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Retraite à l'étranger

Prendre sa retraite en Macédoine du Nord : séjour, soins, fiscalité et vie quotidienne

L’essentiel

Un retraité français séjourne en Macédoine du Nord sans visa moins de trois mois ; pour rester plus longtemps, France Diplomatie prévoit une prolongation pour motif professionnel ou familial auprès du Bureau des étrangers du ministère de l'Intérieur, sans décrire de visa retraité : le titre de séjour se confirme auprès de l'ambassade. Côté santé, la convention franco-yougoslave de 1950, applicable depuis l'échange de lettres du 14 décembre 1995, permet au titulaire d'une pension française de salarié de demander à la caisse locale une couverture instruite avec les formulaires SE 21-34 puis SE 21-35 ; le formulaire S1 n'existe pas, le pays étant hors de l'Union européenne. La convention fiscale sur le revenu et la fortune organise l'imposition des pensions, et les pensions françaises ne supportent plus de CSG pour un non-résident fiscal.

  • Séjour sans visa de moins de 3 mois ; prolongation pour motif professionnel ou familial au Bureau des étrangers (France Diplomatie).
  • Couverture maladie locale du retraité : formulaires SE 21-34 puis SE 21-35 (accord) ou SE 21-36 (refus) (CLEISS).
  • Âge légal de départ en Macédoine du Nord : 64 ans pour les hommes et 62 ans pour les femmes, avec 15 ans d'assurance au moins (CLEISS).
  • Pensions locales exonérées de participation aux soins lorsqu'elles sont inférieures à la moyenne nationale (CLEISS).
  • Taux indicatifs de cotisation maladie sur pension en cas de rattachement français : 3,2 % sur la pension de base, 4,2 % sur la complémentaire, 7,1 % sur les pensions des indépendants (CLEISS).
  • Salaire net mensuel moyen publié chaque mois par l'Institut national de statistique.

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Repères chiffrés : Macédoine du Nord

Mis à jour automatiquement
Croissance du PIB
+3,5 %
Inflation
4,1 %
Taux de chômage
12,3 %
PIB par habitant
10 490 $
Population
1,8 millions
Espérance de vie
76,6 ans
Dépense de santé (% du PIB)
7,4 %
Médecins pour 1 000 hab.
2,94
Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
4,7

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Séjour et titre de séjour pour un retraité

France Diplomatie indique que les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour un séjour de moins de trois mois, avec un passeport valable au moins six mois ou une carte nationale d’identité en cours de validité ; une carte dont la date de validité est dépassée peut entraîner un refoulement. Un dépassement de séjour entraîne une amende d’environ 200 euros et une interdiction de quitter le territoire pendant la procédure. Pour un motif professionnel ou familial, une prolongation au-delà de trois mois est possible auprès du Bureau des étrangers du ministère de l’Intérieur. L’enregistrement auprès du commissariat le plus proche est obligatoire dans les 48 heures suivant l’arrivée.

Les fiches officielles françaises ne décrivent ni motif de séjour propre aux retraités ni condition de ressources chiffrée : le titre de séjour, les justificatifs de revenus et de logement et les délais se confirment auprès de l’ambassade de Macédoine du Nord à Paris et du ministère de l’Intérieur macédonien avant de s’installer. Les formalités d’entrée sont présentées dans le guide vivre en Macédoine du Nord.

Soins de santé du retraité : la procédure SE 21-34, SE 21-35 et SE 21-36

Le formulaire S1, valable dans l’Union européenne et l’Espace économique européen, ne s’applique pas en Macédoine du Nord, où la carte européenne n’est pas valable. C’est la convention franco-yougoslave de 1950, applicable depuis l’échange de lettres des 13 et 14 décembre 1995, qui organise la couverture d’un ressortissant français ou macédonien titulaire d’une pension française de salarié et sans droit selon la législation macédonienne. Le CLEISS précise qu’aucun certificat n’est délivré avant le départ : le retraité s’adresse au fonds de sécurité sociale de son lieu de résidence, qui vérifie la législation locale ; sinon, il envoie le formulaire SE 21-34 à l’organisme français qui paie la pension de base, lequel répond par le SE 21-35 (attestation) ou le SE 21-36 (refus). En cas d’accord, le fonds macédonien couvre ses soins et ceux de ses ayants droit qui vivent avec lui.

