Pérou · Vivre sur place
Vivre au Pérou quand on est français : séjour, résidence, scolarité, sécurité, altitude et vie quotidienne
L’essentiel
Un Français entre au Pérou sans visa pour un séjour touristique de 90 jours au plus sur une période de 183 jours, avec un passeport valable au moins six mois à compter de l'arrivée, une règle appliquée sans exception selon France Diplomatie. Pour s'installer, la Superintendencia Nacional de Migraciones délivre un visa de résidence, par exemple en qualité de rentista (revenu permanent venu de l'étranger d'au moins 1 000 USD par mois) ou de travailleur (contrat d'au moins un an), puis le carné de extranjería ; la résidence permanente s'ouvre après trois ans consécutifs. Le Lycée international franco-péruvien Albert-Camus de Lima compte 907 élèves, et France Diplomatie signale des zones de vigilance, des séismes, une saison des pluies de janvier à mai et le mal des montagnes au-delà de 2 500 mètres. Les pages santé et remboursements du pays détaillent la couverture des soins.
- 90 jours sur une période de 183 jours : durée maximale du séjour touristique sans visa pour un passeport français, avec un passeport valable 6 mois au moins à l'arrivée : France Diplomatie.
- 1 000 USD par mois : revenu net permanent minimal de source étrangère exigé pour la résidence de rentista : Migraciones.
- 3 ans consécutifs de résidence : condition du changement vers la résidence permanente, pour 162,50 soles de frais : Migraciones.
- 1 230 soles par mois : rémunération minimale vitale depuis le 1er octobre 2026 (contre 1 130 soles auparavant) : décret suprême n° 015-2026-TR.
- 907 élèves au Lycée international franco-péruvien Albert-Camus de Lima, établissement de 15 niveaux : Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE).
- 105 (police), 106 (urgences médicales SAMU) et 116 (pompiers) : numéros d'urgence nationaux : gouvernement du Pérou.
Repères économiques : Pérou
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +3,4 %
- Inflation
- 1,5 %
- Taux de chômage
- 5,1 %
- PIB par habitant
- 9 684 $
- Population
- 34,6 millions
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Entrée et séjour sans visa : les 90 premiers jours
France Diplomatie indique que les Français n’ont pas besoin de visa pour un séjour touristique de moins de trois mois, dans la limite de 90 jours sur une période de 183 jours. Le passeport doit être valable au moins six mois à compter de l’arrivée : l’exigence est appliquée strictement et l’entrée est refusée si elle n’est pas remplie. Un dépassement entraîne une pénalité de 4,40 soles par jour de dépassement et place la personne en situation irrégulière, avec des démarches de sortie parfois longues.
Par avion, l’entrée est enregistrée de manière virtuelle dans la base de données de l’immigration ; aux frontières terrestres, le tampon physique est obligatoire et le voyageur doit l’exiger ; l’entrée par voie maritime demande une autorisation préalable de la Superintendencia Nacional de Migraciones. Au-delà de trois mois, un visa se demande auprès du consulat du Pérou en France, et France Diplomatie recommande l’inscription au registre des Français établis hors de France pour une résidence de plus de six mois. Le guide checklist des 90 premiers jours aide à ordonner les démarches, et la fiche Pérou rassemble les repères d’assurance santé.
Résidence, visa et carné de extranjería
Les démarches de résidence se font auprès de la Superintendencia Nacional de Migraciones (Migraciones), en ligne, avec une redevance de 58,80 soles par procédure (code 07567, à payer au Banco de la Nación avec le numéro du document de voyage d’entrée). Trois statuts concernent un Français qui s’installe :
- Rentista : visa de résidence pour la personne qui perçoit une pension de retraite ou une rente permanente de source péruvienne ou étrangère. Pour une rente étrangère, Migraciones exige un revenu net permanent d’au moins 1 000 USD par mois, une déclaration que l’argent entre au Pérou par un établissement bancaire ou financier supervisé, et un casier judiciaire des cinq années précédentes ; le délai de traitement est de 30 jours ouvrés et le demandeur se trouve hors du pays pour l’obtention de la qualité migratoire.
- Travailleur : visa de résidence pour la personne titulaire d’un contrat de travail d’au moins un an, approuvé par l’autorité du travail, avec un employeur actif auprès de l’administration fiscale (SUNAT) ; la période de séjour est de 365 jours, renouvelable.
