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Turkménistan · Prendre sa retraite
Prendre sa retraite au Turkménistan quand on est français : séjour, fiscalité de la pension et santé
L’essentiel
Les sources officielles consultées ne décrivent aucune voie de séjour de longue durée réservée aux retraités au Turkménistan : l'entrée repose sur un visa et une lettre d'invitation délivrée par le Service d'État des migrations, avec enregistrement par l'organisme qui invite, et France Diplomatie précise que le voyage individuel et l'hébergement chez l'habitant ne sont pas courants. La convention fiscale franco-soviétique du 4 octobre 1985, toujours appliquée avec le Turkménistan, distingue les pensions de sécurité sociale et publiques, imposables dans l'État de la source lorsque le bénéficiaire en est ressortissant, et les autres pensions, imposables dans l'État de résidence. Le formulaire S1 ne joue pas ; les soins restent à la charge du patient étranger et beaucoup d'assurances excluent le pays.
- Visa avec lettre d'invitation du Service d'État des migrations (trois à quatre semaines) ; enregistrement dans les 3 jours pour tout séjour de plus de 3 jours ouvrés (France Diplomatie).
- Convention fiscale France-ex-URSS du 4 octobre 1985, en vigueur depuis le 28 mars 1987 et toujours appliquée avec le Turkménistan (BOFiP).
- Aucun accord de sécurité sociale France-Turkménistan dans la liste du CLEISS : pas de formulaire S1.
- Soins, hébergement, linge, médicaments et repas à la charge du patient étranger dans les hôpitaux turkmènes (France Diplomatie).
- Si la résidence fiscale est à l'étranger, la CSG, la CRDS et la Casa ne sont plus prélevées ; une cotisation maladie de 3,20 % peut rester due (Assurance retraite).
- CFE RetraitExpat : titulaires d'une pension d'un régime de base français, sans questionnaire de santé, sans carence au retour en France.
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Repères chiffrés : Turkménistan
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +6,3 %
- Taux de chômage
- 4,3 %
- PIB par habitant
- 6 540 $
- Population
- 7,6 millions
- Espérance de vie
- 70,2 ans
- Dépense de santé (% du PIB)
- 5,5 %
- Médecins pour 1 000 hab.
- 1,93
- Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
- 3,6
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Droit de séjour : pas de voie décrite pour les retraités
France Diplomatie indique que le visa est nécessaire pour tout séjour, avec une lettre d’invitation du Service d’État des migrations demandée par la partie qui invite et un délai de trois à quatre semaines. Le passeport doit être valide au moins six mois après le retour prévu. L’enregistrement dans les trois jours suivant l’arrivée s’applique à tout séjour de plus de trois jours ouvrés, incombe à l’organisme ou à la personne qui invite, et s’accompagne d’un désenregistrement au départ. La région de Dachoguz et les zones frontalières exigent une autorisation spéciale.
Les fiches consultées ne présentent ni visa ni titre de résidence réservé aux retraités : le Service d’État des migrations, qui délivre les titres de résidence, précise les conditions applicables à chaque situation, et l’ambassade du Turkménistan à Paris renseigne avant tout projet. France Diplomatie recommande de passer par une agence de voyages et de loger à l’hôtel, le voyage individuel et le séjour chez l’habitant n’étant pas courants. Pour un retraité, le droit de séjour constitue donc la première question à poser, avant celles du logement, du budget ou de la santé. La page vivre au Turkménistan détaille les formalités.
Fiscalité de la pension française : la convention de 1985
La liste des conventions fiscales conclues par la France, publiée au BOFiP, mentionne le Turkménistan : la convention signée à Paris le 4 octobre 1985 avec l’ex-URSS, entrée en vigueur le 28 mars 1987, continue de produire ses effets avec ce pays, confirmée par un échange de lettres de 1994. Selon la doctrine du BOFiP pour la convention appliquée avec le Kirghizstan, qui repose sur le même texte, les pensions de sécurité sociale et les pensions publiques sont imposables uniquement dans l’État de la source lorsque le bénéficiaire est ressortissant de cet État, et toutes les autres pensions uniquement dans l’État de résidence.
Pour un retraité français résidant au Turkménistan, la pension d’un régime de base français reste donc en principe imposable en France, alors qu’une pension privée relève de l’État de résidence ; la qualification de chaque pension se demande à la caisse versante, et la lecture de la fiche BOFiP du Turkménistan (BOI-INT-CVB-TKM) vérifie ce point. La résidence se détermine selon le foyer d’habitation permanent, puis le centre des intérêts vitaux, puis le lieu de séjour habituel, puis la nationalité. Le service des impôts des particuliers non-résidents confirme la situation avant le départ.
Selon l’Assurance retraite, quand la résidence fiscale n’est plus en France, la CSG, la CRDS et la Casa ne sont plus prélevées ; une cotisation d’assurance maladie de 3,20 % peut encore s’appliquer si le retraité relève d’un régime français de santé ou, pour un étranger, s’il compte au moins 15 ans d’assurance vieillesse en France. Le retraité informe sa caisse de son changement d’adresse, choisit un compte français ou étranger pour le versement et renvoie chaque année le certificat de vie complété par une autorité locale. Les aides conditionnées à la résidence en France (Aspa, ASI) cessent lors du départ.
