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Guatemala · Travailler et économie

Travailler au Guatemala quand on est français : résidence, salaires, cotisations et impôts

L’essentiel

Un Français salarié au Guatemala demande une résidence temporaire de travailleur migrant auprès de l'Institut guatémaltèque de migration, sur la base d'un contrat légalisé et, selon le cas, d'une certification du ministère du Travail. Les frais vont de 200 dollars pour un an à 500 dollars pour trois à cinq ans. Le salaire minimum des activités non agricoles, fixé par circonscription et revalorisé chaque année, est complété d'une bonification. Tout employeur est tenu d'affilier ses travailleurs à l'IGSS, obligatoire à partir de trois travailleurs. Aucune convention de sécurité sociale ni convention fiscale ne lie la France au Guatemala : un détachement relève du droit interne français, sur trois ans renouvelables une fois.

  • Salaire minimum non agricole fixé par circonscription, plus une bonification, et revalorisé chaque année ; les montants en vigueur sont publiés par le ministère du Travail.
  • Résidence temporaire : 25 dollars de dépôt, puis 200, 300 ou 500 dollars selon la durée de un, deux ou trois à cinq ans (Institut guatémaltèque de migration).
  • Travailleurs migrants : durée du contrat ou cinq ans au maximum ; contrat légalisé et documents de l'employeur exigés (Institut guatémaltèque de migration).
  • IGSS : affiliation obligatoire des employeurs à partir de trois travailleurs ; soins en cas de 4 cotisations dans les 6 derniers mois (IGSS).
  • Détachement hors convention : trois ans renouvelables une fois, régime français maintenu (Cleiss).
  • Services 68,4 % du PIB, industrie 22,3 %, agriculture 9,3 % ; transferts de la diaspora estimés à 20 % du PIB (France Diplomatie).

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Repères chiffrés : Guatemala

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+4,3 %
Inflation
1,5 %
Taux de chômage
2,6 %
PIB par habitant
6 598 $
Population
18,7 millions
Espérance de vie
72,7 ans
Dépense de santé (% du PIB)
6,8 %
Médecins pour 1 000 hab.
1,28
Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
0,5

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Droit au travail et résidence pour un Français

Le séjour sans visa de moins de trois mois est touristique : pour travailler, le Français demande un visa de long séjour à l’ambassade du Guatemala, puis une autorisation de résider auprès de l’Institut guatémaltèque de migration, ce qui peut prendre plusieurs mois (France Diplomatie). La catégorie « travailleurs migrants » de la résidence temporaire distingue trois voies : par un employeur guatémaltèque, par un employeur étranger ou à son propre compte. Sa durée couvre le contrat, avec un maximum de cinq ans.

Le dossier comprend le formulaire de demande, le passeport original valable et sa copie légalisée avec le dernier cachet d’entrée, le casier judiciaire et policier, la certification du mouvement migratoire, le justificatif de paiement et le contrat de travail légalisé, avec, le cas échéant, la certification du ministère du Travail. L’employeur doit fournir son numéro fiscal (RTU), ses patentes, ses états financiers, sa déclaration annuelle d’impôts et une lettre décrivant les fonctions et la durée requise. Les frais sont de 25 dollars de dépôt, puis de 200 dollars pour un an, 300 pour deux ans et 500 pour trois à cinq ans. Le titulaire effectue un enregistrement biométrique dans les 30 jours suivant la notification et met à jour ses données chaque année.

Voir aussi le guide du salarié qui travaille à l’étranger et la page vivre au Guatemala pour les formalités d’installation.

Salaire minimum et niveaux de rémunération

Le ministère du Travail publie chaque année les salaires minimums par circonscription économique : la circonscription 1 couvre le département de Guatemala, la circonscription 2 le reste du pays. Les montants varient selon l’activité (non agricole, agriculture, exportation et maquila) et se calculent par mois ou par jour. Une bonification incitative mensuelle s’ajoute dans tous les cas.