- Résidence permanente : changement de qualité après trois années consécutives de résidence, sans plus de 183 jours consécutifs hors du pays sur 365 jours, pour 162,50 soles.
Le carné de extranjería est le document qui atteste la résidence : Migraciones précise qu’il permet de travailler, d’étudier, d’entreprendre, d’être intégré au système public de santé, de souscrire un abonnement postpayé et d’accéder au crédit bancaire. Il s’obtient à l’issue du changement de qualité migratoire, pour 24 soles, avec la fiche d’échange international de la police (Interpol) datant de moins de six mois, sauf pour les mineurs. La page travailler au Pérou et le guide visas nomades numériques complètent le sujet.
Régions et villes à comparer : Lima, la côte, la montagne et l'Amazonie
Les sources officielles consultées ne classent pas les villes selon leur attrait pour les expatriés. France Diplomatie donne en revanche des repères de sécurité : à Lima, vigilance renforcée dans le centre historique après la tombée de la nuit, aux abords de l’aéroport de Callao et dans les districts périphériques où les vols sont fréquents ; des vols à main armée et des arrachages de sacs sont signalés dans des quartiers résidentiels comme Miraflores, Barranco et San Isidro.
Hors de la capitale, deux zones sont formellement déconseillées : la région du VRAEM, sous contrôle militaire, et la zone frontalière amazonienne avec la Colombie, en particulier le long du fleuve Putumayo. Abancay et la région de Huánuco sont déconseillées sauf raison impérative. Le Colegio peruano-francés Antoine-de-Saint-Exupéry d’Arequipa figure dans le réseau scolaire français, ce qui peut compter dans le choix d’une ville. Pour les soins, voir le système de santé au Pérou.
Coût de la vie, salaire minimum et monnaie
Les sources officielles consultées ne publient pas de loyers ni de budgets types par ville ; le bloc « Repères économiques » ci-dessus donne les indicateurs macroéconomiques, dont le change. La monnaie est le sol péruvien. La rémunération minimale vitale (RMV) est passée de 1 130 à 1 230 soles par mois à partir du 1er octobre 2026, selon le décret suprême n° 015-2026-TR publié le 28 septembre 2026, qui prévoit un nouveau relèvement de 70 soles au premier semestre suivant, par un décret à venir, pour atteindre 1 300 soles.
Cette RMV donne une échelle de référence locale pour estimer un budget. Les seuils de résidence (1 000 USD pour le rentista) sont fixés en dollars, tandis que les redevances administratives (58,80, 162,50 et 24 soles) et les salaires sont en soles. Pour budgéter la santé, le guide budgétiser sa santé en expatriation propose une méthode.
Scolarité : établissements français du pays
L’AEFE recense deux établissements sous convention au Pérou. Le Lycée international franco-péruvien Albert-Camus, à Lima (Santiago de Surco), compte 907 élèves et 15 niveaux homologués, de la petite section à la terminale, avec le calendrier de l’hémisphère Sud. Le Colegio peruano-francés Antoine-de-Saint-Exupéry se trouve à Arequipa. Les inscriptions et les frais se confirment auprès de chaque établissement.
Pour un enfant, la couverture santé et la maternité méritent une vérification avant le départ : voir couverture des enfants à l’étranger et l’assurance famille expatriée.
Sécurité et conseils de France Diplomatie
France Diplomatie décrit une criminalité qui touche surtout les vols dans les transports, les arrachages de sacs, les vols à main armée et les agressions, notamment contre les femmes voyageant seules, ainsi qu’une augmentation des attaques dans les taxis non officiels. Les conseils pratiques sont simples :
- utiliser uniquement des taxis immatriculés d’une compagnie officielle ou des applications de transport ;
- éviter les déplacements isolés de nuit en dehors des secteurs animés et ne jamais laisser une boisson sans surveillance dans un bar ;
- éviter les trajets de nuit dans les zones rurales et de montagne, où les accidents de la route sont fréquents ;
- appeler le 105 (police), le 106 (SAMU, urgences médicales) ou le 116 (pompiers) ; l’ambassade de France à Lima répond au +51 1 215 84 00.
Parmi les risques naturels, le pays est en zone de forte activité sismique, la saison des pluies de janvier à mai provoque des inondations et des glissements de terrain en montagne, et le risque d’incendies de forêt est élevé dans plusieurs régions, dont Lima, Apurímac, Amazonas, Cajamarca et Tumbes.
