Aller au contenu principal
Expavy

Tokelau · Système de santé

Le système de santé à Tokelau : hôpitaux des atolls, transfert vers Apia ou la Nouvelle-Zélande, vaccins et assurance

L’essentiel

Le système de santé de Tokelau repose sur le département de la santé du gouvernement de Tokelau et sur trois hôpitaux publics, un par atoll, qui délivrent surtout des soins primaires selon l'évaluation indépendante publiée par le MFAT néo-zélandais. Les cas que les atolls ne peuvent pas traiter sont adressés à l'hôpital d'Apia, aux Samoa, ou en Nouvelle-Zélande par un dispositif de transfert des patients qui bénéficie aux habitants, aux résidents de plus de six mois, aux remplaçants médicaux et aux prestataires du gouvernement ; un visiteur n'y est pas cité. Il n'existe aucune convention de sécurité sociale entre la France et Tokelau ni la Nouvelle-Zélande (CLEISS), si bien qu'un voyageur français finance lui-même ses soins et son évacuation. France Diplomatie juge impératif un contrat d'assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire, et le département de la santé de Tokelau conseille une assurance voyage.

  • Trois hôpitaux publics, un par atoll : Fenuafala à Fakaofo, Saint-Joseph à Nukunonu, Lomaloma à Atafu (MFAT, gouvernement de Tokelau).
  • Hôpital Saint-Joseph de Nukunonu développé comme hôpital national de référence, géré directement par le département de la santé (MFAT).
  • Traversée jusqu’à Apia : environ 24 heures depuis Fakaofo, 26 depuis Nukunonu, 30 depuis Atafu ; le navire de passagers dispose d’une infirmerie pour le transfert de patients.
  • Dispositif de transfert des patients ouvert aux habitants des atolls, aux résidents de plus de six mois, aux remplaçants et aux prestataires du gouvernement (MFAT).
  • Aucune convention de sécurité sociale avec la France : carte Vitale sans effet, CEAM inapplicable (CLEISS).
  • Calendrier vaccinal français à jour, rougeole comprise, et assurance avec évacuation indispensables (France Diplomatie).

Service en cours de lancement : un conseiller étudie votre demande et vous recontacte pour préciser vos besoins.

Organisation du système : département de la santé, villages et hôpitaux

Le système de santé de Tokelau est public. Le département de la santé du gouvernement de Tokelau en assure la direction, avec un directeur de la santé dont la fonction figure à l’annuaire du gouvernement, et il élabore des plans stratégiques fondés sur quatre objectifs : protéger la santé de la population, protéger l’environnement, bâtir un système de santé efficace et développer les personnels. L’évaluation indépendante des services de santé de Tokelau, publiée par le MFAT néo-zélandais, décrit trois hôpitaux qui délivrent surtout des soins primaires : l’hôpital de Fenuafala (Tai) et une clinique à Fale, à Fakaofo, l’hôpital Saint-Joseph à Nukunonu et l’hôpital de Lomaloma à Atafu.

Selon ce document, l’hôpital Saint-Joseph a été développé comme hôpital national de référence et dépend directement du département de la santé, tandis que les services de Fakaofo et d’Atafu sont gérés par leurs conseils de village. L’évaluation relève que les consultations quotidiennes comptent souvent moins de quinze patients et que, pendant la semaine de visite de ses auteurs, deux hôpitaux n’avaient aucun patient hospitalisé. Aucun établissement privé n’a été identifié dans les sources officielles lues. Le financement du territoire repose sur l’appui budgétaire de la Nouvelle-Zélande et sur les licences de pêche (MFAT).

Assurance maladie locale : conditions d'accès pour un étranger

Aucune caisse d’assurance maladie à cotisations n’est décrite dans les sources officielles lues, et aucune grille de tarifs pour les visiteurs n’a été trouvée : le montant éventuel d’une consultation ou d’une hospitalisation pour un voyageur se demande au département de la santé de Tokelau avant le départ. Le dispositif de transfert des patients, lui, a un public défini. Il s’adresse aux Tokelauans résidant sur les atolls et, d’après la politique du département de la santé citée par l’évaluation du MFAT, aux personnes qui y résident depuis plus de six mois, aux remplaçants médicaux et aux prestataires du gouvernement ; il est aussi ouvert aux personnels et aux étudiants tokelauans présents à Apia. Les Tokelauans qui résident habituellement à l’extérieur en sont exclus. Un visiteur français ne figure pas dans cette liste.

