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Saint-Martin (partie néerlandaise) · Vivre sur place
Vivre à Sint Maarten (partie néerlandaise de Saint-Martin) quand on est français
L’essentiel
Sint Maarten (partie néerlandaise de Saint-Martin) est un État autonome du Royaume des Pays-Bas depuis 2010, sur 34 km² au sud d'une île que la France partage avec les Pays-Bas. Un Français y voyage avec un passeport, car France Diplomatie classe les îles néerlandaises des Caraïbes hors de l'espace Schengen, et s'y installe en demandant un permis de résidence au service d'immigration (IBPS). La frontière avec la partie française se traverse sans contrôle systématique, mais les régimes sociaux et la carte européenne d'assurance maladie ne suivent pas : Sint Maarten dispose de sa propre assurance, gérée par la SZV. Cette page rassemble les démarches d'installation, les pièces exigées, les repères de sécurité et d'assistance, et indique clairement les informations que les sources officielles lues ne permettent pas de donner.
- Environ 44 000 habitants, sur 34 km² pour la partie néerlandaise (Banque mondiale, Sénat).
- État autonome du Royaume des Pays-Bas depuis 2010 ; hors espace Schengen, passeport obligatoire (France Diplomatie).
- Tourisme : première ressource de l'île, avec plus de 600 000 visiteurs sur une année (Sénat).
- Ouragan Irma le 6 septembre 2017 : rafales à plus de 320 km/h, onze morts, 8 000 à 10 000 départs en quelques jours (Sénat).
- Permis de résidence : casier judiciaire de moins de six mois et formulaire du bureau du recensement de moins de six mois, pour presque toutes les catégories (IBPS).
- Frontière terrestre avec la partie française : aucun contrôle systématique ; accord de délimitation signé le 26 mai 2023, loi n° 2026-645 du 22 juillet 2026.
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Repères chiffrés : Saint-Martin (partie néerlandaise)
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +3,4 %
- Inflation
- 2,2 %
- PIB par habitant
- 42 978 $
- Population
- 43 923
- Espérance de vie
- 76,5 ans
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Un pays autonome sur la moitié sud d'une île partagée
Selon le Sénat, la partie néerlandaise de Saint-Martin, d’une superficie de 34 km², constitue depuis 2010 un État autonome du Royaume des Pays-Bas, doté d’une autonomie interne. Sint Maarten n’est donc ni une commune française ni une collectivité européenne comme les autres : c’est un pays à part entière au sein du Royaume, avec son gouvernement, ses administrations et ses règles sociales. La Banque mondiale lui attribue environ 44 000 habitants et une espérance de vie à la naissance d’environ 76 ans.
Le tourisme est, selon le Sénat, la première ressource de l’île, avec plus d’un demi-million de visiteurs. Le même rapport décrit une partie néerlandaise plus libérale et à la fiscalité attractive que sa voisine, et souligne que la partie française est soumise aux règles de l’Union européenne alors que Sint Maarten ne l’est pas, ce qui crée des écarts en matière douanière, sanitaire et environnementale. Pour un Français, vivre à Sint Maarten revient donc à s’installer à l’étranger, même si la partie française de l’île se trouve à quelques minutes de route. Le bloc « Repères économiques » ci-dessus donne les indicateurs actualisés (croissance, inflation, chômage, change).
La page consacrée à la collectivité voisine est disponible dans la fiche de Saint-Martin (partie française), où s’applique le régime général français.
La frontière avec la partie française et les déplacements
Le rapport du Sénat sur l’accord de délimitation décrit une frontière « ouverte » : une absence quasi totale de matérialisation physique et de contrôle systématique, la libre circulation des personnes et des biens remontant au traité de Concordia de 1648. L’accord de délimitation entre la France et les Pays-Bas, signé à Belle Plaine le 26 mai 2023, a été adopté par le Sénat le 15 avril 2026 et par l’Assemblée nationale le 16 juillet 2026, puis autorisé par la loi n° 2026-645 du 22 juillet 2026, publiée au Journal officiel du 23 juillet 2026. Le Sénat rapporte que cet accord a pour objet de fixer le tracé tout en préservant cette libre circulation.
