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Fiche pays — Europe

Assurance expatrié et assurance santé : Svalbard et île Jan Mayen

Maisons en bois colorées de Longyearbyen au pied de montagnes enneigées, au bord d'un fjord du Svalbard

En 5 lignes

Le Svalbard est un archipel arctique qui fait partie du Royaume de Norvège mais obéit à un régime à part : le traité du Svalbard du 9 février 1920 reconnaît la souveraineté norvégienne et garantit aux ressortissants des États parties, dont la France, l'égalité d'accès, de séjour et d'activité économique (Lovdata). L'île Jan Mayen, également norvégienne, relève d'une loi distincte de 1930 et n'est pas couverte par ce traité. Pour un Français, cela donne trois particularités. L'archipel est hors de l'espace Schengen. La loi norvégienne sur l'immigration ne s'y applique pas : aucun visa ni permis de séjour ou de travail norvégien n'est exigé (Gouverneur du Svalbard). Le Gouverneur peut en revanche refuser l'entrée ou le séjour à une personne qui n'a pas les moyens d'y vivre ou de s'y nourrir par un travail licite, et aucune aide sociale n'y est versée (NAV, commune de Longyearbyen). Côté santé, l'assurance nationale norvégienne (folketrygden) n'est accessible que par un employeur norvégien établi sur place ou par une affiliation antérieure, sans adhésion volontaire possible ; les règles européennes de sécurité sociale ne s'appliquent pas à l'archipel (NAV). L'hôpital de Longyearbyen, petit établissement d'urgence, précise que la CEAM ne couvre ni les soins ni l'ambulance aérienne vers Tromsø. Le CLEISS ne recense aucun accord bilatéral de sécurité sociale entre la France et la Norvège. L'ambassade de France à Oslo est compétente pour l'archipel, et France Diplomatie juge impératif un contrat d'assistance ou d'assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Source : France Diplomatie : Norvège, Entrée / séjour (Svalbard, documents de voyage)

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Chiffres clés

  • Traité du Svalbard du 9 février 1920 : souveraineté norvégienne, égalité d'accès et de séjour pour les ressortissants des États parties, dont la France (Lovdata).
  • Aucun visa ni permis de séjour ou de travail norvégien exigé pour séjourner au Svalbard ; le Gouverneur peut refuser l'entrée à qui ne dispose pas de moyens suffisants (Gouverneur du Svalbard, règlement sur le refus d'entrée et l'expulsion).
  • Aucune aide sociale au Svalbard ; l'affiliation à l'assurance nationale norvégienne passe par un employeur norvégien sur place, sans adhésion volontaire (NAV).
  • Aucun accord de sécurité sociale France-Norvège dans la liste des 42 accords bilatéraux du CLEISS ; règles européennes de sécurité sociale non applicables à l'archipel (NAV).
  • Petite communauté de quelques milliers d'habitants, concentrée à Longyearbyen, avec un hôpital d'urgence sans scanner ni IRM (commune de Longyearbyen, Statistics Norway).

Système de santé local

Le système de santé du Svalbard se réduit, pour l’essentiel, à l’hôpital de Longyearbyen. La commune le décrit comme un petit hôpital d’urgence qui fait aussi office de cabinet de médecin pour les habitants : il offre des soins généraux et spécialisés avec un médecin, un dentiste, un physiothérapeute, une infirmière de santé publique et une sage-femme. Sa capacité d’examens et de chirurgie est limitée, il n’emploie pas de psychologue, ne dispose pas de salle d’accouchement, et la commune précise qu’il n’y a ni scanner ni IRM. Les urgences graves sont transférées sur le continent par ambulance aérienne, un transport qui dépend de la météo et des appareils disponibles. L’établissement indique lui-même qu’il est dimensionné pour servir surtout la population locale et qu’il est équipé et doté pour les seules urgences ; les patients dont l’état est compliqué ou menace la vie sont transportés vers l’hôpital universitaire du Nord de la Norvège, à Tromsø.

