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Roumanie · Prendre sa retraite

Prendre sa retraite en Roumanie : séjour, fiscalité de la pension, formulaire S1 et coût de la vie

L’essentiel

Un retraité français s'installe en Roumanie sans visa : le séjour est libre pendant trois mois, puis l'enregistrement auprès de l'IGI suppose un revenu suffisant et une assurance maladie complète. La pension française, y compris celle de la sécurité sociale, est imposable dans l'État de résidence selon l'article 18 de la convention fiscale du 27 septembre 1974, donc en Roumanie pour un retraité qui y réside ; la pension publique d'un ancien fonctionnaire reste imposable en France. Avec le formulaire S1 demandé à sa caisse de retraite, le retraité est pris en charge par le système roumain, sans cotisation locale. Aucun montant de ressources n'est fixé par les pages officielles consultées : le seuil se confirme auprès de l'IGI.

  • 3 mois de séjour libre, puis certificat d'enregistrement de l'IGI : gratuit, délivré en 1 jour ouvrable ; résidence permanente après 5 ans, pour 70 lei (hub.mai.gov.ro).
  • Article 18 de la convention franco-roumaine du 27 septembre 1974 : les pensions, y compris de sécurité sociale, ne sont imposables que dans l'État de résidence ; les pensions publiques restent imposables dans l'État qui les verse (impots.gouv.fr).
  • 3,2 % sur la pension de base et 4,2 % sur la complémentaire : cotisation maladie prélevée sur les retraites françaises d'un retraité dont la résidence fiscale est hors de France ; 7,1 % pour les indépendants (CLEISS).
  • 65 ans pour les hommes et 62 ans et 5 mois pour les femmes en 2025 : âge légal de la retraite roumaine, avec 15 ans d'assurance au minimum (CLEISS).
  • 1 281 lei par mois : pension minimale roumaine en 2025 ; la valeur du point de pension est de 81 lei (CLEISS).
  • 70 lei : coût de la demande de résidence permanente ; délai moyen de 30 jours, maximum de 90 jours (hub.mai.gov.ro).

Repères économiques : Roumanie

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+0,7 %
Inflation
7,2 %
Taux de chômage
6,0 %
PIB par habitant
22 538 $
Population
19,0 millions
Change
1 € = 5,336 RON
leu roumain, cours BCE du jour

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Droit de séjour du retraité : aucun visa, un enregistrement après trois mois

Les citoyens de l’Union européenne séjournent en Roumanie jusqu’à trois mois avec une pièce d’identité ou un passeport valide. Au-delà, un retraité s’enregistre auprès de l’IGI : Your Europe indique qu’il doit disposer d’une assurance maladie complète dans le pays d’accueil et d’un revenu suffisant pour vivre sans aide financière, provenant d’une pension ou d’une autre source. Le certificat d’enregistrement est gratuit, délivré en un jour ouvrable et valable jusqu’à cinq ans, mais pas moins d’un an ; après cinq ans de séjour régulier et continu, la résidence permanente s’obtient pour 70 lei (IGI, hub.mai.gov.ro).

  • Montant de référence : les pages officielles consultées ne fixent pas de montant de ressources à justifier. À titre de repère, la pension minimale roumaine était de 1 281 lei par mois en 2025 (CLEISS). Ce chiffre situe le niveau des pensions locales et ne constitue pas une condition de séjour ; le seuil exigé se confirme auprès de l’IGI.
  • Assurance maladie : le S1, qui prouve un droit aux soins dans le pays de résidence, est un justificatif d’assurance pour le retraité ; il se demande à la caisse de retraite avant le départ.
  • Formalités : la page vivre en Roumanie détaille le rendez-vous au Bureau des étrangers, le questionnaire fiscal de l’ANAF et l’inscription au registre consulaire.

Fiscalité de la pension française : la convention franco-roumaine

La convention entre la France et la Roumanie, signée à Bucarest le 27 septembre 1974 et en vigueur depuis le 27 septembre 1975, a été modifiée par la convention multilatérale de lutte contre l’érosion de la base d’imposition (BEPS) signée le 7 juin 2017. Elle répartit le droit d’imposer chaque revenu entre les deux États.

