Moldavie · Vivre sur place
Vivre en Moldavie quand on est français : entrée, permis de séjour, coût de la vie et sécurité
L’essentiel
Un Français entre en Moldavie sans visa pour 90 jours sur une période de 180 jours avec une carte d'identité ou un passeport valide six mois après la date d'entrée, la prolongation de cinq ans des cartes d'identité françaises n'étant pas reconnue. Pour s'installer plus de 90 jours, il demande un droit de séjour provisoire à l'Inspectorat général pour les migrations, au motif du travail, des études, de la famille, de l'investissement ou d'un autre cas prévu. Le salaire minimum est de l'ordre de 6 300 lei par mois et un résident étranger sans employeur règle la prime annuelle de l'assurance médicale obligatoire. France Diplomatie décrit une criminalité faible, des accidents de la route fréquents et déconseille les voyages en Transnistrie sauf raison impérative.
- Séjour sans visa : 90 jours sur 180, passeport ou carte d'identité valide 6 mois après l'entrée (France Diplomatie).
- Dépassement du séjour autorisé : expulsion, amende et interdiction d'entrée de trois ans possibles (France Diplomatie).
- Salaire minimum fixé par décision du Gouvernement et révisé chaque année ; le montant en vigueur est publié par le Gouvernement moldave.
- Salaire mensuel moyen prévisionnel pour l'économie, fixé chaque année par décision du Gouvernement.
- Prime annuelle de l'assurance médicale obligatoire fixée chaque année, avec une réduction importante si elle est réglée avant une date limite pour les titulaires d'un permis de séjour non salariés (CNAM).
- Dépenses de santé courantes : de l'ordre de 6,7 % du PIB, dont plus d'un quart payés directement par les ménages (Banque mondiale).
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Repères chiffrés : Moldavie
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +2,4 %
- Inflation
- 7,8 %
- Taux de chômage
- 1,5 %
- PIB par habitant
- 8 622 $
- Population
- 2,4 millions
- Espérance de vie
- 71,3 ans
- Dépense de santé (% du PIB)
- 6,7 %
- Médecins pour 1 000 hab.
- 4,02
- Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
- 5,5
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Les atouts et les contraintes d'une installation en Moldavie
La Moldavie est un pays de l’Est de l’Europe qui n’est pas membre de l’Union européenne : ni la carte européenne d’assurance maladie ni la libre circulation ne s’y appliquent. Parmi les atouts d’une installation figurent l’entrée sans visa pour de courts séjours, une criminalité décrite comme faible par France Diplomatie et un système d’assurance médicale obligatoire ouvert aux résidents étrangers. Les contraintes tiennent à l’absence, d’accord de sécurité sociale en vigueur avec la France (un accord signé le 10 mars 2025 ne s’applique qu’une fois ratifié) et au statut particulier de la Transnistrie, région dont France Diplomatie déconseille les voyages sauf raison impérative.
La langue de l’administration est le roumain : France Diplomatie rappelle par exemple que les documents traduits pour les démarches doivent l’être en roumain. La monnaie est le leu moldave, dans lequel sont exprimés le salaire minimum, les cotisations et la prime d’assurance médicale. Les repères économiques en temps réel figurent dans le bloc ci-dessus.
Entrer et séjourner : les règles pour un Français
Un Français peut séjourner sans visa jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours. Il présente une carte nationale d’identité ou un passeport individuel valable six mois à compter de la date d’entrée ; certaines compagnies appliquent des règles plus strictes. Les autorités moldaves ne reconnaissent pas la prolongation de cinq ans accordée à certaines cartes françaises : une carte dont la date de fin de validité imprimée au dos est dépassée n’est pas admise. La date d’entrée doit pouvoir être justifiée à la frontière, le dépassement du séjour ou le soupçon de dépassement sans preuve d’entrée exposant à une expulsion, à une amende et à une interdiction d’entrée de trois ans (France Diplomatie).
