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Bulgarie · Prendre sa retraite

Prendre sa retraite en Bulgarie : séjour, fiscalité de la pension, formulaire S1 et coût de la vie

L’essentiel

Un retraité français s'installe en Bulgarie sans visa : le séjour est libre pendant trois mois, puis une attestation de séjour des services Migration est obligatoire au-delà de 90 jours, avec des ressources suffisantes et une assurance maladie complète. La convention fiscale du 14 mars 1987 laisse imposables en France, par son article 16, les pensions versées en application de la législation française de sécurité sociale, tandis que les autres pensions privées relèvent de l'État de résidence, où l'impôt sur le revenu est de 10 %. Avec le formulaire S1 demandé à sa caisse de retraite, le retraité s'inscrit à la NZOK. Les pages officielles consultées ne fixent aucun montant de ressources.

  • 90 jours : durée de séjour sans formalité ; au-delà, l'attestation de séjour est obligatoire (France Diplomatie, ambassade de France) ; le certificat de longue durée est valable jusqu'à 5 ans et le certificat permanent 10 ans.
  • Article 16 de la convention franco-bulgare du 14 mars 1987 : les pensions versées en application de la législation de sécurité sociale d'un État sont imposables dans cet État ; les autres pensions privées ne le sont que dans l'État de résidence (impots.gouv.fr).
  • 3,2 % sur la pension de base et 4,2 % sur la complémentaire : cotisation maladie prélevée sur les retraites françaises d'un retraité dont la résidence fiscale est hors de France ; 7,1 % pour les indépendants (CLEISS).
  • 10 % : taux de l'impôt sur le revenu des personnes physiques en Bulgarie (Agence nationale des recettes).
  • 62 ans et 6 mois (36 ans et 10 mois d'assurance) pour les femmes, 64 ans et 9 mois (39 ans et 10 mois) pour les hommes : conditions de la pension bulgare en 2026 ; 67 ans avec 15 ans d'assurance effective pour les deux sexes (ministère du Travail).
  • 1 lev par consultation pour un retraité, contre 2,90 leva pour les autres assurés : participation indiquée par le CLEISS ; 1 euro vaut 1,95583 lev (CLEISS, page de 2025 ; Banque nationale de Bulgarie).

Repères économiques : Bulgarie

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+3,1 %
Inflation
4,6 %
Taux de chômage
3,5 %
PIB par habitant
20 328 $
Population
6,4 millions
Monnaie
Euro
pas de frais de change

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Droit de séjour du retraité : aucun visa, une attestation au-delà de 90 jours

Les citoyens de l’Union européenne séjournent en Bulgarie jusqu’à trois mois avec une pièce d’identité ou un passeport valide, sans formalité. Au-delà de 90 jours, une attestation de séjour, délivrée par les services Migration du ministère de l’Intérieur, est obligatoire (France Diplomatie, ambassade de France). Your Europe résume les conditions applicables à un retraité : une assurance maladie complète et des ressources suffisantes pour vivre sans demander d’aide financière ; une pension compte parmi ces ressources.

  • Documents délivrés : le certificat de séjour de longue durée d’un citoyen de l’Union est valable jusqu’à cinq ans, le certificat de séjour permanent dix ans (registre des services administratifs). Après cinq ans de séjour légal et continu, le droit de séjour permanent s’acquiert automatiquement (Your Europe) ; il se perd après plus de deux années consécutives d’absence.
  • Montant de référence : les pages officielles lues ne fixent pas de montant de ressources à justifier ; les pièces et conditions se confirment auprès de la direction Migration du ministère de l’Intérieur, qui apprécie la situation de chaque demandeur.
  • Formalités : la page vivre en Bulgarie détaille l’attestation de séjour, la validité des documents d’identité et l’inscription au registre consulaire.

Fiscalité de la pension française : la convention franco-bulgare

La convention entre la France et la Bulgarie, signée à Sofia le 14 mars 1987 et en vigueur depuis le 1er mai 1988, a été modifiée par la convention multilatérale de lutte contre l’érosion de la base d’imposition (BEPS), en vigueur pour la Bulgarie depuis le 1er janvier 2023. Elle répartit le droit d’imposer chaque revenu entre les deux États. Sa règle sur les pensions de sécurité sociale en réserve l’imposition à l’État qui les verse, ce qui change la déclaration à déposer selon la nature de chaque pension.

