Tokelau · Travailler et économie
Travailler à Tokelau quand on est français : permis, emplois, salaires, sécurité sociale et impôt
L’essentiel
Travailler à Tokelau suppose d'abord d'obtenir le permis d'entrée que la brochure officielle du gouvernement de Tokelau exige de tout non-Tokelauan, puis d'être recruté par un employeur local : les offres publiées par le gouvernement concernent surtout la fonction publique nationale, basée à Apia, et les bureaux des villages. Aucune convention de sécurité sociale ne lie la France à Tokelau ni à la Nouvelle-Zélande (CLEISS) : un salarié en contrat local relève du régime local, un salarié détaché garde le régime français pour 3 ans renouvelables une fois. L'économie repose sur les licences de pêche et sur l'appui budgétaire de la Nouvelle-Zélande, avec le dollar néo-zélandais pour seule monnaie. Le salaire minimum, le régime d'impôt local et les types de permis de travail ne sont pas publiés dans les sources lues et se confirment auprès du gouvernement de Tokelau.
- Permis obligatoire pour tout non-Tokelauan qui entre à Tokelau, demandé à l’agent d’immigration du bureau d’Apia (brochure officielle du gouvernement de Tokelau).
- Aucune convention de sécurité sociale avec la France : ni Tokelau ni la Nouvelle-Zélande dans la liste des conventions en vigueur du CLEISS.
- Détachement sans accord : 3 ans renouvelables une fois, puis 2 ans d’attente avant un nouveau détachement dans le même pays (CLEISS).
- Une grille salariale publique par bandes, le Tokelau Pay Scale, citée dans les offres d’emploi du gouvernement ; aucun salaire minimum légal lu dans les sources.
- Revenus du territoire : droits de licence de pêche et appui budgétaire de la Nouvelle-Zélande (MFAT) ; monnaie unique, le dollar néo-zélandais.
- Trois atolls, une administration nationale basée à Apia et des services délégués aux conseils de village (gouvernement de Tokelau).
Service en cours de lancement : un conseiller étudie votre demande et vous recontacte pour préciser vos besoins.
Droit au travail et permis pour un Français
La brochure officielle Guidelines for visiting Tokelau indique que les non-Tokelauans doivent demander un permis pour entrer à Tokelau ; la demande est adressée à l’agent d’immigration du département des transports et des services de soutien, à Apia. Les catégories de permis de travail, leur durée et leurs conditions ne figurent pas dans les pages officielles lues , et France Diplomatie ne décrit aucune règle d’entrée propre à Tokelau. Un Français ne se rend donc à Tokelau pour travailler qu’après avoir obtenu le permis et l’accord de son employeur.
Le programme vacances-travail franco-néo-zélandais concerne la Nouvelle-Zélande ; aucune source lue ne le prolonge à Tokelau, et les règles d’un tel programme ne valent pas pour Tokelau tant que le gouvernement de Tokelau ne l’indique pas. L’accès passe par les Samoa, dont les conditions d’entrée se lisent sur la page de France Diplomatie consacrée aux Samoa.
Qui recrute : fonction publique, villages et pêche
L’administration nationale de Tokelau est assurée par une fonction publique basée à Apia, tandis que la plupart des services publics sont délégués aux villages, où un directeur général et son équipe soutiennent chaque conseil de village (gouvernement de Tokelau). Les offres publiées par le gouvernement, par exemple celle de directeur adjoint du département de l’éducation, précisent le lieu du poste, les diplômes attendus et la bande salariale. Les principaux métiers sont donc ceux de l’administration, de l’enseignement et des services publics des villages.
Un salarié étranger voyage avec le navire du territoire, dont la brochure officielle indique qu’il transporte au plus 60 passagers sur les trajets internationaux (environ 24 heures jusqu’à Fakaofo, 26 jusqu’à Nukunonu et 30 jusqu’à Atafu) et que le calendrier annuel peut changer sans préavis. Les congés, les retours à Apia et les consultations médicales hors des atolls se planifient donc avec l’employeur en fonction des horaires du bateau.
Le marché de l’emploi n’est pas décrit par des statistiques détaillées dans les sources lues. Les indicateurs économiques automatiques de la page donnent les repères de croissance, d’inflation et de chômage qui existent.
