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Burundi · Prendre sa retraite

Prendre sa retraite au Burundi : droit de séjour, fiscalité de la pension, santé

L’essentiel

Les pages officielles consultées ne décrivent pas de visa ni de titre de séjour réservé aux retraités au Burundi : France Diplomatie ne mentionne qu'un visa d'entrée unique de 90 USD, valable un mois au maximum, avec prolongation sur place, et le Commissariat général des migrations précise les titres applicables à une installation. Aucune convention fiscale ne lie la France et le Burundi : la pension française reste soumise au droit interne pour un non-résident. Le formulaire S1 ne s'applique pas ; la santé relève de la CFE (offre SeniorExpat) ou d'une assurance internationale avec évacuation, France Diplomatie jugeant les infrastructures médicales défaillantes.

  • Visa d'entrée unique : 90 USD, un mois au maximum, prolongation sur place ; aucune catégorie retraité décrite (France Diplomatie).
  • Aucune convention fiscale France-Burundi sur la page des conventions d'impots.gouv.fr.
  • CFE SeniorExpat : cotisation selon le pays et l'âge, sans questionnaire médical ; pas de formulaire S1 hors Union européenne.
  • Retenue à la source des non-résidents sur les pensions françaises : abattement de 10 %, barème de 0 %, 12 % et 20 %.
  • Aucune hospitalisation prolongée ni opération chirurgicale envisageable sur place hors urgence vitale (France Diplomatie).
  • Carburant : pénuries récurrentes pouvant durer plusieurs jours ; cartes bancaires généralement non acceptées.

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Repères chiffrés : Burundi

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+4,2 %
Inflation
34,1 %
Taux de chômage
0,9 %
PIB par habitant
234 $
Population
14,4 millions
Espérance de vie
63,8 ans
Dépense de santé (% du PIB)
9,1 %
Médecins pour 1 000 hab.
0,08
Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
0,7

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Droit de séjour du retraité : ce que décrivent les sources officielles

France Diplomatie précise qu’un visa est obligatoire pour entrer au Burundi : visa d’entrée unique, demandé en ligne sur le site des autorités d’immigration, délivré à l’aéroport contre 90 USD et valable un mois au maximum, avec une prolongation qui peut être sollicitée sur place. Le certificat reçu par courriel après chaque validation est à imprimer. La page ne précise ni la validité du passeport, ni titre de séjour, ni permis de travail.

Ni France Diplomatie ni la page d’accueil du Commissariat général des migrations ne décrivent de titre réservé aux retraités ou aux revenus de pension. Un projet d’installation se prépare donc directement avec le Commissariat (avenue de l’OUA, Kigobe, Bujumbura ; contact@migration.gov.bi), qui précise la catégorie applicable, les pièces, les justificatifs de ressources et les délais. Pour un séjour d’essai de quelques semaines, sans activité rémunérée, le visa d’un mois peut suffire, avec prolongation.

Formalités d'entrée et d'installation

  • Visa : demande en ligne, certificat imprimé, paiement de 90 USD à l’aéroport ; prolongation sur place auprès des autorités.
  • Vaccination : fièvre jaune obligatoire, de préférence dix jours avant le départ ; calendrier français à jour.
  • Frontières terrestres : frontière avec la RDC fermée sauf au poste de Gatumba, ouvert de jour ; frontière avec le Rwanda susceptible d’être fermée, à vérifier avant tout déplacement.
  • Vols : pas de vol direct Paris-Bujumbura ; liaisons quotidiennes via Nairobi et Addis-Abeba, et rotations hebdomadaires via Bruxelles et Kigali selon France Diplomatie.
  • Inscription consulaire : registre des Français établis hors de France et dispositif Ariane pour les alertes.

Voir aussi la page vivre au Burundi.

Fiscalité de la pension française sans convention

La page des conventions internationales d’impots.gouv.fr ne mentionne aucune convention fiscale entre la France et le Burundi. Le droit interne français s’applique donc aux pensions de source française d’un non-résident. impots.gouv.fr décrit, pour les salaires et pensions versés à un non-résident, une retenue à la source calculée après un abattement de 10 %, selon un barème de 0 %, 12 % et 20 % (tranches révisées chaque année). Les tranches à 0 % et 12 % sont libératoires, la retenue à 20 % s’impute sur l’impôt, et la retenue ne vise que les revenus de source française imposables en France.

Plusieurs payeurs peuvent conduire à une retenue insuffisante, avec une régularisation prévue par l’article 197 B du CGI. Côté burundais, l’imposition d’un résident se confirme auprès de l’Office burundais des recettes, dont les barèmes n’ont pas pu être lus ; un conseil individualisé permet de vérifier l’absence de double imposition avant le départ.

Accès aux soins des retraités : pas de formulaire S1

Le formulaire S1, qui permet à un retraité de se faire soigner sur le compte de la France dans l’Union européenne, ne s’applique pas au Burundi : aucune convention de sécurité sociale ne lie les deux pays (liste du CLEISS). Le retraité s’informe sur ce que couvre le régime local, adhère à la CFE ou souscrit une assurance privée. La CFE propose SeniorExpat, à cotisation variable selon le pays et l’âge, sans questionnaire de santé, avec une carence évitée si l’adhésion intervient avant le départ ou dans les trois mois de l’installation, puis de trois ou six mois selon l’âge. La carte d’assurance maladie burundaise (3 000 BIF), obligatoire pour les personnes de 18 ans révolus non affiliées à une mutualité selon l’Office burundais des recettes, ne remplace pas une couverture avec évacuation.