Au-delà du plancher, les rémunérations se négocient selon le poste, le secteur et la ville ; le secteur informel emploie la majorité de la main-d’œuvre d’après France Diplomatie, ce qui rend les comparaisons de salaires moins lisibles. Le bloc « Repères économiques » de cette page actualise croissance, inflation, chômage et change.

Cotisations sociales : l'affiliation à l'IGSS

Tout employeur est tenu de s’inscrire au régime de sécurité sociale et d’y inscrire ses travailleurs ; l’obligation s’applique à partir de trois travailleurs, une entreprise d’un seul travailleur pouvant passer par les assurances facultatives (IGSS). Les pourcentages de cotisation du salarié et de l’employeur ne figurent pas sur les pages du site de l’institut consultées : ils sont à confirmer auprès de l’IGSS, dont le centre de contact est le 1522.

L’affilié reçoit des soins dans les unités de l’IGSS (consultation externe, hospitalisation, rééducation, soutien psychologique et social, appareils orthopédiques et prothèses sur indication médicale) et, en cas d’incapacité par maladie ou accident, des prestations en espèces correspondant aux deux tiers du salaire journalier. Pour avoir droit aux soins, le travailleur doit justifier de quatre cotisations dans les six derniers mois. Les bénéficiaires sont la conjointe ou compagne, si elle remplit les conditions, et les enfants de moins de sept ans. La page système de santé au Guatemala détaille la couverture.

Impôt sur le revenu et absence de convention fiscale

Le Guatemala ne figure pas sur la liste des conventions fiscales internationales publiée par impots.gouv.fr. Les règles de droit interne de chaque pays s’appliquent donc, sans mécanisme conventionnel d’élimination de la double imposition. L’impôt guatémaltèque sur le revenu est géré par la Superintendance de l’administration fiscale (SAT), dont les barèmes et régimes se lisent sur le site de l’administration pour l’exercice concerné ; le site n’était pas accessible lors de la rédaction de cette page, et aucun taux n’est donc indiqué ici.

Un salarié français qui conserve des revenus de source française reste soumis aux règles françaises applicables aux non-résidents : le taux minimum est de 20 % jusqu’à un premier seuil de revenus, puis de 30 %, avec option possible pour le taux moyen (impots.gouv.fr). La situation se vérifie avec l’administration fiscale française avant le départ.

Détaché, indépendant et télétravail

Faute de convention de sécurité sociale, le salarié envoyé par une entreprise française peut être détaché hors convention : il reste affilié au régime français trois ans, renouvelables une fois, couvert dans la limite des prestations qu’il aurait reçues en France, sur factures acquittées avec l’imprimé S 3125c. Les cotisations sont payées en France comme si l’activité y était exercée, sans dispenser des cotisations éventuellement dues au Guatemala (Cleiss). Voir détaché ou expatrié.

Le salarié sous contrat local quitte au contraire le régime français et relève du régime guatémaltèque ; la CFE s’ajoute à l’affiliation locale sans l’en exonérer. Un travailleur indépendant peut demander une résidence temporaire de travailleur migrant à son propre compte. Pour le télétravail, aucune catégorie dédiée n’apparaît dans les résidences temporaires publiées par l’institut de migration ; voir le guide visas nomades numériques et confirmer auprès de l’institut.

Conditions pratiques de travail : sécurité, transports et assurance

Une affectation au Guatemala se prépare avec les recommandations de France Diplomatie. Dans la capitale, les transports publics sont déconseillés, sauf les bus verts Transmetro ; les radiotaxis, les taxis jaunes et les services VTC sont préférables aux taxis blancs hélés dans la rue. Les zones 3, 6, 18, 19, 21 et 24 sont à éviter, ainsi que certaines parties de Mixco et de Villa Nueva ; les zones 1, 2, 5, 7, 8, 9 et 17 se fréquentent de jour seulement. Les autocars exposent à des extorsions près des frontières, et France Diplomatie conseille de privilégier les cars haut de gamme, les agences ou les vols internationaux.

