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Australie · Remboursements des soins

Remboursement des soins en Australie : qui rembourse quoi selon votre situation

L’essentiel

En Australie, le remboursement dépend du visa : un Français en visa temporaire n’a pas accès à Medicare, car la France n’a ni accord de réciprocité santé ni convention de sécurité sociale avec le pays. Un étudiant souscrit une OSHC, un salarié sponsorisé (visa 482) une OVHC conforme à la condition 8501, et un PVT une assurance privée que Home Affairs recommande fortement avant le départ. Les résidents permanents, eux, accèdent à Medicare, et les Français peuvent compléter ou remplacer ces couvertures par la CFE, qui classe l’Australie en zone 3 (hospitalisation remboursée à 42 % du coût réel). Dentaire, optique, médicaments et maternité exigent une vérification contrat par contrat.

  • Medicare : aucun accès pour un Français en visa temporaire ; seuls onze pays ont un accord de réciprocité, dont la France ne fait pas partie (Services Australia).
  • OSHC étudiant : médicaments limités à 50 AUD par produit et 500 AUD par an pour une personne seule, dentaire et optique en option (privatehealth.gov.au).
  • Visa 482 : condition 8501 obligatoire, avec un plafond annuel recommandé d’au moins 1 000 000 AUD par personne et des délais d’attente d’au plus 12 mois pour la grossesse (Home Affairs).
  • CFE : Australie en zone 3, hospitalisation remboursée à 42 % du coût réel, consultation à 21 € pour un tarif de référence de 30 € (CFE).
  • CFE : carence de 3 mois entre 18 et 45 ans, de 6 mois au-delà, si l’adhésion intervient plus de 3 mois après l’installation à l’étranger (CFE).
  • Retour en France : maintien de droits de 3 mois au plus après l’arrivée, le temps de s’affilier à l’Assurance Maladie (CFE).

Comprendre qui rembourse quoi en Australie : trois niveaux de couverture

Un remboursement de soins en Australie combine trois niveaux. Le premier est Medicare, le régime public universel, réservé aux citoyens, aux résidents permanents et à quelques autres catégories (Services Australia). Le deuxième est l’assurance privée : OSHC pour les étudiants, OVHC pour les visiteurs et les titulaires de visas de travail, assurance hospitalière et extras pour les résidents. Le troisième est le régime français, accessible aux expatriés par la CFE ou par une assurance santé internationale.

Aucune coordination n’existe entre la sécurité sociale française et le système australien : France Diplomatie indique qu’aucune convention bilatérale de sécurité sociale ne lie les deux pays. Le point de départ est donc le visa, qui détermine l’assurance à souscrire. Les paragraphes suivants passent en revue chaque situation, et le tableau de fin de page les rassemble. Le guide remboursements de soins à l’étranger complète cette lecture.

PVTiste : une assurance privée à souscrire avant le départ

Un titulaire du Working Holiday (417) n’a pas accès à Medicare. Home Affairs le dit sans détour : il est personnellement responsable de tous ses frais de santé en Australie, et une assurance est fortement recommandée. La liste officielle des visas soumis à la condition 8501 range le 417 parmi les cas où elle est imposée à la discrétion de l’administration, et France Diplomatie décrit la couverture santé et rapatriement comme exigée : la notice d’octroi du visa confirme la situation. Un contrat adapté couvre hospitalisation, médecin, ambulance et rapatriement, pour toute la durée du séjour (voir assurance PVT et justificatifs d’assurance PVT).

La CFE accueille tout Français qui réside à l’étranger, sans questionnaire de santé, et son offre pour les moins de 30 ans est conçue pour les jeunes expatriés. Elle rembourse au tarif français, donc partiellement en Australie (voir plus bas) : elle se combine avec une assurance privée plutôt qu’elle ne la remplace, et sa conformité avec une condition de visa se fait confirmer avant l’adhésion.

