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Roumanie · Vivre sur place

Vivre en Roumanie quand on est français : villes, formalités d'installation, logement et scolarité

L’essentiel

Un Français s'installe en Roumanie sans visa ni permis de travail, au titre de la libre circulation dans l'Union européenne. Au-delà de trois mois, il enregistre son séjour auprès de l'Inspectorat général pour l'immigration (IGI) : le certificat d'enregistrement est gratuit et délivré en un jour ouvrable. Le salaire minimum brut est de 4 325 lei par mois depuis le 1er juillet 2026. France Diplomatie classe le pays en vigilance normale (mise à jour du 15 septembre 2026) et rappelle le risque sismique. Le Lycée français Anna-de-Noailles de Bucarest est homologué par l'Éducation nationale, de la petite section à la terminale.

  • 3 mois de séjour libre ; au-delà, certificat d'enregistrement de l'IGI : gratuit, délivré en 1 jour ouvrable, valable jusqu'à 5 ans mais jamais moins d'un an (IGI, hub.mai.gov.ro).
  • 5 ans de séjour régulier et continu ouvrent la résidence permanente, dont la demande coûte 70 lei (hub.mai.gov.ro).
  • 183 jours sur 12 mois consécutifs : au-delà, un questionnaire de situation fiscale se remplit auprès de l'ANAF dans les 30 jours (France Diplomatie, page du 20 avril 2026).
  • 4 325 lei bruts par mois : salaire minimum depuis le 1er juillet 2026, contre 4 050 lei auparavant ; environ 825 euros au second semestre 2026 (Hotărârea 146/2026, Eurostat).
  • 6 000 à 7 000 ours vivent dans les forêts roumaines, notamment près de Sinaia et de la Transfăgărășan (France Diplomatie, 15 septembre 2026).
  • 2 établissements français homologués à Bucarest, dont un lycée jusqu'à la terminale générale (arrêté du 19 juin 2026).

Repères économiques : Roumanie

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+0,7 %
Inflation
7,2 %
Taux de chômage
6,0 %
PIB par habitant
22 538 $
Population
19,0 millions
Change
1 € = 5,336 RON
leu roumain, cours BCE du jour

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Vivre en Roumanie : les atouts et les points d'attention

Pour un Français, le cadre juridique est simple : la libre circulation dans l’Union européenne ouvre l’accès au séjour et à l’emploi sans autorisation, et les démarches d’installation suivent un calendrier précis. La Roumanie reste hors de la zone euro : sa monnaie est le leu (RON), dont le cours est suivi dans le bloc « Repères économiques » de cette page.

  • Atouts : accès au travail sans permis, certificat d’enregistrement gratuit, une langue romane proche du français pour qui souhaite l’apprendre, un système public d’assurance maladie ouvert aux salariés et aux indépendants, et des établissements scolaires français à Bucarest.
  • Points d’attention : le roumain est la langue des démarches administratives ; la Roumanie est en zone sismique ; les conditions de circulation varient selon les routes (France Diplomatie, 15 septembre 2026) ; l’accès aux soins publics suppose d’être assuré, comme l’explique la page système de santé roumain.

La fiche pays Roumanie détaille l’assurance santé selon le statut ; les pages travailler en Roumanie et retraite en Roumanie complètent ce guide.

Les villes : Bucarest, Cluj-Napoca, Timișoara, Brașov et les autres grandes villes

Bucarest, la capitale, accueille l’ambassade de France (+40 311 333 777) et les deux établissements scolaires français homologués du pays. C’est le principal bassin de services pour les Français : administrations, établissements français et offre de santé la plus large. D’autres grandes villes se distinguent par leur situation : Cluj-Napoca et Timișoara à l’ouest du pays, Brașov au pied des Carpates, Iași en Moldavie et Constanța sur la mer Noire. Les populations communales se consultent dans les publications de l’Institut national de la statistique (INS).

  • Bucarest : France Diplomatie signale des vols à la tire dans les lieux publics, les restaurants et les transports, des agressions de rue signalées à Bucarest et dans les grandes villes, et déconseille le quartier de Ferentari. Elle recommande d’éviter les taxis jaunes de la capitale, où des fraudes au compteur sont signalées (15 septembre 2026).
  • Immeubles à risque sismique : à Bucarest, des immeubles portent un point rouge sur leur façade, signe d’un risque élevé d’effondrement en cas de séisme ; le registre officiel de la mairie se consulte avant de louer ou d’acheter (France Diplomatie).
  • Villes de province : le choix dépend de l’emploi, de la distance aux hôpitaux et de l’école des enfants ; un séjour d’essai de quelques semaines permet de comparer.

