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Kazakhstan · Travailler et économie
Travailler au Kazakhstan quand on est français : permis de travail, impôt et protection sociale
L’essentiel
Un Français ne peut pas travailler au Kazakhstan sans autorisation : le séjour sans visa de 30 jours interdit toute activité rémunérée, et l'emploi d'un étranger relève d'un quota de main-d'œuvre étrangère et d'un permis délivré par l'autorité locale à l'employeur, non transférable à un autre employeur. Certaines catégories en sont exemptées, comme les résidents permanents, les titulaires d'un visa d'investisseur ou les voyageurs d'affaires jusqu'à 120 jours par an. La France et le Kazakhstan sont liés par une convention fiscale en vigueur depuis le 1er juillet 2000, mais pas par une convention de sécurité sociale. Le salaire mensuel nominal moyen avoisine 490 000 tenges.
- Séjour sans visa : travail rémunéré interdit ; déplacements d'affaires autorisés pour réunions, contrats et conférences (France Diplomatie).
- Permis de travail : lié à un employeur et à une unité territoriale, non transférable ; déplacements dans d'autres unités limités à 90 jours par an.
- Exemptions de permis : voyageurs d'affaires jusqu'à 120 jours par an et titulaires d'un visa d'investisseur (décret n° 1041 du 24 novembre 2023).
- Salaire mensuel nominal moyen : près de 490 000 tenges (bureau national de la statistique).
- Convention fiscale franco-kazakhe signée à Paris le 3 février 1998, en vigueur depuis le 1er juillet 2000 (BOFiP).
- Hydrocarbures : environ 50 % de la valeur des exportations, ce qui expose l'économie aux variations des cours (France Diplomatie).
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Repères chiffrés : Kazakhstan
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +6,5 %
- Inflation
- 11,4 %
- Taux de chômage
- 4,8 %
- PIB par habitant
- 14 692 $
- Population
- 20,8 millions
- Espérance de vie
- 74,5 ans
- Dépense de santé (% du PIB)
- 3,8 %
- Médecins pour 1 000 hab.
- 3,75
- Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
- 6,5
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Droit au travail, quotas et permis pour un salarié étranger
France Diplomatie rappelle que, pendant un séjour sans visa, les activités rémunérées sont interdites, tandis que les déplacements d’affaires peuvent comprendre des réunions, des signatures de contrats et des conférences. Le portail d’investissement du gouvernement décrit le dispositif d’emploi : l’organe migratoire fixe un quota de main-d’œuvre étrangère pour protéger le marché du travail intérieur (article 36-1 de la loi sur la migration de la population), et les employeurs recrutent des étrangers sur la base de permis délivrés par les organes exécutifs locaux. Un permis n’est pas transférable à un autre employeur et n’est valable que dans les unités administratives et territoriales qu’il indique ; les déplacements professionnels dans d’autres unités sont autorisés jusqu’à 90 jours calendaires par an. Les redevances sont fixées par le décret gouvernemental n° 157 du 3 avril 2018, et les permis pour transferts intragroupes sur plusieurs unités sont gratuits.
Les exigences de quota et de permis ne s’appliquent pas à certaines catégories : résidents permanents, dirigeants de succursales ou de bureaux de représentation étrangers, personnel des participants d’Astana Hub. Le décret n° 1041 du 24 novembre 2023 dispense aussi les immigrants d’affaires, les titulaires d’un visa d’investisseur (hors membres de la famille) et les voyageurs d’affaires jusqu’à 120 jours calendaires par an ; le premier directeur et un adjoint d’une société à capital entièrement étranger peuvent également être exemptés, à raison d’une personne par poste. L’employeur confirme les conditions en vigueur auprès de l’autorité locale avant le dépôt.
Salaire minimum et niveaux de rémunération
Le bureau national de la statistique publie un salaire mensuel nominal moyen de près de 490 000 tenges. Ce repère ne remplace pas le salaire minimum légal, qui est fixé par la loi de finances et se confirme auprès du ministère du Travail : le montant en vigueur n’a pas pu être lu sur une source officielle et n’est donc pas reproduit ici.