  • Pensions de sécurité sociale (article 16, paragraphe 2) : les pensions et autres sommes payées en application de la législation de sécurité sociale d’un État sont imposables dans cet État. Pour la France, l’administration range dans les pensions de sécurité sociale les régimes de base et les régimes complémentaires obligatoires, dont l’AGIRC et l’ARRCO (BOFiP) : ces pensions restent imposables en France, selon les règles applicables aux non-résidents .
  • Autres pensions privées (article 16, paragraphe 1) : les pensions et rémunérations similaires versées à un résident au titre d’un emploi antérieur ne sont imposables que dans son État de résidence, donc en Bulgarie pour un retraité qui y réside, sous réserve du paragraphe 2 de l’article 17. Une retraite supplémentaire facultative relève en principe de cette catégorie ; son classement se vérifie contrat par contrat.
  • Pensions publiques (article 17, paragraphe 2) : les pensions versées par un État ou une collectivité au titre de services rendus à cet État sont imposables dans cet État ; un ancien fonctionnaire français reste imposé en France.
  • Double imposition (article 20) : la Bulgarie exonère les revenus imposables en France selon la convention, sous réserve de la prise en compte de ces revenus pour calculer l’impôt sur le reste des revenus ; pour un résident français, la France accorde un crédit d’impôt sur les revenus de source bulgare imposés en Bulgarie.
  • Côté bulgare : le taux de l’impôt sur le revenu est de 10 %, avec une déclaration annuelle du 10 janvier au 30 avril (Agence nationale des recettes). La procédure à suivre pour faire valoir l’exonération prévue par la convention se confirme auprès de cette agence.
  • Prélèvements français : pour un retraité dont la résidence fiscale est hors de France, une cotisation maladie de 3,2 % sur la pension de base et de 4,2 % sur la complémentaire est prélevée sur les retraites du régime général, et de 7,1 % sur celles des travailleurs indépendants ; avec une résidence fiscale en France, la CSG, la CRDS et la CASA s’appliquent (CLEISS).

Le guide toucher sa retraite à l’étranger détaille le versement des pensions hors de France. Un conseil individuel permet de vérifier les déclarations à déposer dans chaque pays.

Soins des retraités : le formulaire S1 et l'accès à la NZOK

Le retraité qui perçoit seulement une pension française, s’installe de façon permanente ou plus de six mois par an en Bulgarie et n’y exerce aucune activité demande le S1 à sa caisse de retraite (CLEISS). Le formulaire E121, devenu S1, permet l’inscription d’un retraité et de sa famille à la NZOK ; après avoir choisi un médecin généraliste, le patient est soigné comme chaque assuré bulgare (NZOK). Chaque ayant droit a son propre S1.

  • Parcours de soins : le médecin généraliste conventionné oriente vers les spécialistes, concentrés dans les grandes villes et dans la capitale ; voir le guide du système de santé bulgare.
  • Participation : le retraité règle 1 lev par consultation, contre 2,90 leva pour les autres assurés, et 5,80 leva par jour d’hospitalisation, dans la limite de 10 jours par an (CLEISS, page de 2025). Le détail par poste figure dans la page remboursements des soins en Bulgarie.
  • Retour en France : avec un S1, le retraité peut se faire soigner en France quel qu’en soit le motif (CLEISS).

Pour compléter ce dispositif avec une couverture au premier euro ou un accès aux prestataires privés, Expavy aide à comparer les options ; voir aussi le guide assurance maladie du retraité à l’étranger et la page assurance retraite à l’étranger.

Coût de la vie et logement du retraité

Eurostat situe les prix par rapport à la moyenne de l’Union européenne, fixée à 100 : en 2024, la consommation des ménages affichait un indice de 56,9 en Bulgarie, contre 107,9 en France, et le poste logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles un indice de 38,1, contre 122,5. Un retraité qui loue ajoute les charges, l’énergie et les frais de santé non couverts : le guide budgétiser sa santé en expatriation aide à chiffrer ce poste.

  • Logement : les loyers et les prix varient fortement entre Sofia, la côte et l’intérieur ; ils se consultent dans les publications de l’Institut national de la statistique et de la Banque nationale de Bulgarie.
  • Monnaie : la Bulgarie utilise l’euro depuis le 1er janvier 2026 (décision (UE) 2025/1407 du Conseil) ; une pension française versée en euros ne comporte donc plus de risque de change.

Villes et régions : Sofia, Plovdiv, Varna, Burgas et la mer Noire

Le choix du lieu dépend du climat, de la proximité des hôpitaux et du budget logement. L’Institut national de météorologie et d’hydrologie (NIMH) décrit un climat de transition entre influences continentale et méditerranéenne, avec quatre saisons nettes. La température moyenne annuelle des zones de moins de 800 mètres d’altitude varie de 10,6 °C à 13,0 °C sur la période 1988-2016 ; juillet affiche 22 °C sur la mer Noire et janvier plus de 3 °C au sud du littoral, contre une température négative dans la plaine du Danube (normales 1961-1990).

France Diplomatie signale la neige de novembre à avril sur les routes, un risque sismique et des chiens errants. Les spécialistes exercent surtout dans les grandes villes et dans la capitale ; les personnes de 65 ans et plus représentent 24,3 % de la population (NSI). Il est utile de passer au moins une saison hivernale sur place avant de signer un bail long, de vérifier la distance aux hôpitaux et de prévoir l’apprentissage du bulgare pour les démarches courantes.