Dans la vie quotidienne, les déplacements entre les deux parties sont donc fluides : le Sénat note des flux transfrontaliers réguliers liés à l’emploi, à la scolarisation et aux activités économiques. Plusieurs points demandent néanmoins de l’attention. L’aéroport international Princess Juliana, qui dessert aussi la collectivité française, se trouve côté néerlandais : France Diplomatie demande un passeport aux voyageurs français qui arrivent par avion à Saint-Martin. Passer du côté néerlandais, c’est aussi entrer dans un autre système de santé et de protection sociale : la carte européenne d’assurance maladie ne couvre pas Sint Maarten, et une assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement est impérative selon France Diplomatie. Le Sénat précise enfin que les normes sociales françaises sont plus protectrices que les normes néerlandaises, un écart à connaître avant d’accepter un emploi de l’autre côté de la frontière.
Entrée, passeport et formalités avant le départ
France Diplomatie rappelle, dans sa fiche consacrée aux Pays-Bas, que le passeport est obligatoire pour les îles néerlandaises des Caraïbes (Curaçao, Sint Maarten et Aruba, qui sont des États du Royaume, ainsi que Bonaire, Saba et Saint-Eustache), lesquelles ne relèvent pas de l’espace Schengen. Une carte nationale d’identité seule n’est pas recommandée. Pour Sint Maarten, la fiche cite le site entry.sx pour les formalités à accomplir avant l’arrivée ; elle ne précise ni la durée de séjour autorisée à un ressortissant français, ni les frais éventuels, et la page entry.sx n’a pas pu être lue en direct. Ces points se confirment auprès du service d’immigration (IBPS) avant la réservation du billet.
Avant un départ de longue durée, trois réflexes s’imposent. D’abord, déclarer son départ aux organismes français (caisse d’assurance maladie, CAF, France Travail, caisses de retraite) : l’Assurance Maladie demande de transmettre la déclaration de transfert de résidence hors de France dans le mois suivant la fin de résidence en France. Ensuite, souscrire un contrat d’assistance ou une assurance santé, car France Diplomatie indique que l’accès aux soins peut être refusé sans couverture, même en situation d’urgence vitale, et que l’ambassade ne peut pas prendre ces frais en charge. Enfin, rassembler les actes d’état civil : les demandes de permis de l’IBPS exigent, selon la catégorie, des actes de naissance et de mariage légalisés ou apostillés, de moins de trois ans, traduits en néerlandais ou en anglais.
Titres de séjour et formalités d'installation
Les demandes de permis de résidence se déposent auprès du service d’immigration et de protection des frontières (IBPS), installé A.Th. Illidge Road n° 8 à Philipsburg ; le portail de demande en ligne est signalé sur le site des services du gouvernement. Les catégories décrites dans la liste de pièces de l’IBPS couvrent le salarié, le directeur d’entreprise, le stagiaire, le pensionné ou rentier, l’étudiant, la formation de famille avec un ressortissant néerlandais ou non, la cohabitation et l’investisseur, avec des procédures de changement de catégorie, de prolongation et de duplicata. L’IBPS précise que des documents supplémentaires peuvent être demandés en cours de procédure, que les frais de traitement ne sont pas remboursables et qu’un permis expiré depuis plus de trois mois est traité comme une première demande, ce qui suppose une lettre d’exemption du ministre de la Justice.
Presque toutes les listes demandent le passeport, un casier judiciaire de moins de six mois (traduit en néerlandais ou en anglais) et un formulaire détaillé d’inscription du bureau du recensement de moins de six mois. Le salarié joint la copie du permis de travail (la preuve d’une demande déposée auprès du service du travail est acceptée pour amorcer la procédure) et son contrat ; l’employeur qui est une entreprise individuelle ou héberge son personnel fournit en plus une attestation de l’inspection des impôts. Le gouvernement indique, sur son site de services, que l’état civil propose des formulaires de demande d’inscription, de changement d’adresse locale et de déclaration de départ, ainsi qu’un système de rendez-vous en ligne.
Les montants de frais, les délais de traitement et la durée de validité des permis ne figurent pas dans la liste de pièces lue : ils se demandent à l’IBPS (immigration@sintmaartengov.org). Le tableau ci-dessous résume les pièces propres à quelques catégories.
Santé, assurance maladie et sécurité sociale du résident
L’assurance maladie locale ZV, gérée par la SZV, couvre les salariés dont le salaire ne dépasse pas le plafond légal et qui travaillent au moins cinq jours par semaine, avec leur conjoint (jusqu’à 59 ans) et leurs enfants (jusqu’à 24 ans, ou 25 ans s’ils étudient à temps plein). Elle se finance par une prime de 12,5 % du salaire, dont 4,2 % pour le salarié (SZV). Les autres profils ne sont pas décrits comme affiliés dans les pages lues ; la SZV peut délivrer une attestation de non-assurance. Le détail des garanties, des remboursements et des situations par profil est présenté dans le guide système de santé à Sint Maarten et dans la page remboursements des soins.
