Népal · Travailler et économie
Travailler au Népal quand on est français : visa, permis de travail, impôt et protection sociale
L’essentiel
Un Français ne peut pas travailler au Népal avec un visa touristique : l'emploi salarié suppose un permis de travail délivré par le Department of Labour and Occupational Safety et un visa non touristique accordé par le Department of Immigration, en général pour un an à la fois. Le salaire minimum est fixé par le ministère du Travail, l'impôt sur le revenu relève de l'Inland Revenue Department qui publie son barème chaque année fiscale, et la sécurité sociale locale repose sur un fonds contributif et sur une assurance maladie obligatoire pour le secteur organisé. Aucune convention de sécurité sociale ne lie la France au Népal : un détaché reste affilié au régime français pour 3 ans renouvelables une fois.
- Visa non touristique d'un an à la fois pour un salarié étranger, avec permis de travail pouvant courir jusqu'à 5 ans en renouvellement annuel (Department of Industry).
- Aucune convention de sécurité sociale France-Népal dans la liste du CLEISS ; détachement hors convention : 3 ans renouvelables une fois.
- Aucune convention fiscale France-Népal dans la liste publiée par l'administration fiscale française.
- Assurance maladie nationale : inscription obligatoire pour les salariés du secteur organisé, selon le Health Insurance Board.
- Barème de l'impôt sur le revenu publié chaque année par l'Inland Revenue Department.
- Tourisme : 1,05 million d'emplois directs ; plus de 1,7 million de Népalais travaillent au Moyen-Orient (France Diplomatie).
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Repères chiffrés : Népal
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +4,4 %
- Inflation
- 2,7 %
- Taux de chômage
- 10,5 %
- PIB par habitant
- 1 536 $
- Population
- 29,6 millions
- Espérance de vie
- 70,6 ans
- Dépense de santé (% du PIB)
- 6,2 %
- Médecins pour 1 000 hab.
- 1,01
- Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
- 0,5
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Droit au travail, permis et visa pour un salarié étranger
Le visa touristique est délivré pour le tourisme ; France Diplomatie précise que toute infraction aux règles de visa expose à des poursuites judiciaires et renvoie, pour les permis de travail, à l’ambassade du Népal à Paris et au Department of Immigration. L’emploi d’un étranger relève d’un double dispositif : le permis de travail du Department of Labour and Occupational Safety, puis le visa non touristique du Department of Immigration. Les pièces exigées se confirment auprès de ces deux administrations avant le dépôt.
Pour les entreprises industrielles, le Department of Industry décrit un visa non touristique pour les expatriés, accordé un an à la fois sur recommandation conjointe de son service et du Department of Labour, lorsque la main-d’œuvre qualifiée n’est pas disponible localement ; le permis de travail correspondant peut être délivré jusqu’à cinq ans, avec renouvellement annuel. Les pièces exigées incluent le contrat, le rapport d’activité de l’entreprise, les diplômes de l’expatrié, le certificat d’enregistrement de l’entreprise et la copie d’une annonce de poste parue dans un quotidien national. Cette page de l’administration peut être ancienne : l’employeur confirme les frais et les pièces en vigueur avant tout dépôt.
Salaire minimum et niveaux de rémunération
Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale publie les décisions sur la rémunération minimale prévue par la loi du travail de 2074 (2017). Sa notice porte sur la détermination de la rémunération minimale ; son texte détaillé n’étant pas lisible sur la page consultée, aucun montant n’est reproduit ici : le montant en vigueur, salaire de base et indemnités, se lit sur le site du ministère (moless.gov.np) ou auprès du Department of Labour.
Le Népal ne publie pas de grille de salaires pour les expatriés. Pour un contrat local, négociez le salaire brut, la devise de paiement, les avantages en nature (logement, scolarité, assurance santé) et la prise en charge de l’évacuation sanitaire, point sensible en altitude comme hors de Katmandou. Les indicateurs de change, d’inflation et de chômage figurent dans le bloc de repères économiques de cette page. Pour comparer un contrat local à un détachement, voir le guide détaché ou expatrié.
Impôt sur le revenu : un barème actualisé chaque année
L’Inland Revenue Department publie chaque année, après le vote de la loi de finances, les taux applicables aux personnes physiques. Il met en ligne la page des taux pour les personnes physiques, ainsi que celle des retenues sur paiements, les exemptions et un livret d’information sur la loi de finances. Le barème, ses seuils et ses éventuels abattements évoluent d’un exercice à l’autre : aucun taux n’est donc reproduit ici sans lecture du tableau officiel, que vous trouverez sur ird.gov.np.
Pour un Français, la fiscalité se règle sans convention : la liste des conventions fiscales publiée par l’administration fiscale française ne comporte pas le Népal. Les règles de résidence fiscale se vérifient dans le droit népalais ; les questions de double imposition se traitent selon le droit interne de chaque pays. La page retraite au Népal en tire les conséquences pour les pensions.
Cotisations sociales et assurance maladie nationale
Le Social Security Fund gère le régime contributif institué par la loi de 2074 sur la sécurité sociale contributive : les taux de cotisation de l’employeur et du salarié sont fixés par cette loi et ses règlements, accessibles sur ssf.gov.np ; ils ne sont pas reproduits ici faute de lecture du texte. Par ailleurs, le Health Insurance Board, qui gère le programme national d’assurance maladie lancé en 2072 (2015/16), indique que l’inscription est obligatoire pour les salariés du secteur organisé, avec une contribution présentée comme égale à 1 % du revenu ; l’État prend en charge la prime des personnes âgées, pour une couverture annuelle équivalente à 100 000 roupies.