Pour une installation de plus de 90 jours, France Diplomatie recommande de contacter l’ambassade de la Moldavie à Paris avant le départ. L’ambassade de France à Chișinău (+373 22 200 400 aux heures d’ouverture) accueille les Français, et la section consulaire de Bucarest répond aux urgences absolues en dehors des heures d’ouverture.
Titre de séjour et inscription à l'assurance médicale
L’étranger qui souhaite s’établir plus de 90 jours demande le droit de séjour provisoire à l’Inspectorat général pour les migrations (IGM). Les motifs prévus comprennent la réunification familiale, le travail, les études, la réalisation de projets, les activités humanitaires ou religieuses, un traitement de longue durée, l’investissement et d’autres cas. La demande se dépose en personne au guichet unique de l’IGM ou dans ses services régionaux, au moins 30 jours avant la fin du séjour légal ; l’examen prend 30 jours, délai ramené à 10 jours moyennant une redevance supplémentaire. Le permis délivré sert aussi de document d’identité pour étrangers. Les pièces habituelles sont le passeport, un document sur le logement et un casier judiciaire traduit et apostillé. Les étrangers qui résident au moins trois ans à titre temporaire (cinq ans selon les catégories) peuvent demander la résidence permanente (IGM, ministère des Affaires étrangères).
La résidence permanente suppose de disposer d’un permis de séjour (ou du droit d’obtenir la citoyenneté par reconnaissance), d’un logement et de ne pas avoir été condamné au cours des trois dernières années. La connaissance du roumain, attestée par un certificat ou par un diplôme d’un établissement d’enseignement en roumain, est en principe demandée, avec une exception pour les bénéficiaires d’une pension de vieillesse (IGM). Pour travailler, le droit de séjour doit viser expressément cet objet (ministère des Affaires étrangères).
Un projet de loi sur le régime des étrangers est en cours d’examen au Gouvernement : les règles peuvent évoluer, et les conditions se confirment auprès de l’IGM avant toute demande. Les titulaires d’un permis de séjour qui ne sont pas salariés et que l’État ne couvre pas règlent la prime annuelle de l’assurance médicale obligatoire (voir la page système de santé en Moldavie).
Coût de la vie, salaires et logement
Le salaire minimum est fixé à environ 6 300 lei par mois pour un horaire de 169 heures (environ 37 lei de l’heure), selon une décision du Gouvernement, et il est relevé régulièrement. Les documents préparatoires du ministère estiment le salaire minimum net à environ 5 000 lei. Le salaire moyen mensuel prévisionnel pour l’économie est de l’ordre de 17 400 lei. Les salariés cotisent 6 % de leur salaire brut pour les pensions et 4,5 % pour l’assurance maladie, l’employeur 24 % et 4,5 % (CLEISS). Le détail figure dans la page travailler en Moldavie.
Le logement se justifie dans le dossier de permis de séjour, en propriété ou par un droit d’usage. Les prix des loyers ne sont pas repris ici faute de publication officielle lue : un budget se construit à partir du salaire envisagé, du niveau des cotisations et de la prime d’assurance médicale, puis se confirme sur place.
Sécurité et Transnistrie
France Diplomatie indique que la criminalité est faible, avec des vols à Chișinău et dans les lieux fréquentés (transports, bars, restaurants), et déconseille de laisser une boisson ou un plat sans surveillance ou d’en accepter d’un inconnu. Les accidents de la route sont fréquents en raison de comportements imprudents, de l’état des routes et d’un éclairage insuffisant. La Moldavie se situe en zone sismique. Les recommandations générales : éviter les valeurs et les grosses sommes d’argent, éviter de voyager seul la nuit, recourir à des taxis agréés et se tenir à l’écart des manifestations.
