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Pérou · Prendre sa retraite

Retraite au Pérou : visa de résidence de rentista, revenu exigé, fiscalité de la pension française et accès aux soins

L’essentiel

Un retraité français s'installe au Pérou avec un visa de résidence de rentista, délivré en ligne par la Superintendencia Nacional de Migraciones à la personne qui perçoit une pension de retraite ou une rente permanente : pour une source étrangère, le revenu net permanent exigé est d'au moins 1 000 USD par mois, le délai de traitement de 30 jours ouvrés et la redevance de 58,80 soles. Aucune convention fiscale ni de sécurité sociale ne lie la France au Pérou : la pension française de source française d'un non-résident reste soumise à la retenue à la source française, tandis que la personne domiciliée au Pérou, après plus de 183 jours de présence sur 12 mois, y déclare ses revenus mondiaux. Comme le formulaire S1 est propre à l'Europe, le retraité choisit entre le SIS (carné de extranjería et aucune autre assurance), la CFE et une assurance internationale.

  • 1 000 USD par mois : revenu net permanent minimal de source étrangère exigé du rentista : Migraciones.
  • 30 jours ouvrés de délai et 58,80 soles de redevance pour la demande de visa de rentista : Migraciones.
  • 183 jours sur toute période de 12 mois : seuil au-delà duquel un étranger est considéré comme domicilié au Pérou et imposé sur ses revenus mondiaux : SUNAT.
  • 17 275 € et 50 112 € : seuils des taux de 0 %, 12 % et 20 % de la retenue à la source française sur les pensions des non-résidents : BOFiP.
  • 31 décembre 2027 : date jusqu'à laquelle les nouvelles affiliations individuelles au seguro potestativo d'EsSalud sont suspendues : EsSalud.
  • 147 € par mois : tarif de départ de l'offre SeniorExpat de la CFE pour les retraités, sans questionnaire de santé : CFE.

Repères économiques : Pérou

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+3,4 %
Inflation
1,5 %
Taux de chômage
5,1 %
PIB par habitant
9 684 $
Population
34,6 millions

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Quel statut pour prendre sa retraite au Pérou

Un séjour touristique sans visa pour un passeport français convient à un repérage (voir vivre au Pérou). Pour s’installer, Migraciones propose le visa de résidence de rentista : il s’adresse à l’étranger qui jouit d’une pension de retraite ou d’une rente permanente, de source péruvienne ou étrangère. La page officielle précise que la qualification de temporaire ou de résident dépend des dispositions légales en vigueur, des pièces fournies et de l’appréciation de l’autorité migratoire.

  • Revenu : pour une rente de source étrangère, un revenu net permanent d’au moins 1 000 USD par mois, attesté par un document du pays d’origine. Une page consulaire péruvienne plus ancienne mentionne un revenu supplémentaire de 500 USD par mois pour chaque personne à charge ; la page de Migraciones ne le reprend pas, et ce point se confirme avant tout dépôt. La pension ou rente couvre notamment la retraite, la pension de réversion ou d’invalidité, les dividendes et les redevances.
  • Conditions : se trouver hors du Pérou pour l’obtention de la qualité migratoire, et ne pas avoir d’antécédents policiers, pénaux ni judiciaires dans son pays d’origine ni dans les pays de résidence antérieure.
  • Activité rémunérée : la même page consulaire indique que les rentistas ne sont pas autorisés à exercer des activités rémunérées ou lucratives ; voir travailler au Pérou pour les autres statuts.

Les pièces du dossier, les coûts et les délais

La demande se fait en ligne sur l’Agence numérique de Migraciones. Les pièces comprennent le formulaire de demande signé, une copie du passeport en cours de validité, un document de l’autorité compétente attestant l’absence d’antécédents judiciaires, pénaux et policiers dans le pays d’origine ou dans ceux où la personne a résidé pendant les cinq années précédant son arrivée, une copie du document du pays d’origine de la rente établissant au moins 1 000 USD par mois, et une déclaration que l’argent entre au Pérou par un établissement bancaire ou financier placé sous la supervision de la Superintendance de la banque, des assurances et des AFP.

  • Redevance et délai : 58,80 soles (code 07567 au Banco de la Nación, avec le numéro du document de voyage d’entrée) ; 30 jours ouvrés de traitement ; suivi par une boîte électronique de Migraciones.
  • Carné de extranjería : il est délivré après l’approbation du visa de résidence, pour 24 soles, avec une fiche d’échange international de la police (Interpol) de moins de six mois, sauf pour les mineurs ; il atteste la résidence et permet notamment d’être intégré au système public de santé.
  • Résidence permanente : la page de Migraciones vise les personnes ayant résidé trois années consécutives comme travailleur, investisseur, chercheur ou religieux ; la situation d’un rentista se confirme auprès de Migraciones.