Salarié sponsorisé, détaché ou en contrat local

Le Skills in Demand (482) impose la condition 8501 de plein droit : le titulaire et sa famille maintiennent une OVHC pour toute la durée du séjour, avec un plafond annuel d’au moins 1 000 000 AUD par personne et des délais d’attente recommandés de 12 mois au plus pour la grossesse et les affections préexistantes (Home Affairs). Le contenu du contrat, ses exclusions et la prise en charge des proches se vérifient par écrit. Medicare devient accessible à l’obtention de la résidence permanente, par exemple via l’Employer Nomination Scheme (186).

Salarié détaché ou expatrié : en l’absence de convention avec l’Australie, aucun formulaire de coordination ne maintient automatiquement le salarié au régime français. Le guide retraite de la CFE rappelle que le détachement vise les pays liés à la France par une convention, et que l’expatrié dépend de la couverture sociale du pays d’accueil, avec la possibilité d’adhérer volontairement à la CFE. Le statut, détaché ou expatrié, se confirme avec l’employeur et la caisse avant le départ (voir détaché ou expatrié et salarié détaché). Le contrat local relève de la législation australienne et suit les mêmes règles de visa et d’assurance.

Indépendant, conjoint et touriste

Travailleur indépendant : l’accès à Medicare dépend du visa, donc en pratique de la résidence permanente. En attendant, la CFE, qui assure tous les Français résidant à l’étranger quel que soit leur statut, ou une assurance privée prend le relais, souvent avec une responsabilité civile adaptée à l’activité.

Conjoint et enfants : la condition 8501 s’applique aussi aux membres de la famille qui accompagnent le titulaire, et la CFE couvre le conjoint et les enfants ayants droit (enfants jusqu’à 20 ans) sur le contrat famille. Un Working Holiday ne peut pas être accompagné d’enfants à charge. La page assurance famille expatriée détaille les options.

Touriste : un visiteur muni de l’eVisitor (651), valable pour des séjours jusqu’à trois mois, règle ses soins sur place. Une assurance de voyage ou une assurance voyage longue durée couvre accidents, hospitalisation et rapatriement.

Étudiant et retraité : OSHC obligatoire, CFE et résidence permanente

Étudiant (visa 500) : Home Affairs exige l’Overseas Student Health Cover, ou l’appartenance à une catégorie d’exemption, pour toute la durée du visa. L’OSHC couvre soins médicaux et hospitaliers, ambulance et des médicaments dans des limites de 50 AUD par produit et 500 AUD par an pour une personne seule. Dentaire, optique et physiothérapie relèvent d’une option « extras ». Un retard de paiement peut suspendre le droit aux remboursements, et l’OSHC s’éteint avec le visa : l’étudiant bascule ensuite vers une OVHC ou une assurance résidente. Détails dans l’assurance étudiant à l’étranger.

Retraité français : le retraité qui obtient la résidence permanente accède à Medicare. Les visas de retraite (405 et 410) sont fermés aux nouveaux demandeurs, ce qui oriente vers les visas familiaux ou qualifiés (voir la page retraite en Australie). La CFE propose RetraitExpat Santé, qui couvre les soins à l’étranger pour un retraité du régime de base français sans activité, à condition d’avoir cotisé au moins 15 ans, l’Australie ne figurant pas dans la liste de pays qui dispensent de cette condition. Voir aussi l’assurance retraite à l’étranger et le guide assurance maladie du retraité.

CFE, assurance au premier euro et période de carence

La CFE classe l’Australie en zone 3, sans tiers payant hospitalier. Ses prestations 2026 s’appliquent aux soins dispensés à compter du 1er janvier 2026 : 42 % du coût réel pour une hospitalisation en médecine, réanimation ou chirurgie, 40 % pour la chimiothérapie, 52 % pour la radiothérapie et 30 % pour les actes techniques (radiographie, scanner, IRM). Une consultation est remboursée à 70 % d’un forfait de 30 €, soit 21 € (voir remboursements CFE). La cotisation est trimestrielle, selon l’âge et la composition de la famille (voir cotisations CFE).