Pour les urgences, le 113 (secours médical), le 112 (police) et le 110 (pompiers) sont les numéros norvégiens cités par France Diplomatie ; le Gouverneur du Svalbard, qui dirige le service de sauvetage de l’archipel, affiche le 112, et le standard de l’hôpital est le +47 79 02 42 00. Hors des localités, les possibilités de communication sont limitées, d’où l’exigence d’un équipement de communication pour les déplacements sur le terrain hors de la zone de déplacement (Gouverneur). Les médicaments nécessaires sont à emporter en bagage à main en quantité suffisante : l’hôpital peut ne pas avoir la capacité d’établir des ordonnances, et un médicament vendu en France peut ne pas exister en Norvège.

Obligations légales et de visa

  • Documents de voyage : tout voyageur doit détenir un document de voyage en cours de validité (Gouverneur du Svalbard). France Diplomatie rappelle que l’archipel est hors de l’espace Schengen, que la carte nationale d’identité en cours de validité y est obligatoire et qu’un passeport est fortement recommandé, la police pouvant le demander dans certains vols ou à l’arrivée ; les autorités norvégiennes n’ont pas reconnu la prolongation de validité de certaines cartes d’identité françaises délivrées entre 2004 et 2013.
  • Ni visa ni permis norvégien : la loi norvégienne sur l’immigration ne s’applique pas à l’archipel, et les étrangers n’ont besoin ni de visa ni de permis de séjour ou de travail délivré par les autorités norvégiennes pour y aller (Gouverneur du Svalbard). La NAV précise que les ressortissants des États parties au traité peuvent entrer et séjourner à condition de disposer d’un logement et de pouvoir subvenir à leurs besoins.
  • Moyens de subsistance : le règlement sur le refus d’entrée et l’expulsion permet au Gouverneur de refuser l’entrée, à l’arrivée ou plus tard, à une personne dont on doit supposer qu’elle n’a pas de moyens suffisants pour y séjourner ni la possibilité de s’y nourrir par un travail licite, ou qu’elle n’est pas en mesure de prendre soin d’elle-même. Cette règle vise les étrangers comme les Norvégiens, et le Gouverneur conseille de s’assurer d’un emploi et d’un logement avant l’arrivée.
  • Enregistrement : pour un séjour de plus de six mois, le déménagement se déclare au registre de la population du Svalbard auprès du bureau des impôts local (formulaire RF1557). Un étranger arrivé sans numéro d’identité norvégien doit demander un numéro d’identification temporaire (D-number) sur rendez-vous (Skatteetaten).
  • Affiliation à l’assurance maladie nationale : un résident déjà affilié avant son installation conserve son affiliation ; sinon, elle s’obtient comme salarié d’un employeur norvégien exerçant au Svalbard et dure autant que le contrat, plus un mois. L’adhésion volontaire est impossible (NAV). Le CLEISS décrit la même règle.
  • Assurance de sauvetage et d’évacuation : depuis l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2026, du règlement sur la sécurité sur le terrain, une assurance couvrant les frais de recherche, de sauvetage et de transport médical est exigée des opérateurs touristiques pour toute activité dans l’archipel, et des visiteurs, chercheurs et enseignants dès qu’ils se déplacent hors de la « zone de déplacement ». Les résidents permanents n’ont pas à souscrire d’assurance spécifique mais peuvent devoir payer les frais de sauvetage en cas de faute intentionnelle ou de négligence grave (Gouverneur). Pour un simple séjour dans la localité, l’hôpital recommande une assurance voyage ou santé couvrant les soins d’urgence.
  • Ours polaires et armes : quiconque sort des localités doit disposer de moyens adaptés pour effrayer les ours polaires ; porter une arme nécessite un permis délivré par le Gouverneur, et les armes chargées sont interdites dans la localité de Longyearbyen.
  • Étudiant et chercheur : les activités de recherche et d’enseignement hors de la zone de déplacement exigent une autorisation du Gouverneur, demandée au moins huit semaines à l’avance, un équipement de communication, une assurance et un rapport après l’activité.
  • Salarié détaché : le CLEISS décrit le détachement vers un pays sans accord de sécurité sociale (régime français maintenu pour trois ans, renouvelable une fois, avec remboursement sur factures acquittées dans la limite des tarifs français). Comme les règles européennes de sécurité sociale ne s’appliquent pas à l’archipel, ce cadre est à confirmer auprès de l’Urssaf (service mobilité internationale) et du CLEISS avant le départ.
  • Retraité : le formulaire S1 relève du droit européen, non applicable au Svalbard ; voir les voies du CLEISS dans la section « Accords ».