Lors d’un séjour temporaire en France, la prise en charge suppose une pension d’un régime de base français rémunérant au moins quinze ans d’assurance ; la CNAREFE gère les dossiers des retraités du régime général hors Union européenne. Hors de France, la CSG, la CRDS et la Casa ne sont plus prélevées ; une cotisation maladie de 3,2 % (pension de base) et 4,2 % (pension complémentaire) s’applique en cas de rattachement à un régime français. Voir le guide assurance maladie du retraité à l’étranger et la page remboursements des soins au Burundi.

Coût de la vie, villes prisées et paiements

Les résidents français vivent surtout à Bujumbura, où se trouvent l’ambassade, l’école française et les rares services de secours. Le bloc « Repères économiques » ci-dessus présente l’inflation et le taux de change du franc burundais. La DG Trésor note que le double taux de change alimente les pénuries de devises et de carburant. Les pages officielles consultées ne publient pas de barème de loyers : les montants se demandent aux agents locaux et se vérifient par écrit avant la signature d’un bail.

Pour un retraité, le budget intègre l’assurance santé avec évacuation, un logement gardé et des déplacements prudents. France Diplomatie indique que les cartes de crédit ne sont généralement pas acceptées : les paiements se font en espèces, et transferts et change sont possibles à Bujumbura et dans les grands centres. Une préparation du retrait d’argent et de la gestion bancaire depuis la France est donc nécessaire.

Sécurité, route et santé au quotidien

France Diplomatie classe en zone formellement déconseillée toute la frontière avec la RDC, la route d’Uvira au-delà de la réserve de la Rusizi, le nord de la Kibira et la frontière ouest avec le Rwanda au nord de la RN10 ; le reste du pays est en vigilance renforcée. À Bujumbura, elle signale une délinquance de droit commun en hausse et recommande de ne pas circuler de nuit : après 18 h, les routes ne sont généralement plus contrôlées. Les pénuries de carburant sont récurrentes, les minibus collectifs sont déconseillés et la saison des pluies, d’octobre à mai, endommage les routes.

Sur le plan sanitaire, le paludisme circule toute l’année, la méningite connaît des épidémies de novembre à juin et la fièvre jaune impose une vaccination. Un retraité atteint d’une affection chronique choisit son contrat en fonction de la gestion des antécédents, du plafond annuel et de l’évacuation : voir système de santé du Burundi et l’assurance du retraité à l’étranger. En cas de retour définitif en France, voir retour en France.

Retraite au Burundi : repères par domaine

DomaineRègle ou informationSource
SéjourVisa d'entrée unique de 90 USD, un mois, prolongation sur place ; aucune catégorie retraité décriteFrance Diplomatie
Impôt sur la pension françaiseAucune convention listée ; droit interne ; retenue à la source des non-résidentsimpots.gouv.fr
SoinsPas de S1 ; CFE SeniorExpat ou assurance internationaleCLEISS, CFE
Prélèvements en France3,2 % sur la pension de base et 4,2 % sur la complémentaire en cas de rattachementCLEISS
Soins sur placeAucune hospitalisation prolongée ni opération chirurgicale envisageable hors urgence vitaleFrance Diplomatie
SécuritéFrontière avec la RDC formellement déconseillée ; ne pas circuler de nuitFrance Diplomatie

À confirmer auprès du Commissariat général des migrations, du service des impôts des non-résidents et de la caisse de retraite.

Questions fréquentes

Un retraité français peut-il s'installer au Burundi ?

Les pages officielles consultées ne décrivent pas de catégorie réservée aux retraités. Le visa d'entrée unique dure un mois au maximum ; pour une installation, le Commissariat général des migrations précise le titre, les pièces et les ressources demandées.

Combien coûte le visa du Burundi ?

90 USD, payés à l'aéroport, pour un visa d'entrée unique valable un mois au maximum, selon France Diplomatie. Une prolongation peut être sollicitée sur place.

La pension française est-elle imposée au Burundi ?

Aucune convention fiscale n'existe entre les deux pays selon impots.gouv.fr : le droit interne s'applique. La pension de source française reste soumise à la retenue à la source des non-résidents ; l'Office burundais des recettes précise la situation locale.

Un retraité peut-il utiliser le formulaire S1 au Burundi ?

Non : le S1 vaut dans l'Union européenne. Au Burundi, le retraité choisit entre la CFE (offre SeniorExpat) et une assurance internationale avec évacuation.

Le retraité paie-t-il la CSG et la CRDS depuis le Burundi ?

Non, si sa résidence fiscale n'est plus en France : il ne paie ni CSG, ni CRDS, ni Casa. Une cotisation maladie de 3,2 % ou 4,2 % est retenue en cas de rattachement à un régime français.

Où se faire soigner en cas de problème grave ?

France Diplomatie indique qu'aucune hospitalisation prolongée ni opération chirurgicale n'est envisageable sur place hors urgence vitale. Une assurance couvrant frais médicaux et rapatriement sanitaire est indispensable.

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