Guatemala · Prendre sa retraite
Prendre sa retraite au Guatemala : résidence, fiscalité de la pension française et accès aux soins
L’essentiel
Le tarif officiel de l'Institut guatémaltèque de migration prévoit une résidence permanente pour les rentiers ou retraités, à 400 dollars contre 700 dollars pour la résidence permanente ordinaire, avec une cotisation annuelle de 40 dollars. Le revenu minimum exigé d'un retraité n'a pas pu être lu sur une page officielle et se confirme auprès de l'institut. Aucune convention fiscale ni de sécurité sociale ne lie la France au Guatemala dans les listes officielles : la pension française suit le droit interne, le formulaire S1 ne s'applique pas et la CFE ou une assurance internationale assure la couverture santé, l'affiliation volontaire à l'IGSS n'incluant pas les soins.
- Résidence permanente : 700 dollars ; catégorie rentiers ou retraités : 400 dollars ; cotisation annuelle de 40 dollars (Institut guatémaltèque de migration).
- Séjour sans visa inférieur à trois mois ; visa de long séjour et autorisation de résider au-delà (France Diplomatie).
- Impôt français des non-résidents : taux minimum de 20 % jusqu’à un seuil de revenus, puis 30 % (impots.gouv.fr).
- CFE pour retraités : cotisation variable selon le pays et l'âge, sans questionnaire de santé, sans carence au retour en France (cfe.fr).
- IGSS volontaire : 12 mois de cotisation sur 36, 240 cotisations visées pour la pension à 60 ans, sans soins médicaux (IGSS).
- Soins en France : 15 ans d'assurance et pension d'un régime de base, sans activité professionnelle (Cleiss).
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Repères chiffrés : Guatemala
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +4,3 %
- Inflation
- 1,5 %
- Taux de chômage
- 2,6 %
- PIB par habitant
- 6 598 $
- Population
- 18,7 millions
- Espérance de vie
- 72,7 ans
- Dépense de santé (% du PIB)
- 6,8 %
- Médecins pour 1 000 hab.
- 1,28
- Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
- 0,5
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Résidence du retraité : séjour, catégories et frais
Un Français entre au Guatemala sans visa pour moins de trois mois avec un passeport en cours de validité ; toute somme supérieure à 10 000 dollars se déclare à l’entrée. Pour un séjour plus long, il demande un visa de long séjour à l’ambassade du Guatemala, puis une autorisation de résider auprès de l’Institut guatémaltèque de migration, ce qui peut prendre plusieurs mois (France Diplomatie).
Les résidences temporaires publiées par l’institut couvrent les étudiants, les investisseurs, les chercheurs, les artistes, les sportifs, les ministres du culte et les travailleurs migrants ; la catégorie de retraité ne figure pas parmi elles. Le tarif officiel prévoit en revanche, au titre de la résidence permanente, une catégorie « rentiers ou retraités » à 400 dollars, contre 700 dollars pour la résidence permanente ordinaire, avec une cotisation annuelle de 40 dollars pour les résidents permanents. La page ne donne ni le revenu minimum exigé ni la liste des justificatifs : ils se confirment auprès de l’institut (+502 2411 2411) avant toute démarche.
Le dossier type d’une résidence comprend un passeport valable, un acte de naissance, le casier judiciaire et policier, la certification du mouvement migratoire et le justificatif de paiement ; le résident met à jour ses données chaque année. Le guide pour toucher sa retraite à l’étranger détaille les formalités côté français.
Fiscalité de la pension française pour un résident au Guatemala
Le Guatemala ne figure pas sur la liste des conventions fiscales publiée par impots.gouv.fr. Un non-résident est imposable en France sur ses revenus de source française, sous réserve de la convention fiscale conclue avec son pays de résidence, et les retraites entrent dans ce champ lorsque la caisse est établie en France. À défaut de convention applicable, la caisse prélève une retenue à la source, le taux minimum est de 20 % jusqu’à un premier seuil de revenus puis de 30 %, et le contribuable peut demander le taux moyen si ce dispositif lui est plus favorable. Ces seuils sont réactualisés chaque année et se vérifient sur impots.gouv.fr au moment de la déclaration.
