- Accueil
- Pays
- Corée du Sud
- Travailler et économie
Corée du Sud · Travailler et économie
Travailler en Corée du Sud : visa de travail, salaire minimum, impôt et cotisations
L’essentiel
Un Français ne peut travailler en Corée du Sud qu’avec un statut de séjour qui l’y autorise : E-7 pour une profession désignée, D-7 pour un salarié détaché, D-8 pour un investisseur ou H-1 pour le programme vacances-travail. Le salaire minimum est de 10 320 KRW de l’heure (environ 6,82 €) et passera à 10 700 KRW (environ 7,07 €) le 01/01/2027, pour tous les secteurs. Un salarié cotise à la retraite (4,75 %) et à l’assurance maladie (3,595 %), et son impôt suit un barème de 6 % à 45 %, avec une option pour un taux forfaitaire de 19 % réservée aux étrangers. Le télétravail pour un employeur étranger relève du visa workation F-1-D, qui interdit tout emploi en Corée.
- Salaire minimum : 10 320 KRW de l’heure (environ 6,82 €) en vigueur ; 10 700 KRW (environ 7,07 €) à partir du 01/01/2027, soit 2 236 300 KRW par mois (environ 1 478 €) pour 209 heures, décision confirmée le 05/08/2026 (ministère de l’Emploi et du Travail).
- Durée légale : 40 heures par semaine, jusqu’à 12 heures supplémentaires convenues, soit 52 heures au plus ; 15 jours de congés payés après 80 % de présence sur l’année (loi sur les normes du travail).
- Impôt sur le revenu : barème de 6 % à 45 % ; taux forfaitaire de 19 % au choix pendant 20 ans pour un premier emploi débuté avant le 31/12/2026 (administration fiscale coréenne, NTS).
- Cotisations salariales : 4,75 % pour la retraite (NPS, 9,5 % au total) et 3,595 % pour l’assurance maladie (NHIS, 7,19 % au total) en 2026.
- Programme vacances-travail : 18 à 30 ans, visa d’un an, 25 heures de travail par semaine au plus, 2 000 visas par an pour la France (Working Holiday Info Center).
- Visa workation F-1-D : revenu annuel d’au moins 52 416 000 KRW (environ 34 600 €) pour un moins de 35 ans hors région de Séoul, jusqu’à 104 832 000 KRW (environ 69 300 €) pour un 35 ans et plus dans la région de Séoul (ministère coréen des Affaires étrangères).
Repères économiques : Corée du Sud
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +1,0 %
- Inflation
- 2,1 %
- Taux de chômage
- 2,7 %
- PIB par habitant
- 36 227 $
- Population
- 51,7 millions
- Change
- 1 € = 1 513 KRW
- won, cours BCE du jour
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Droit au travail et visas de travail pour un Français
Un Français entré sans visa pour 90 jours séjourne en touriste : l’emploi suppose un statut de séjour qui l’autorise, et chaque statut fixe son cadre. Le guide Visa Navigator de l’immigration coréenne rappelle qu’un étranger ne travaille que dans l’activité et chez l’employeur que son statut permet, et que tout changement ou ajout de lieu de travail exige une autorisation préalable ou une déclaration sous 15 jours selon le cas. Travailler sans autorisation expose à une amende pouvant atteindre 30 millions de KRW (environ 19 800 €) pour un étudiant qui occupe un emploi sans permis.
- E-7, profession désignée : professionnel, semi-professionnel ou travailleur qualifié dans un domaine précis, séjour de 3 ans prolongeable. Le dossier comprend un contrat avec un employeur coréen et des justificatifs de diplôme ou de carrière. Certains profils du secteur scientifique et technologique peuvent demander leur visa en ligne.
- D-7, salarié détaché : salarié essentiel envoyé par une société étrangère dans une filiale ou un établissement coréen, 3 ans prolongeables.
- D-8, investisseur : salarié clé d’une société à capitaux étrangers ou créateur d’une entreprise innovante, 5 ans prolongeables. Le guide de l’immigration cite un montant d’investissement standard de 100 millions de KRW (environ 66 000 €) au titre de la loi sur la promotion des investissements étrangers.
- E-2, professeur de langue étrangère : enseignement de la conversation dans un institut de langues, 2 ans prolongeables.
- D-2, étudiant : emploi interdit en principe ; un permis de travail à temps partiel, pour des tâches simples, s’obtient à l’avance, avec 6 mois de séjour requis pour les étudiants et les stagiaires en langue.
