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Turkménistan · Travailler et économie
Travailler au Turkménistan quand on est français : visa, salaires, impôt et protection sociale
L’essentiel
Un Français ne peut séjourner au Turkménistan qu'avec un visa fondé sur une lettre d'invitation du Service d'État des migrations, que l'employeur ou l'organisme d'accueil demande et dont il assure l'enregistrement ; les procédures de permis de travail se confirment avec lui et auprès du Service des migrations. Le Code du travail date de 2009, et un décret présidentiel fixe le salaire minimum, relevé régulièrement, à environ 1 400 manats par mois. La convention fiscale franco-soviétique du 4 octobre 1985 reste appliquée entre la France et le Turkménistan, alors qu'aucune convention de sécurité sociale n'existe : de nombreux contrats d'assurance internationaux excluent d'ailleurs le pays.
- Salaire minimum fixé par décrets présidentiels et revalorisé régulièrement ; le montant en vigueur est publié par les autorités.
- Les salaires du secteur budgétaire, les pensions, les prestations et les bourses sont relevés par décret présidentiel.
- Convention fiscale France-ex-URSS du 4 octobre 1985, en vigueur depuis le 28 mars 1987 et toujours appliquée avec le Turkménistan (BOFiP).
- Taux de change officiel fixe du manat par rapport au dollar américain, déterminé par la Banque centrale (Banque mondiale).
- Lettre d'invitation du Service d'État des migrations : trois à quatre semaines de délai ; enregistrement dans les 3 jours par l'organisme qui invite (France Diplomatie).
- Aucun accord de sécurité sociale France-Turkménistan dans la liste du CLEISS ; nombreuses assurances internationales excluant le pays (France Diplomatie).
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Repères chiffrés : Turkménistan
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +6,3 %
- Taux de chômage
- 4,3 %
- PIB par habitant
- 6 540 $
- Population
- 7,6 millions
- Espérance de vie
- 70,2 ans
- Dépense de santé (% du PIB)
- 5,5 %
- Médecins pour 1 000 hab.
- 1,93
- Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
- 3,6
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Droit au travail, visa et permis
France Diplomatie décrit un régime d’entrée très encadré : le visa suppose une lettre d’invitation du Service d’État des migrations, demandée par la partie qui invite (agence de voyages, particulier ou entreprise), avec trois à quatre semaines de délai ; l’enregistrement dans les trois jours suivant l’arrivée est effectué par cette même partie, et un désenregistrement est exigé au départ. Pour un salarié, c’est donc l’entreprise d’accueil qui porte les démarches, comme les autorisations d’accès pour la région de Dachoguz et les zones frontalières (3 à 10 jours).
Le Code du travail du Turkménistan du 18 avril 2009, en vigueur depuis le 1er juillet 2009 et modifié en 2011, 2013 et 2015, est la base légale de l’emploi (OIT, base NATLEX). Le texte consulté ne permet pas de décrire ici les règles de permis de travail des travailleurs étrangers : elles se confirment auprès du Service d’État des migrations, qui délivre aussi les titres de résidence, et de l’employeur. Les procédures évoluent, d’où l’intérêt de les faire confirmer avant chaque déplacement.
Salaire minimum et niveaux de salaire
Des décrets présidentiels relèvent régulièrement les salaires des établissements budgétaires, des entreprises autonomes et des associations publiques, les pensions, les prestations de l’État et les bourses, et fixent un salaire minimum servant à réguler les salaires mensuels, de l’ordre de 1 400 manats. Le montant en vigueur se confirme sur le portail officiel du gouvernement. La Banque mondiale mentionne par ailleurs une politique annoncée de hausse annuelle de 10 % des salaires et des pensions du secteur public.
Les rémunérations des cadres et techniciens étrangers dépendent de l’employeur et du secteur, et aucune statistique officielle de salaire moyen n’a été retenue pour cette page. Un contrat se compare sur l’ensemble du package : salaire de base, devise (les dollars en espèces sont indispensables sur place), logement, assurance santé avec évacuation, et prise en charge des visas, de l’enregistrement et des autorisations de zone.
Impôt sur le revenu et convention fiscale franco-turkmène
Aucun taux d’impôt sur le revenu ni de cotisation salariale turkmène n’a été lu sur une source officielle pour cette page : ils se confirment avec l’employeur et l’administration fiscale du Turkménistan. La liste des conventions fiscales conclues par la France, publiée au BOFiP, mentionne en revanche le Turkménistan : la convention franco-soviétique signée à Paris le 4 octobre 1985, en vigueur depuis le 28 mars 1987, continue de produire ses effets, confirmée par un échange de lettres de 1994 (BOFiP).
