- Accueil
- Pays
- Christmas, Île
- Prendre sa retraite
Christmas, Île · Prendre sa retraite
Prendre sa retraite à l'île Christmas : visa, pension française, fiscalité, santé et isolement
L’essentiel
Prendre sa retraite à l'île Christmas, c'est s'installer sur un territoire extérieur de l'Australie : le Retirement visa (sous-classe 410) australien n'est plus ouvert aux nouveaux demandeurs (Home Affairs), et l'eVisitor ne permet que trois mois par entrée, sans prolongation. La pension française reste versée à l'étranger, mais l'Assurance Maladie ne rembourse plus les soins engagés dans un pays sans accord, et la France n'a pas de convention de sécurité sociale avec l'Australie : la CFE (offre retraités) ou une assurance privée prend le relais, tandis que Medicare est réservé aux résidents permanents et aux titulaires de certains visas. La convention fiscale franco-australienne du 20 juin 2006 s'applique à l'île, dont le territoire figure dans la définition de l'Australie. L'isolement, la capacité limitée des soins sur place et l'évacuation vers Perth pèsent sur le choix de s'y installer.
- Retirement visa (sous-classe 410) : fermé aux nouveaux demandeurs ; l'eVisitor permet 3 mois par entrée, sur 12 mois de validité, sans prolongation (Home Affairs).
- Parent visa (sous-classe 103) : visa permanent, avec accès à Medicare, réservé aux parents d'un enfant citoyen australien, résident permanent ou Néo-Zélandais éligible installé (Home Affairs).
- Age Pension australienne : en général 10 ans de résidence en Australie au total, dont 5 sans interruption, et statut de résident (citoyen ou visa permanent) (Services Australia).
- Cnarefe, pour les soins lors de séjours en France : 15 ans de cotisation à un ou plusieurs régimes obligatoires français (ameli).
- Convention fiscale France-Australie : signée le 20 juin 2006, en vigueur depuis le 1er juin 2009 ; article 3 incluant l'île Christmas (Légifrance ; BOFiP).
- Centre de santé de l'île : urgences 24 h sur 24, services aux personnes âgées ; les cas dépassant les capacités locales sont dirigés vers Perth (Département australien des Infrastructures).
Service en cours de lancement : un conseiller étudie votre demande et vous recontacte pour préciser vos besoins.
Droit de séjour : pas de visa retraité ouvert aux nouveaux arrivants
Home Affairs indique que le Retirement visa (sous-classe 410), conçu pour les retraités qui souhaitent passer une partie de leur retraite en Australie, n’est pas ouvert aux nouveaux demandeurs ni à ceux qui le demandent pour la première fois ; il reste réservé aux conjoints de titulaires et à d’anciens titulaires dans des cas précis. Les pages lues ne décrivent pas de visa australien dédié aux retraités étrangers qui soit encore ouvert.
Pour un séjour de courte durée, le Français éligible demande l’eVisitor (sous-classe 651) : trois mois au plus à chaque entrée pendant douze mois, sans possibilité de travailler ni de prolonger le visa ; au-delà, un autre visa est nécessaire. Parmi les visas permanents, le Parent visa (sous-classe 103) concerne les parents d’un enfant installé qui est citoyen australien, résident permanent ou Néo-Zélandais éligible ; il autorise un séjour indéfini et l’inscription à Medicare. Les délais sont longs : Home Affairs précise que la demande dépasse les places disponibles chaque année. Une consultation de Home Affairs précède toute décision de départ.
Pension française versée à l'étranger
L’Assurance retraite indique qu’un retraité peut continuer à percevoir sa retraite française depuis son pays de résidence, à condition d’accomplir certaines démarches ; le site propose des rubriques pour justifier de son existence, signaler un changement de situation et modifier ses coordonnées postales. France Diplomatie rappelle qu’il n’existe pas d’accord bilatéral entre la France et l’Australie dans le domaine de la couverture sociale : la retraite française et la pension australienne relèvent chacune de leurs propres règles.
