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Corée du Sud · Remboursements des soins
Remboursement des soins en Corée du Sud : qui rembourse quoi selon votre situation
L’essentiel
La convention franco-coréenne de sécurité sociale, en vigueur depuis le 01/06/2007, ne coordonne que l’invalidité, la vieillesse et les survivants : la carte Vitale ne rembourse donc pas les soins reçus en Corée, sauf pour un salarié détaché qui reste affilié au régime français. Le salarié local est couvert par l’assurance maladie coréenne (NHIS) dès l’embauche, le résident sans emploi s’y affilie après 6 mois, et la CFE ou une assurance internationale complète ou remplace ce régime pour qui obtient une exemption. Le NHIS laisse un reste à charge de 30 à 60 % en ambulatoire et de 20 % en hospitalisation, selon l’établissement. Le tableau récapitulatif résume chaque situation, puis la page détaille les postes de soins.
- Convention France-Corée du Sud : signée le 06/12/2004, en vigueur le 01/06/2007, limitée à l’invalidité, à la vieillesse et aux survivants ; la maladie et les accidents du travail sont exclus (CLEISS).
- Exemption du NHIS : trois catégories peuvent la demander, les détachés, les adhérents de la CFE et les titulaires d’une assurance privée reconnue ; la demande se renouvelle chaque année (ambassade de France).
- Reste à charge NHIS : 30 % en clinique à 60 % en hôpital tertiaire en ambulatoire, 20 % en hospitalisation (NHIS).
- Détachement hors convention pour la maladie : 3 ans, renouvelable une fois, avec remboursement sur factures acquittées et formulaire S 3125c (CLEISS).
- CFE : aucune carence si l’adhésion intervient avant le départ ou dans les 3 mois de l’expatriation ; sinon 3 mois avant 45 ans, 6 mois à partir de 45 ans ; pas de questionnaire de santé (CFE).
- Retour en France : carence de 3 mois en principe pour la PUMa, sans délai pour un titulaire de pension française (CLEISS).
Le principe : la convention ne couvre pas la maladie, le NHIS paie
La convention de sécurité sociale entre la France et la Corée du Sud a été signée le 6 décembre 2004 et est en vigueur depuis le 1er juin 2007. Le CLEISS précise qu’elle coordonne les assurances invalidité, vieillesse et survivants, avec totalisation des périodes d’assurance et versement des pensions quel que soit le lieu de résidence ; la maladie et les accidents du travail n’en font pas partie. Pour un retraité, le CLEISS indique qu’aucune disposition ne permet de faire rembourser des soins reçus en Corée au titre de la pension française. La carte Vitale n’ouvre donc pas de remboursement sur place, et c’est le statut qui désigne le payeur. Voir le glossaire de la convention bilatérale de sécurité sociale.
Le NHIS est le payeur par défaut : tout étranger enregistré qui réside en Corée depuis 6 mois ou plus doit s’y affilier, et un salarié d’un employeur couvert l’est dès l’embauche. L’ambassade de France cite trois catégories qui peuvent demander l’exemption : les travailleurs détachés, les adhérents de la CFE et les titulaires d’une assurance privée reconnue. La demande se renouvelle chaque année et le NHIS l’examine ; il faut la déposer dans les 14 jours suivant la déclaration d’affiliation. Pour le détail du régime coréen, voir le guide du système de santé coréen. Les notions de base de remboursement et de reste à charge aident à comparer les offres.
Salarié en contrat local et salarié détaché
Le salarié en contrat local est déclaré au NHIS par son employeur dès l’embauche, sans condition de durée de séjour. La cotisation, prélevée sur le salaire, est partagée à parts égales entre le salarié et l’employeur, et les prestations sont celles d’un assuré coréen, avec une participation de 30 à 60 % en ambulatoire et de 20 % en hospitalisation. Voir le glossaire du contrat local.