France Diplomatie recommande, selon les conditions et la durée du séjour, les vaccins contre l’hépatite A et la fièvre typhoïde (l’hépatite B pour les séjours fréquents ou prolongés), et signale la dengue, le chikungunya et le Zika, ce dernier ayant touché Sint Maarten en 2015 et 2016. Il n’existe pas de traitement curatif de la dengue ; en cas de symptômes, il faut consulter sans attendre et éviter les anti-inflammatoires. Un contrat d’assurance santé expatrié complète utilement le dispositif pour les profils que l’assurance locale ne couvre pas.
Logement, coût de la vie, scolarité, climat et langue
Logement et coût de la vie. Les sources officielles lues ne publient pas de loyers ni de paniers de prix lisibles : aucun montant n’est donc donné ici. Le logement intervient surtout comme justificatif : l’IBPS demande, selon la catégorie, une preuve d’adresse (facture d’un service public ou contrat de bail) et le formulaire du recensement. L’indice des prix à la consommation est publié par le département de la Statistique de Sint Maarten, dont le site n’a pas pu être lu en direct ; le bloc « Repères économiques » de cette page donne l’inflation et le change actualisés.
Scolarité. Pour un enfant, l’IBPS demande, dans les dossiers de famille, une lettre d’inscription dans une école de la partie néerlandaise lorsque l’enfant est scolarisé. Le Sénat observe par ailleurs des flux de scolarisation entre les deux parties de l’île. Les établissements français et leurs conditions d’admission ne figurent pas dans les sources lues : ils se demandent à l’agence consulaire ou à l’ambassade de France aux Pays-Bas.
Climat et risques naturels. Le Sénat rappelle le passage de l’ouragan Irma le 6 septembre 2017, avec des rafales à plus de 320 km/h, onze morts et des dégâts sur la majorité des bâtiments ; 8 000 à 10 000 personnes ont quitté le territoire dans les jours suivants, et la reconstruction a été ralentie par la complexité de la réglementation sur ce territoire partagé. Ce rappel justifie, pour un résident, de vérifier les garanties de son contrat de logement et d’assistance.
Langue. Les sources officielles lues ne détaillent pas les langues officielles ; elles indiquent seulement que l’IBPS accepte les pièces traduites en néerlandais ou en anglais.
Sécurité, conseils officiels et assistance consulaire
La rubrique « Sécurité » de la fiche Pays-Bas de France Diplomatie décrit les Pays-Bas européens et ne détaille pas la situation de Sint Maarten : aucune appréciation sur la sécurité locale n’est donnée ici. Les conseils aux voyageurs, qui sont régulièrement mis à jour, se consultent avant chaque départ. L’ambassade de France aux Pays-Bas (Anna Paulownastraat 76, La Haye) est compétente, et une agence consulaire tenue par un consul honoraire est installée à Philipsburg (1 Almond Grove Estate), accessible par courriel et ouverte du lundi au mercredi de 9 h à 12 h selon la page de l’ambassade ; les services qu’elle assure, notamment pour les passeports, ne sont pas précisés sur cette page.
Cette présence consulaire ne remplace pas une assurance : France Diplomatie rappelle que les frais médicaux et de rapatriement ne peuvent en aucun cas être pris en charge par l’ambassade sur place. Enfin, l’inscription au registre des Français établis hors de France est recommandée à tout résident installé.
Quitter l'île : formalités de départ
Le départ définitif se prépare comme l’arrivée. Selon la SZV, l’assuré ZV restitue sa carte et celles de ses ayants droit, ou en fait modifier la date de fin au jour du départ ; il vérifie auprès du guichet des employeurs qu’aucune prime n’est due ; il obtient la lettre de départ, que la SZV tamponne avant visa par le receveur de l’île, et présente sa déclaration de radiation du bureau de l’état civil. Les primes de maladie déjà retenues sur le salaire ne sont pas remboursables, la loi ne le permettant pas. Côté français, le retour ouvre des droits à la santé sous un délai de résidence de trois mois consécutifs, avec le formulaire S1106 remis à la CPAM, sauf reprise d’un travail ; un ancien cotisant de la CFE peut bénéficier de ses prestations pendant les trois mois suivant son retour, sous conditions (service-public.gouv.fr). Voir la page retour en France.