Salaire minimum et niveaux de salaire
Aucun salaire minimum légal n’a été trouvé dans les sources officielles lues. Les offres d’emploi du gouvernement se réfèrent à une grille salariale publique par bandes, le Tokelau Pay Scale, et indiquent la bande de rémunération du poste en dollars néo-zélandais ; le montant exact se lit sur l’offre elle-même, car il change avec la grille. Le salaire d’un poste du secteur privé ou d’un village se négocie avec l’employeur.
Le coût de la vie dépend d’un approvisionnement par bateau depuis les Samoa, pris en charge par les coopératives et les magasins privés. Un expatrié compare donc son salaire à un budget qui comprend l’hébergement, la nourriture importée et les voyages vers Apia. Les informations détaillées se trouvent dans la page vivre à Tokelau.
Contrat, impôt sur le revenu et cotisations sociales
Sécurité sociale. Le CLEISS indique que la France n’a pas signé de convention bilatérale de sécurité sociale avec la Nouvelle-Zélande, et la liste des conventions en vigueur ne comprend ni la Nouvelle-Zélande ni Tokelau. Un expatrié qui travaille sur place est soumis au régime de sécurité sociale du pays de travail et n’est plus assuré en France ; il restitue sa carte Vitale, et peut s’affilier volontairement à la CFE pour la maladie, les accidents du travail et la retraite de base, sans être dispensé des cotisations obligatoires locales. Une assurance chômage ou une retraite complémentaire se souscrivent à part (CLEISS).
Détachement. Un employeur établi en France peut maintenir son salarié au régime français, sur le fondement du droit interne, pour 3 ans renouvelables une seule fois ; après la durée maximale, un délai de 2 ans doit être respecté avant un nouveau détachement dans le même pays par la même entreprise, faute de quoi le salarié devient expatrié et relève du seul régime local. Les formalités se font avec l’Urssaf (service mobilité internationale), et les soins sont couverts dans la limite des prestations françaises, sur factures acquittées avec le formulaire S 3125c (CLEISS).
Impôt sur le revenu. La liste BOFiP des conventions fiscales conclues par la France comprend la Nouvelle-Zélande (convention du 30 novembre 1979) mais pas Tokelau. L’article 3 de cette convention, qui en définit le champ territorial, n’a pas pu être lu sur impots.gouv.fr : son application à Tokelau ne se présume pas. Le régime d’impôt sur le revenu applicable à Tokelau n’a pas été trouvé dans les sources lues. Côté français, un contribuable est imposé en France sur l’ensemble de ses revenus s’il y a son foyer ou son lieu de séjour principal, son activité professionnelle principale ou le centre de ses intérêts économiques (article 4 B du code général des impôts, BOFiP) : un séjour de travail à Tokelau peut donc laisser une résidence fiscale en France, selon la situation de la famille et du patrimoine. Une validation par l’administration fiscale française avant le départ évite les mauvaises surprises.
Indépendants et télétravail
Aucune règle sur l’activité indépendante n’a été lue dans les pages officielles de Tokelau : l’autorisation d’exercer, les droits à payer et les règles fiscales se demandent au gouvernement de Tokelau, en même temps que le permis d’entrée. Aucune coordination maladie n’existe avec la France ; le travailleur indépendant choisit entre la CFE, une assurance internationale et un contrat individuel. Les démarches relatives aux cotisations françaises se règlent avec l’Urssaf.
Le télétravail dépend de la connexion. Le gouvernement de Tokelau indique que chaque atoll relie ses appels et son internet à Auckland par satellite, et que le service peut être intermittent et très lent lorsque les utilisateurs sont nombreux. Une activité qui exige des visioconférences ou de gros fichiers se teste avant d’être planifiée ; elle suppose en outre un permis d’entrée et un hébergement privé.
L'économie de Tokelau : secteurs, monnaie et perspectives
Le ministère néo-zélandais des Affaires étrangères et du Commerce indique que l’économie de Tokelau repose principalement sur les droits de licence de pêche, liés à la gestion de sa zone économique exclusive, et sur l’appui budgétaire du gouvernement néo-zélandais. Les revenus propres du territoire dépendent donc des licences de pêche.