- F-2, F-5, F-6 : le résident permanent (F-5) et le conjoint d’un Coréen (F-6) travaillent sans restriction ; le résident (F-2) travaille avec des restrictions partielles.
Les statuts, leurs durées et la vie sur place sont présentés dans la page vivre en Corée du Sud. Le guide travailler à l’étranger replace ces choix parmi les autres destinations.
Vacances-travail France-Corée et visa workation
Le programme vacances-travail (PVT) donne le statut H-1. Pour la France, le Working Holiday Info Center du ministère coréen des Affaires étrangères indique une limite de 30 ans, après la fin, le 31/12/2024, de la mesure temporaire qui l’avait portée à 32 ans, un contingent annuel de 2 000 visas, une durée d’un an et un travail limité à 25 heures par semaine. Le candidat doit disposer de fonds suffisants pour son hébergement initial, d’un moyen de quitter le pays, d’un casier judiciaire vierge et d’une assurance santé valable pendant tout le séjour. Le guide PVT et la page assurance PVT précisent les justificatifs d’assurance attendus.
Le visa workation F-1-D (nomades numériques) s’adresse aux salariés d’une société étrangère qui travaillent à distance depuis la Corée. Le ministère coréen des Affaires étrangères demande d’avoir au moins 18 ans, un an d’ancienneté dans l’entreprise actuelle, l’autorisation de l’employeur de télétravailler plus de 90 jours en Corée et un revenu annuel lié au revenu national brut par habitant, fixé à 52 416 000 KRW en 2026. Le seuil dépend de l’âge et du lieu : 1 fois ce revenu pour les 18 à 34 ans hors région de Séoul (environ 34 600 €), 1,5 fois pour les 18 à 34 ans dans la région de Séoul ou les 35 ans et plus hors de cette région (environ 52 000 €), 2 fois pour les 35 ans et plus dans la région de Séoul (environ 69 300 €). Une famille qui accompagne le titulaire relève de 2 fois ce revenu dans la région de Séoul et de 1,5 fois ailleurs. Le séjour initial est d’un an, prolongeable chaque année jusqu’à 3 ans au total ; les travailleurs indépendants sont exclus, une assurance couvrant les soins et l’évacuation est demandée, et tout emploi en Corée est interdit. Voir aussi le guide visas nomades numériques et l’assurance nomade digital.
Contrat de travail, salaire minimum et niveaux de salaire
La loi sur les normes du travail impose un contrat écrit qui mentionne notamment le salaire, la durée du travail, les jours de repos et les congés payés. La durée légale est de 40 heures par semaine ; avec un accord, elle peut être prolongée de 12 heures par semaine, soit 52 heures au plus. Un salarié qui a travaillé au moins 80 % de l’année acquiert 15 jours de congés payés.
Le salaire minimum en vigueur est de 10 320 KRW de l’heure (environ 6,82 €). Le ministère de l’Emploi et du Travail a confirmé le 05/08/2026 un taux de 10 700 KRW (environ 7,07 €) pour 2027, soit 380 KRW de plus (+3,7 %), applicable à partir du 01/01/2027 ; il s’élève à 2 236 300 KRW par mois (environ 1 478 €) sur la base de 209 heures mensuelles. Le même taux s’applique à toutes les entreprises, sans distinction de secteur, y compris aux travailleurs rémunérés à la tâche. Pour 2026, le même calcul donne 2 156 880 KRW par mois (environ 1 425 €).
Au-dessus de ce plancher, les niveaux de salaire dépendent du statut. Pour le visa E-7, chaque code de profession est associé à une rémunération minimale fixée par l’administration et revue chaque année : le service d’immigration (1345) donne le montant du code concerné. Pour le statut F-2-7 à points, le guide de l’immigration cite, pour les travailleurs de secteurs porteurs comme l’informatique, les biotechnologies, les nouveaux matériaux ou l’énergie, un revenu de l’année précédente supérieur à 1,5 fois le revenu national brut par habitant.
Impôt sur le revenu : barème, taux forfaitaire de 19 % et convention fiscale
Le barème progressif du revenu global applicable aux revenus de 2023 à 2025 va de 6 % à 45 % : 6 % jusqu’à 14 millions de KRW (environ 9 250 €), 15 % jusqu’à 50 millions (environ 33 000 €), 24 % jusqu’à 88 millions (environ 58 100 €), 35 % jusqu’à 150 millions (environ 99 100 €), 38 % jusqu’à 300 millions, 40 % jusqu’à 500 millions, 42 % jusqu’à 1 milliard et 45 % au-delà (NTS). Les seuils de l’année en cours se vérifient sur le site de l’administration fiscale.
