Australie · Travailler et économie
Travailler en Australie quand on est Français : PVT, visas, salaires, impôts et économie
L’essentiel
Un Français peut travailler en Australie avec le visa Working Holiday (417) de 18 à 35 ans, qui autorise tous les secteurs pendant 12 mois et s’étend à trois années avec du travail régional, ou avec un visa sponsorisé par un employeur comme le Skills in Demand (482). Le salaire minimum national est de 26,44 AUD de l’heure depuis le 1er juillet 2026 (Fair Work Ombudsman), et l’employeur verse 12 % de superannuation en plus du salaire (ATO). L’économie australienne a progressé de 2,1 % sur un an au deuxième trimestre 2026 (ABS), portée par les mines, tandis que l’inflation reste élevée. Un visa temporaire ne donne pas accès à Medicare : l’assurance santé fait partie du projet dès le départ.
- Salaire minimum national : 26,44 AUD de l’heure, soit 1 004,90 AUD par semaine, depuis le 1er juillet 2026 (Fair Work Ombudsman).
- Superannuation : 12 % du salaire versés par l’employeur ; plafond de cotisation de 270 830 AUD pour 2026-27 (ATO).
- Working Holiday : 3 mois de travail éligible (88 jours) pour la deuxième année, 6 mois (179 jours) pour la troisième (Home Affairs).
- Barème d’un résident fiscal en 2026-27 : 15 % de 18 201 à 45 000 AUD, 30 % jusqu’à 135 000 AUD, plus 2 % de Medicare levy (ATO).
- Temps de travail : 38 heures par semaine au maximum et 4 semaines de congés annuels pour un salarié à temps plein (Fair Work Ombudsman).
- Rémunération hebdomadaire ordinaire moyenne d’un adulte à temps plein : 2 083,70 AUD en mai 2026, soit +3,7 % sur un an (ABS).
Repères économiques : Australie
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +1,4 %
- Inflation
- 2,9 %
- Taux de chômage
- 4,1 %
- PIB par habitant
- 65 130 $
- Population
- 27,6 millions
- Change
- 1 € = 1,626 AUD
- dollar australien, cours BCE du jour
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Travailler en Australie quand on est Français : les voies d’accès
Le droit de travailler dépend entièrement du visa. Un Français de 18 à 35 ans peut obtenir le Working Holiday (417), qui ne demande aucun parrainage. Un étudiant titulaire d’un visa 500 travaille jusqu’à 48 heures par quinzaine pendant les cours. Un salarié recruté depuis la France relève en général du Skills in Demand (482), parrainé par son employeur, avant de viser la résidence permanente par l’Employer Nomination Scheme (186), le Skilled Independent (189) ou le Skilled Nominated (190). Le tableau de fin de page compare ces voies.
Quel que soit le visa, le salaire minimum et la superannuation s’appliquent. Le guide travailler à l’étranger rappelle les réflexes côté protection sociale française.
PVT Australie : conditions, deuxième et troisième année
Le Working Holiday (417) est ouvert aux passeports français de 18 à 35 ans, à la condition de déposer la demande avant le 36e anniversaire. Elle se fait en ligne depuis l’extérieur de l’Australie, sans enfant à charge, et il faut justifier d’environ 5 000 AUD de fonds, plus un billet de sortie. Le visa coûte 840 AUD ; le délai moyen de traitement est annoncé autour de trois mois, d’où l’intérêt de ne rien réserver avant l’octroi (Home Affairs).
Une fois sur place, le visa autorise tout type de travail et 4 mois d’études. La condition 8547 limite en général à 6 mois le travail chez un même employeur, avec une procédure d’exemption à demander avant la fin de ces 6 mois. Pour prolonger, le deuxième visa (1 000 AUD) exige 3 mois de travail éligible, soit 88 jours calendaires, et le troisième (1 000 AUD) 6 mois, soit 179 jours, réalisés à compter du 1er juillet 2019. Les secteurs concernés sont la culture végétale et animale, la pêche, l’exploitation forestière, les mines et la construction en zone régionale, ainsi que le tourisme et l’hôtellerie dans le nord et les zones éloignées. Le travail doit être payé conformément à la loi et aux awards australiens. Le guide PVT et la page assurance PVT complètent ces démarches.