Permis de résidence : pièces propres à quelques catégories
| Catégorie | Pièces propres à la catégorie (liste de l'IBPS) | Point d'attention |
|---|---|---|
| Salarié, première demande | Contrat de travail, lettre de l'employeur, bulletins de salaire des deux derniers mois, relevés bancaires du compte de salaire sur trois mois, actes de naissance et de mariage légalisés | Le permis de travail est demandé au préalable ; casier judiciaire de moins de six mois |
| Directeur d'entreprise | Enregistrements du travail, de la SZV et de la chambre de commerce, licence d'activité, relevés bancaires, lettre de banque d'un minimum de 36 000 florins (20 000 dollars des États-Unis) | Déclaration de l'inspection des impôts et justificatifs d'adresse de l'entreprise |
| Pensionné ou rentier, première demande | Preuve d'adresse, justificatif de revenus (lettre de banque ou de pension), relevés bancaires des trois derniers mois, actes d'état civil légalisés | Changement ou prolongation : attestation de propriété d'un bien d'au moins 450 000 florins, évaluation et acte |
| Étudiant | Lettre d'inscription scolaire, justificatif de revenus, acte de naissance légalisé, casier judiciaire | Pas de CEAM : assurance étudiante ou CFE à prévoir |
| Formation de famille | Actes de naissance et de mariage légalisés, garant avec fiches de paie et relevés bancaires, lettre d'inscription scolaire des enfants | Parent adulte : la liste exige une assurance maladie valide à Sint Maarten |
Source : liste de pièces des demandes de permis de résidence de l'IBPS, non datée. Les montants sont exprimés en florins des Antilles néerlandaises dans ce document ; frais, délais et durées de validité ne figurent pas dans la liste lue.
Questions fréquentes
Un Français a-t-il besoin d'un passeport pour Sint Maarten ?
Oui. France Diplomatie indique que le passeport est obligatoire pour les îles néerlandaises des Caraïbes, qui ne relèvent pas de l'espace Schengen, et qu'une carte nationale d'identité seule n'est pas recommandée. Le passeport est aussi demandé pour arriver par avion à Saint-Martin, l'aéroport international se trouvant côté néerlandais.
Peut-on passer librement de Saint-Martin à Sint Maarten ?
Selon le Sénat, la frontière terrestre n'est quasiment pas matérialisée et ne donne lieu à aucun contrôle systématique, la libre circulation datant du traité de Concordia de 1648. Il reste prudent d'avoir sur soi un document d'identité, et de se souvenir que la partie néerlandaise relève d'un autre régime de santé et de protection sociale.
Où demander un permis de résidence à Sint Maarten ?
Auprès du service d'immigration et de protection des frontières (IBPS), à Philipsburg, selon le portail des services du gouvernement. Sa liste de pièces comprend le passeport, un casier judiciaire de moins de six mois, le formulaire du bureau du recensement et des justificatifs propres à chaque catégorie. Les frais et délais se confirment auprès de l'IBPS.
La carte européenne d'assurance maladie fonctionne-t-elle à Sint Maarten ?
Non. France Diplomatie précise qu'elle ne couvre pas les territoires néerlandais d'outre-mer, dont Sint Maarten. Un contrat d'assistance ou une assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement est impératif, et l'ambassade de France ne peut pas prendre ces frais en charge.
Y a-t-il une aide consulaire française à Sint Maarten ?
L'ambassade de France aux Pays-Bas indique une agence consulaire à Philipsburg, tenue par un consul honoraire, ouverte du lundi au mercredi de 9 h à 12 h. Les services précis qu'elle assure ne sont pas détaillés sur la page consultée ; l'ambassade, à La Haye, reste le point de contact officiel.
Quels sont les risques sanitaires à connaître avant de s'installer ?
France Diplomatie signale la dengue (sans traitement curatif), le chikungunya et le Zika, qui a touché Sint Maarten en 2015 et 2016, et conseille des vaccins contre l'hépatite A et la fièvre typhoïde selon les conditions de séjour. La protection contre les piqûres de moustiques fait partie de la prévention.
Les autres guides : Saint-Martin (partie néerlandaise)
- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
- Prendre sa retraite →Visa, fiscalité de la pension, santé des retraités, formulaire S1, coût de la vie.