La checklist des 90 premiers jours aide à ordonner les démarches une fois la ville choisie.

Coût de la vie et logement

Le salaire de base minimum brut garanti est de 4 325 lei par mois depuis le 1er juillet 2026, contre 4 050 lei précédemment, selon la Hotărârea du Gouvernement n° 146 du 12 mars 2026, publiée au Monitorul Oficial n° 196 du 13 mars 2026. Eurostat convertit les salaires minimums nationaux en euros : 825 euros par mois en Roumanie au second semestre 2026, contre 906 euros en Hongrie et 1 867 euros en France. Ce repère situe le niveau des salaires et des prix locaux par rapport à la France ; il ne remplace pas une comparaison de loyers.

  • Logement : les loyers et les prix de l’immobilier varient fortement d’une ville à l’autre ; ils se consultent dans les publications de l’INS et de la Banque nationale de Roumanie. Le bail sert ensuite de justificatif de domicile pour plusieurs démarches.
  • Voiture : tout véhicule qui emprunte le réseau public doit acquitter la rovignette (roviniete), vendue en ligne, aux frontières, dans les stations-service et dans les bureaux de poste, pour une durée d’un jour à un an ; l’absence de vignette expose à une amende pouvant atteindre 2 000 euros à la sortie du pays (France Diplomatie, 15 septembre 2026).
  • Budget santé : le guide budgétiser sa santé en expatriation propose une méthode pour intégrer cotisations et frais non couverts.

Les niveaux de salaire par statut, les impôts et les cotisations figurent dans la page travailler en Roumanie.

Formalités d'installation : certificat d'enregistrement, CNP et fiscalité

Un Français entre en Roumanie avec un passeport ou une carte nationale d’identité. France Diplomatie précise que la Roumanie ne reconnaît pas la prolongation automatique de cinq ans des cartes d’identité françaises délivrées entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2013 : un passeport valide évite tout incident à la frontière. Pour un séjour de plus de trois mois, le citoyen de l’Union s’enregistre auprès de l’immigration, au Bureau des étrangers de son domicile, ou prend rendez-vous en ligne sur le portail dédié (France Diplomatie, 15 septembre 2026 et 20 avril 2026).

  • Certificat d’enregistrement : l’IGI le délivre gratuitement, en un jour ouvrable, sur la base de l’ordonnance d’urgence n° 102/2005 ; sa validité va jusqu’à cinq ans, mais pas moins d’un an.
  • Pièces selon le motif du séjour : le salarié présente le formulaire de demande, sa pièce d’identité, son contrat de travail, une attestation de l’employeur et un extrait du registre des salariés ; l’indépendant, le certificat du registre du commerce ; l’étudiant, une preuve d’inscription, de ressources et d’assurance maladie. Une personne sans activité, étudiante ou retraitée, justifie de ressources suffisantes et d’une assurance maladie complète (IGI, Your Europe).
  • Résidence permanente : après cinq ans de séjour régulier et continu, la demande coûte 70 lei ; le délai moyen de traitement est de 30 jours, au maximum 90 jours (hub.mai.gov.ro).
  • Numéro d’identification (CNP) : le code numérique personnel est l’identifiant utilisé par l’administration roumaine. Les pages officielles consultées ne détaillent pas la procédure d’attribution aux ressortissants de l’Union ; elle se confirme auprès de l’IGI ou de la mairie du domicile.
  • Fiscalité : toute personne qui séjourne plus de 183 jours sur 12 mois consécutifs remplit un questionnaire auprès de l’ANAF dans les 30 jours ; l’administration détermine ensuite l’obligation fiscale (France Diplomatie, 20 avril 2026).
  • Registre consulaire : l’inscription au registre des Français établis hors de France est fortement recommandée pour un séjour de plus de six mois.

Santé et protection sociale dès l'arrivée

En Roumanie, l’accès au système public passe par la qualité d’assuré : un salarié est déclaré par son employeur et cotise 10 % de son salaire brut, un indépendant déclare ses revenus à l’ANAF, un retraité muni du formulaire S1 est pris en charge sans nouvelle cotisation locale. Pour un séjour temporaire, la CEAM (CEASS en Roumanie) se demande à sa caisse au moins 15 jours avant le départ (France Diplomatie).

Expavy aide à comparer les couvertures complémentaires utiles pendant la période d’affiliation, avec la page assurance santé expatrié.

