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Afrique du Sud · Remboursements des soins

Remboursement des soins en Afrique du Sud : qui rembourse quoi selon votre situation

L’essentiel

En Afrique du Sud, la carte Vitale ne fonctionne pas : la France n'a conclu aucune convention de sécurité sociale avec ce pays, et c'est votre statut qui désigne le payeur. Le salarié local relève de son contrat (par exemple un medical scheme lié à l'employeur), le détaché garde en principe le régime français hors convention, et l'indépendant, le retraité ou le conjoint choisit entre un medical scheme, la CFE et une assurance internationale. Un medical scheme garantit des prestations minimales prescrites, la CFE rembourse sur des barèmes propres au pays de soins et l'assurance au premier euro rembourse les frais réels dans ses plafonds. Le touriste, dispensé de visa pendant 90 jours, s'appuie sur une assurance voyage avec assistance. Le tableau récapitulatif résume chaque cas, puis la page détaille les postes de soins.

  • Aucune convention de sécurité sociale France-Afrique du Sud : le pays ne figure pas dans la liste des conventions bilatérales publiée par le CLEISS.
  • Détachement hors convention : 3 ans renouvelables une fois, avec remboursement sur factures acquittées (imprimé S 3125c) selon les prestations équivalentes en France.
  • 71 medical schemes régulés fin 2024 (16 ouverts, 55 restreints) et 271 affections garanties par les prestations minimales prescrites (Council for Medical Schemes).
  • CFE : à partir de 87 € par mois pour MondExpat (30 ans et plus), 57 € pour JeunExpat (moins de 30 ans) et 147 € pour l'offre retraités ; carence de 3 ou 6 mois en cas d'adhésion tardive.
  • 15 ans d'assurance en France : durée qui ouvre la prise en charge des soins du retraité lors de ses séjours temporaires en France (CLEISS).
  • Retour en France : résidence stable et régulière depuis plus de 3 mois, avec maintien gratuit des droits CFE pendant les 3 premiers mois.

Le principe : aucune convention, un payeur selon le statut

L’ambassade de France en Afrique du Sud le rappelle : l’État français ne prend pas en charge les frais de santé en cas d’hospitalisation, de soins ou de rapatriement sanitaire à l’étranger. Il n’existe pas de convention bilatérale de sécurité sociale entre la France et l’Afrique du Sud : le CLEISS ne la liste pas parmi les conventions de la France. Aucune coordination n’existe donc entre les régimes : pas de carte européenne, pas de totalisation des périodes, pas de prise en charge croisée.

Quatre acteurs peuvent intervenir selon le statut : le medical scheme sud-africain, le régime français maintenu (détachement), la CFE et une assurance santé internationale. La bonne couverture se choisit avant le départ, selon le visa, l’employeur et le budget. Les notions de base de remboursement et de reste à charge aident à comparer les offres. Le fonctionnement des réseaux est présenté dans la page système de santé en Afrique du Sud.

Salarié en contrat local et salarié détaché

Le salarié en contrat local relève du système sud-africain. L’assurance chômage UIF, financée par 1 % du salaire et 1 % de la part de l’employeur, ne couvre pas la santé. La couverture maladie dépend du contrat : certains medical schemes sont restreints à un employeur, un secteur ou une administration, d’autres sont ouverts à tous (Council for Medical Schemes). À défaut, le salarié s’adresse au secteur public ou choisit un scheme ouvert. Pour son visa de travail, le Department of Home Affairs (DHA) demande un rapport médical, non l’adhésion à un scheme. Voir le glossaire du contrat local.

Le salarié détaché par un employeur français reste affilié au régime obligatoire français, avec des cotisations versées en France, pour 3 ans renouvelables une fois ; le pays d’accueil peut en outre exiger ses propres cotisations. Il adresse à sa caisse ses factures acquittées avec l’imprimé S 3125c « soins reçus à l’étranger » ; la couverture correspond aux prestations équivalentes en France, et une assurance complémentaire est recommandée quand les frais locaux sont élevés. Les ayants droit qui l’accompagnent bénéficient des mêmes droits (CLEISS). Voir détaché ou expatrié et le glossaire du détaché.

Indépendant, nomade numérique et étudiant

L’indépendant ou le nomade numérique n’a pas d’employeur qui l’affilie. La liste des pièces du Remote Work Visa ne mentionne pas d’assurance médicale, mais une couverture hospitalisation, ambulatoire et évacuation reste la solution la plus complète. Trois voies existent : un medical scheme ouvert, la CFE ou une assurance internationale ; voir l’assurance nomade digital et le guide visas pour nomades numériques.