Accès aux soins du retraité : pas de S1, la CFE ou l'assurance internationale
Le formulaire S1, qui ouvre aux retraités résidant dans l’Union européenne des soins aux frais de la France, ne s’applique pas au Turkménistan, et le pays ne figure pas dans la liste du CLEISS. France Diplomatie juge les infrastructures sanitaires insuffisantes, indique que soins, hébergement, linge, médicaments et repas restent à la charge du patient étranger, que le rapatriement sanitaire s’impose en cas de maladie grave ou d’accident, et que beaucoup d’assurances internationales ne couvrent pas le pays.
La CFE propose l’offre RetraitExpat, réservée aux titulaires d’une pension d’un régime de base français, sans activité professionnelle : aucun questionnaire de santé, prise en charge immédiate si l’adhésion a lieu avant le départ ou dans les trois mois de l’installation, et pas de carence au retour en France. La cotisation se calcule sur le simulateur de cfe.fr ; les conditions applicables au Turkménistan se confirment auprès d’elle par écrit. Voir le guide assurance maladie du retraité à l’étranger, la page assurance retraite à l’étranger, le guide remboursement des soins au Turkménistan et la page système de santé du Turkménistan.
Coût de la vie, monnaie et banques
Aucune statistique officielle de loyers ou de prix n’a été retenue pour cette page. Le taux de change officiel est fixe par rapport au dollar, selon France Diplomatie et la Banque centrale. Il faut apporter des dollars en espèces, de préférence récents et en bon état : les euros sont très difficiles à changer, les distributeurs internationaux rares, les paiements par carte très limités hors des hôtels et les transferts par Western Union possibles. Les chambres d’hôtel et les billets d’avion se paient en dollars, et les non-résidents règlent aussi en dollars les entrées des musées. Le versement de la pension sur un compte français et l’accès aux espèces se préparent avant le départ ; les repères de change et d’inflation figurent dans le bloc « Repères économiques » de cette page.
Vie quotidienne, sécurité et lois locales
France Diplomatie place l’ensemble du pays en vigilance renforcée, hors zone frontalière afghane, formellement déconseillée. Elle signale le risque sismique, des routes peu entretenues, des contrôles fréquents et des vols à la tire. Les lois locales, détaillées dans la page vivre au Turkménistan, concernent les stupéfiants, le tabac (interdit dans tous les lieux publics), la photographie des bâtiments stratégiques, les propos visant le président et les rassemblements. L’ambassade de France à Achgabat, poste de présence diplomatique aux moyens limités, répond au +993 12 36 35 50 ; la section consulaire se trouve à Bakou.
Pour le retour en France, un délai de trois mois avec résidence stable précède l’ouverture des droits à la Sécurité sociale, sauf exceptions ; la CFE RetraitExpat n’applique pas de carence au retour (voir assurance retour en France). La fiche assurance santé au Turkménistan complète ce guide.
Étapes de préparation
- Faire préciser au Service d’État des migrations et à l’ambassade du Turkménistan à Paris le titre de séjour applicable à un retraité.
- Demander à chaque caisse la nature de la pension (sécurité sociale, publique ou autre) pour appliquer la convention de 1985.
- Faire confirmer la résidence fiscale et le régime des non-résidents par le service des impôts.
- Informer la caisse de retraite du changement d’adresse et organiser le certificat de vie.
- Obtenir par écrit de la CFE et de l’assureur la confirmation que le Turkménistan est couvert, avec rapatriement.
- Lire la fiche Sécurité de France Diplomatie et s’inscrire sur Ariane.
Questions fréquentes
Existe-t-il un visa retraité au Turkménistan ?
Les sources officielles consultées ne décrivent ni visa ni titre de résidence dédié aux retraités. L'entrée repose sur un visa et une lettre d'invitation ; le Service d'État des migrations précise les conditions de séjour de longue durée.
Peut-on s'installer par ses propres moyens ?
France Diplomatie indique que le voyage individuel et l'hébergement chez l'habitant ne sont pas courants et qu'un visa ne s'obtient pas pour ce type de séjour : il faut une partie qui invite et enregistre.
Ma pension française est-elle imposée au Turkménistan ?
Selon la convention franco-soviétique de 1985, appliquée avec le Turkménistan, les pensions de sécurité sociale et publiques sont imposables dans l'État de la source lorsque le bénéficiaire en est ressortissant, les autres pensions dans l'État de résidence. La nature de la pension se demande à la caisse.
Le formulaire S1 s'applique-t-il au Turkménistan ?
Non : il vaut dans l'Union européenne, et le Turkménistan ne figure pas dans la liste des accords du CLEISS. La CFE (RetraitExpat) ou une assurance internationale assure la couverture, sous réserve de confirmation écrite pour ce pays.
La CSG est-elle prélevée sur ma pension si je vis au Turkménistan ?
Non, si la résidence fiscale n'est plus en France : la CSG, la CRDS et la Casa ne sont plus prélevées, mais une cotisation maladie de 3,20 % peut rester due, selon l'Assurance retraite.
Quelle monnaie emporter ?
Des dollars en espèces, de préférence récents et en bon état : le taux est fixe à 3,50 manats pour un dollar, les euros sont très difficiles à changer et les paiements par carte très limités hors des hôtels.
Les autres guides : Turkménistan
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