Si vous avez aussi travaillé en Bulgarie : la retraite bulgare

Pour les périodes travaillées en Bulgarie, la pension se demande à l’Institut national d’assurance sociale. Selon le ministère du Travail, la pension pour durée d’assurance et âge s’ouvre en 2026 à 62 ans et 6 mois avec 36 ans et 10 mois d’assurance pour les femmes, et à 64 ans et 9 mois avec 39 ans et 10 mois pour les hommes ; sans cette durée, une personne qui justifie d’au moins 15 ans d’assurance effective part à 67 ans, quel que soit son sexe. Un départ jusqu’à un an plus tôt est possible avec une pension réduite à vie. Le CLEISS précise que l’âge augmente chaque année jusqu’à 65 ans pour tous, en 2029 pour les hommes et en 2037 pour les femmes.

Les périodes accomplies en France et en Bulgarie se cumulent pour l’ouverture des droits : le guide trimestres travaillés à l’étranger explique le principe de la totalisation.

Démarches avant le départ et retour éventuel en France

  • Demander le S1 à sa caisse de retraite, pour soi et pour chaque ayant droit, avant le départ.
  • Informer ses caisses de retraite du changement d’adresse et du compte bancaire de versement de la pension.
  • Demander l’attestation de séjour aux services Migration avant la fin des 90 jours, avec les justificatifs de ressources, de logement et d’assurance.
  • Faire enregistrer le S1 auprès de la caisse régionale de la NZOK, puis choisir un médecin généraliste conventionné.
  • S’inscrire au registre consulaire de l’ambassade de France à Sofia pour un séjour de plus de six mois.
  • Continuer de déclarer sa pension de sécurité sociale en France, où elle reste imposable selon la convention.
  • Déclarer les autres revenus à l’Agence nationale des recettes entre le 10 janvier et le 30 avril.

En cas de retour en France, l’assuré contacte la dernière caisse d’assurance maladie dont il relevait : la page retour en France détaille les démarches.

Questions fréquentes

Faut-il un visa pour prendre sa retraite en Bulgarie ?

Non. Un Français entre avec un passeport ou une carte d'identité valide et séjourne trois mois sans formalité. Au-delà de 90 jours, l'attestation de séjour des services Migration est obligatoire, avec des ressources suffisantes et une assurance maladie complète ; le droit de séjour permanent s'acquiert après cinq ans.

Quels revenus faut-il justifier pour s'installer en Bulgarie à la retraite ?

Des ressources suffisantes pour vivre sans demander d'aide financière, qu'une pension peut constituer. Les pages officielles lues ne fixent aucun montant ; la direction Migration du ministère de l'Intérieur confirme les pièces et apprécie la situation de chaque demandeur.

La pension française est-elle imposée en Bulgarie ou en France ?

Selon l'article 16 de la convention franco-bulgare, les pensions versées en application de la législation de sécurité sociale d'un État, y compris les régimes complémentaires obligatoires comme l'AGIRC-ARRCO d'après l'administration française, sont imposables dans cet État, donc en France. Les autres pensions privées ne sont imposables que dans l'État de résidence.

Une retraite supplémentaire privée est-elle imposée en Bulgarie ?

En principe oui : l'article 16, paragraphe 1, réserve l'imposition des pensions privées à l'État de résidence. Le classement exact d'un contrat se vérifie auprès de l'administration fiscale française et de l'Agence nationale des recettes.

Comment fonctionne le formulaire S1 en Bulgarie ?

Le retraité le demande à sa caisse de retraite avant le départ et le fait enregistrer à la NZOK, où il choisit un médecin généraliste. Il est ensuite soigné comme un assuré bulgare. Chaque ayant droit peut avoir son propre S1.

Quelle cotisation maladie est prélevée sur la retraite française ?

Pour un retraité dont la résidence fiscale est hors de France, une cotisation maladie de 3,2 % sur la pension de base et de 4,2 % sur la complémentaire est prélevée sur les retraites du régime général, et de 7,1 % sur celles des indépendants. Avec une résidence fiscale en France, la CSG, la CRDS et la CASA s'appliquent.

À quel âge prend-on sa retraite en Bulgarie ?

En 2026, à 62 ans et 6 mois avec 36 ans et 10 mois d'assurance pour les femmes, et à 64 ans et 9 mois avec 39 ans et 10 mois pour les hommes ; 67 ans avec au moins 15 ans d'assurance effective, selon le ministère du Travail et de la Politique sociale.

Combien coûte la participation aux soins pour un retraité en Bulgarie ?

Selon le CLEISS, un retraité règle 1 lev par consultation, contre 2,90 leva pour les autres assurés, et 5,80 leva par jour d'hospitalisation dans la limite de 10 jours par an. Le taux de conversion est de 1,95583 lev pour 1 euro.

Les autres guides : Bulgarie