Les habitants de Tokelau sont citoyens néo-zélandais et ont accès aux services publics financés de Nouvelle-Zélande (Health New Zealand). Un Français est éligible à ces services s’il remplit les conditions de visa fixées par la Nouvelle-Zélande ; sinon il paie ses soins. L’ACC, le régime néo-zélandais d’indemnisation des accidents, couvre les résidents et les voyageurs en cas d’accident, mais ne remplace pas une assurance voyage (France Diplomatie).

Médecin de premier recours et suivi des traitements

Chaque hôpital est dirigé par un médecin, aidé d’une infirmière responsable et d’infirmiers, d’après l’évaluation du MFAT, qui note un ratio de personnels soignants par habitant élevé pour la région, grâce aux infirmiers. Le département de la santé demande à tout voyageur qui se sent mal (maux de tête, mal de gorge, douleurs articulaires, nausées, vomissements, difficultés à respirer ou diarrhée) d’informer immédiatement le médecin local. Les soins cliniques sont délivrés par les trois hôpitaux, et la consultation a donc lieu à l’hôpital de l’atoll.

Pour un traitement chronique, le département de la santé précise que les voyageurs apportent leurs médicaments pour la durée complète du voyage et un résumé clinique. L’évaluation du MFAT indique qu’à la date de ses travaux le département ne comptait ni pharmacien ni technicien en pharmacie et que le choix de médicaments était limité : un traitement par une molécule particulière ne se remplace donc pas toujours sur place. La liste de ses médicaments, sous leur dénomination commune internationale, facilite toute consultation à l’étranger (France Diplomatie).

Les hôpitaux publics des atolls et leurs limites

L’évaluation du MFAT précise que les trois établissements sont officiellement des hôpitaux mais ne correspondent pas à un hôpital de soins secondaires au sens néo-zélandais : seules des analyses de sang de base et un appareil de radiographie portable, dans l’un des hôpitaux, sont cités comme examens de niveau secondaire, et des actes comme la chirurgie de base ou les césariennes n’étaient pas disponibles à la date de ses travaux. À Nukunonu, le bloc opératoire de l’hôpital Saint-Joseph était en service à la fin des travaux de l’évaluation et avait servi à une équipe spécialisée d’ophtalmologie de passage. À Fakaofo, un nouveau bâtiment d’hospitalisation de douze lits fonctionnait à la même date.

Ces éléments évoluent avec les programmes de santé : les capacités se vérifient auprès du département de la santé avant un séjour long. Pour une grossesse, l’évaluation indique que des femmes enceintes sont envoyées à Apia dès 28 semaines environ pour accoucher à l’hôpital, et directement en Nouvelle-Zélande en cas de risque d’accouchement très prématuré. La page remboursement des soins à Tokelau détaille la prise en charge de la maternité.

Urgences, évacuation et rapatriement

Aucun numéro d’appel d’urgence valable pour les trois atolls n’a été trouvé dans les sources officielles lues : en cas de malaise, on s’adresse au médecin local de l’hôpital de l’atoll. Les évacuations médicales se font par bateau : le navire de passagers dispose d’une infirmerie pour le transfert de patients depuis les atolls, et le département des transports précise que son calendrier peut être perturbé par des évacuations médicales non prévues depuis les villages vers Apia, les passagers restant alors à terre jusqu’au retour du navire. Le trajet jusqu’à Apia dure environ 24 à 30 heures selon l’atoll de départ.

Les patients sont adressés à Apia, où France Diplomatie mentionne l’hôpital national des Samoa, ou en Nouvelle-Zélande (MFAT). Pour un voyageur français, ces transferts et le rapatriement sanitaire ne sont pas financés par un dispositif public : France Diplomatie indique qu’il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement, et que l’ambassade de France ne prend jamais ces frais en charge. Le contrat se choisit avec une garantie d’évacuation depuis les atolls, comme l’expliquent rapatriement et assistance.