Pour les rémunérations privées, la convention les rend imposables dans l’État où l’activité est exercée ; les missions temporaires restent imposables dans l’État de résidence si elles ne dépassent pas 183 jours par année civile, si l’employeur n’est pas résident de l’État de la mission et si la rémunération n’est pas supportée par un établissement stable de cet employeur dans cet État. La résidence se détermine par le foyer d’habitation permanent, puis le centre des intérêts vitaux, puis le lieu de séjour habituel, puis la nationalité. Les résidents de France qui perçoivent des revenus de source turkmène les déclarent en France pour leur montant brut, et les doubles impositions sont éliminées selon les règles de la convention (crédit d’impôt pour les dividendes et intérêts, exonération avec taux effectif pour les autres revenus). Le bénéficiaire prouve sa résidence fiscale par tous moyens, par exemple une attestation des services fiscaux.
Protection sociale : pas de convention, détachement hors convention
La France n’a pas de convention de sécurité sociale avec le Turkménistan (liste du CLEISS) : pas de certificat de détachement prévu par une convention, pas de totalisation des périodes. Un salarié détaché garde, en principe, le régime français dans le cadre d’un détachement hors convention ; l’Urssaf et le CLEISS confirment la durée, les conditions et les cotisations locales éventuellement dues. Comme France Diplomatie prévient que de nombreuses assurances internationales ne couvrent pas le Turkménistan, l’employeur vérifie par écrit la couverture santé et le rapatriement avant le départ. Voir le glossaire du détaché et du contrat local, ainsi que la page remboursement des soins au Turkménistan.
Indépendants, nomades numériques et télétravail
France Diplomatie souligne que le voyage individuel et l’hébergement chez l’habitant ne sont pas courants et qu’un visa ne s’obtient pas pour ce type de séjour : le travail indépendant ou le télétravail de longue durée dépend donc d’un parrain local capable de porter la lettre d’invitation et l’enregistrement. Les pages consultées ne décrivent pas de statut dédié aux nomades numériques. Le télétravail pour un employeur français pose aussi la question de la résidence fiscale et de la protection sociale, à traiter avec l’employeur avant tout séjour. La page assurance nomade digital présente les contrats de santé adaptés, à vérifier pays par pays.
Économie, monnaie et perspectives
La monnaie est le nouveau manat (TMT), aligné sur le dollar à un taux officiel fixe. La Banque centrale affiche ce cours dans sa liste officielle, et la Banque mondiale note que le taux n’a changé qu’une fois, de 2,85 à 3,50 en janvier 2015, tout en décrivant un marché parallèle avec un écart persistant. France Diplomatie indique que les euros sont très difficiles à changer et que les chambres d’hôtel et les billets d’avion se paient en dollars. Les principaux indicateurs (croissance, inflation, chômage, change) figurent dans le bloc « Repères économiques » de cette page.
Pour un projet professionnel, les perspectives se lisent par employeur et par secteur ; la page vivre au Turkménistan décrit l’installation, et Expavy compare les solutions de santé adaptées à chaque statut.
Questions fréquentes
Peut-on travailler au Turkménistan avec un visa touristique ?
Les pages consultées décrivent un visa fondé sur une lettre d'invitation du Service d'État des migrations. Les règles de permis de travail se confirment avec l'employeur et le Service des migrations.
Quel est le salaire minimum au Turkménistan ?
Environ 1 400 manats par mois, fixés et relevés régulièrement par décret présidentiel. Le montant en vigueur se confirme sur le portail officiel du gouvernement.
Existe-t-il une convention fiscale France-Turkménistan ?
Oui : la convention franco-soviétique du 4 octobre 1985, en vigueur depuis le 28 mars 1987, continue de produire ses effets, selon le BOFiP.
Les salaires d'une mission de moins de 183 jours sont-ils imposés au Turkménistan ?
Non, sous trois conditions cumulatives : moins de 183 jours par année civile, employeur non résident du Turkménistan et rémunération non supportée par un établissement stable de cet employeur dans le pays.
La Sécurité sociale française couvre-t-elle un salarié au Turkménistan ?
Pas par convention : le pays ne figure pas dans la liste du CLEISS. Un salarié détaché peut conserver le régime français dans le cadre d'un détachement hors convention, à confirmer avec l'Urssaf et le CLEISS.
Les assurances internationales couvrent-elles le Turkménistan ?
France Diplomatie prévient que de nombreuses assurances internationales ne le couvrent pas : il faut vérifier par écrit auprès de l'assureur, avant le départ, la couverture des soins et du rapatriement.
Les autres guides : Turkménistan
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
- Prendre sa retraite →Visa, fiscalité de la pension, santé des retraités, formulaire S1, coût de la vie.
