Vanuatu · Travailler et économie
Travailler au Vanuatu quand on est français : visa, contrat, impôts et marché de l'emploi
L’essentiel
Le visa visiteur de trois mois délivré aux Français à l'arrivée ne donne pas le droit de travailler : l'emploi relève d'un visa Employment, facturé 257 500 VT pour douze mois et à entrées multiples, qui suppose un employeur sponsor et l'autorisation de travailler prévue par la loi sur les permis de travail (Labour Work Permit Act, CAP 187). Des visas plus courts existent pour les missions de quelques mois ou de quelques semaines. Les salariés du secteur formel cotisent au Vanuatu National Provident Fund, régime de retraite et d'épargne. L'agriculture pèse environ un quart de la valeur ajoutée et les services plus de la moitié (Banque mondiale). Aucune convention de sécurité sociale ne lie la France au Vanuatu (CLEISS) : un détaché reste affilié à la France, un salarié local au régime local.
- 257 500 VT : frais du visa Employment, valable 12 mois à entrées multiples (immigration vanuatuane).
- 51 500 VT : frais du visa d'emploi de courte durée, pour un travail de quelques mois au plus ; 30 900 VT pour un spécialiste jusqu'à deux semaines.
- 250 000 VT par mois de revenu certifié pour le visa de résidence « self-funded », sans personne à charge incluse, pour les personnes qui vivent de leurs ressources.
- Employé d'une entreprise vanuatuane depuis 12 mois au moins : catégorie de visa de résidence (immigration vanuatuane).
- Environ 27 % d'agriculture, 10 % d'industrie et 57 % de services dans la valeur ajoutée (Banque mondiale).
- Exportations de kava et de coprah suivies chaque mois par le Bureau de la statistique du Vanuatu, avec un kava en valeur nettement supérieur au coprah.
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Repères chiffrés : Vanuatu
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +3,1 %
- Inflation
- 0,7 %
- Taux de chômage
- 5,1 %
- PIB par habitant
- 4 039 $
- Population
- 335 169
- Espérance de vie
- 71,7 ans
- Dépense de santé (% du PIB)
- 4,1 %
- Médecins pour 1 000 hab.
- 0,16
- Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
- 1,7
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Droit au travail et visas liés à l'emploi
Le service d’immigration du Vanuatu relie le droit de travailler à la catégorie de visa et à l’autorisation du département du Travail. Les titulaires d’un visa Employment ou d’un visa d’emploi de courte durée doivent obtenir l’autorisation de commencer ou de poursuivre un travail au titre de la loi sur les permis de travail (CAP 187) ; pour les emplois courts hors liste de professions, le Commissaire du travail doit s’assurer que le candidat possède des compétences ou une expérience particulières. Le barème publié comprend :
- Employment : 257 500 VT, validité de 12 mois, entrées multiples, employeur sponsor pour un travail qualifié de plus de deux mois.
- Emploi de courte durée : 51 500 VT, de un à quatre mois selon le tableau, pour un travail ne dépassant pas six mois, avec sponsor.
- Specialist Skill : 30 900 VT, jusqu’à deux semaines, entrée unique, avec termes de référence et lettre d’une société enregistrée au Vanuatu.
- Development Support et Religious Worker : visas de jusqu’à cinq ans pour des missions de développement ou religieuses, de 10 300 VT pour une personne.
Les titulaires d’un visa Employment ou de courte durée ne peuvent changer de statut que pour devenir investisseurs, et doivent rester employés par le sponsor ; ils signalent tout changement important de situation personnelle ou financière. Le visa visiteur ne permet aucune activité rémunérée. Le guide pour vivre au Vanuatu détaille l’entrée et la sécurité. Avant toute décision, demandez par écrit à l’employeur le calendrier d’instruction du visa, les pièces à fournir et la date prévisible d’entrée en fonction, et prévoyez un plan de repli, avec billet modifiable, si le dossier prend du retard.
Contrat local, détachement ou expatriation
Faute d’accord avec la France, le statut de l’employeur détermine la protection sociale. Le salarié détaché par une entreprise française reste affilié au régime français pendant sa mission, selon le droit du détachement hors convention ; durée, cotisations et formalités se vérifient auprès de l’Urssaf et du CLEISS avant le départ. Le salarié recruté localement est un expatrié au sens de l’Assurance Maladie : il ne relève plus du régime français et dépend du régime du pays de travail. Voir détaché ou expatrié et le glossaire du contrat local.
- Avant le départ : déclarer le transfert de résidence à la CPAM dans le mois suivant la fin de la résidence en France, restituer la carte Vitale et la carte européenne d’assurance maladie (Assurance Maladie).
- Sur place : le Vanuatu National Provident Fund (VNPF), régime obligatoire d’épargne et de retraite des salariés du secteur formel selon la fiche du pays, ne couvre pas les frais médicaux ; son site indique des retraits possibles dans certaines circonstances et ouvre l’adhésion volontaire aux travailleurs du secteur informel. Les taux de cotisation figurent sur ses pages « employeurs » et « membres » (contact : +678 23 808).
- Complément : la CFE permet de rester au régime français et d’éviter les délais de carence et les trimestres de retraite perdus au retour (Assurance Maladie) ; voir les cotisations CFE.
Salaires et salaire minimum
Aucune source officielle lue ne publie, à la date de cette vérification, le salaire minimum en vigueur ni une grille de rémunération par métier. Le département du Travail et des Services de l’emploi est l’interlocuteur pour le taux minimal et les règles du contrat ; le service d’immigration renvoie vers lui pour les autorisations de travail. Demandez à l’employeur une offre écrite mentionnant la rémunération brute en vatu, la périodicité, les cotisations VNPF, le logement éventuel et les billets de retour, puis comparez avec vos dépenses locales.