Le Kazakhstan ne publie pas de grille de salaires pour les expatriés : les niveaux varient fortement selon le secteur (hydrocarbures, mines, finance, technologies), la ville et la nature du poste. Pour un contrat local, négociez le salaire brut, la devise de paiement (le tenge est la monnaie nationale et l’inflation peut être élevée), les avantages en nature (logement, scolarité, assurance santé) et la prise en charge de l’évacuation. Pour comparer un contrat local à un détachement, voir le guide détaché ou expatrié.
Impôt sur le revenu et convention fiscale
Le portail d’investissement du gouvernement indique un taux d’impôt sur le revenu des personnes physiques de 10 %, applicable aux salariés et aux personnes sous régime d’auto-imposition, ainsi qu’un impôt social de 11 % à la charge de l’employeur, assis sur les dépenses de personnel, depuis le 1er janvier 2025. La page ne précise pas la version du code fiscal visée ni les règles de résidence fiscale, et le code a pu être modifié : demandez à votre employeur le barème de retenue en vigueur pour l’année en cours et consultez l’administration fiscale du Kazakhstan.
La France et le Kazakhstan ont signé à Paris, le 3 février 1998, une convention en vue d’éviter les doubles impositions, accompagnée d’un protocole. Elle est entrée en vigueur le 1er juillet 2000 et s’applique rétroactivement aux retenues à la source à partir du 1er janvier 1996 (article 30). L’administration fiscale française publie aussi une version consolidée modifiée par la convention multilatérale. Le texte détermine l’État qui impose les revenus du travail d’un salarié ; faites valider votre situation par un professionnel. La page retraite au Kazakhstan en tire les conséquences pour les pensions.
Cotisations sociales, assurance maladie et sécurité sociale française
Selon l’Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé, le système prévoit depuis 2020 deux paquets de prestations complémentaires : un paquet garanti par l’État, qui couvre tous les résidents légaux, et un paquet d’assurance maladie sociale fondé sur les cotisations. Le Fonds d’assurance maladie sociale administre les deux et achète des services aux prestataires publics et privés. Les taux de cotisation ne sont pas reproduits ici faute de lecture du texte en vigueur : l’employeur les précise.
Aucune convention de sécurité sociale ne lie la France au Kazakhstan : le CLEISS ne l’inscrit pas dans sa liste. Un salarié envoyé par son employeur français peut rester affilié au régime français, selon le droit interne, pour trois ans renouvelables une fois ; les cotisations sont versées en France comme si le salarié y travaillait, et ce maintien ne dispense pas des cotisations éventuellement dues au Kazakhstan. Les soins sont remboursés dans la limite de ce que la France rembourse, sur factures acquittées avec le formulaire S 3125c. Voir la page remboursement des soins au Kazakhstan.
Indépendants, télétravail et séjours d'affaires
L’indépendant qui exerce au Kazakhstan doit s’inscrire auprès de l’administration fiscale ; le portail d’investissement détaille l’inscription comme contribuable et l’immatriculation d’une entité. Un statut de séjour adapté (visa d’affaires, de long séjour ou d’investisseur) est nécessaire, car le séjour sans visa interdit toute activité rémunérée. Pour les séjours d’affaires, l’exemption de permis couvre jusqu’à 120 jours calendaires par an.
Le télétravail pour un employeur étranger ne bénéficie, dans les pages officielles consultées, d’aucun visa dédié ; une installation durable passe par un visa de long séjour de 91 jours à 3 ans. Pour comparer les pays, voir le guide visas nomades numériques et la page assurance nomade digital. Les transferts de fonds inférieurs à 10 000 USD par un particulier ne nécessitent pas de présenter un contrat de change ; au-delà de 50 000 USD, la banque peut demander des précisions.
