assurance santé expatrié adaptés à l’âge et aux antécédents.

Questions fréquentes

Existe-t-il un visa pour retraités au Kazakhstan ?

Les pages officielles consultées ne décrivent pas de visa dédié aux retraités. Les Français séjournent 30 jours par visite sans visa, dans la limite de 90 jours sur 180 ; un séjour plus long exige un visa de 91 jours à 3 ans, demandé à l'ambassade du Kazakhstan en France.

La France et le Kazakhstan ont-ils une convention fiscale ?

Oui : elle a été signée à Paris le 3 février 1998 et est entrée en vigueur le 1er juillet 2000, avec un protocole. Une version consolidée modifiée par la convention multilatérale est publiée par l'administration fiscale. Son article sur les pensions détermine l'État imposant chaque catégorie de pension.

La retenue à la source s'applique-t-elle à ma pension de l'État ?

Le portail des retraites de l'État liste les pays où la retenue ne s'applique pas du fait d'une convention ; le Kazakhstan n'y figure pas. Le barème est de 0 %, 12 % et 20 % selon des seuils révisés chaque année, après une COTAM de 3,2 % et un abattement de 10 %.

Dois-je payer la CSG et la CRDS depuis le Kazakhstan ?

Non si votre résidence fiscale est hors de France, selon le CLEISS. Une cotisation d'assurance maladie reste en revanche prélevée sur vos pensions françaises ; pour les pensions de l'État, la COTAM est de 3,2 %.

Le formulaire S1 permet-il d'être soigné au Kazakhstan ?

Non : le CLEISS réserve le S1 aux retraités qui s'installent dans l'Union européenne, l'Espace économique européen ou la Suisse. Au Kazakhstan, la couverture santé passe par la CFE ou une assurance internationale, jugée obligatoire par France Diplomatie.

Que doit faire un retraité pour continuer à percevoir sa pension ?

Transmettre chaque année un certificat de vie, complété par l'autorité locale ou validé par application, dans un délai de deux mois. Sans retour, le paiement est suspendu jusqu'à réception du document.

Les autres guides : Kazakhstan