Côté guatémaltèque, le traitement d’une pension de source étrangère relève de l’administration fiscale locale, dont le site n’était pas accessible lors de la rédaction de cette page : aucun taux n’est donc indiqué ici. Sans convention, le risque de double imposition d’une même pension n’est pas écarté par un texte : il se gère avec l’administration fiscale française et avec un conseil local.
Accès aux soins des retraités : CFE, IGSS et assurance internationale
Le formulaire S1, qui permet à un retraité résidant dans l’Union européenne d’être soigné aux frais de la France, ne concerne pas le Guatemala (ameli.fr). L’offre de la CFE pour retraités a une cotisation qui dépend du pays et de l’âge, sans questionnaire de santé ni exclusion possible, avec une prise en charge immédiate si l’adhésion intervient avant le départ ou dans les trois mois suivant l’installation, et aucune carence au retour en France. Une assurance internationale est l’autre option. L’affiliation volontaire à l’IGSS suppose d’avoir été affilié et d’avoir cotisé 12 mois sur les 36 derniers mois ; elle vise à compléter 240 cotisations pour une pension à 60 ans, mais « n’inclut pas la couverture de services médicaux » (IGSS).
France Diplomatie rappelle que les hôpitaux publics sont jugés insuffisants et que les cliniques privées exigent une garantie de paiement, même en urgence vitale ; une assurance couvrant soins, hospitalisation et rapatriement est indispensable. Lors d’un séjour temporaire en France, le retraité d’un régime de base qui justifie d’au moins 15 ans d’assurance et n’exerce pas d’activité est remboursé de ses soins, par le CNAREFE rattaché à la CPAM de Seine-et-Marne pour le régime général ; le conjoint n’est pas couvert. Une cotisation d’assurance maladie de 3,2 % sur la pension de base, de 4,2 % sur la complémentaire et de 7,1 % sur la retraite d’indépendant peut s’appliquer en lieu et place de la CSG si la résidence fiscale est hors de France (Cleiss). Voir le guide assurance maladie du retraité à l’étranger, le mode d’emploi du formulaire S1 et la page assurance retraité à l’étranger.
Coût de la vie et villes prisées par les retraités
Le salaire minimum non agricole, fixé par circonscription et revalorisé chaque année, plus une bonification, donne un repère du niveau des revenus locaux, et le bloc « Repères économiques » actualise l’inflation et le change. Un budget de retraité se bâtit à partir du loyer réel, de la couverture santé et des déplacements ; France Diplomatie recommande des radiotaxis, des taxis jaunes ou des VTC plutôt que des taxis hélés dans la rue.
Les services et les représentations françaises se concentrent à Guatemala City ; Antigua, Quetzaltenango, Escuintla, Mixco et Villa Nueva figurent parmi les principales villes. France Diplomatie place le pays en vigilance renforcée et signale, en saison des pluies de mai à octobre, des inondations et des glissements de terrain, ainsi que des volcans actifs (Fuego près d’Antigua, Pacaya près de la capitale, Santiaguito à Quetzaltenango), dont les cendres présentent des risques respiratoires pour les personnes âgées et celles ayant des antécédents cardiaques ou respiratoires. Voir la page vivre au Guatemala.
Pension française : versement, justificatifs et retour
Les caisses de retraite françaises versent la pension sur un compte, en France ou à l’étranger, et peuvent demander des justificatifs d’existence ; ces démarches se préparent avant le départ. Le guide de la retraite à l’étranger récapitule les étapes. Dans un pays sans accord de sécurité sociale, le Cleiss indique que la France ne tient pas compte des périodes passées sous le régime local pour calculer le taux de la pension française ; voir aussi trimestres travaillés à l’étranger.