Le versement mensuel suppose un compte bancaire et une adresse de contact valide : prévoir un moyen de paiement accessible depuis l’île et vérifier les services bancaires disponibles sur place avant l’installation.
Fiscalité de la pension française : la convention du 20 juin 2006
La convention conclue entre la France et l’Australie à Paris le 20 juin 2006, publiée par le décret du 18 juin 2009 et entrée en vigueur le 1er juin 2009, définit à son article 3 le terme « Australie » comme excluant les territoires extérieurs, à l’exception notamment du territoire de l’île Christmas : elle s’applique donc à un retraité installé sur l’île. L’article 4 règle la résidence en cas de double résidence (foyer d’habitation permanent, puis centre des intérêts vitaux, puis nationalité). L’article 17 prévoit que les pensions et rentes versées à un résident ne sont imposables que dans son État de résidence ; l’article 18 traite à part les rémunérations et les pensions publiques. Le texte et un conseil fiscal se consultent avant de fixer sa résidence.
Chaque État applique d’abord ses propres critères de résidence fiscale ; la convention ne départage qu’en cas de double résidence. Selon le CLEISS, un retraité qui n’est plus résident fiscal en France ne paie ni CSG, ni CRDS, ni Casa ; une cotisation d’assurance maladie, dont les taux sont fixés par la réglementation, est retenue sur les pensions tant qu’il dépend d’un régime français. Les taux et seuils de l’impôt australien sont publiés chaque année par l’ATO et ne s’écrivent pas ici ; l’ATO a ses propres critères de résidence fiscale, distincts de ceux de Home Affairs.
Accès aux soins du retraité : pas de S1, CFE ou assurance privée
Dans un pays sans convention, l’Assurance Maladie rappelle que les frais de santé du retraité ne sont plus couverts par le régime français à l’étranger. Le CLEISS indique trois voies : se renseigner sur la couverture du pays de résidence, adhérer volontairement à la CFE si l’on a la nationalité française, ou souscrire une assurance auprès d’une compagnie privée. L’offre retraités de la CFE s’adresse aux retraités d’un régime de Sécurité sociale français qui perçoivent une pension de ce régime et n’ont pas d’activité professionnelle ; elle est sans questionnaire de santé, avec prise en charge immédiate si l’adhésion a lieu avant le départ ou dans les trois mois suivant l’installation, et ne couvre que les soins réalisés à l’étranger.
Medicare est réservé aux citoyens, aux résidents permanents (dont ceux de l’île Christmas) et à certaines catégories de visas temporaires ; la France n’a pas d’accord de réciprocité santé avec l’Australie. Pour les séjours en France, le retraité du régime général s’inscrit au Cnarefe, avec quinze ans de cotisation minimum ; son conjoint doit adhérer à la CFE et souscrire une assurance privée (ameli). Voir la page remboursement des soins à l’île Christmas et le guide assurance maladie du retraité à l’étranger.
Pension australienne et protection sociale locale
Services Australia précise que l’Age Pension australienne suppose, le jour de la demande, de vivre en Australie, d’y être physiquement présent et d’être résident australien : citoyen, titulaire d’un visa permanent ou d’un visa de catégorie spéciale protégé pour les Néo-Zélandais. Il faut en général avoir été résident australien dix ans au total, dont cinq au moins sans interruption. Des exceptions existent pour les demandes au titre d’un accord de sécurité sociale, ce qui n’est pas le cas de la France, faute d’accord. Un retraité arrivant avec un visa temporaire ne peut donc pas compter sur cette pension.
Coût de la vie, logement et services pour les seniors
Les sources officielles lues ne publient ni coût de la vie, ni loyers, ni prix de l’immobilier propres à l’île : ces informations se demandent au Shire de l’île Christmas et aux employeurs ou propriétaires locaux avant tout projet durable. Une visite préalable, dans la limite des trois mois de l’eVisitor, permet de juger de l’offre de logements et de produits, que l’éloignement rend plus étroite que sur le continent.
L’IOTHS cite parmi ses services les soins aux personnes âgées, y compris à domicile et dans la communauté, et les services pour personnes handicapées ; il propose aussi des programmes de santé publique et des spécialistes en visite.