Pension française à l'étranger : paiement, certificat de vie et démarches

  • Paiement : l’Assurance retraite verse la pension chaque mois dans plus de 180 pays. Le guide toucher sa retraite à l’étranger détaille les options. Le justificatif de revenu exigé par Migraciones se demande à la caisse de retraite.
  • Certificat de vie : un certificat annuel, à faire remplir par une autorité locale compétente et à renvoyer dans les délais, conditionne la poursuite des versements.
  • Prestations suspendues : l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) et l’allocation supplémentaire d’invalidité cessent en cas de départ à l’étranger.

Pour qui est domicilié fiscalement hors de France, l’Assurance retraite indique que la CSG, la CRDS et la Casa ne sont pas prélevées, tandis qu’une cotisation d’assurance maladie de 3,20 % peut l’être dans certaines conditions de coordination internationale. Le guide retraite à l’étranger complète ces repères.

Fiscalité de la pension française : absence de convention fiscale

Le Pérou ne figure pas dans la liste des conventions fiscales en vigueur au 1er janvier 2026 publiée au BOFiP le 29 avril 2026, ni dans la liste des accords d’échange de renseignements en matière fiscale. En l’absence de convention, chaque État applique son droit interne et aucun texte ne répartit le droit d’imposer la pension.

  • Côté français : les pensions de source française versées à un non-résident supportent une retenue à la source. Le barème pour 2026 prévoit 0 % jusqu’à 17 275 €, 12 % de 17 276 € à 50 112 € et 20 % au-delà (BOFiP, 2 avril 2026) ; les taux de 12 % et 20 % sont réduits à 8 % et 14,4 % dans les départements d’outre-mer. La résidence fiscale française doit être appréciée : on peut rester résident fiscal de France bien que son domicile soit à l’étranger.
  • Côté péruvien : la SUNAT considère comme domicilié l’étranger qui est resté plus de 183 jours calendaires sur une période quelconque de 12 mois ; le domicilié est imposé sur ses revenus mondiaux, le non-domicilié sur ses seuls revenus de source péruvienne. Les revenus de source étrangère d’une personne domiciliée s’ajoutent à ses revenus du travail pour le calcul de l’impôt annuel. Les exemples de la SUNAT citent des loyers, des intérêts et des services rendus à l’étranger ; le classement d’une pension étrangère n’y est pas détaillé et se confirme auprès de la SUNAT.

La combinaison du statut de résident fiscal, de la nature de la pension et de la date du départ est propre à chaque dossier : un conseil fiscal et le service des impôts des particuliers non-résidents confirment le traitement avant l’installation. Le barème péruvien du travail est présenté dans travailler au Pérou.

Accès aux soins du retraité : SIS, CFE et séjours en France

Pour un retraité qui réside hors de l’Union européenne, l’Assurance Maladie réserve la prise en charge à douze États ou territoires conventionnés (Andorre, Québec, Saint-Pierre-et-Miquelon, Serbie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Kosovo, Macédoine, Maroc, Tunisie). Le Pérou n’en fait pas partie et le formulaire S1 est propre à l’Europe.

  • SIS : assurance publique, accessible avec un DNI ou un carné de extranjería et sans autre assurance de santé ; les conditions fines d’éligibilité se confirment auprès du SIS.
  • EsSalud : le seguro potestativo, ouvert aux résidents sans limite d’âge, voit ses nouvelles affiliations individuelles suspendues jusqu’au 31 décembre 2027.
  • CFE (SeniorExpat) : réservée aux retraités du régime de base français sans activité professionnelle, sans questionnaire de santé, dès 147 € par mois. La couverture est immédiate si l’adhésion intervient dans les trois mois du départ, sinon une carence de trois mois avant 45 ans ou de six mois à partir de 45 ans s’applique ; le retour en France se fait sans délai de carence.
  • Assurance internationale au 1er euro : remboursement des frais réels dans des plafonds, prise en charge directe possible, évacuation et rapatriement ; le questionnaire médical et les antécédents déterminent les exclusions.
  • Séjours temporaires en France : un retraité résidant hors pays conventionné est remboursé s’il compte au moins 15 ans de cotisations à un régime français, via le Cnarefe.

Voir le guide remboursement des soins au Pérou, la page assurance maladie du retraité à l’étranger et le guide système de santé au Pérou.