Visas sponsorisés et résidence : Skills in Demand 482, 186, 189 et 190
Le Skills in Demand (482) permet à un employeur d’embaucher un travailleur qualifié lorsqu’aucun Australien convenable n’est disponible. Il offre jusqu’à 4 ans de séjour. Dans le Core Skills Stream, le poste doit figurer sur la Core Skills Occupation List, être rémunéré au taux du marché et au moins au Core Skills Income Threshold, avec au moins un an d’expérience, un niveau d’anglais minimum et, si l’occupation l’exige, une évaluation de compétences. Le Specialist Skills Stream vise les emplois classés dans les grands groupes ANZSCO 1, 2, 4, 5 et 6, avec un seuil de rémunération propre. Le titulaire travaille pour son sponsor ou une entité associée.
La résidence permanente passe par trois voies principales. L’Employer Nomination Scheme (186) exige la nomination par un employeur australien ; son volet Temporary Residence Transition concerne les titulaires d’un 482 ou d’un 457 qui ont en général travaillé deux ans à temps plein dans l’emploi parrainé. Le Skilled Independent (189) ne demande ni sponsor ni nominateur, mais une invitation et un âge inférieur à 45 ans. Le Skilled Nominated (190) requiert une évaluation de compétences, une invitation, le passage du test de points et la nomination d’un État, à partir de 6 140 AUD. Home Affairs précise que le traitement des dossiers donne priorité à la construction, à la santé, à l’enseignement, à l’agriculture, à l’aquaculture, à la pêche et aux ressources. Une fois la résidence obtenue, Medicare devient accessible ; en attendant, la condition de visa 8501 impose une assurance adéquate au titulaire d’un 482 (voir la page système de santé australien).
Salaire minimum en Australie, awards et droits du salarié
Le salaire minimum national est de 26,44 AUD de l’heure, ou 1 004,90 AUD par semaine, depuis le 1er juillet 2026 d’après le Fair Work Ombudsman. La Fair Work Commission le révise chaque année, et la plupart des changements s’appliquent à la première période de paie complète à partir du 1er juillet. Il concerne les salariés qui ne relèvent ni d’un award ni d’un accord d’entreprise : pour la plupart des emplois, le minimum est fixé par l’award de la branche, qui comprend aussi les majorations du week-end et les indemnités. Le Fair Work Ombudsman met à disposition un Pay and Conditions Tool et des fiches de rémunération par award, notamment pour l’hôtellerie-restauration et l’horticulture, deux branches très présentes dans le parcours d’un PVTiste.
Les National Employment Standards fixent un socle commun : 38 heures par semaine au maximum, sauf heures supplémentaires raisonnables, 4 semaines de congés annuels pour un temps plein ou un temps partiel, ainsi que les versements de superannuation. Un salarié occasionnel (casual) bénéficie d’une partie seulement de ces droits, et son award précise sa rémunération. L’employeur remet à chaque nouveau salarié la Fair Work Information Statement. En moyenne, l’ABS relève une rémunération hebdomadaire ordinaire de 2 083,70 AUD pour un adulte à temps plein en mai 2026.
Superannuation : taux de garantie et récupération au départ
La superannuation est l’épargne retraite obligatoire australienne. Le taux de garantie versé par l’employeur est de 12 % depuis le 1er juillet 2025 et le reste jusqu’à la fin de la grille publiée par l’ATO. Depuis le 1er juillet 2026, le dispositif Payday Super impose de verser la cotisation à chaque paie, et la base de cotisation maximale est de 270 830 AUD pour l’exercice 2026-27 : au-delà, l’employeur n’a plus à cotiser.
Un titulaire de visa temporaire peut demander à récupérer cette épargne après son départ, par le Departing Australia Superannuation Payment (DASP). Il faut que le visa soit arrivé à échéance, que la personne ait quitté l’Australie et ne détienne plus de visa actif. La retenue est de 65 % sur la part imposable pour les titulaires de Working Holiday, contre 35 % pour la plupart des autres visas temporaires (partie « taxed element »). La demande se fait gratuitement en ligne ; la préparer avant de partir facilite les justificatifs. Le guide trimestres travaillés à l’étranger explique l’articulation avec la retraite française.