Le dollar néo-zélandais est la seule monnaie utilisée. Le gouvernement de Tokelau et la Nouvelle-Zélande se disent attachés à un renforcement de la gouvernance, à l’amélioration des services publics, à la connectivité entre atolls et à la réponse au changement climatique (MFAT). Pour un expatrié, les perspectives d’emploi sont donc liées aux projets publics et aux financements extérieurs plutôt qu’à un secteur privé développé.
Protection santé du salarié à Tokelau
Les soins sur place reposent sur trois hôpitaux publics qui assurent surtout des soins primaires ; un salarié détaché garde sa couverture française dans la limite des prestations françaises, ce qui laisse à sa charge l’écart avec le coût réel d’une évacuation. France Diplomatie juge impératif un contrat d’assistance ou une assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire. Voir le remboursement des soins à Tokelau, la CFE et rapatriement et assistance; Expavy compare les garanties adaptées à ce type de destination.
Repères pour un projet de travail à Tokelau
| Sujet | Ce que disent les sources officielles | Interlocuteur |
|---|---|---|
| Entrée | Permis obligatoire pour les non-Tokelauans | Agent d'immigration du département des transports et des services de soutien, Apia |
| Permis de travail | Catégories et durées non publiées dans les pages lues | Gouvernement de Tokelau |
| Salaire minimum | Aucun salaire minimum légal trouvé ; grille publique par bandes (Tokelau Pay Scale) | Employeur ou offre d'emploi |
| Sécurité sociale franco-locale | Aucune convention (CLEISS) | CLEISS, Urssaf, caisse d'assurance maladie |
| Détachement sans accord | 3 ans renouvelables une fois, puis 2 ans d'attente (CLEISS) | Urssaf, service mobilité internationale |
| Impôt local | Régime non trouvé dans les sources lues | Gouvernement de Tokelau |
| Convention fiscale | Nouvelle-Zélande dans la liste BOFiP, Tokelau absent ; article 3 à lire | Administration fiscale française |
Aucun montant n'est donné lorsque la source officielle ne le publie pas de façon stable.
Questions fréquentes
Un Français a-t-il le droit de travailler à Tokelau ?
La brochure officielle du gouvernement de Tokelau exige un permis de tout non-Tokelauan qui entre sur le territoire. Les catégories de permis de travail, leur durée et leurs conditions ne figurent pas dans les pages lues et France Diplomatie ne publie aucune règle propre à Tokelau : l'autorisation de travailler se demande au gouvernement de Tokelau.
Quel est le salaire minimum à Tokelau ?
Aucun salaire minimum légal n'a été trouvé dans les sources officielles lues. Les offres d'emploi du gouvernement se réfèrent à une grille salariale publique par bandes, le Tokelau Pay Scale, en dollars néo-zélandais.
Quelle sécurité sociale pour un salarié français à Tokelau ?
Aucune convention ne lie la France à Tokelau ni à la Nouvelle-Zélande (CLEISS). Un salarié en contrat local relève du régime local et peut adhérer à la CFE ; un salarié détaché peut rester au régime français pendant 3 ans renouvelables une fois sur le fondement du droit interne.
Peut-on rester résident fiscal français en travaillant à Tokelau ?
Oui, selon la situation : l'article 4 B du code général des impôts retient le foyer ou le lieu de séjour principal, l'activité professionnelle principale et le centre des intérêts économiques. Le régime d'impôt local n'a pas été trouvé dans les sources et l'application de la convention franco-néo-zélandaise à Tokelau ne se présume pas.
Peut-on télétravailler depuis Tokelau ?
La connexion passe par un satellite par atoll et peut être intermittente et lente selon le gouvernement de Tokelau. Le télétravail suppose en outre un permis d'entrée ; il se teste avant l'engagement.
Quelle monnaie utilise-t-on à Tokelau ?
Le dollar néo-zélandais est la seule monnaie utilisée à Tokelau (gouvernement de Tokelau).
Les autres guides : Tokelau
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
- Prendre sa retraite →Visa, fiscalité de la pension, santé des retraités, formulaire S1, coût de la vie.
