Aller au contenu principal
Santé internationaleExpavy

Fiche pays — Afrique et océan Indien

Assurance expatrié et assurance santé à Madagascar

Rue résidentielle calme d'un quartier d'Antananarivo, maisons en briques rouges à étages sur des collines en terrasses

En 5 lignes

Madagascar n'impose aucune obligation légale d'assurance santé pour un Français à l'entrée ou pour l'essentiel des séjours, mais France Diplomatie la qualifie d'impérative : les structures sanitaires malgaches ne répondent pas aux normes européennes, et le seul recours pour un cas grave est une évacuation vers La Réunion ou la France. La convention de sécurité sociale France-Madagascar (1967/1968) ne coordonne pas la maladie de façon générale ; seul un protocole annexe maintient les prestations en espèces pendant 6 mois lors d'un transfert de résidence. Un salarié à Madagascar relève, pour la maladie-maternité, d'un organisme sanitaire inter-entreprises financé par son employeur (OSTIE, AMIT...), sans lien avec la sécurité sociale française. Sans couverture, les établissements privés d'Antananarivo — seuls réellement équipés pour l'imagerie ou la chirurgie — exigent le paiement préalable des soins.

Source : France Diplomatie — Madagascar, Santé

Chiffres clés

  • 17 155 Français inscrits au registre consulaire en 2025 (17 602 en 2024, soit -2,54 %).
  • Espérance de vie à la naissance : 63,84 ans en 2024.
  • Dépense de santé : 17,44 USD par habitant en 2023, 3,43 % du PIB.

Système de santé local

Madagascar ne dispose pas d’un régime de sécurité sociale couvrant la maladie de l’ensemble de la population. La CNaPS (Caisse nationale de prévoyance sociale) gère uniquement les accidents du travail, la vieillesse-invalidité-décès et les prestations familiales des salariés du secteur formel — environ 10 % de la population active. La maladie-maternité des salariés relève d’organismes sanitaires inter-entreprises distincts (OSTIE, AMIT, ESIA, FUNHECE...), auxquels chaque employeur doit être affilié. Une couverture santé universelle (CSU) est en construction depuis la loi de 2015, avec un nouveau plan sectoriel 2025-2030, mais sa montée en charge reste très progressive. En pratique, la quasi-totalité des résidents français recourt au secteur privé, concentré à Antananarivo, seule ville dotée d’un plateau technique comparable aux standards occidentaux (scanner, bloc opératoire, médecins formés à l’étranger).

Obligations légales et de visa

  • Aucune obligation légale malgache d’assurance santé identifiée pour l’entrée, le séjour ou la carte de résident.
  • France Diplomatie qualifie d’impérative la souscription d’un contrat d’assistance couvrant hospitalisation, frais médicaux et rapatriement/évacuation sanitaire — les structures sanitaires locales « ne répondent pas aux normes européennes » et le seul recours pour un cas grave est un transfert vers La Réunion ou la France.
  • Le dossier de visa (court comme long séjour) mentionne généralement une assurance voyage parmi les pièces à fournir, sans qu’une couverture maladie spécifique soit formellement exigée au-delà.
  • Vaccination fièvre jaune exigée uniquement en provenance d’une zone à risque de transmission (et non pour tout voyageur au départ de France).
  • L’État français oriente vers la CFE — Madagascar classée en zone 1, avec un remboursement pouvant atteindre 67 % des frais d’hospitalisation —, à compléter d’une mutuelle.

Coût de quelques actes médicaux

Ordres de grandeur relevés auprès de sources spécialisées, pas des grilles tarifaires officielles.

Coût de quelques actes médicaux en Madagascar, secteur public et privé
ActeSecteur publicSecteur privé
Consultation médecine générale (secteur public)5 000 à 15 000 Ar—
Consultation médecine générale (secteur privé)—30 000 à 80 000 Ar — les sources consultées divergent (20 000 à 100 000 Ar selon l'établissement)
Consultation spécialiste10 000 à 25 000 Ar50 000 à 150 000 Ar
Chambre d'hospitalisation (nuit, secteur privé)—≈100 000 à 400 000 Ar/nuit (hors soins et honoraires)
Intervention chirurgicale courante (appendicite, fracture)—≈1 000 à 5 000 € (tarif clinique privée)
Accouchement—tarif variable selon établissement, non communiqué publiquement de façon fiable (les sources consultées divergent fortement)
Évacuation sanitaire (avion médicalisé vers La Réunion ou la France)—≈15 000 à 40 000 €
Ambulance / SAMU (n° 124, Antananarivo)tarif non communiqué publiquementtarif variable selon établissement, non communiqué publiquement

Accords de sécurité sociale avec la France

La convention de sécurité sociale France-Madagascar, signée le 8 mai 1967 (en vigueur depuis le 1er mars 1968), coordonne les accidents du travail et maladies professionnelles ainsi que les prestations familiales. La maladie n’est pas soumise à une coordination générale.

