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Retraite à l'étranger

Prendre sa retraite en Géorgie : séjour, soins, fiscalité et vie quotidienne

L’essentiel

Un retraité français séjourne en Géorgie sans visa jusqu'à un an ; au-delà d'un séjour continu d'un an, un visa de long séjour puis un permis de séjour de l'Agence de développement des services publics sont nécessaires, et la liste de l'Agence ne comporte pas de visa retraité dédié. Les voies utilisées s'appuient sur la propriété immobilière (permis de court terme pour un bien de plus de 150 000 dollars en équivalent), le regroupement familial ou l'investissement. Côté santé, aucune convention ne lie les deux pays et le formulaire S1 ne s'applique pas : la CFE (offre SeniorExpat, tarif sur devis) ou une assurance internationale prend le relais, et France Diplomatie exige une assurance couvrant au moins 30 000 lari à l'entrée. La convention fiscale du 7 mars 2007, en vigueur depuis le 1er juin 2010, organise l'imposition des pensions.

  • Séjour sans visa jusqu'à un an ; au-delà, visa de long séjour puis permis de séjour (France Diplomatie).
  • Permis de court terme : bien immobilier (hors terres agricoles) de plus de 150 000 dollars américains en équivalent ; traitement en 30, 20 ou 10 jours (Agence de développement des services publics).
  • Permis d'investissement : 300 000 dollars américains d'investissement ou de bien immobilier (Agence de développement des services publics).
  • Convention fiscale France-Géorgie du 07/03/2007, entrée en vigueur le 01/06/2010 (impots.gouv.fr).
  • CFE : offre SeniorExpat pour les retraités expatriés, cotisation selon le pays et l'âge (cfe.fr).
  • Assurance santé et accident exigée à l'entrée : au moins 30 000 lari, soit environ 9 500 euros (France Diplomatie).

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Repères chiffrés : Géorgie

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+7,5 %
Inflation
3,9 %
Taux de chômage
12,1 %
PIB par habitant
9 692 $
Population
3,9 millions
Espérance de vie
74,7 ans
Dépense de santé (% du PIB)
6,9 %
Médecins pour 1 000 hab.
5,64
Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
4,0

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Séjour et permis de long séjour pour un retraité

France Diplomatie rappelle que les Français sont exemptés de visa pour un séjour égal ou inférieur à un an, avec un passeport individuel ou une carte nationale d’identité sécurisée valable pour toute la durée du séjour. Pour un séjour continu de plus d’un an, il faut demander un visa de long séjour à une ambassade ou un consulat de Géorgie, ou au ministère des Affaires étrangères à Tbilissi, puis un permis de séjour localement. Les contrôles aux frontières peuvent porter sur l’objet du séjour, les fonds disponibles et la durée prévue ; il est utile de présenter l’attestation d’assurance exigée.

L’Agence de développement des services publics ne décrit pas de permis retraité. Les permis les plus pertinents sont le permis de court terme, ouvert aux propriétaires d’un bien immobilier (hors terres agricoles) de plus de 150 000 dollars américains en équivalent, avec leur conjoint et leurs enfants, sur présentation du titre de propriété et d’une évaluation certifiée ; le permis d’investissement, avec 300 000 dollars d’investissement ou de bien immobilier et des seuils d’activité annuels ; et le regroupement familial ou le séjour comme conjoint d’un citoyen géorgien. Les frais s’élèvent à 300, 450 ou 600 lari selon que le traitement dure 30, 20 ou 10 jours pour la plupart de ces permis, et à 500 lari pour la résidence de conjoint avec un traitement de 90 jours. Un permis de résidence permanente peut suivre après cinq ans pour un conjoint de citoyen, ou après dix ans de permis temporaires. Les seuils et frais se confirment auprès de l’Agence (+995 32 2 40 10 10). Voir aussi vivre en Géorgie.