  • Pensions privées et de sécurité sociale (article 18, paragraphe 1) : les pensions, y compris les pensions de sécurité sociale, et rémunérations similaires versées à un résident au titre d’un emploi antérieur ne sont imposables que dans cet État. Une pension du régime général ou une retraite complémentaire obligatoire d’un retraité installé en Roumanie y est donc imposée.
  • Pensions publiques (article 18, paragraphe 2) : les pensions versées par un État, une collectivité ou une personne morale de droit public au titre de fonctions de caractère public ne sont imposables que dans cet État. Un ancien fonctionnaire français reste imposé en France sur cette pension.
  • Double imposition (article 24) : la France exonère les revenus imposables en Roumanie en vertu de la convention, tout en les prenant en compte pour déterminer le taux applicable au reste du revenu ; la Roumanie déduit l’impôt français de l’impôt roumain exigible, dans la limite de ce dernier.
  • Imposition en Roumanie : le CLEISS indique un impôt sur le revenu de 10 % pour les salaires. Le régime des pensions étrangères d’un résident (seuils, déclaration unique D212) se vérifie sur le site de l’ANAF.
  • Prélèvements français : pour un retraité dont la résidence fiscale est hors de France, une cotisation maladie de 3,2 % sur la pension de base et de 4,2 % sur la complémentaire est prélevée sur les retraites du régime général, et de 7,1 % sur celles des travailleurs indépendants ; avec une résidence fiscale en France, la CSG, la CRDS et la CASA s’appliquent (CLEISS).

Le guide toucher sa retraite à l’étranger détaille le versement des pensions hors de France. Un conseil individuel permet de vérifier les déclarations à déposer dans chaque pays.

Soins des retraités : le formulaire S1 et l'inscription auprès d'une caisse

Le retraité qui perçoit seulement une pension française, s’installe de façon permanente ou plus de six mois par an en Roumanie et n’y exerce aucune activité demande le S1 à sa caisse de retraite ; aucune cotisation du régime local n’est retenue. La CNAS précise que le document portable S1 remplace les anciens formulaires E106, E109, E120 et E121 et qu’il ouvre le droit aux soins dans le pays de résidence, comme si la personne était assurée dans ce système. L’inscription se fait auprès de la caisse d’assurance maladie du lieu de résidence ; chaque ayant droit a son propre S1.

  • Parcours de soins : le patient s’inscrit sur la liste d’un médecin de famille, qui l’oriente vers un spécialiste par un bilet de trimitere ; voir le guide du système de santé roumain.
  • Participation : l’hôpital public sous contrat est gratuit pour l’assuré, les médicaments suivent des taux de compensation de 20 % à 100 %, et les soins dentaires sont remboursés à 60 % ou 100 % pour un adulte (CNAS). Le détail par poste figure dans la page remboursements des soins en Roumanie.
  • Soins programmés dans un autre pays : ils exigent l’autorisation préalable de la caisse de résidence, matérialisée par le document S2 (CNAS).
  • Retour en France : avec un S1, le retraité peut se faire soigner en France quel qu’en soit le motif (CLEISS).

Pour compléter ce dispositif avec une couverture au premier euro ou un accès aux prestataires privés, Expavy aide à comparer les options ; voir aussi le guide assurance maladie du retraité à l’étranger et la page assurance retraite à l’étranger.

Coût de la vie et logement du retraité

Les repères officiels situent le contexte : le salaire minimum brut atteint 4 325 lei par mois depuis le 1er juillet 2026 (Hotărârea 146/2026), soit environ 825 euros au second semestre 2026 selon Eurostat, contre 1 867 euros en France. La pension minimale roumaine était de 1 281 lei en 2025 et la valeur du point de pension de 81 lei (CLEISS). Un retraité qui loue ajoute les charges, l’énergie et les frais de santé non couverts : le guide budgétiser sa santé en expatriation aide à chiffrer ce poste.

  • Logement : les loyers et les prix varient fortement d’une ville à l’autre ; ils se consultent dans les publications de l’Institut national de la statistique et de la Banque nationale de Roumanie.
  • Monnaie : la Roumanie utilise le leu (RON), et l’évolution du change est suivie dans le bloc « Repères économiques » de cette page ; la pension française, versée en euros, est exposée à ce risque de change.

Villes et régions : Bucarest, Brașov, Cluj-Napoca, Constanța et la montagne

Le choix du lieu dépend du climat, de la proximité des hôpitaux et du budget logement. Bucarest concentre l’ambassade de France et l’offre de services la plus large ; Cluj-Napoca, Brașov, Timișoara, Iași et Constanța sont d’autres grandes villes du pays. L’Agence nationale de météorologie a qualifié 2025 de quatrième année la plus chaude depuis 1901, avec +1,2 °C par rapport à la référence 1991-2020 et un maximum de 43,4 °C ; les hivers sont froids en altitude, avec -22,5 °C relevés au sommet de Vârful Omu et à Întorsura Buzăului.