Aucune convention de sécurité sociale ne lie la France au Népal : le CLEISS ne l’inscrit pas dans sa liste. Un salarié envoyé par son employeur français peut rester affilié au régime français, selon le droit interne, pour trois ans renouvelables une fois ; les cotisations sont versées en France comme si le salarié y travaillait, et ce maintien ne dispense pas des cotisations éventuellement dues au Népal. Les soins sont remboursés dans la limite de ce que la France rembourse, sur factures acquittées avec le formulaire S 3125c. Voir la page remboursement des soins au Népal.
Indépendants, télétravail et séjours d'affaires
L’indépendant qui facture une clientèle locale ne peut pas exercer sur la base d’un visa touristique. Les investisseurs disposent d’un visa d’affaires sur recommandation du Department of Industry (jusqu’à cinq ans à la fois, selon l’investissement) et d’un visa de résident réservé, selon la même page, aux investissements supérieurs à 100 000 USD réalisés en une fois en devise convertible. Le dossier comprend le certificat d’enregistrement de l’entreprise, la preuve de l’investissement et un numéro fiscal (PAN).
Le télétravail pour un employeur étranger ne dispose pas, dans les pages consultées, d’un visa de nomade numérique propre au Népal ; la prolongation du visa touristique est plafonnée à 150 jours par année civile. Un séjour long fondé sur ce visa n’est donc pas une solution d’installation. Pour comparer les pays, voir le guide visas nomades numériques et la page assurance nomade digital. Les séjours d’affaires de courte durée se font avec un visa adapté au motif du déplacement.
Travailler dans le tourisme et la randonnée
Le tourisme étant le premier secteur mis en avant par France Diplomatie, beaucoup de Français envisagent un emploi dans l’hébergement, l’accompagnement ou l’organisation de treks. Plusieurs règles encadrent ces activités. Depuis le 31 mars 2023, les randonneurs doivent recourir à un guide agréé et obtenir une carte TIMS par l’intermédiaire d’agences enregistrées auprès de l’État, à la suite d’une directive du 9 mars 2023. Depuis le 1er janvier 2026, les entreprises du tourisme (hôtels, agences de voyage et de trek, compagnies aériennes, guesthouses, bureaux de change) doivent enregistrer leurs clients étrangers dans le système d’information de gestion des étrangers, dont le détail est publié sur le site du Department of Immigration.
Le recours obligatoire à un guide agréé encadre la profession, et France Diplomatie rappelle que toute infraction aux règles de visa expose à des poursuites judiciaires. Pour un emploi saisonnier, l’employeur doit donc engager la procédure de permis de travail et de visa non touristique avant l’arrivée. La sécurité en montagne reste un enjeu pour le personnel comme pour les clients : tempêtes en altitude, avalanches, glissements pendant la mousson et couverture mobile partielle, qui impose parfois un téléphone satellite.
L'économie : secteurs, monnaie et perspectives
France Diplomatie décrit une économie dépendante des partenaires étrangers et peu diversifiée. Le tourisme est le premier secteur cité, avec 1,05 million d’emplois directs ; les envois de fonds des plus de 1,7 million de Népalais vivant au Moyen-Orient constituent une source importante de devises. La monnaie est la roupie népalaise, et le pays applique un contrôle des changes : toute somme en espèces supérieure à l’équivalent de 2 000 USD doit être déclarée à la douane, sous peine d’amendes et de peines de prison.
Les cartes bancaires se paient avec prudence hors des grands hôtels et agences, et l’usage de cryptomonnaies est strictement interdit. Pour un projet de création d’activité ou un contrat local, l’ambassade de France à Katmandou est l’interlocuteur de premier niveau. Quel que soit votre statut, comparez avec Expavy les contrats d’assurance santé expatrié avant la signature.
Questions fréquentes
Peut-on travailler au Népal avec un visa touristique ?
Non : un salarié étranger doit obtenir un permis de travail du Department of Labour et un visa non touristique du Department of Immigration. France Diplomatie rappelle que le non-respect des règles de visa expose à des poursuites judiciaires.
Combien de temps dure le visa de travail ?
Pour les expatriés employés dans l'industrie, le Department of Industry décrit un visa non touristique d'un an à la fois et un permis de travail pouvant courir jusqu'à cinq ans en renouvellement annuel. Cette page peut être ancienne : confirmez les modalités en vigueur.
Quel est le salaire minimum au Népal ?
Il est fixé par le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, qui publie des notices sur la rémunération minimale. Le montant en vigueur se lit sur moless.gov.np ; il n'a pas pu être lu sur le texte de la notice.
Où trouver le barème de l'impôt sur le revenu ?
Sur le site de l'Inland Revenue Department, qui publie la page des taux pour les personnes physiques et un livret sur la loi de finances. Le barème évolue chaque année.
La France a-t-elle une convention avec le Népal ?
Non, ni de sécurité sociale (le CLEISS ne la liste pas) ni fiscale (le Népal ne figure pas sur la liste des conventions de l'administration fiscale française). Un détaché peut rester affilié au régime français pendant 3 ans, renouvelables une fois.
L'assurance maladie népalaise est-elle obligatoire ?
Le Health Insurance Board indique que l'inscription est obligatoire pour les salariés du secteur organisé, avec une contribution présentée comme égale à 1 % du revenu. Les conditions d'accès pour un étranger se confirment auprès de l'employeur et du Board.
Les autres guides : Népal
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
- Prendre sa retraite →Visa, fiscalité de la pension, santé des retraités, formulaire S1, coût de la vie.