Coût de la vie et villes à comparer

Le budget d’un retraité dépend surtout de la ville, du logement, de l’altitude et de la couverture santé. Les sources officielles consultées ne publient pas de budget type par ville ; le bloc « Repères économiques » ci-dessus donne les indicateurs actualisés. La rémunération minimale vitale, présentée dans travailler au Pérou, offre une échelle locale. Les seuils de résidence sont en dollars, tandis que les redevances et les prix locaux sont en soles.

  • Altitude et santé : le mal des montagnes est possible au-delà de 2 500 mètres, selon France Diplomatie ; une personne âgée ou souffrant d’une affection cardiaque ou respiratoire demande l’avis de son médecin avant de s’installer en altitude.
  • Sécurité : vigilance renforcée dans le centre historique de Lima la nuit, autour de l’aéroport de Callao et dans certains districts périphériques ; taxis officiels uniquement.
  • Villes : Lima (Lycée international franco-péruvien) et Arequipa (Colegio peruano-francés) disposent d’établissements français ; les sources officielles consultées ne classent pas les villes selon leur attrait pour les retraités.

Les repères de coût des soins se trouvent dans le guide budgétiser sa santé en expatriation, et la page assurance retraite à l’étranger rassemble les repères de protection sociale.

Les solutions santé du retraité au Pérou

SolutionAccèsConditionsPoint d'attention
SISAssurance publique de santéDNI ou carné de extranjería ; aucune autre assurance de santéÉligibilité détaillée à confirmer auprès du SIS
EsSalud, seguro potestativoRésidents sans limite d'âge, non affiliés par un employeurPlan contracté contre une cotisation mensuelleNouvelles affiliations individuelles suspendues jusqu'au 31/12/2027
CFE (SeniorExpat)Titulaires d'une pension du régime de base françaisSans activité professionnelle, sans questionnaire médicalCarence de 3 ou 6 mois si adhésion tardive ; barème du pays de soins
Assurance internationale au 1er euroOuverte selon l'âge et les antécédentsQuestionnaire médical, antécédents déclarésPlafonds, franchise, carences ; prise en charge directe possible
Formulaire S1 ou Assurance MaladieRéservé à la coordination européenne et à douze États conventionnésSans objet pour le PérouAucune convention franco-péruvienne ; séjours en France : 15 ans de cotisation

Sources : Migraciones, EsSalud, SIS, Assurance Maladie, CFE.

Questions fréquentes

Quel visa pour prendre sa retraite au Pérou ?

Le visa de résidence de rentista, délivré par Migraciones en ligne à la personne qui perçoit une pension de retraite ou une rente permanente. Pour une source étrangère, il faut un revenu net permanent d'au moins 1 000 USD par mois ; le délai est de 30 jours ouvrés et la redevance de 58,80 soles.

Quelle pension faut-il pour devenir résident rentista ?

Au moins 1 000 USD par mois de revenu net permanent de source étrangère, attesté par un document du pays d'origine, avec une déclaration que l'argent entre au Pérou par un établissement bancaire supervisé. Une page consulaire plus ancienne mentionne 500 USD de plus par personne à charge : à confirmer.

Où une pension française est-elle imposée quand on vit au Pérou ?

Aucune convention fiscale ne lie la France au Pérou. Une pension de source française versée à un non-résident supporte la retenue à la source française (0 %, 12 % et 20 % par tranches), tandis que le domicilié au Pérou y est imposé sur ses revenus mondiaux. La situation se confirme avec un conseil fiscal.

À partir de quand est-on domicilié fiscalement au Pérou ?

La SUNAT considère comme domicilié l'étranger resté plus de 183 jours calendaires sur toute période de 12 mois ; le domicilié est imposé sur ses revenus mondiaux et le non-domicilié sur ses revenus de source péruvienne.

Un retraité français peut-il utiliser le formulaire S1 au Pérou ?

Non : le formulaire S1 est propre à l'Europe, et le Pérou ne figure pas parmi les douze États ou territoires où l'Assurance Maladie prend en charge les retraités. Le retraité choisit entre le SIS, la CFE SeniorExpat et une assurance internationale.

Un retraité résidant au Pérou est-il remboursé lors d'un séjour en France ?

Seulement s'il compte au moins 15 ans de cotisations à un régime français, via le Cnarefe. Sinon, la CFE ou une assurance privée prend le relais.

La pension de retraite est-elle versée à l'étranger sans interruption ?

Oui, dans plus de 180 pays, à condition de renvoyer chaque année le certificat de vie complété par une autorité compétente ; l'Aspa et l'allocation supplémentaire d'invalidité ne sont toutefois pas versées à l'étranger.

Les autres guides : Pérou