Aucune obligation de résidence minimale n’est posée pour séjourner au Svalbard, mais l’absence de filet social (pas d’aide sociale, hôpital d’urgence, évacuation dépendante de la météo) fait de l’assurance personnelle un élément central de tout projet.

Coût de quelques actes médicaux

Repères indicatifs, pas une grille tarifaire officielle : les tarifs varient selon l’établissement, demandez un devis avant les soins.

Coût de quelques actes médicaux en Svalbard et île Jan Mayen, secteur public et privé
ActeSecteur publicSecteur privé
Affiliation à l'assurance nationale norvégienne (salarié d'un employeur norvégien sur place)Cotisation de sécurité sociale (trygdeavgift) retenue avec l'impôt sur le salaire selon le régime fiscal du Svalbard ; taux fixés chaque année (Skatteetaten)—
Consultation médicale à LongyearbyenMédecin de l'hôpital de Longyearbyen, qui fait office de cabinet pour les habitants ; tarif applicable à un visiteur non publié dans les sources lues—
Urgence grave et évacuation vers TromsøLes patients peuvent devoir payer les soins et l'ambulance ; la CEAM ne les couvre pas (hôpital de Longyearbyen)Contrat d'assistance ou d'assurance couvrant l'évacuation et le rapatriement sanitaire, recommandé par France Diplomatie
Frais de recherche et de sauvetage sur le terrainRésident permanent : à sa charge seulement en cas de faute intentionnelle ou de négligence grave (Gouverneur)Assurance exigée des visiteurs hors de la zone de déplacement et des opérateurs ; offres de la CFE selon l'âge et le profil, tarif sur devis
Soins dentaires adultesUn dentiste exerce à l'hôpital ; le CLEISS indique que les soins dentaires des adultes sont généralement entièrement à la charge de l'assuré dans le régime norvégien—
MédicamentsPas toujours disponibles sur place ; emporter le traitement en bagage à main (hôpital de Longyearbyen)—
AccouchementPas de salle d'accouchement à l'hôpital de Longyearbyen : la naissance se prépare sur le continent (commune de Longyearbyen)—
Soins pour un visiteur françaisAucune prise en charge automatique ; au retour, seuls les soins urgents et imprévus peuvent éventuellement être remboursés par la caisse sur la base de tarifs forfaitaires français (ameli)—

Accords de sécurité sociale avec la France

Le cadre est d’abord institutionnel. Le Svalbard fait partie du Royaume de Norvège (loi sur le Svalbard de 1925), mais seules les lois norvégiennes de droit privé, de droit pénal et de procédure s’y appliquent d’office ; les autres lois ne s’appliquent que si elles le prévoient expressément. Le traité du Svalbard du 9 février 1920 garantit aux ressortissants des États parties (la France figure parmi les signataires d’origine) un droit égal d’accès et de séjour et la liberté d’exercer des activités maritimes, industrielles, minières et commerciales, et limite l’usage des impôts perçus à l’archipel lui-même. L’île Jan Mayen relève de sa propre loi de 1930, qui en fait une partie du Royaume de Norvège ; elle n’est pas visée par le traité du Svalbard et la loi ne contient aucune règle d’entrée ou de séjour. Les sources officielles lues ne décrivent aucun régime de santé ou de séjour spécifique à Jan Mayen : toute démarche s’y confirme auprès des autorités norvégiennes.