Risques sanitaires et vaccinations

France Diplomatie rappelle que les vaccinations recommandées en France sont également indispensables à l’étranger, notamment contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche et la rougeole. Pour le transit par les Samoa, elle décrit la dengue, qui ne bénéficie d’aucun traitement curatif et pour laquelle il faut éviter les anti-inflammatoires, et le département de la santé de Tokelau signale que la typhoïde est présente dans l’eau de boisson à Apia : eau en bouteille ou bouillie et hygiène des mains rigoureuse. Il recommande aussi un répulsif, des pansements, un antiseptique cutané et un écran solaire, dont les voyageurs sont responsables, ainsi que de ne pas gratter les piqûres de moustiques.

L’Organisation mondiale de la santé relève, pour sa part, une progression des maladies non transmissibles, une couverture vaccinale presque complète et des priorités de lutte contre les vecteurs. À l’arrivée à Apia, les voyageurs apportent leurs formulaires de santé au département, qui organise un contrôle au départ et à l’arrivée. Voir aussi la fiche assurance santé à Tokelau.

Soins à Tokelau selon la situation

SituationSoins sur les atollsÉvacuation ou soins hors des atolls
Habitant de TokelauHôpital public de l'atoll, géré par le département de la santé ou le conseil de villageDispositif de transfert vers Apia ou la Nouvelle-Zélande (MFAT)
Résident de plus de six mois, remplaçant médical ou prestataire du gouvernementHôpital public de l'atollDispositif de transfert des patients, selon la politique citée par le MFAT
Voyageur ou visiteur françaisHôpital public de l'atoll ; tarifs non publiés dans les sources luesNon cité parmi les bénéficiaires du dispositif : contrat d'assistance avec évacuation indispensable
Citoyen néo-zélandais, y compris de Tokelau, en Nouvelle-ZélandeSans objetServices publics financés (Health New Zealand)
Français en Nouvelle-ZélandeSans objetServices publics si les conditions de visa sont remplies, sinon soins payants ; ACC pour les accidents

Les conditions d'éligibilité sont celles décrites par le MFAT et Health New Zealand ; elles se confirment auprès du département de la santé de Tokelau.

Questions fréquentes

Y a-t-il des hôpitaux à Tokelau ?

Oui : trois hôpitaux publics, un par atoll (Fenuafala à Fakaofo, Saint-Joseph à Nukunonu, Lomaloma à Atafu), qui délivrent surtout des soins primaires selon l'évaluation indépendante publiée par le MFAT néo-zélandais. Aucun établissement privé n'a été identifié dans les sources officielles lues.

Que se passe-t-il en cas d'urgence grave ?

Les cas que les atolls ne peuvent pas traiter sont adressés à l'hôpital d'Apia ou en Nouvelle-Zélande, par bateau. Le trajet jusqu'à Apia dure environ 24 à 30 heures, et le navire de passagers dispose d'une infirmerie. Un voyageur français finance son évacuation : France Diplomatie juge impératif un contrat d'assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement.

Un Français est-il couvert par l'assurance maladie locale ?

Aucune caisse d'assurance maladie à cotisations n'est décrite dans les sources lues. Le dispositif de transfert des patients cite les habitants, les résidents de plus de six mois, les remplaçants médicaux et les prestataires du gouvernement, mais pas les visiteurs.

La carte Vitale ou la CEAM fonctionnent-elles à Tokelau ?

Non. Il n'existe pas de convention de sécurité sociale entre la France et Tokelau ni la Nouvelle-Zélande (CLEISS) ; la CEAM n'est valable que dans l'Union européenne, l'EEE et en Suisse. Seuls des soins urgents et imprévus peuvent éventuellement être remboursés au retour en France, sur la base des tarifs français.

Quelles précautions de santé avant le départ ?

Mettre à jour le calendrier vaccinal français, apporter ses médicaments pour tout le séjour avec un résumé clinique, prévoir répulsif, pansements et antiseptique, boire de l'eau en bouteille ou bouillie à Apia (département de la santé de Tokelau ; France Diplomatie).

Peut-on y suivre un traitement chronique ?

L'évaluation du MFAT signale un choix de médicaments limité à la date de ses travaux et l'absence de pharmacien au département de la santé ; une personne sous traitement régulier se renseigne auprès du département de la santé avant de réserver et emporte ses médicaments pour toute la durée du séjour.

Les autres guides : Tokelau