L’étudiant titulaire d’un visa d’études, comme le participant à un programme d’échange, présente au DHA une preuve de couverture médicale auprès d’un medical scheme enregistré au titre de la loi sud-africaine : une assurance voyage classique ne remplace pas cette exigence. Avant 30 ans, la CFE propose l’offre JeunExpat à partir de 57 € par mois, à comparer avec les options d’un scheme. Voir l’assurance étudiant à l’étranger.

Retraité, conjoint et enfants

Le retraité ne relève pas du formulaire S1, valable dans l’Union européenne : l’Afrique du Sud ne figure pas parmi les pays conventionnés. Le CLEISS indique trois voies dans un pays sans accord : l’adhésion volontaire à la CFE, le régime local et une assurance privée. Le visa de retraité exige une preuve de couverture médicale (DHA), et l’offre retraités de la CFE démarre à 147 € par mois selon le pays, l’âge et la composition du foyer. Lors de ses séjours temporaires en France, il est pris en charge si sa pension rémunère au moins 15 ans d’assurance en France ; son conjoint souscrit une assurance avant de voyager. Voir assurance maladie du retraité à l’étranger et la page retraite en Afrique du Sud.

Le conjoint et les enfants suivent le visa du titulaire : le DHA prévoit que le conjoint et les enfants à charge d’un retraité reçoivent un visa approprié. Un medical scheme couvre les bénéficiaires inscrits sur le contrat, la CFE comme les assurances internationales proposent des contrats familiaux, avec maternité et pédiatrie selon le contrat. Voir l’assurance famille expatriée et le guide couverture des enfants à l’étranger.

Adhérent de la CFE : barèmes par pays, carence et retour en France

La CFE est un organisme de protection sociale volontaire. En France, elle rembourse avec tiers payant dans les hôpitaux publics et privés ; à l’étranger, elle rembourse selon le pays de soins, par des taux ou des forfaits appliqués aux dépenses réelles. Quand le prix sud-africain dépasse la base retenue, l’écart reste à la charge de l’adhérent : le guide remboursements CFE détaille ce mécanisme.

  • Offres : MondExpat (30 ans et plus) dès 87 € par mois, JeunExpat (moins de 30 ans) dès 57 € par mois, offre retraités dès 147 € par mois. Elles couvrent consultations de généraliste, médicaments, analyses, hospitalisation, maternité, soins dentaires, transport d’urgence et vaccins.
  • Délai de carence : couverture immédiate si l’adhésion intervient avant le départ ou dans les trois mois de l’expatriation ; au-delà, trois mois d’attente avant 45 ans et six mois à partir de 45 ans.
  • Maternité : la conception doit être postérieure à l’adhésion.

Au retour en France, la CFE indique qu’il n’y a pas de délai de carence. La reprise des droits à l’Assurance Maladie exige de travailler en France ou d’y résider de façon stable et régulière depuis plus de trois mois ; un adhérent CFE bénéficie gratuitement d’un maintien de droits pendant les trois premiers mois (Assurance Maladie). Voir le guide réduire le délai de carence et la page retour en France.

Assurance au 1er euro et touriste

L’assurance santé internationale au 1er euro rembourse les frais réels dans la limite de ses plafonds, après franchise éventuelle, délais de carence et exclusions du contrat. Elle donne accès aux établissements privés avec prise en charge directe quand le contrat le prévoit. Les contrats se comparent sur le plafond annuel, la zone de couverture, l’évacuation et la gestion des antécédents médicaux ; voir le guide zone de couverture et la page questionnaire médical et antécédents.

Le touriste français séjourne 90 jours au plus sans visa (DIRCO). L’ambassade de France recommande de souscrire avant le voyage une assurance-assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire ; les cartes bancaires offrent souvent cette protection pour des séjours de moins de 90 jours, selon les conditions du contrat, avec des plafonds à vérifier. Voir l’assurance voyage longue durée.

Poste par poste : consultation, hospitalisation, médicaments, dentaire, optique, maternité

  • Consultation : en cabinet privé, le medical scheme rembourse selon l’option choisie, parfois avec une participation du patient hors du réseau de prestataires du scheme ; remboursée par la CFE sur son barème pays ; frais réels pour un contrat au 1er euro.
  • Hospitalisation : les prestations minimales prescrites (PMB) couvrent les urgences et 271 affections ; régime français pour le détaché ; CFE avec tiers payant en France ; contrat international avec prise en charge directe.
  • Médicaments : le prix de sortie unique encadre le tarif dans le privé ; pour les maladies chroniques listées en PMB, le medical scheme couvre médicaments, consultations et examens liés à la pathologie ; remboursés selon les barèmes de la CFE ou les plafonds d’un contrat international.
  • Dentaire : inclus à la CFE selon ses barèmes et dans la plupart des contrats internationaux, avec un plafond annuel ; les medical schemes prévoient les soins dentaires dans leurs prestations courantes selon l’option.
  • Optique : lunettes et lentilles relèvent surtout des contrats internationaux et des options d’un scheme, avec des limites par période ; à lire attentivement dans le guide des prestations.
  • Maternité : la CFE exige une conception après l’adhésion ; un medical scheme applique des délais d’attente de 3 mois pour l’attente générale et de 12 mois pour une pathologie préexistante, sauf PMB ; les contrats internationaux appliquent en général un délai de carence à la maternité.