Un retraité qui envisage la montagne ou un village isolé se renseigne sur la distance aux hôpitaux sous contrat avec la CNAS. France Diplomatie signale les terrains escarpés des Carpates, les changements de temps rapides et la présence d’ours ; en zone urbaine, elle rappelle le risque sismique et les immeubles marqués d’un point rouge à Bucarest. Il est utile de passer au moins une saison hivernale sur place avant de s’engager dans un bail long, et de prévoir l’apprentissage du roumain pour les démarches courantes.

Si vous avez aussi travaillé en Roumanie : la retraite roumaine

Pour les périodes travaillées en Roumanie, la pension se demande à la Caisse nationale des pensions publiques. Selon le CLEISS, l’âge légal en 2025 est de 65 ans pour les hommes et de 62 ans et 5 mois pour les femmes, en hausse progressive ; la durée minimale d’assurance est de 15 ans, et une pension complète exige 35 ans pour les hommes et 33 ans et 2 mois pour les femmes. L’affiliation au deuxième pilier est obligatoire, à 4,75 % du salaire brut, pour les personnes nées après juillet 1971.

Les périodes accomplies en France et en Roumanie se cumulent pour l’ouverture des droits : le guide trimestres travaillés à l’étranger explique le principe de la totalisation.

Démarches avant le départ et retour éventuel en France

  • Demander le S1 à sa caisse de retraite, pour soi et pour chaque ayant droit, avant le départ.
  • Informer ses caisses de retraite du changement d’adresse et du compte bancaire de versement de la pension.
  • Prendre rendez-vous au Bureau des étrangers pour le certificat d’enregistrement avant la fin du troisième mois.
  • Enregistrer le S1 auprès de la caisse d’assurance maladie du lieu de résidence.
  • Remplir le questionnaire de situation fiscale de l’ANAF au-delà de 183 jours de séjour sur 12 mois, dans les 30 jours.
  • S’inscrire au registre consulaire de l’ambassade de France à Bucarest pour un séjour de plus de six mois.
  • Prévoir la déclaration de revenus en Roumanie, où la pension française est imposable.

En cas de retour en France, l’assuré contacte la dernière caisse d’assurance maladie dont il relevait : la page retour en France détaille les démarches.

Questions fréquentes

Faut-il un visa pour prendre sa retraite en Roumanie ?

Non. Un Français entre avec une pièce d'identité ou un passeport et séjourne trois mois librement. Au-delà, il obtient un certificat d'enregistrement de l'IGI, gratuit, en justifiant d'une assurance maladie complète et d'un revenu suffisant ; la résidence permanente s'acquiert après cinq ans.

Quels revenus faut-il justifier pour s'installer en Roumanie à la retraite ?

Un revenu suffisant pour vivre sans aide financière, d'après Your Europe. Les pages officielles consultées ne fixent pas de montant unique ; la pension minimale roumaine, 1 281 lei par mois en 2025, donne un ordre de grandeur à confirmer auprès de l'IGI.

La pension française est-elle imposée en Roumanie ou en France ?

Selon l'article 18 de la convention franco-roumaine, les pensions, y compris de sécurité sociale, ne sont imposables que dans l'État de résidence, donc en Roumanie pour un retraité qui y réside. La pension publique d'un ancien fonctionnaire reste imposable en France.

Comment fonctionne le formulaire S1 en Roumanie ?

Le retraité le demande à sa caisse de retraite avant le départ et l'enregistre auprès de la caisse d'assurance maladie roumaine du lieu de résidence. Il est ensuite soigné comme un assuré roumain, sans cotisation locale. Chaque ayant droit a son propre S1.

Quelle cotisation maladie est prélevée sur la retraite française ?

Pour un retraité dont la résidence fiscale est hors de France, une cotisation maladie de 3,2 % sur la pension de base et de 4,2 % sur la complémentaire est prélevée sur les retraites du régime général, et de 7,1 % sur celles des indépendants. Avec une résidence fiscale en France, la CSG, la CRDS et la CASA s'appliquent.

À quel âge prend-on sa retraite en Roumanie ?

En 2025, l'âge légal est de 65 ans pour les hommes et de 62 ans et 5 mois pour les femmes, en hausse progressive, avec 15 ans d'assurance au minimum.

Quel est le montant des pensions en Roumanie ?

En 2025, la pension minimale était de 1 281 lei par mois et la valeur du point de pension de 81 lei, selon le CLEISS. Ces montants varient avec la carrière et les revalorisations.

Quel est le coût de la vie pour un retraité en Roumanie ?

Il varie selon la ville et le logement ; les loyers se consultent dans les publications de l'Institut national de la statistique. Le salaire minimum est de 4 325 lei bruts depuis le 1er juillet 2026, soit environ 825 euros selon Eurostat, et le leu reste la monnaie du pays.

Les autres guides : Roumanie