Pour les déplacements professionnels, il est recommandé d’avoir sur soi son passeport et son permis de conduire lors des contrôles routiers et de rester courtois ; des tentatives d’extorsion par des membres des forces de l’ordre sont possibles. La route cause environ trois fois plus de victimes que la criminalité : éviter de conduire de nuit et les routes secondaires, et recourir à la location avec chauffeur auprès d’agences reconnues. Une assurance couvrant soins et rapatriement fait partie des conditions préalables à toute affectation : voir la page assurance santé expatrié.

Économie, monnaie et perspectives

D’après France Diplomatie, le PIB est de l’ordre de 120 milliards de dollars, soit un peu moins de 7 000 dollars par habitant. Les services représentent environ deux tiers du PIB, l’industrie un peu plus d’un cinquième et l’agriculture moins d’un dixième (Banque mondiale). Les États-Unis sont le premier client du pays (32 % des exportations), devant le Salvador (13 %) et le Honduras (11 %), et les transferts de la diaspora, installée surtout aux États-Unis, représentent 20 % du PIB.

Les exportations françaises vers le Guatemala se chiffrent en dizaines de millions d’euros. La monnaie est le quetzal. Les principales villes d’activité sont Guatemala City, Mixco, Villa Nueva, Quetzaltenango, Escuintla et Antigua ; les débouchés les plus visibles pour un cadre ou un technicien français se situent dans les services, l’industrie et l’agro-industrie.

Repères du travail salarié au Guatemala

ÉlémentValeur ou règleSource
Salaire minimum non agricole, circonscription 14 002,28 quetzales par mois, plus 250 de bonificationMinistère du Travail
Salaire minimum non agricole, circonscription 23 816,90 quetzales par mois, plus 250 de bonificationMinistère du Travail
Résidence temporaire de travailleur migrantDurée du contrat, cinq ans au plus ; 200 à 500 dollarsInstitut guatémaltèque de migration
Affiliation à l'IGSSObligatoire pour l'employeur à partir de trois travailleursIGSS
Détachement depuis la FranceTrois ans, renouvelable une fois, hors conventionCleiss

Les taux de cotisation à l'IGSS et les barèmes de l'impôt sur le revenu sont à confirmer auprès des organismes guatémaltèques.

Questions fréquentes

Quel visa pour travailler au Guatemala ?

Un visa de long séjour à demander à l'ambassade du Guatemala, puis une résidence temporaire de travailleur migrant auprès de l'Institut guatémaltèque de migration, avec un contrat légalisé et les documents de l'employeur.

Combien coûte la résidence temporaire ?

25 dollars de dépôt, puis 200 dollars pour un an, 300 pour deux ans et 500 pour trois à cinq ans, selon le tarif de l'institut de migration.

Quel est le salaire minimum au Guatemala ?

Il est fixé par circonscription économique et par activité, et revalorisé chaque année, avec une bonification mensuelle en plus ; le ministère du Travail publie les montants en vigueur.

L'affiliation à l'IGSS est-elle obligatoire ?

Tout employeur doit inscrire ses travailleurs au régime de sécurité sociale ; l'obligation s'applique à partir de trois travailleurs. Les taux de cotisation sont à confirmer auprès de l'IGSS.

Existe-t-il une convention fiscale France-Guatemala ?

Le Guatemala ne figure pas sur la liste des conventions fiscales publiée par impots.gouv.fr. Les règles de droit interne de chaque pays s'appliquent.

Combien dure un détachement vers le Guatemala ?

Hors convention, le détachement dure trois ans renouvelables une fois, avec maintien du régime français et remboursement sur factures acquittées (imprimé S 3125c).

Peut-on travailler à distance depuis le Guatemala ?

Aucune catégorie de résidence dédiée au télétravail n'apparaît dans les résidences temporaires publiées par l'institut de migration. Les statuts existants se confirment auprès de l'institut.

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