La Transnistrie est une région séparatiste qui échappe au contrôle du gouvernement moldave : les voyages y sont déconseillés sauf raison impérative, les points de contrôle sont tenus par des militaires russes et par des gardes-frontières non reconnus, photographier ces points, les sites militaires ou les infrastructures stratégiques est interdit, et l’ambassade de France à Chișinău ne peut pas y apporter d’assistance. Tous les points de passage entre l’Ukraine et la Transnistrie sont fermés depuis le 28 février 2022. Le numéro d’urgence est le 112 (police et ambulance).
Santé, scolarité et vie pratique
France Diplomatie exige un contrat d’assistance couvrant tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation) et le rapatriement sanitaire : sans couverture, l’accès aux soins peut être limité, même en cas d’urgence vitale. L’eau du robinet ne répond pas aux normes européennes, et les vaccinations du calendrier français doivent être à jour, avec des rappels contre l’hépatite A, la typhoïde, l’hépatite B, la rage et l’encéphalite à tiques selon les conditions de séjour. Un traitement médical se transporte avec l’ordonnance et la quantité nécessaire, les règles douanières étant strictes.
Pour une installation durable, le CLEISS recommande de vérifier d’abord ce que le système local couvre, puis d’envisager l’adhésion volontaire à la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) ou un contrat d’assurance privé. Le guide CFE présente cette option, et la page assurance santé expatrié compare les contrats internationaux.
La prime annuelle de l’assurance médicale obligatoire est une somme fixe, révisée chaque année. Les étrangers titulaires d’un permis de séjour provisoire pour la réunification familiale, les études, des activités humanitaires, le bénévolat ou des activités religieuses, s’ils ne sont pas salariés, bénéficient d’une réduction de 80 % s’ils paient avant le 31 mars ; après cette date, le tarif plein s’applique. Le statut de personne assurée court à partir du paiement, au plus tôt le 1er janvier, jusqu’au 31 janvier de l’année suivante ; le paiement se fait par le service gouvernemental MPay, en ligne, à la poste ou en banque, et l’information est assurée par la ligne Info-CNAM (0 800 99999).
Les familles se renseignent auprès de l’ambassade de France et des autorités moldaves sur les possibilités de scolarisation, que le présent guide ne détaille pas faute de source officielle consultée. L’inscription au registre des Français établis hors de France auprès de l’ambassade est recommandée dès l’arrivée. Voir aussi remboursements des soins en Moldavie et retraite en Moldavie.
Questions fréquentes
Un Français a-t-il besoin d'un visa pour vivre en Moldavie ?
Non pour un séjour jusqu'à 90 jours sur 180. Au-delà, il demande un droit de séjour provisoire à l'IGM, au titre du travail, des études, de la famille, de l'investissement ou d'un autre cas prévu.
Quel est le salaire minimum en Moldavie ?
Environ 6 300 lei par mois, soit environ 37 lei de l'heure pour 169 heures, fixés par décision du Gouvernement et relevés régulièrement.
La carte d'identité française prolongée de cinq ans est-elle acceptée ?
Non : les autorités moldaves ne reconnaissent pas cette prolongation. Seule une carte dont la date de fin de validité imprimée n'est pas dépassée est admise, et le document doit être valable six mois après l'entrée.
Les voyages en Transnistrie sont-ils recommandés ?
France Diplomatie les déconseille sauf raison impérative : la région n'est pas contrôlée par le gouvernement moldave et l'ambassade de France ne peut pas y apporter d'assistance.
Quel numéro d'urgence composer en Moldavie ?
Le 112 pour la police et l'ambulance, selon France Diplomatie.
Une assurance santé est-elle nécessaire ?
France Diplomatie la juge impérative : un contrat d'assistance couvrant tous les frais médicaux et le rapatriement sanitaire est recommandé, l'ambassade de France ne pouvant pas prendre ces frais en charge.
Les autres guides : Moldavie
- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
- Prendre sa retraite →Visa, fiscalité de la pension, santé des retraités, formulaire S1, coût de la vie.