Impôt, Medicare levy et convention fiscale franco-australienne
Working Holiday : l’ATO applique un taux de 15 % sur les premiers 45 000 AUD, puis 30 % de 45 001 à 135 000 AUD (barème 2025-26), à condition que l’employeur soit enregistré comme employeur de Working Holiday Makers. La France ne figure pas parmi les pays dont les ressortissants peuvent être taxés comme des résidents australiens. Un PVTiste dont tout le revenu est un salaire inférieur à 45 001 AUD n’a pas à déposer de déclaration. Le Tax File Number se demande gratuitement une fois en Australie ; sans TFN, la retenue est plus lourde.
Résident fiscal : pour 2026-27, l’ATO applique 0 % jusqu’à 18 200 AUD, 15 % de 18 201 à 45 000, 30 % de 45 001 à 135 000, 37 % de 135 001 à 190 000 et 45 % au-delà (la première tranche était de 16 % en 2025-26). S’ajoute le Medicare levy de 2 %. Un résident sans assurance hospitalière privée dont le revenu dépasse 105 000 AUD (seuil individuel) ou 210 000 AUD (seuil familial) paie en plus le Medicare levy surcharge de 1 à 1,5 % selon les tranches.
La convention fiscale entre la France et l’Australie, signée le 20 juin 2006 et en vigueur depuis le 1er juin 2009, répartit le droit d’imposer. Pour un salaire, l’État de résidence est compétent, sauf si l’emploi est exercé dans l’autre État, auquel cas celui-ci peut l’imposer (article 14). Une exception existe pour un séjour de 183 jours au plus sur 12 mois, avec un employeur non résident de l’État d’accueil et une charge non supportée par un établissement stable. En cas de double résidence, l’article 4 retient le foyer d’habitation permanent, puis le centre des intérêts vitaux, puis la nationalité. La France élimine la double imposition par un crédit d’impôt (article 23). Voir aussi le guide démarches de l’expatriation.
L’économie australienne : croissance, inflation et emploi
Selon l’ABS, le PIB australien a progressé de 0,4 % au deuxième trimestre 2026 et de 2,1 % sur un an, la croissance en valeur atteignant 5,3 % sur la même période. Les profits des entreprises ont été tirés par les mines, grâce aux prix du charbon, du pétrole brut et du lithium, tandis que le tourisme intérieur et international est resté faible. Le taux d’épargne des ménages s’est établi à 6,5 %. Les prix des carburants, relevés par le conflit au Moyen-Orient, ont pesé sur les coûts des entreprises.
Les prix à la consommation ont augmenté de 4,0 % sur 12 mois à août 2026, avec un indice sous-jacent (trimmed mean) à 3,6 %. La Reserve Bank of Australia a relevé son taux directeur de 0,25 point à 4,60 % le 30 septembre 2026. Le chômage atteint 4,6 % en août 2026 : 14 836 600 personnes occupent un emploi (+1,6 % sur un an), le taux de participation est de 67,1 % et le sous-emploi de 6,2 %.
Mines, éducation, tourisme : les secteurs qui structurent l’emploi
- Mines et ressources : les exportations de marchandises ont atteint 47 433 millions AUD en août 2026 (données corrigées des variations saisonnières), portées notamment par l’or non monétaire et le charbon. Les ressources figurent parmi les secteurs prioritaires de Home Affairs pour le traitement des visas qualifiés, et le travail minier en zone régionale compte pour la deuxième et la troisième année de PVT.
- Éducation : le département de l’Éducation compte 687 810 étudiants internationaux sur les six premiers mois de 2026, soit 7 % de moins qu’un an plus tôt ; les inscriptions universitaires progressent de 2 % alors que les autres filières reculent. Les nouveaux étudiants sont au nombre de 96 311, en baisse de 8 %. L’enseignement figure aussi parmi les secteurs prioritaires de Home Affairs.
- Tourisme : l’ABS recense 710 980 arrivées de visiteurs de court séjour en juillet 2026, en baisse de 4,3 % sur un an. L’hôtellerie-restauration des zones nordiques ou éloignées ouvre en revanche droit à une année supplémentaire de PVT.