Le Bureau de la statistique publie des indicateurs sur les prix et le commerce, Les revenus varient entre la capitale, Port-Vila, où se concentrent les employeurs privés et publics, et les îles, où l’agriculture et la pêche dominent. Le bloc « Repères économiques » de cette page donne la croissance, l’inflation et le taux de change actualisés ; ils aident à situer une rémunération en vatu par rapport à des dépenses en euros, et à négocier un package incluant logement, billets d’avion et assurance santé.
Impôt sur le revenu et cotisations sociales
Les pages fiscales de l’administration vanuatuane n’étaient pas joignables lors de la consultation : aucune source officielle lue ne confirme les règles d’imposition des revenus d’un salarié ou d’un indépendant, ni le taux de la taxe sur la valeur ajoutée. Avant de signer, demandez à l’employeur un exemple de fiche de paie et interrogez le service des douanes et des recettes intérieures sur votre situation.
Côté français, un contribuable qui s’expatrie déclare son transfert de domicile fiscal ; les revenus de source française restent imposables selon le régime des non-résidents, avec une retenue à la source sur salaires et pensions de 0 %, 12 % ou 20 % selon des tranches de revenus révisées chaque année, après abattement de 10 % (impots.gouv.fr). Aucune convention fiscale entre la France et le Vanuatu n’a pu être confirmée dans les sources lues ; le service des impôts des particuliers non-résidents tranche les cas de double imposition.
Indépendants, investisseurs et télétravail
Un indépendant qui souhaite exercer localement relève d’un visa d’investisseur : la catégorie « Foreign Investor » exige l’approbation de la VIPA (autorité de promotion des investissements) et, selon l’activité, une licence commerciale. Le visa de résidence « self-funded », avec 250 000 VT de revenu mensuel certifié (500 000 VT pour un couple), s’adresse aux personnes qui vivent de leurs ressources, sans personne à charge incluse ; son éventuelle ouverture à une activité locale se confirme auprès de l’immigration. Pour un télétravailleur qui conserve des clients français, le visa visiteur de trois mois ne convient pas à une installation durable ; interrogez l’immigration sur la catégorie adaptée. La protection sociale d’un indépendant se construit seul, avec la CFE ou une assurance internationale. Voir l’assurance nomade digital.
Le service d’immigration met en garde contre de fausses cartes de résidence permanente et contre des intermédiaires qui se présentent comme agents exclusifs : passez par les canaux officiels et vérifiez que les sites se terminent par « .gov.vu ».
Vérifier une offre d'emploi avant de partir
Le contrat précise l’employeur, le poste, la rémunération brute et sa devise, la durée, la période d’essai, les congés et le préavis. La lettre d’offre indique qui parraine le visa, qui supporte les 257 500 VT de frais et les billets de retour, et ce qu’il advient en cas de rupture du contrat, puisque le titulaire doit rester employé du sponsor. L’employeur précise l’affiliation au VNPF et le sort du conjoint et des enfants. Le logement, le transport et l’assurance santé se règlent par écrit : France Diplomatie rappelle que presque tout acte médical sérieux impose une évacuation vers la Nouvelle-Calédonie ou l’Australie et que l’ambassade ne prend aucun frais en charge.
L'économie : secteurs, monnaie et perspectives
L’agriculture représente environ un quart de la valeur ajoutée, l’industrie environ 10 % et les services plus de la moitié (Banque mondiale) ; le tourisme pèse près de la moitié des exportations. Le Bureau de la statistique publie les exportations de kava et de coprah ainsi que le solde commercial avec les principaux partenaires. La monnaie est le vatu, et un salaire converti en euros reste exposé au change.
Les perspectives dépendent du tourisme, des exportations agricoles, de la reconstruction après les cyclones et des investissements. Pour préparer un projet, croisez ces repères avec les pages système de santé et remboursement des soins, puis avec la fiche du Vanuatu.
Questions fréquentes
Peut-on travailler avec le visa visiteur ?
Non : le visa visiteur de trois mois est un titre de séjour touristique. L'emploi relève d'un visa Employment ou de courte durée, avec un employeur sponsor et l'autorisation du département du Travail.
Combien coûte un visa de travail au Vanuatu ?
Le visa Employment, valable 12 mois à entrées multiples, coûte 257 500 VT ; le visa d'emploi de courte durée, 51 500 VT ; le Specialist Skill, 30 900 VT pour deux semaines au plus (immigration vanuatuane).
Quel est le salaire minimum au Vanuatu ?
Aucune source officielle lue ne donne le taux en vigueur à cette date. Le département du Travail et des Services de l'emploi le précise, à confirmer avant de signer un contrat.
Que couvre le VNPF ?
Le Vanuatu National Provident Fund est un régime d'épargne et de retraite : il ne couvre pas les frais médicaux. Son site mentionne des retraits possibles sous conditions et une adhésion volontaire pour le secteur informel.
Y a-t-il une convention de sécurité sociale France-Vanuatu ?
Non : le Vanuatu ne figure pas dans la liste des accords du CLEISS. Aucune coordination ni totalisation des périodes n'est prévue.
Un salarié détaché reste-t-il affilié à la Sécurité sociale française ?
Oui, dans les conditions du droit du détachement hors convention, à vérifier auprès de l'Urssaf et du CLEISS. Le salarié recruté localement relève du régime du pays de travail (Assurance Maladie).
Les autres guides : Vanuatu
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
- Prendre sa retraite →Visa, fiscalité de la pension, santé des retraités, formulaire S1, coût de la vie.