Les salariés étrangers disposent d’une option : sauf s’ils travaillent pour une entreprise liée, ils peuvent choisir pendant 20 ans, à partir de l’année fiscale de leur premier emploi en Corée, entre le barème progressif et un taux unique de 19 % appliqué au salaire brut. Le NTS précise que ce choix exclut les exonérations, déductions, réductions et crédits d’impôt. La loi vise les salariés dont le premier emploi débute au plus tard le 31/12/2026 : toute prolongation éventuelle se vérifie auprès du NTS. Le choix dépend du niveau de salaire et de la situation de famille ; un conseil fiscal individualisé est utile.
La convention fiscale franco-coréenne, signée à Paris le 19 juin 1979 et en vigueur depuis le 1er février 1981, modifiée par un avenant en vigueur depuis le 1er mars 1992 et par la convention multilatérale BEPS, répartit le droit d’imposer. Selon son article 15, un salaire est imposable dans l’État où l’emploi est exercé. Une exception couvre les missions courtes : le salaire n’est imposable que dans l’État de résidence si le séjour dans l’autre État ne dépasse pas 183 jours dans l’année, si l’employeur n’y réside pas et si la charge de la rémunération n’est pas supportée par un établissement stable. En France, l’impôt coréen n’est pas déductible, mais un crédit d’impôt égal à l’impôt français correspondant neutralise la double imposition sur les revenus du travail (article 23). La résidence fiscale de chaque État se détermine par son droit interne et l’article 4 de la convention.
Cotisations sociales : retraite, santé, emploi et accidents du travail
Un salarié est affilié à quatre assurances sociales : la retraite (NPS), la santé (NHIS, avec une assurance dépendance), l’assurance emploi et l’assurance contre les accidents du travail. Le tableau ci-dessous résume les prélèvements ; les taux de l’assurance emploi et de l’assurance accidents du travail, fixés par le ministère de l’Emploi et du Travail, se vérifient sur son site.
- Retraite (NPS) : 9,5 % du revenu mensuel de référence, partagés à parts égales (4,75 % pour le salarié, 4,75 % pour l’employeur). Le revenu de référence est compris entre 410 000 KRW (environ 271 €) et 6 590 000 KRW (environ 4 354 €) de juillet 2026 à juin 2027. Une pension de vieillesse suppose en principe au moins 10 ans de cotisation.
- Assurance maladie (NHIS) : 7,19 % du salaire mensuel en 2026, partagés à parts égales avec l’employeur, soit 3,595 % pour le salarié, à régler avant le 10 du mois suivant. Voir le guide du système de santé coréen et la page remboursement des soins.
Les cotisations coréennes se cumulent avec les droits français selon le statut : un salarié détaché peut rester rattaché à la Sécurité sociale française, un salarié local relève du régime coréen. Cette articulation, propre à la convention franco-coréenne limitée aux pensions, est détaillée dans la page sur les remboursements.
Indépendants, télétravail et détachement
L’activité indépendante exige un statut qui l’autorise. Le résident permanent (F-5) et le conjoint d’un Coréen (F-6) travaillent sans restriction ; le créateur d’une entreprise innovante peut relever du visa D-8 ; le résident (F-2) travaille avec des restrictions partielles. Le visa workation exclut les indépendants et interdit tout emploi en Corée. Les démarches d’immatriculation et de TVA se font auprès du NTS, et un indépendant s’affilie au NHIS comme assuré régional, avec une cotisation calculée sur un système de points : le score de l’assuré est multiplié par une valeur de 211,5 KRW par point en 2026.
Le télétravail pour un employeur étranger au-delà de 90 jours relève du visa F-1-D. Le salarié détaché par son employeur français relève du statut D-7 en Corée, pour 3 ans prolongeables. Côté protection sociale, un maintien au régime français est possible dans certains cas, détaillé dans la page sur les remboursements : le guide détaché ou expatrié et le glossaire du détaché expliquent les conséquences, et la notion de contrat local désigne l’autre option.
L’économie : secteurs, monnaie et perspectives
Le service économique de l’ambassade de France relève en janvier 2026 que les exportations ont dépassé 700 milliards de dollars en 2025 pour la première fois, portées par les semi-conducteurs et le cycle mondial de l’intelligence artificielle, et que l’inflation de 2025, à 2,1 %, était la plus basse depuis 2020. Dans sa synthèse du 21 au 25 septembre 2026, il indique que l’OCDE a relevé sa projection de croissance pour 2026 de 1,1 point, à 3,7 %, avant un ralentissement à 2,6 % en 2027, grâce au dynamisme des exportations et de la production de semi-conducteurs, dont les exportations ont progressé de 259 % sur un an (34,1 milliards de dollars du 1er au 20 septembre). La Banque de Corée signale un endettement des ménages d’environ 85 % du PIB.