Une adhésion déposée moins de trois mois après l’installation prend effet sans carence ; au-delà, la carence est de 3 mois de 18 à 45 ans et de 6 mois après 45 ans, et un an après une radiation non liée à un retour en France. Une assurance santé internationale au premier euro rembourse en frais réels dans la limite des plafonds du contrat. Home Affairs précise que des assureurs australiens ou étrangers peuvent convenir pour un visa. Le questionnaire médical, les exclusions d’antécédents, les délais d’attente et les limites de médicaments se lisent avant de signer ; voir CFE ou assurance privée et la période de carence.

Poste par poste : consultation, hospitalisation, médicaments, dentaire, optique, maternité

  • Consultation : Medicare règle 100 % du tarif du Schedule pour un généraliste (gratuit en bulk billing). Un visiteur avance les frais ; une OVHC rembourse en général une part des honoraires. La CFE rembourse 21 € pour un tarif de 30 €, soit 70 % du forfait.
  • Hospitalisation : gratuite pour un patient public d’un hôpital public couvert par Medicare. Un visiteur peut dépasser 1 000 AUD par jour, d’après privatehealth.gov.au, d’où le plafond annuel recommandé d’au moins 1 000 000 AUD. La CFE rembourse 42 % du coût réel en zone 3 et verse un forfait de 1 500 € par œil pour la cataracte.
  • Médicaments : 25,00 AUD au plus par médicament subventionné (7,70 AUD avec carte de concession) pour un titulaire de Medicare. L’OSHC et la plupart des OVHC limitent leur prise en charge, et la CFE applique des taux réduits selon la zone, avec une limitation possible au tarif français pour les produits très coûteux.
  • Dentaire : Medicare ne couvre pas la plupart des soins dentaires, pris en charge par des extras privés. La CFE rembourse 60 % d’un forfait de 23 € la consultation, soit 13,80 €, et des taux modestes pour les actes ; les prothèses provisoires sont exclues (voir reste à charge).
  • Optique : Medicare rembourse l’examen de la vue par un optométriste, mais non les lunettes ni les lentilles. La CFE rembourse à 60 % des forfaits modestes, par exemple 4,12 € pour un verre simple d’adulte et 39,48 € par œil et par an pour des lentilles.
  • Maternité : un patient public d’un hôpital public est couvert par Medicare. Pour un visiteur, les délais d’attente recommandés par Home Affairs atteignent 12 mois pour la grossesse : souscrire avant la conception. La CFE verse un forfait de 3 164,11 € pour un accouchement par voie basse et de 3 573,64 € pour une césarienne, soins de la mère et du bébé compris ; les indemnités journalières de maternité exigent six mois d’adhésion à l’option.

Retour en France : récupérer ses droits sans attendre

Au retour, un adhérent de la CFE demande sa radiation depuis son espace personnel, télécharge l’attestation de fin de droits, puis dépose le formulaire 1106 (adulte) ou 3705 (enfant mineur) à la caisse d’Assurance Maladie de son lieu de résidence. La CFE prévoit un maintien de droits de trois mois au plus à compter du retour, pour les soins en France. Si la personne reprend une activité, les droits à l’Assurance Maladie sont ouverts immédiatement ; sans activité, ils s’ouvrent après trois mois de résidence stable en France.

Pour préparer ce retour, voir le guide retour en France, la page réduire le délai de carence et l’assurance retour en France. Expavy compare ces couvertures selon votre situation via le diagnostic.