Soins de santé du retraité : pas de formulaire S1, pas de convention

Le formulaire S1, valable dans l’Union européenne et l’Espace économique européen, ne s’applique pas en Géorgie, et la liste des accords de sécurité sociale du CLEISS ne mentionne pas ce pays. Le CLEISS précise que, hors accord, aucune prise en charge n’est prévue sur place par l’assurance maladie française et que le retraité doit souscrire une assurance adaptée au coût réel des soins. Le programme public géorgien de couverture universelle vise d’abord les citoyens : l’éligibilité d’un retraité étranger se confirme auprès de l’Agence nationale de la santé, et la plupart des résidents étrangers recourent à une assurance privée.

La CFE propose l’offre SeniorExpat (cfe.fr), dont la cotisation dépend du pays et de l’âge : elle couvre les frais de santé des retraités expatriés ; la carence est nulle si l’adhésion a lieu dans les trois mois qui suivent le départ, puis de trois mois avant 45 ans et de six mois ensuite. Une assurance santé internationale ouvre l’accès direct aux hôpitaux privés, qui dominent l’offre hospitalière (86 % des lits, EUAA), avec évacuation et rapatriement. La couverture du conjoint se prévoit au même titre : voir remboursements des soins en Géorgie, assurance maladie du retraité à l’étranger et assurance retraite à l’étranger.

Fiscalité de la pension française

La liste des conventions d’impots.gouv.fr indique une convention avec la Géorgie datée du 7 mars 2007, entrée en vigueur le 1er juin 2010, assortie d’une version consolidée qui intègre les modifications de la convention multilatérale. C’est ce texte qui désigne l’État compétent pour imposer les pensions de source française ; le résumé consulté ne reproduit pas les articles concernés, et le retraité les lit ou les fait lire par un conseiller avant de choisir sa résidence fiscale. Le critère de résidence fiscale française (foyer, séjour principal, activité, centre des intérêts économiques) se vérifie sur impots.gouv.fr : un départ en Géorgie ne la supprime pas automatiquement.

Le retraité qui n’est plus assuré en France cesse de supporter la CSG, la CRDS et la CASA sur ses pensions, une cotisation maladie restant possible s’il conserve des droits français (CLEISS). Les règles d’imposition locales d’un résident géorgien se confirment auprès du Revenue Service de Géorgie (rs.ge) : aucun taux n’est repris ici sans lecture du texte officiel.

Coût de la vie et monnaie

La monnaie est le lari ; son taux de change varie et la Banque nationale de Géorgie publie chaque jour un taux officiel indicatif. France Diplomatie indique que l’afflux de résidents et de touristes russes, estimé à environ 100 000 personnes, a soutenu l’économie et contribué à une inflation sensible, en particulier dans l’immobilier : les loyers et prix d’achat varient selon les villes et les quartiers. Geostat publie des rapports sur la rémunération moyenne et médiane, utiles pour situer le niveau de vie local ; une pension perçue en euros se compare aux charges de logement, de transport et d’assurance santé, cette dernière représentant un poste majeur compte tenu de l’exigence d’assurance à l’entrée.

Dans l’immobilier, le permis de court terme impose un bien de plus de 150 000 dollars en équivalent, évalué par un expert accrédité, hors terres agricoles. Un achat se prépare avec un notaire, une traduction assermentée et un contrôle du titre de propriété auprès du registre public.

Villes prisées et vie quotidienne

Tbilissi, capitale d’environ 1,25 million d’habitants, concentre l’ambassade de France, l’Institut français, l’École française du Caucase et l’Institut français. Batoumi, sur la mer Noire, est reliée à Tbilissi par la seule ligne ferroviaire que France Diplomatie décrit comme performante, et Koutaïssi figure parmi les autres grandes villes. Les taxis sont licenciés et se réservent par application à prix fixé d’avance ; les routes secondaires et urbaines sont d’une qualité moyenne, avec des nids-de-poule, et un 4x4 est préférable hors des axes principaux.