Le salarié détaché par un employeur français peut rester affilié à la Sécurité sociale française. Le CLEISS précise que la convention franco-coréenne ne vise pas la maladie : le maintien relève du droit français du détachement hors convention, d’une durée de 3 ans, renouvelable une seule fois. Les cotisations françaises se paient comme s’il travaillait en France, et des cotisations locales peuvent s’y ajouter. Les soins sont remboursés dans la limite des prestations françaises, sur factures acquittées accompagnées du formulaire S 3125c « soins reçus à l’étranger », adressé à la caisse d’affiliation. Les arrêts de travail se signalent à la caisse sous 48 heures. Le CLEISS note que les frais de santé peuvent être plus élevés qu’en France et conseille de faire le point avec la complémentaire. La convention maintient par ailleurs les prestations familiales pour un détaché dont les enfants l’accompagnent.
Un détaché peut demander l’exemption du NHIS, qui décide seul de l’accorder. Voir détaché ou expatrié et le glossaire du détaché.
Indépendant, nomade numérique et étudiant
L’indépendant ou le nomade numérique n’a pas d’employeur coréen qui l’affilie. Le NHIS le traite comme assuré régional après 6 mois de résidence, avec une cotisation calculée sur un système de points fondé sur le revenu et le patrimoine, et une prime minimale. Trois voies existent : le NHIS, la CFE, ou une assurance internationale avec une exemption demandée au NHIS. Le visa workation exige lui-même une assurance couvrant les soins et l’évacuation (voir la page travailler en Corée du Sud). Voir aussi l’assurance nomade digital.
L’étudiant titulaire d’un visa de la série D (études, formation) figure parmi les statuts éligibles au NHIS pour un séjour de plus de 6 mois. Une offre CFE destinée aux moins de 30 ans existe (voir le glossaire JeunExpat) et le guide de l’assurance étudiant à l’étranger compare les solutions.
Retraité, conjoint et enfants
Le retraité ne relève pas du formulaire S1, qui s’applique en Europe, et la convention ne rembourse aucun soin. Le CLEISS recommande une affiliation volontaire à la CFE ou une assurance privée, en complément de l’affiliation au NHIS après 6 mois de résidence. L’offre de la CFE pour les retraités est réservée aux personnes sans activité professionnelle et titulaires d’une pension du régime de base français, sans questionnaire de santé. Lors d’un séjour temporaire en France, un retraité qui perçoit une pension justifiant d’au moins 15 ans d’assurance en France et qui n’exerce aucune activité bénéficie de la prise en charge ; au-delà d’un mois d’hospitalisation, un accord médical préalable de la caisse est nécessaire. Voir le guide assurance maladie du retraité à l’étranger et la page retraite en Corée du Sud.
Le conjoint et les enfants se rattachent au NHIS comme personnes à charge si les conditions de lien familial, de revenu (moins de 20 millions de KRW par an) et de patrimoine sont remplies, ou s’affilient eux-mêmes ; la CFE et les assurances internationales proposent des contrats familiaux. Pour un détaché, les ayants droit accompagnants suivent le titulaire dans le régime français. Voir l’assurance famille expatriée.
Adhérent de la CFE et assurance au 1er euro
La CFE est un organisme de protection sociale volontaire. En France, ses remboursements passent par la CPAM de Marne-la-Vallée ; à l’étranger, elle rembourse selon des taux ou des forfaits propres au pays de soins, appliqués aux dépenses réelles. L’écart avec le prix facturé reste à la charge de l’adhérent : le guide remboursements CFE détaille ce mécanisme.
- Carence : aucune si l’adhésion intervient avant le départ ou dans les trois mois de l’expatriation ; au-delà, trois mois avant 45 ans et six mois à partir de 45 ans (voir le glossaire du délai de carence).
- Questionnaire médical : la CFE n’en demande pas et ne peut pas exclure un adhérent.
- Maternité : la conception doit être postérieure à l’adhésion ; des indemnités journalières existent pour les salariées qui conservent la garantie optionnelle depuis au moins 10 mois consécutifs.
- Séjours en France : les soins reçus pendant un séjour de moins de trois mois en France sont couverts.
L’assurance santé internationale au 1er euro rembourse les frais réels dans la limite de ses plafonds, après franchise éventuelle, délais de carence et exclusions. L’ambassade de France note que les soins de santé sont très onéreux en Corée du Sud : une prise en charge directe, un plafond annuel adapté et l’évacuation sanitaire se comparent d’un contrat à l’autre.