Pour un retour en France, l’adhérent CFE conserve ses droits jusqu’à trois mois après le retour, puis s’affilie à la CPAM ; voir assurance retour en France. La section consulaire de l’ambassade de France à Guatemala City (+502 2421 7370) est compétente pour les démarches consulaires. Expavy aide à comparer les couvertures santé adaptées à un retraité installé au Guatemala.
Sites, excursions et santé du retraité
Les excursions demandent une préparation adaptée à l’âge. France Diplomatie recommande de passer par une agence reconnue, d’exiger des gilets de sauvetage lors des navigations (des accidents mortels ont été recensés sur le lac Atitlán, le Río de la Pasión et le Río Dulce) et de limiter la baignade à Monterrico, où les risques de noyade sont importants. Pour les volcans, l’excursion se fait en groupe avec un guide officiel, avec une bonne condition physique et des vêtements chauds ; les secours ne peuvent pas toujours évacuer un blessé, et il faut renoncer en cas d’activité élevée ou de mauvais temps après avoir vérifié auprès de l’INGUAT et de l’INSIVUMEH.
À Semuc Champey, des vols avec arme blanche ont été signalés, et pour les sites de Nakum et d’El Naranjo il faut un 4x4 avec chauffeur local, la saison des pluies rendant les pistes très difficiles. Un retraité qui prévoit de nombreuses excursions vérifie que son assurance couvre l’assistance en zone isolée et le rapatriement sanitaire.
Formalités locales et vie quotidienne du retraité
Le permis français, avec une traduction en espagnol, ou le permis international est reconnu par les autorités guatémaltèques ; l’assurance au tiers n’est pas obligatoire et de nombreux conducteurs ne sont pas assurés, ce que France Diplomatie recommande de compenser par une assurance. La location avec chauffeur est conseillée, et la conduite de nuit comme les routes secondaires sont à éviter. Il est interdit de sortir du pays tout objet antérieur à 1820.
Il est recommandé de demander l’autorisation avant de photographier ou de filmer, surtout des enfants dans les régions isolées, en raison d’un risque de soupçon de tentative d’enlèvement. L’inscription à Fil d’Ariane permet de recevoir des alertes, et les numéros utiles sont la police nationale civile (110 ou 120), la police touristique (1500) et l’assistance routière (1520).
Questions fréquentes
Existe-t-il une résidence pour les retraités au Guatemala ?
Le tarif de l'Institut guatémaltèque de migration prévoit une catégorie « rentiers ou retraités » au titre de la résidence permanente, à 400 dollars. Le revenu minimum et les justificatifs ne figurent pas sur la page consultée et se confirment auprès de l'institut.
Combien coûte la résidence permanente ?
700 dollars pour la résidence permanente ordinaire et 400 dollars pour la catégorie rentiers ou retraités, avec une cotisation annuelle de 40 dollars pour les résidents permanents, selon le tarif de l'institut.
Ma pension française est-elle imposée au Guatemala ?
Le Guatemala ne figure pas sur la liste des conventions fiscales d'impots.gouv.fr. Le droit interne français s'applique à la pension de source française, et le traitement local se confirme auprès de l'administration fiscale guatémaltèque.
Le formulaire S1 fonctionne-t-il au Guatemala ?
Non : il est réservé aux résidents de l'Union européenne, de l'EEE, de la Suisse et du Royaume-Uni. La CFE ou une assurance internationale prend le relais.
L'IGSS volontaire permet-il de se faire soigner ?
Non : l'institut précise que le programme ne comprend pas la couverture de services médicaux. Il vise à compléter les cotisations pour la pension à 60 ans.
Combien coûte la CFE pour un retraité ?
La cotisation de l'offre pour retraités, sans questionnaire de santé, dépend du pays, de l'âge et de la situation familiale ; les montants sont publiés sur cfe.fr.
Puis-je me faire soigner en France lors d'un séjour ?
Oui, avec une pension d'un régime de base rémunérant au moins 15 ans d'assurance, sans activité professionnelle. Le conjoint qui m'accompagne n'est pas couvert.
Les autres guides : Guatemala
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