  • Sécurité sociale : le CLEISS ne liste aucun accord bilatéral France-Norvège parmi les 42 accords en vigueur. La NAV indique que les règles de l’Espace économique européen ne s’appliquent pas au Svalbard, la convention nordique de sécurité sociale s’appliquant en revanche aux personnes qui avaient déjà des droits dans un pays nordique. Les soins de passage en Norvège continentale relèvent d’un autre cadre : la CEAM s’utilise dans l’espace UE/EEE, mais l’hôpital de Longyearbyen précise qu’elle ne couvre ni les soins ni l’ambulance aérienne au Svalbard.
  • Régime norvégien : le CLEISS décrit une affiliation obligatoire pour les résidents du Svalbard et de Jan Mayen sous réserve d’avoir un employeur norvégien ou d’avoir été affilié avant l’installation.
  • Retraité : trois voies selon le CLEISS dans un pays sans accord (régime local, CFE, assurance privée) ; les soins lors d’un séjour temporaire en France sont ouverts aux titulaires d’une pension d’un régime de base français justifiant d’au moins 15 ans d’assurance, par le Cnarefe pour les retraités du régime général.
  • Fiscalité : le BOFiP liste la convention France-Norvège du 19 décembre 1980, modifiée par trois avenants (14 novembre 1984, 7 avril 1995, 16 septembre 1999). Les sources officielles lues ne permettent pas de confirmer qu’elle s’applique au Svalbard, dont le régime fiscal est propre (loi norvégienne sur l’impôt au Svalbard) : la situation se confirme auprès de l’administration fiscale française (service des impôts des non-résidents) et de Skatteetaten.

Quelle assurance selon mon profil

Matrice générale — ne recommande aucun produit ni assureur précis.

Quelle assurance selon le profil, pour Svalbard et île Jan Mayen
ProfilContrainte réglementairePoints d’attention
Salarié d'un employeur norvégien sur placeAffiliation à l'assurance nationale par l'employeur, tant que dure le contrat plus un mois (NAV)La perte d'emploi fait perdre l'affiliation et, sans moyens, expose à un refus de séjour
Salarié détachéCadre du CLEISS pour un pays sans accord : régime français maintenu 3 ans, renouvelable une foisRègles européennes inapplicables au Svalbard : cadre à confirmer auprès de l'Urssaf ; complémentaire et évacuation utiles
Indépendant / sans employeur localPas d'adhésion volontaire à l'assurance nationale pour qui n'était pas déjà affilié (NAV)Moyens de subsistance exigés ; assurance privée ou CFE à prévoir
RetraitéPas de S1 ; CFE (offre retraités), assurance privée ou affiliation antérieure à l'assurance norvégienneLogement lié aux employeurs ; hôpital d'urgence ; évacuation dépendante de la météo
Étudiant / chercheurAutorisation du Gouverneur hors de la zone de déplacement ; assurance de sauvetage exigéeCEAM sans effet ; offre jeunes de la CFE ou assurance étudiante
Visiteur / touristeAucun visa ; document de voyage ; assurance recommandée par l'hôpital, exigée hors de la zone de déplacementSoins et ambulance aérienne à la charge du patient, hors Schengen

Hôpitaux et réseau de soins

  • Longyearbyen : hôpital de Longyearbyen (Longyearbyen sykehus), tél. +47 79 02 42 00, urgences 113 ; petit hôpital d'urgence qui fait aussi office de cabinet pour les habitants, seul établissement de soins de l'archipel pour les résidents de longue durée.
  • Tromsø : hôpital universitaire du Nord de la Norvège, établissement public vers lequel l'hôpital de Longyearbyen évacue par ambulance aérienne les patients dont l'état est compliqué ou menace la vie.