PVT, touriste et retour en France
Le titulaire d’un PVT présente, pour obtenir son visa, une assurance santé valable pendant tout le séjour, avec une couverture minimale de 40 000 000 KRW (environ 26 400 €) d’après le guide du Working Holiday Info Center ; si le séjour dépasse 6 mois, l’affiliation au NHIS devient obligatoire. Le guide cite, pour la France, l’accord intergouvernemental parmi les cas de couverture par une loi étrangère pouvant justifier une exclusion ; comme le CLEISS rappelle que la convention ne couvre pas la maladie, l’examen de la demande revient au NHIS. Voir l’assurance PVT et le guide justificatifs d’assurance PVT.
Le touriste séjourne 90 jours sans visa. Le NHIS s’adresse aux étrangers enregistrés auprès de l’immigration : un séjour touristique suppose donc une assurance voyage couvrant les frais médicaux et le rapatriement, et l’ambassade de France rappelle que les soins de santé sont très onéreux en Corée du Sud. Voir l’assurance voyage longue durée.
Au retour en France, la PUMa s’ouvre sur la résidence stable et régulière, avec en principe un délai de carence de 3 mois. Le CLEISS précise que, pour les pays dont la convention est limitée aux pensions, les périodes étrangères ne comptent que pour la retraite et non pour l’assurance maladie immédiate. Les titulaires d’une pension française n’ont pas de carence, l’activité professionnelle ouvre les droits dès la première heure travaillée, et les cotisations CFE peuvent être prises en compte, avec un droit transitoire de 3 mois. Voir retour en France et le guide réduire le délai de carence.
Poste par poste : consultation, hospitalisation, médicaments, dentaire, optique, maternité
- Consultation : le NHIS laisse à charge 30 % en clinique, 40 % en hôpital, 50 % en hôpital général urbain (45 % en zone rurale) et 60 % en hôpital tertiaire ; le détaché est remboursé selon les règles françaises ; la CFE applique son barème pays ; un contrat 1er euro rembourse les frais réels dans ses plafonds.
- Hospitalisation : 20 % à charge avec le NHIS, 5 % pour un cancer enregistré, 10 % pour une maladie rare ou incurable, sous un plafond annuel fonction du revenu ; régime français pour le détaché ; CFE ou contrat international pour le reste.
- Médicaments : 30 % à charge en pharmacie avec le NHIS ; barèmes de la CFE ou plafonds du contrat international pour les autres situations.
- Dentaire : les soins suivent la participation du NHIS par établissement, les implants étant exclus du calcul du plafond ; la CFE et les contrats internationaux appliquent leurs barèmes ou plafonds annuels.
- Optique : les lunettes et lentilles ne figurent pas parmi les prestations décrites par le NHIS ; leur prise en charge se lit dans le tableau des garanties du contrat choisi.
- Maternité : le NHIS verse une aide de 1 million de KRW (environ 660 €) par grossesse à fœtus unique ; la CFE exige une conception postérieure à l’adhésion ; les contrats internationaux fixent leur propre délai de carence.
Les conversions de cette page s’appuient sur le cours de référence de la BCE du 02/10/2026 : 1 513,44 KRW pour 1 €. Le guide des remboursements et la page assurance santé expatrié donnent des repères ; Expavy aide à confronter ces options à votre situation.