Tableau récapitulatif : remboursement des soins selon votre situation

SituationQui prend en chargeDélai ou formalitéPoint d’attention
PVTiste (417)Assurance privée, en général OVHC ou assurance PVT internationaleÀ souscrire avant le départ ; condition 8501 possibleMedicare inaccessible ; frais à avancer
Salarié sponsorisé (482)OVHC conforme à la condition 8501Pour toute la durée du séjour et pour la familleDélais d’attente, limites de médicaments
Salarié détaché ou expatriéPas de coordination avec le régime français ; OVHC, CFE ou contrat de l’employeurStatut à confirmer par écrit avant le départAucune convention franco-australienne
Contrat localMêmes règles de visa et d’assurance qu’un 482Condition 8501 si visa concernéCompléter par la CFE si besoin
Travailleur indépendantAssurance privée ou CFE ; Medicare après résidence permanenteSelon le visaPrévoir une responsabilité civile
Étudiant (500)OSHC obligatoire pour toute la durée du visaÀ souscrire avant la demande de visaExtras (dentaire, optique) en option
Retraité françaisMedicare après résidence permanente ; sinon CFE (RetraitExpat) ou assurance privée15 ans de cotisation pour la CFEVisas 405 et 410 fermés aux nouveaux demandeurs
Conjoint et enfantsMême régime que le titulaire ; CFE sur contrat familleCondition 8501 pour la famille accompagnanteEnfants jusqu’à 20 ans à la CFE
Adhérent CFECFE, zone 3 : 42 % en hospitalisation, 21 € la consultationPas de carence si adhésion sous 3 mois ; sinon 3 ou 6 moisPas de tiers payant hospitalier en Australie
Assurance au premier euroAssureur, sur frais réels dans les plafondsQuestionnaire médical, exclusions, délais d’attenteVérifier maternité, dentaire et médicaments
Touriste (eVisitor 651)Assurance voyageAvant le départSéjour de trois mois au plus
Retour en FranceAssurance Maladie via la CPAMRadiation CFE, formulaire 1106 ou 3705, maintien de 3 moisSans activité : 3 mois de résidence stable

Sources : Services Australia, Home Affairs, privatehealth.gov.au, CFE. Les montants de la CFE concernent les soins dispensés en Australie ; les contrats privés varient.

Questions fréquentes

Un PVTiste français est-il remboursé par la Sécurité sociale en Australie ?

Non : aucune convention de sécurité sociale ne lie la France et l’Australie, et la France n’a pas d’accord de réciprocité pour Medicare. Un titulaire du Working Holiday règle ses soins et s’appuie sur une assurance privée, que Home Affairs recommande fortement et qu’il peut imposer par la condition 8501.

Que rembourse l’OSHC pour un étudiant ?

L’OSHC couvre soins médicaux, hospitalisation, ambulance et médicaments dans des limites de 50 AUD par produit et 500 AUD par an pour une personne seule. Le dentaire, l’optique et la physiothérapie relèvent d’une option extras. Elle est obligatoire pour toute la durée du visa étudiant.

Quelle assurance pour un salarié avec un visa 482 ?

Une OVHC conforme à la condition 8501, pour le titulaire et sa famille, pendant tout le séjour. Home Affairs recommande au minimum l’équivalent de l’OSHC, avec un plafond annuel d’au moins 1 000 000 AUD par personne. Le contenu du contrat se vérifie par écrit, y compris la prise en charge des proches.

Un salarié détaché en Australie reste-t-il couvert par le régime français ?

Aucune convention bilatérale ne coordonne les régimes, et le guide de la CFE indique que le détachement vise les pays liés à la France par une convention. Le statut, détaché ou expatrié, et la couverture associée se confirment par écrit avec l’employeur et la caisse avant le départ, la CFE restant une solution d’adhésion volontaire.

Que rembourse la CFE en Australie ?

L’Australie est en zone 3 : 42 % du coût réel pour l’hospitalisation en médecine, réanimation ou chirurgie, 52 % pour la radiothérapie, 30 % pour les actes techniques et 21 € pour une consultation (70 % d’un forfait de 30 €). Il n’y a pas de tiers payant hospitalier en Australie : le patient avance les frais.

Un retraité français peut-il adhérer à la CFE en Australie ?

Oui, avec l’offre RetraitExpat Santé, s’il est retraité du régime de base français, sans activité professionnelle, et a cotisé au moins 15 ans, l’Australie ne figurant pas parmi les pays qui dispensent de cette condition. L’offre couvre les soins à l’étranger, hors France.

Comment retrouver sa couverture à son retour en France ?

Demander sa radiation à la CFE, télécharger l’attestation de fin de droits et déposer le formulaire 1106 (adulte) ou 3705 (mineur) à la caisse d’Assurance Maladie. Un maintien de droits de trois mois au plus s’applique ; sans activité, l’ouverture des droits demande trois mois de résidence stable en France.

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