Règles pratiques pour un séjour professionnel
Un salarié ou un cadre en mission doit connaître plusieurs règles. La personne qui invite ou l’hôtel déclare l’arrivée à la police de l’immigration dans les trois jours ouvrables. Pour conduire, le permis français accompagné d’un permis international suffit au début, mais au-delà de six mois de séjour ou avec un titre de séjour l’échange du permis contre un permis kazakh est obligatoire. Tout vol de drone exige l’autorisation préalable du comité de l’aviation du ministère de l’Industrie et de la Construction, et photographier des sites sensibles est fortement déconseillé. L’importation temporaire d’un véhicule immatriculé à l’étranger exige une autorisation préalable de la douane, valable six mois dans l’Union économique eurasiatique.
L’accès à certaines zones restreintes nécessite un permis (propousk) de la police de l’immigration, en général sous dix jours, et les déplacements sont limités dans les 25 km des frontières externes. Les transports en commun ne sont pas recommandés : les trains sont lents, et la nuit un compartiment verrouillable est conseillé ; préférez les taxis officiels. Le russe domine à Astana et à Almaty, où l’anglais est relativement bien compris : un contrat de travail rédigé en deux langues limite les malentendus.
L'économie : secteurs, monnaie et perspectives
Selon France Diplomatie, le PIB, de l’ordre de 300 milliards de dollars, représente près de la moitié du PIB de l’Asie centrale. Les hydrocarbures sont le premier secteur, avec environ 50 % de la valeur des exportations, ce qui expose l’économie aux variations du prix du pétrole. La monnaie est le tenge. Le change, le chômage et les autres indicateurs sont affichés en continu dans le bloc de repères économiques de cette page.
Pour un projet d’emploi ou de création d’activité, l’ambassade de France à Astana et le consulat général d’Almaty constituent les interlocuteurs de premier niveau. Quel que soit votre statut, comparez avec Expavy les contrats d’assurance santé expatrié avant la signature.
Questions fréquentes
Peut-on travailler au Kazakhstan sans visa de travail ?
Non : le séjour sans visa interdit toute activité rémunérée. Les déplacements d'affaires permettent réunions, contrats et conférences, et certains profils (investisseurs, résidents permanents, voyageurs d'affaires jusqu'à 120 jours par an) sont dispensés de permis local.
Le permis de travail suit-il le salarié s'il change d'employeur ?
Non : le portail d'investissement du gouvernement indique que le permis n'est pas transférable à un autre employeur et qu'il n'est valable que dans les unités territoriales indiquées, avec des déplacements possibles dans d'autres unités jusqu'à 90 jours par an.
Quel est le niveau moyen des salaires ?
Le bureau national de la statistique indique un salaire mensuel nominal moyen avoisinant 490 000 tenges. Le salaire minimum légal se confirme auprès du ministère du Travail.
Comment est imposé un salarié au Kazakhstan ?
Le portail d'investissement du gouvernement indique un impôt sur le revenu de 10 % pour les salariés, et un impôt social de 11 % à la charge de l'employeur depuis 2025. Le code fiscal a pu évoluer : confirmez le barème applicable avec votre employeur.
La France a-t-elle une convention avec le Kazakhstan ?
Oui sur le plan fiscal : signée à Paris le 3 février 1998, elle est en vigueur depuis le 1er juillet 2000. Non sur le plan de la sécurité sociale : le CLEISS ne la liste pas, et un détaché reste affilié au régime français pendant 3 ans, renouvelables une fois.
Un nomade numérique peut-il s'installer au Kazakhstan ?
Les pages officielles consultées ne décrivent pas de visa de nomade numérique. Les Français séjournent sans visa 30 jours par visite, dans la limite de 90 jours sur 180 ; une installation durable passe par un visa de long séjour de 91 jours à 3 ans.
Les autres guides : Kazakhstan
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
- Prendre sa retraite →Visa, fiscalité de la pension, santé des retraités, formulaire S1, coût de la vie.