Isolement, capacité des soins et retour en France
Le centre de santé de l’île est de petite taille, avec quelques lits d’hospitalisation générale et deux lits d’urgence ; les spécialistes viennent en visite et les cas lourds sont dirigés vers Perth, avec une évacuation médicale d’urgence (Département des Infrastructures). Pour un retraité atteint d’une maladie chronique ou dont l’autonomie diminue, ce critère pèse davantage que le climat ou le coût du logement.
Le retour définitif en France se prépare : selon service-public.fr, un ancien adhérent de la CFE peut sous conditions conserver ses prestations pendant trois mois, et un retraité dépend de la convention entre la France et son ancien pays de résidence, qui n’existe pas ici ; la demande de protection universelle maladie se fait à la CPAM. Voir assurance retraite à l’étranger et la page vivre à l’île Christmas.
Les questions à régler avant de décider
- Le droit de séjour : quel visa australien permet de rester plus de trois mois, et pour quelle durée ? Home Affairs répond au cas par cas.
- La couverture santé : adhésion à la CFE (offre retraités) avant le départ ou dans les trois mois suivant l’installation pour éviter la carence, ou assurance privée comprenant l’évacuation médicale vers Perth.
- Les séjours en France : inscription au Cnarefe pour le retraité du régime général, couverture à prévoir pour le conjoint.
- La fiscalité : résidence fiscale, imposition de la pension selon la convention du 20 juin 2006, avis d’un conseil fiscal des deux côtés.
- La santé à long terme : capacité des soins de l’île face à une maladie chronique ou à une perte d’autonomie, et solution de repli en France ou à Perth.
Pour comparer les couvertures d’un retraité à l’étranger, voir la page guide de la CFE.
Questions fréquentes
Existe-t-il un visa retraité pour l'Australie ?
Le Retirement visa (sous-classe 410) n'est plus ouvert aux nouveaux demandeurs (Home Affairs). Les pages lues ne décrivent pas de visa australien dédié aux retraités étrangers qui soit encore ouvert ; un visa permanent peut être possible par un enfant installé en Australie (Parent visa, sous-classe 103).
Combien de temps un retraité peut-il rester avec l'eVisitor ?
Trois mois au plus à chaque entrée pendant douze mois de validité, sans travail et sans prolongation possible (Home Affairs).
La pension française est-elle imposée en France ou en Australie ?
L'article 17 de la convention du 20 juin 2006 prévoit pour les pensions et rentes l'imposition dans l'État de résidence du bénéficiaire ; l'article 18 traite à part les pensions publiques. L'article 3 inclut l'île Christmas dans l'Australie. La résidence fiscale se détermine selon les règles de chaque État, puis l'article 4 en cas de double résidence : un conseil fiscal précède le départ.
Un retraité français est-il couvert par Medicare ?
Seulement s'il est résident permanent ou couvert par un arrêté ministériel. La France n'a pas d'accord de réciprocité santé avec l'Australie. La CFE (offre retraités) ou une assurance privée est la voie courante (CLEISS).
L'Age Pension australienne est-elle accessible à un nouvel arrivant ?
En général non : il faut être résident australien (citoyen ou visa permanent) et avoir résidé en Australie dix ans au total, dont cinq sans interruption (Services Australia). La France n'a pas d'accord de sécurité sociale avec l'Australie.
Comment être soigné lors d'un séjour en France ?
Le retraité du régime général s'inscrit au Cnarefe, avec au moins quinze ans de cotisation à des régimes obligatoires français ; un adhérent de la CFE envoie ses demandes à la CPAM de Seine-et-Marne (ameli).
Les soins sont-ils suffisants sur l'île pour un retraité ?
Le centre de santé offre des soins primaires, des urgences jour et nuit et des services pour personnes âgées, mais les spécialités ne sont pas toujours disponibles : les cas lourds sont dirigés vers Perth (Département des Infrastructures).
Les autres guides : Christmas, Île
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