Sécurité, climat et langue

France Diplomatie classe la Roumanie en vigilance normale sur l’ensemble du territoire (mise à jour du 15 septembre 2026) et signale que la criminalité reste globalement faible. Deux alertes figurent sur la page du pays : une vigilance renforcée pour les ressortissants français à l’étranger (10 septembre 2026) et une hausse des cas de rougeole (13 mars 2026).

  • Urgences : le 112 est gratuit et accessible en anglais pour l’ambulance, la police et les pompiers. L’ambassade de France à Bucarest répond au +40 311 333 777.
  • Montagne et faune : les Carpates exposent à des terrains escarpés et à des changements de temps rapides ; la présence de 6 000 à 7 000 ours impose de ne jamais les approcher ni les nourrir (France Diplomatie).
  • Frontière avec l’Ukraine : France Diplomatie recommande d’éviter les zones frontalières en raison du conflit et d’éventuels risques de drones.
  • Climat : l’Agence nationale de météorologie (ANM) qualifie 2025 de quatrième année la plus chaude depuis 1901, avec +1,2 °C par rapport à la référence 1991-2020, quatre vagues de chaleur, un maximum de 43,4 °C à Calafat le 26 juillet et un minimum de -22,5 °C. Les étés sont chauds et les hivers froids en altitude.
  • Langue : le roumain est la langue des démarches et de la vie professionnelle courante ; les cours de langue se choisissent dès l’arrivée.

Scolarité : le Lycée français Anna-de-Noailles et les autres options

Selon l’arrêté du 19 juin 2026 qui établit la liste des établissements français à l’étranger homologués (Journal officiel du 30 juin 2026), deux établissements de Bucarest figurent sur la liste : le Lycée français Anna-de-Noailles, de la petite section à la terminale générale, et l’École française internationale de Bucarest, de la petite section au CM2. Les familles dont l’enfant de nationalité française fréquente un établissement homologué par l’AEFE ou par la Mission laïque française peuvent déposer une demande de bourse scolaire, sous conditions (ambassade de France, page du 28 avril 2026).

Hors de Bucarest, les familles se tournent vers l’école roumaine ; les conditions d’inscription se demandent au ministère roumain de l’Éducation. Pour les familles, la couverture santé de la famille se vérifie en même temps que le choix de l’école.

Questions fréquentes

Un Français a-t-il besoin d'un visa ou d'un permis de travail pour vivre en Roumanie ?

Non. En tant que citoyen de l'Union européenne, un Français entre avec un passeport ou une carte d'identité et séjourne librement trois mois. Au-delà, il demande un certificat d'enregistrement à l'IGI, gratuit et délivré en un jour ouvrable.

Comment obtenir le certificat d'enregistrement en Roumanie ?

Il se demande au Bureau des étrangers du lieu de domicile ou sur rendez-vous en ligne. Les pièces dépendent du motif : contrat de travail pour un salarié, certificat du registre du commerce pour un indépendant, ressources et assurance maladie pour une personne sans activité. Il est valable jusqu'à cinq ans.

Au bout de combien de temps peut-on obtenir la résidence permanente ?

Après cinq ans de séjour régulier et continu. La demande coûte 70 lei et le délai moyen de traitement est de 30 jours, avec un maximum de 90 jours.

Quelles sont les démarches fiscales à l'arrivée ?

Une personne qui séjourne plus de 183 jours sur 12 mois consécutifs remplit, dans les 30 jours, un questionnaire de situation fiscale auprès de l'ANAF, qui détermine ensuite l'obligation fiscale applicable.

Existe-t-il une école française en Roumanie ?

Oui, à Bucarest : le Lycée français Anna-de-Noailles, de la petite section à la terminale générale, et l'École française internationale de Bucarest, jusqu'au CM2, tous deux homologués. Des bourses scolaires de l'AEFE existent sous conditions.

Quel est le niveau de sécurité en Roumanie ?

France Diplomatie classe la Roumanie en vigilance normale (mise à jour du 15 septembre 2026). Elle signale des vols à la tire, un risque sismique, des précautions à prendre en montagne face aux ours et l'évitement des zones proches de la frontière ukrainienne.

Quel numéro appeler en cas d'urgence en Roumanie ?

Le 112, numéro unique et gratuit pour l'ambulance, la police et les pompiers. L'ambassade de France à Bucarest répond au +40 311 333 777.

Quel est le salaire minimum en Roumanie ?

Le salaire de base minimum brut garanti est de 4 325 lei par mois depuis le 1er juillet 2026, contre 4 050 lei auparavant. Eurostat l'évalue à environ 825 euros au second semestre 2026.

Les autres guides : Roumanie