Climat, altitude, langue et santé au quotidien
Les randonnées dépassent souvent 2 500 mètres : France Diplomatie rappelle que le mal des montagnes est possible au-delà de cette altitude et recommande de monter progressivement, sans dépasser 400 mètres de dénivelé par jour. La dengue connaît des épidémies annuelles de décembre à avril dans les régions du nord et de l’ouest ; le paludisme est endémique dans plusieurs régions et absent au-dessus de 2 000 mètres ; la vaccination contre la fièvre jaune est fortement recommandée pour l’Amazonie, au moins dix jours avant le départ.
La langue de l’administration est l’espagnol ; le quechua, l’aymara et les langues amazoniennes sont également pratiqués (ministère de l’Europe et des Affaires étrangères). Un bon niveau d’espagnol facilite le bail, l’ouverture d’un compte et les démarches auprès de Migraciones. La page remboursement des soins au Pérou explique qui paie selon chaque situation, et Expavy aide à comparer les contrats une fois le statut de séjour choisi.
Les principaux statuts de séjour pour s'installer
| Statut | Condition principale | Durée ou délai | Point d'attention |
|---|---|---|---|
| Touriste | Passeport valable 6 mois au moins à l'arrivée | 90 jours sur une période de 183 jours | Pénalité de 4,40 soles par jour de dépassement |
| Rentista | Revenu net permanent de source étrangère d'au moins 1 000 USD par mois | 30 jours ouvrés de traitement ; 58,80 soles | Demande depuis l'étranger ; casier judiciaire des cinq dernières années |
| Travailleur résident | Contrat d'au moins un an approuvé par l'autorité du travail | 365 jours, renouvelable ; 58,80 soles | Employeur actif auprès de la SUNAT |
| Résidence permanente | Trois années consécutives de résidence | 30 jours ouvrés ; 162,50 soles | Pas plus de 183 jours consécutifs hors du pays sur 365 jours |
| Carné de extranjería | Qualité migratoire de résident approuvée | 24 soles | Fiche Interpol de moins de six mois ; ouvre l'accès au système public de santé |
Sources : Migraciones (gob.pe), France Diplomatie.
Questions fréquentes
Faut-il un visa pour s'installer au Pérou quand on est français ?
Un séjour touristique de 90 jours au plus sur 183 jours se fait sans visa avec un passeport valable six mois au moins. Pour s'installer, Migraciones délivre des visas de résidence (rentista, travailleur, etc.), puis le carné de extranjería ; la résidence permanente s'ouvre après trois ans consécutifs.
Quel revenu faut-il pour devenir résident rentista ?
Un revenu net permanent de source étrangère d'au moins 1 000 USD par mois, justifié par un document du pays d'origine, avec une déclaration que l'argent entre au Pérou par un établissement bancaire supervisé. Le délai de traitement est de 30 jours ouvrés.
Quelle est la durée du séjour touristique au Pérou ?
90 jours sur une période de 183 jours. Un dépassement entraîne une pénalité de 4,40 soles par jour et une situation irrégulière.
Existe-t-il une école française au Pérou ?
Oui : le Lycée international franco-péruvien Albert-Camus de Lima (907 élèves, 15 niveaux) et le Colegio peruano-francés Antoine-de-Saint-Exupéry d'Arequipa, deux établissements sous convention avec l'AEFE.
Le Pérou est-il sûr pour un résident français ?
France Diplomatie décrit des vols, des arrachages de sacs et des vols à main armée, notamment dans le centre historique de Lima la nuit, dans plusieurs districts résidentiels et dans les taxis non officiels. Certaines zones, comme le VRAEM, sont formellement déconseillées.
Quels numéros appeler en cas d'urgence au Pérou ?
Le 105 pour la police, le 106 pour les urgences médicales (SAMU, appel gratuit) et le 116 pour les pompiers ; l'ambassade de France à Lima répond au +51 1 215 84 00.
Le mal des montagnes est-il un risque pour un résident ?
Au-delà de 2 500 mètres, oui : France Diplomatie recommande de monter progressivement, sans dépasser 400 mètres de dénivelé par jour, et de consulter un médecin avant un séjour en altitude.
Les autres guides : Pérou
- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
- Prendre sa retraite →Visa, fiscalité de la pension, santé des retraités, formulaire S1, coût de la vie.