Tableau récapitulatif : les principales voies pour travailler en Australie
| Voie | Public | Durée et coût indicatif | Sponsor | Assurance santé |
|---|---|---|---|---|
| Working Holiday (417) | 18 à 35 ans pour un Français | 12 mois, 840 AUD ; 2e et 3e visas à 1 000 AUD | Aucun ; 6 mois au plus chez un même employeur | Fortement recommandée ; condition 8501 imposable |
| Étudiant (500) | Étudiants inscrits | Selon la durée du cursus, à partir de 2 500 AUD | Aucun ; 48 h par quinzaine en cours | OSHC obligatoire |
| Skills in Demand (482) | Salariés qualifiés | Jusqu’à 4 ans | Employeur sponsor | Condition 8501 obligatoire (OVHC) |
| Employer Nomination Scheme (186) | Salariés nommés par un employeur | Permanent | Employeur | Medicare après octroi |
| Skilled Independent (189) | Invités, moins de 45 ans | Permanent | Aucun | Medicare après octroi |
| Skilled Nominated (190) | Invités, nomination d’un État | Permanent, à partir de 6 140 AUD | Nomination d’un État | Medicare après octroi |
Sources : Home Affairs (fiches visas et liste des visas soumis à la condition 8501). Les montants sont ceux affichés à la date de consultation et peuvent évoluer ; la fiche officielle de chaque visa fait foi.
Questions fréquentes
Quel est le salaire minimum en Australie ?
Le salaire minimum national est de 26,44 AUD de l’heure, soit 1 004,90 AUD par semaine, depuis le 1er juillet 2026 selon le Fair Work Ombudsman. Il s’applique aux salariés sans award ni accord d’entreprise ; pour la plupart des emplois, c’est l’award de la branche qui fixe le minimum, parfois à un niveau supérieur.
Combien de temps peut-on travailler chez un même employeur avec un PVT ?
En principe 6 mois chez un même employeur (condition 8547). Home Affairs maintient une procédure d’exemption : la demande doit être déposée avant la fin de ces 6 mois, et l’employeur actuel peut continuer d’employer la personne jusqu’à la réponse écrite.
Comment obtenir une deuxième et une troisième année de PVT ?
Il faut avoir accompli 3 mois (88 jours) de travail éligible pour la deuxième année et 6 mois (179 jours) à partir du 1er juillet 2019 pour la troisième, dans un secteur et une zone approuvés par Home Affairs, comme la culture des fruits ou les mines en zone régionale. Chaque visa supplémentaire coûte 1 000 AUD.
Quel est le taux de superannuation et peut-on le récupérer en repartant ?
Le taux de garantie est de 12 % du salaire. Après le départ et l’expiration du visa, un titulaire de visa temporaire peut demander le DASP ; la retenue est de 65 % sur la part imposable pour un titulaire de Working Holiday et de 35 % dans la plupart des autres cas.
Comment un PVTiste est-il imposé en Australie ?
L’ATO retient 15 % sur les premiers 45 000 AUD de revenus, puis 30 % de 45 001 à 135 000 AUD, lorsque l’employeur est enregistré pour employer des Working Holiday Makers ; sinon la retenue démarre à 30 %. Aucune déclaration n’est exigée si tout le revenu est un salaire inférieur à 45 001 AUD.
Peut-on être recruté par un employeur australien depuis la France ?
Oui, avec un visa sponsorisé comme le Skills in Demand (482), pour lequel l’employeur nomme le salarié sur un poste figurant sur la liste des métiers éligibles, avec au moins un an d’expérience et un niveau d’anglais minimum. Le visa dure jusqu’à 4 ans et peut mener à la résidence permanente par le 186.
Faut-il une assurance santé pour travailler en Australie ?
Un titulaire d’un visa 482 est soumis à la condition 8501, qui impose une assurance santé adéquate. Pour le Working Holiday, Home Affairs recommande fortement une assurance et la condition 8501 peut être imposée au moment de l’octroi : la notice d’octroi du visa précise la situation. Medicare reste réservé aux résidents permanents.
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