Démarches

  1. Avant le départ : s’assurer d’un emploi et d’un logement, que le Gouverneur conseille de sécuriser avant l’arrivée ; la plupart des logements sont attribués par les employeurs.
  2. Vérifier la validité de la carte nationale d’identité et du passeport, l’archipel étant hors Schengen.
  3. Souscrire un contrat d’assistance ou d’assurance couvrant frais médicaux, évacuation et rapatriement sanitaire (France Diplomatie), la CEAM ne couvrant ni les soins ni l’ambulance aérienne au Svalbard. Voir le guide de la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) pour les offres selon l’âge et le profil, tarif sur devis.
  4. Signaler son départ aux organismes français (CPAM, CAF, France Travail, caisses de retraite) et s’informer sur le domicile fiscal auprès du service des impôts des non-résidents.
  5. Après l’arrivée, pour plus de six mois : déclarer le déménagement au registre de la population du Svalbard (formulaire RF1557) et, si besoin, demander le D-number.
  6. Salarié : vérifier avec l’employeur l’affiliation à l’assurance nationale (NAV Svalbard) et la retenue d’impôt à la source.
  7. Se procurer, si l’on sort des localités, les moyens de se protéger des ours polaires et un équipement de communication, et consulter les règles du Gouverneur avant tout déplacement sur le terrain.
  8. S’inscrire au registre des Français établis hors de France auprès de l’ambassade de France en Norvège, compétente pour l’archipel.

Questions fréquentes

Faut-il un visa ou un permis de séjour pour s'installer au Svalbard ?

Non : la loi norvégienne sur l'immigration ne s'applique pas à l'archipel et aucun visa ni permis de séjour ou de travail norvégien n'est exigé (Gouverneur du Svalbard). En revanche, le Gouverneur peut refuser l'entrée ou le séjour à une personne sans moyens suffisants pour y vivre ni possibilité de gagner sa vie par un travail licite.

La carte européenne d'assurance maladie (CEAM) fonctionne-t-elle au Svalbard ?

Non. L'hôpital de Longyearbyen indique que la CEAM ne couvre ni les soins de santé ni l'ambulance aérienne, l'archipel étant hors de l'espace Schengen, et que les patients peuvent devoir payer les soins et le transport. Une assurance voyage ou santé couvrant les urgences est recommandée.

Peut-on s'affilier à l'assurance maladie norvégienne en s'installant au Svalbard ?

Seulement par l'emploi : un résident déjà affilié avant son installation conserve son affiliation ; sinon on devient membre en tant que salarié d'un employeur norvégien exerçant au Svalbard, pour la durée du contrat plus un mois. L'adhésion volontaire n'existe pas (NAV).

Existe-t-il une aide sociale au Svalbard ?

Non : la NAV et la commune de Longyearbyen indiquent qu'aucune aide sociale n'est accordée au Svalbard, et que les résidents doivent disposer d'un logement et de moyens de subsistance.

L'assurance d'évacuation et de sauvetage est-elle obligatoire ?

Elle est exigée des opérateurs touristiques pour toute activité et des visiteurs, chercheurs et enseignants qui se déplacent hors de la zone de déplacement (règlement sur la sécurité sur le terrain). Les résidents permanents n'ont pas à souscrire d'assurance spécifique mais peuvent devoir payer les frais de sauvetage en cas de faute intentionnelle ou de négligence grave. Pour tout autre séjour, elle est fortement recommandée.

Jan Mayen est-elle soumise au même régime que le Svalbard ?

Non. Jan Mayen est une partie du Royaume de Norvège régie par une loi de 1930 et n'est pas couverte par le traité du Svalbard. Les sources officielles lues ne décrivent pas de régime de séjour ou de santé propre à l'île : renseignez-vous auprès des autorités norvégiennes.

Existe-t-il une convention de sécurité sociale entre la France et la Norvège applicable au Svalbard ?

Le CLEISS ne liste aucun accord bilatéral France-Norvège dans ses 42 accords en vigueur, et la NAV précise que les règles européennes de sécurité sociale ne s'appliquent pas au Svalbard. Selon la situation (détachement, retraite, retour en France), le CLEISS et la CFE sont à interroger avant le départ.

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