Un protocole annexe du 8 mai 1967 maintient les prestations en espèces de l’assurance maladie pendant une durée limitée à 6 mois lors d’un transfert de résidence — un maintien temporaire de droits, non une prise en charge des soins reçus sur place.

  • Aucun remboursement des soins reçus à Madagascar au titre d’une retraite française (confirmé par le CLEISS).
  • Un salarié détaché peut, sous conditions et selon les règles générales françaises de détachement (indépendamment de la convention bilatérale), rester affilié à son régime français et se faire rembourser des soins reçus à l’étranger sur présentation du formulaire S 3125c.
  • La convention ne couvre ni le chômage, ni la maladie des travailleurs non-salariés.

Quelle assurance selon mon profil

Matrice générale — ne recommande aucun produit ni assureur précis.

Quelle assurance selon le profil, pour Madagascar
ProfilContrainte réglementairePoints d’attention
PVTAucun accord identifié France-MadagascarNon applicable
ÉtudiantAucune obligation légale d'assurance maladie spécifique confirmée pour le visa étudiant, au-delà d'une assurance voyage généralement demandée dans le dossierVérifier les exigences propres à l'établissement d'accueil ; couverture santé/rapatriement fortement recommandée comme pour l'ensemble des résidents
Salarié détaché / expatriéConvention de 1967 exclut la maladie générale ; l'employeur doit affilier le salarié à un organisme sanitaire inter-entreprises malgache (OSTIE, AMIT...)Cette affiliation locale ne remplace pas une couverture reconnue en France ; CFE ou assurance privée recommandée en complément
RetraitéAucune couverture maladie via la convention ; le CLEISS confirme l'absence de remboursement des soins reçus à MadagascarCFE (zone 1, jusqu'à 67 % de l'hospitalisation) ou assurance privée indispensable, avec évacuation sanitaire incluse
Famille avec enfantsAucun régime spécifique identifié pour les enfantsVérifier l'affiliation de chaque membre de la famille séparément, notamment en cas d'emploi local d'un parent

Hôpitaux et réseau de soins

  • Antananarivo — Polyclinique d'Ilafy : établissement privé de référence pour les expatriés et les ambassades, scanner sur place, équipe en partie formée en France.
  • Antananarivo — Espace Médical (Ankadivato / Ambodivona) : urgences, hospitalisation, imagerie et bloc opératoire, recommandé par plusieurs ambassades.
  • Antananarivo — CHU Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) : principal hôpital public de référence, urgences 24/7, délais d'attente importants.

Démarches

  • Avant le départ : vérifier que le contrat couvre l’évacuation sanitaire vers La Réunion ou la France — seul recours pour un cas grave selon France Diplomatie —, en plus de l’hospitalisation et des frais médicaux.
  • Avant le départ : consultation médicale/centre de vaccination pour évaluer le besoin de vaccination fièvre jaune (selon provenance), hépatite A/B, typhoïde, et la prophylaxie antipaludéenne adaptée à la zone.
  • Salarié : vérifier que l’employeur affilie bien le poste à un organisme sanitaire inter-entreprises (OSTIE, AMIT...) pour la maladie-maternité.
  • Inscription recommandée au registre des Français établis hors de France (consulat général à Antananarivo).
  • Affiliation volontaire à la CFE recommandée en l’absence de coordination maladie (Madagascar classée zone 1).

Questions fréquentes

L'assurance santé est-elle obligatoire pour s'installer à Madagascar ?

Non légalement, mais France Diplomatie la qualifie d'impérative : les structures sanitaires locales ne répondent pas aux normes européennes, et le seul recours pour un cas grave est une évacuation vers La Réunion ou la France, à la charge du voyageur sans couverture.

La sécurité sociale française me couvre-t-elle à Madagascar ?

Non pour la maladie : la convention de 1967 ne coordonne pas cette branche de façon générale. Seul un protocole annexe maintient les prestations en espèces pendant 6 mois lors d'un transfert de résidence.

Un salarié détaché à Madagascar est-il couvert par un régime local ?

Son employeur doit l'affilier à un organisme sanitaire inter-entreprises malgache (OSTIE, AMIT...) pour la maladie-maternité, mais cette couverture locale ne remplace pas une assurance reconnue en France.

Que couvre la CFE à Madagascar ?

Madagascar est classée en zone 1 par la Caisse des Français de l'étranger, avec un remboursement pouvant atteindre 67 % des frais d'hospitalisation ; une mutuelle complémentaire reste nécessaire pour le reste.

Que se passe-t-il en cas d'urgence grave sans couverture ?

Les établissements privés d'Antananarivo, seuls réellement équipés, exigent le paiement préalable des soins ; sans assurance, une évacuation sanitaire vers La Réunion ou la France peut coûter de 15 000 à 40 000 €.

Vous partez vous installer à destination de Madagascar ? Obtenir un devis