La monnaie est le won (KRW). Le cours de référence de la BCE du 02/10/2026 est de 1 513,44 KRW pour 1 €, base de toutes les conversions de cette page. Les semi-conducteurs et l’électronique tirent la croissance. Pour un Français, l’offre d’emploi qualifié se concentre dans ces filières, dans l’industrie et dans les filiales de groupes internationaux, avec les statuts E-7, D-7 et D-8 décrits plus haut. Les perspectives dépendent de la demande mondiale de composants et de la maîtrise de l’endettement des ménages.
Récapitulatif des prélèvements sur un salaire
| Prélèvement | Règle | Qui paie |
|---|---|---|
| Retraite (NPS) | 9,5 % du revenu mensuel de référence, compris entre 410 000 et 6 590 000 KRW de juillet 2026 à juin 2027 | 4,75 % salarié, 4,75 % employeur |
| Assurance maladie (NHIS) | 7,19 % du salaire mensuel, à régler avant le 10 du mois suivant | 3,595 % salarié, 3,595 % employeur |
| Assurance emploi, accidents du travail | Taux fixés par le ministère de l’Emploi et du Travail | Selon l’assurance, à vérifier |
| Impôt sur le revenu | Barème de 6 % à 45 %, ou taux unique de 19 % au choix pour un salarié étranger sans déductions | Salarié, retenue à la source par l’employeur |
Sources : NPS, NHIS, NTS, ministère de l’Emploi et du Travail. Conversions au cours de référence de la BCE du 02/10/2026 (1 € = 1 513,44 KRW).
Questions fréquentes
Un Français peut-il travailler en Corée du Sud sans visa de travail ?
Non : l’entrée sans visa pendant 90 jours vaut pour le tourisme et les séjours temporaires. Pour travailler, il faut un statut qui l’autorise, comme E-7, D-7, D-8, H-1 ou, après un séjour régulier, F-5. Travailler sans autorisation expose à des amendes et à l’expulsion.
Quel est le salaire minimum en Corée du Sud ?
10 320 KRW de l’heure (environ 6,82 €) en vigueur, et 10 700 KRW (environ 7,07 €) à partir du 01/01/2027, soit 2 236 300 KRW par mois pour 209 heures. Il s’applique à tous les secteurs et aux travailleurs rémunérés à la tâche.
Quel impôt sur le revenu paie un salarié étranger ?
Le barème progressif va de 6 % à 45 %. Un salarié étranger peut choisir pendant 20 ans un taux unique de 19 %, sans déductions ni crédits d’impôt, pour un premier emploi débuté au plus tard le 31/12/2026, sauf dans une entreprise liée. La convention fiscale franco-coréenne évite la double imposition.
Le PVT permet-il de travailler en Corée du Sud ?
Oui : le visa H-1 est ouvert aux 18 à 30 ans, pour un an, avec 25 heures de travail par semaine au plus. Il suppose des fonds suffisants, un moyen de retour, un casier judiciaire vierge et une assurance santé valable pendant tout le séjour. Le contingent est de 2 000 visas par an pour la France.
Peut-on télétravailler en Corée du Sud pour un employeur français ?
Pour plus de 90 jours, oui avec le visa workation F-1-D : 18 ans minimum, un an d’ancienneté, accord de l’employeur et revenu annuel d’au moins 52 416 000 KRW à 104 832 000 KRW selon l’âge et le lieu. Les indépendants sont exclus et tout emploi en Corée est interdit.
Quelles cotisations sociales un salarié paie-t-il en Corée du Sud ?
4,75 % pour la retraite (NPS) et 3,595 % pour l’assurance maladie (NHIS) en 2026, l’employeur versant la même part, auxquels s’ajoutent l’assurance emploi et l’assurance accidents du travail aux taux fixés par le ministère de l’Emploi et du Travail.
Quelle est la durée légale du travail en Corée du Sud ?
40 heures par semaine, avec jusqu’à 12 heures supplémentaires par accord, soit 52 heures au plus. Un salarié présent au moins 80 % de l’année bénéficie de 15 jours de congés payés.
Les autres guides : Corée du Sud
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
- Prendre sa retraite →Visa, fiscalité de la pension, santé des retraités, formulaire S1, coût de la vie.