Récapitulatif : qui rembourse selon votre situation
| Situation | Qui rembourse en priorité | Condition ou démarche | Point d’attention |
|---|---|---|---|
| Salarié en contrat local | NHIS, dès l’embauche | Déclaration par l’employeur ; cotisation partagée | Participation de 30 à 60 % en ambulatoire, 20 % en hospitalisation |
| Salarié détaché | Régime français maintenu, sur factures acquittées | Détachement hors convention : 3 ans renouvelable une fois ; formulaire S 3125c | Coûts parfois supérieurs à la France ; exemption du NHIS à demander |
| Indépendant, nomade | NHIS (assuré régional), CFE ou assurance internationale | 6 mois de résidence pour le NHIS ; exemption annuelle possible | Prime minimale du NHIS ; évacuation à prévoir |
| Retraité | NHIS après 6 mois, CFE ou assurance privée | La convention ne rembourse aucun soin ; pas de S1 | Offre CFE pour les titulaires d’une pension de base |
| Étudiant | NHIS (séjour de plus de 6 mois), CFE ou assurance étudiante | Visa de la série D | Offre CFE pour les moins de 30 ans |
| Conjoint et enfants | Ayants droit du NHIS, contrat famille CFE ou assurance | Lien familial prouvé, seuils de revenu et de patrimoine | Revenu de la personne à charge inférieur à 20 millions de KRW par an |
| Adhérent CFE | CFE : taux ou forfaits du pays de soins | Adhésion avant le départ ou dans les 3 mois | Carence de 3 ou 6 mois en cas d’adhésion tardive ; exemption NHIS à demander |
| Assurance au 1er euro | Assureur : frais réels dans les plafonds | Questionnaire médical, exemption NHIS à demander | Franchise, carence, exclusions, antécédents |
| PVT ou touriste | Assurance voyage ou assurance PVT ; NHIS après 6 mois de séjour | PVT : couverture minimale de 40 000 000 KRW pour le visa | Soins très onéreux en Corée |
| Retour en France | PUMa après 3 mois de carence en principe ; CFE 3 mois de droit transitoire | Résidence stable et régulière ou activité en France | Pas de carence avec une pension française |
Sources : CLEISS, ambassade de France en Corée, NHIS, CFE, Working Holiday Info Center. Conversions au cours de référence de la BCE du 02/10/2026 (1 € = 1 513,44 KRW).
Questions fréquentes
La carte Vitale fonctionne-t-elle en Corée du Sud ?
Non : la convention franco-coréenne ne couvre que l’invalidité, la vieillesse et les survivants. Seul un salarié détaché peut être remboursé selon les règles françaises, sur factures acquittées avec le formulaire S 3125c. Les autres profils passent par le NHIS, la CFE ou une assurance privée.
La convention de sécurité sociale franco-coréenne rembourse-t-elle les soins ?
Non, la maladie et les accidents du travail n’en font pas partie. Elle organise la totalisation des périodes et le versement des pensions, et maintient les prestations familiales d’un détaché dont les enfants l’accompagnent.
Que rembourse le NHIS à un salarié étranger ?
Les mêmes prestations qu’à un Coréen : consultations, hospitalisation, bilans de santé et traitements, avec un reste à charge de 30 % en clinique à 60 % en hôpital tertiaire en ambulatoire, 20 % en hospitalisation et 30 % en pharmacie.
Un salarié détaché reste-t-il remboursé par la Sécurité sociale française ?
Oui, en principe : pour la maladie, le maintien relève du droit français du détachement hors convention, pendant 3 ans renouvelables une fois, avec un remboursement dans la limite des prestations françaises. L’employeur et la caisse confirment les conditions avant le départ.
Un retraité ou un indépendant doit-il s’affilier au NHIS ?
Oui après 6 mois de résidence, sauf exemption annuelle demandée au NHIS avec la CFE ou une assurance privée reconnue. La cotisation se calcule par points sur le revenu et le patrimoine, avec une prime minimale.
Comment la CFE rembourse-t-elle les soins en Corée du Sud ?
Selon des taux ou forfaits propres au pays de soins, appliqués aux dépenses réelles ; l’écart avec le prix facturé reste à la charge de l’adhérent. L’adhésion avant le départ ou dans les 3 mois de l’expatriation évite toute carence, et aucun questionnaire de santé n’est demandé.
Quelle assurance faut-il pour un PVT en Corée du Sud ?
Une assurance santé valable pendant tout le séjour, avec une couverture minimale de 40 000 000 KRW d’après le guide du Working Holiday Info Center. Au-delà de 6 mois de séjour, l’affiliation au NHIS devient obligatoire, sauf exclusion accordée par le NHIS.
Quel est le délai de carence au retour en France ?
En principe 3 mois pour la PUMa. Il n’y a pas de carence pour un titulaire de pension française, et l’activité professionnelle ouvre les droits dès la première heure travaillée. Les cotisations CFE peuvent être prises en compte, avec un droit transitoire de 3 mois.
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- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Prendre sa retraite →Visa, fiscalité de la pension, santé des retraités, formulaire S1, coût de la vie.