Le guide des remboursements et la page assurance santé expatrié donnent des repères ; Expavy aide à confronter ces options à votre situation.

Récapitulatif : qui rembourse selon votre situation

SituationQui rembourse en prioritéCondition ou démarchePoint d'attention
Salarié en contrat localMedical scheme lié au contrat ou secteur publicRapport médical pour le visa de travail ; adhésion selon le contratUIF = chômage, pas la santé ; délais d'attente des schemes
Salarié détachéRégime français maintenu, prestations équivalentes en France3 ans renouvelables une fois ; factures acquittées et imprimé S 3125cÉcart avec les prix du privé ; assurance complémentaire utile
Indépendant, nomadeMedical scheme ouvert, CFE ou assurance internationaleRemote Work Visa : pas d'assurance exigée sur la liste du DHAHospitalisation et évacuation à prévoir
RetraitéCFE (offre retraités), medical scheme ou assurance internationalePas de S1 ; preuve de couverture médicale pour le visaAntécédents, délais d'attente, séjours en France
ÉtudiantMedical scheme enregistré, ou CFE JeunExpat en complémentVisa d'études : preuve de couverture auprès d'un scheme enregistréUne assurance voyage classique ne suffit pas pour le visa
Conjoint et enfantsContrat du titulaire (scheme, CFE, assurance)Visa du conjoint et des enfants à chargePédiatrie, maternité, carences
Adhérent CFECFE : barème du pays de soins, tiers payant en FranceAdhésion avant le départ ou sous 3 moisReste à charge dans le privé ; carence si adhésion tardive
Assurance au 1er euroAssureur : frais réels dans les plafondsQuestionnaire médical, prise en charge directe selon contratFranchise, carence, exclusions, antécédents
Touriste (90 jours)Assurance voyage ou assistance bancaireSouscription avant le départPlafonds et durée de couverture
Retour en FranceCFE maintenue 3 mois, puis Assurance MaladieRésidence stable et régulière depuis plus de 3 moisVérifier la date de reprise des droits

Sources : CLEISS, ambassade de France en Afrique du Sud, Department of Home Affairs, Council for Medical Schemes, CFE, Assurance Maladie, DIRCO.

Questions fréquentes

La carte Vitale fonctionne-t-elle en Afrique du Sud ?

Non : la France et l'Afrique du Sud n'ont pas de convention de sécurité sociale. Un salarié détaché peut obtenir un remboursement selon les règles françaises, sur factures acquittées ; les autres profils passent par un medical scheme, la CFE ou une assurance privée.

Que rembourse un medical scheme ?

Selon l'option choisie, les frais courants (consultations, soins infirmiers, chirurgie, dentaire) dans les limites du contrat, avec en toute circonstance des prestations minimales : urgences, 271 affections et maladies chroniques listées. Des délais d'attente de 3 à 12 mois peuvent s'appliquer.

Un détaché est-il remboursé comme en France ?

Il envoie ses factures acquittées à sa caisse avec l'imprimé S 3125c ; le remboursement correspond aux prestations équivalentes en France, quel que soit le prix payé sur place. Le détachement hors convention dure 3 ans, renouvelable une fois.

Un retraité français peut-il utiliser le formulaire S1 ?

Non : le S1 vaut dans l'Union européenne et dans les pays qui l'appliquent. En Afrique du Sud, le retraité choisit entre la CFE, un medical scheme et une assurance privée, et son visa exige une preuve de couverture médicale.

Comment la CFE rembourse-t-elle les soins en Afrique du Sud ?

Sur des taux ou forfaits propres au pays de soins, appliqués aux dépenses réelles ; l'écart avec le prix facturé dans le privé reste à la charge de l'adhérent. MondExpat débute à 87 € par mois et JeunExpat à 57 € par mois.

Quel est le délai de carence de la CFE ?

Aucun si l'adhésion intervient avant le départ ou dans les trois mois de l'expatriation. Au-delà, la carence est de trois mois avant 45 ans et de six mois à partir de 45 ans. La maternité suppose une conception postérieure à l'adhésion.

Que se passe-t-il pour la santé au retour en France ?

La CFE indique qu'il n'y a pas de délai de carence au retour. L'Assurance Maladie s'ouvre pour qui travaille en France ou y réside de façon stable et régulière depuis plus de trois mois ; un adhérent CFE bénéficie d'un maintien gratuit des droits pendant trois mois.

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