France Diplomatie place l’ensemble du pays en vigilance renforcée et déconseille formellement l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud. Les risques sismiques, les crues et éboulements de montagne au printemps et les chiens errants sont à connaître. En voiture, l’alcoolémie tolérée est de 0 g/l ; un permis international est fortement recommandé. Un retraité qui souhaite rester en lien avec la France trouve un Institut français actif depuis 2002 et une communauté française recensée à plus de 350 adultes inscrits.

Avant le départ : check-list du retraité

  • Informer la caisse de retraite, la CPAM et les caisses complémentaires du changement de résidence.
  • Souscrire l’assurance santé et accident exigée à l’entrée (au moins 30 000 lari), en anglais ou en géorgien.
  • Étudier la CFE (SeniorExpat) ou une assurance internationale avant la fin des trois premiers mois pour éviter la carence.
  • Choisir le permis de séjour adapté (court terme, investissement, famille) et en vérifier les seuils auprès de l’Agence de développement des services publics.
  • Lire la convention fiscale du 7 mars 2007 et déterminer sa résidence fiscale avant le départ.
  • Préparer les médicaments : dix boîtes au plus, avec ordonnance détaillée en dénomination commune internationale et traduction anglaise certifiée.
  • S’inscrire sur Fil d’Ariane et auprès de l’ambassade de France à Tbilissi.

Pour comparer les contrats, voir assurance santé expatrié et système de santé géorgien.

Les permis utiles à un retraité

PermisCondition principaleFrais (selon le délai de traitement)
Court termeBien immobilier (hors terres agricoles) de plus de 150 000 dollars en équivalent ; conjoint et enfants inclus300 / 450 / 600 lari (30 / 20 / 10 jours)
Investissement300 000 dollars d'investissement ou de bien immobilier ; seuils d'activité annuels300 / 450 / 600 lari (30 / 20 / 10 jours)
Conjoint d'un citoyen géorgienPreuve de lien ; solde bancaire d'au moins 2 fois le minimum de subsistance par mois500 lari (90 jours)
Regroupement familialPreuve de parenté avec le titulaire d'un permis ; ressources300 / 450 / 600 lari (30 / 20 / 10 jours)
Résidence permanenteConjoint après 5 ans, ou 10 ans de permis temporaires500 lari (30 jours) ou 650 lari (20 jours)

Source : Agence de développement des services publics de Géorgie (sda.gov.ge). Aucun permis spécifique aux retraités n'y figure ; les seuils se confirment auprès de l'Agence.

Questions fréquentes

Existe-t-il un visa retraité pour la Géorgie ?

L'Agence de développement des services publics ne liste pas de permis retraité. Les Français séjournent sans visa un an, puis s'appuient sur un permis de court terme (propriété), d'investissement ou familial.

Le formulaire S1 fonctionne-t-il en Géorgie ?

Non, le S1 est réservé à l'Union européenne et à l'Espace économique européen, et aucune convention de sécurité sociale ne lie la France et la Géorgie. Le retraité choisit la CFE ou une assurance internationale.

Combien coûte la CFE pour un retraité ?

La cotisation de l'offre SeniorExpat dépend du pays et de l'âge ; les montants sont publiés sur cfe.fr. La carence est nulle si l'adhésion a lieu dans les trois mois de l'installation.

Quelle fiscalité pour une pension française en Géorgie ?

La convention du 7 mars 2007, en vigueur depuis le 1er juin 2010, détermine l'État qui impose chaque revenu ; le texte se consulte sur impots.gouv.fr avant de fixer sa résidence fiscale.

Quel bien immobilier ouvre un permis de séjour ?

Un bien (hors terres agricoles) de plus de 150 000 dollars américains en équivalent ouvre le permis de court terme ; un investissement ou un bien de 300 000 dollars ouvre le permis d'investissement.

Une assurance est-elle obligatoire pour un retraité ?

France Diplomatie exige à l'entrée une assurance santé et accident de 30 000 lari minimum (environ 9 500 euros), en anglais ou en géorgien, valable pour toute la durée du séjour.

Les autres guides : Géorgie