Pendant ses séjours temporaires en France, le SE 21-35 ouvre la prise en charge selon le droit français, avec accord préalable de la CPAM pour une hospitalisation de plus d’un mois ; seuls le pensionné et ses enfants mineurs sont couverts, un conjoint qui réside à l’étranger ne l’étant pas, d’où l’intérêt d’une assurance privée. Les retraités du régime général relèvent du centre national des retraités à l’étranger (CNAREFE), rattaché à la CPAM de Seine-et-Marne. La couverture locale peut être complétée par la CFE (offre SeniorExpat, cfe.fr) ou par une assurance internationale ; France Diplomatie recommande vivement une couverture incluant le rapatriement. Voir remboursements des soins en Macédoine du Nord, assurance maladie du retraité à l’étranger et assurance retraite à l’étranger.

Fiscalité de la pension française

La liste des conventions d’impots.gouv.fr propose une « Convention avec la Macédoine du Nord - Impôts sur le revenu et la fortune » ; la page consultée ne donne pas de date. Ce texte désigne l’État compétent pour imposer les pensions de source française : le résumé consulté ne reproduit pas les articles concernés, et le retraité les lit ou les fait lire par un conseiller avant de choisir sa résidence fiscale. Le critère de résidence fiscale française (foyer, séjour principal, activité, centre des intérêts économiques) se vérifie sur impots.gouv.fr : un départ en Macédoine du Nord ne la supprime pas automatiquement.

Le CLEISS rappelle qu’un retraité qui n’est plus fiscalement résident en France ne supporte plus de CSG, de CRDS ni de CASA sur ses pensions ; une cotisation d’assurance maladie est prélevée s’il reste rattaché à un régime français, par exemple au titre de séjours temporaires en France, aux taux indicatifs de 3,2 % sur la pension de base, de 4,2 % sur la pension complémentaire et de 7,1 % sur les pensions des régimes d’indépendants. L’imposition locale d’un résident macédonien se confirme auprès de l’administration fiscale locale : aucun taux n’est repris ici sans lecture du texte officiel.

Retraite macédonienne et pension minimale

Pour un retraité qui a aussi travaillé en Macédoine du Nord, le CLEISS rappelle les règles du régime local : âge de départ de 64 ans pour les hommes et de 62 ans pour les femmes, avec au moins 15 ans d’assurance, report possible jusqu’à 67 ans, pension à taux plein après 40 ans d’assurance pour les hommes et 35 ans pour les femmes. La pension minimale représente 35 % du salaire net moyen national pour 15 ans de cotisation et s’élève jusqu’à 80 % pour 40 ans, pour un homme ; pour une femme, 40 % pour 15 ans jusqu’à 80 % pour 35 ans. Elle ne peut pas descendre sous 64 % du salaire minimum mensuel brut. Les modalités de coordination des périodes d’assurance entre les deux pays se confirment auprès de la caisse de retraite et du CLEISS.

Coût de la vie, monnaie et vie quotidienne

La monnaie est le denar ; son taux de change varie, et France Diplomatie donne un cours indicatif dans sa présentation du pays. L’Institut national de statistique affiche le salaire net mensuel moyen (proche de 48 000 denars) et l’inflation. Une pension perçue en euros se compare aux charges de logement, de transport et d’assurance santé complémentaire ; les fiches de France Diplomatie ne donnent pas de niveau de loyers. À la douane, toute somme supérieure à 10 000 euros se déclare.

Les routes principales sont généralement bien entretenues, les routes secondaires moins, et de nombreuses pistes ne sont praticables qu’en 4x4 ; le réseau ferré sert surtout au fret, et le bus est le moyen recommandé pour rejoindre les grandes villes. Le permis français est reconnu pour les courts séjours, la carte verte reste exigée à la frontière malgré sa suppression en avril 2024, et les contrôles de police sont fréquents près des frontières.

Villes prisées et avant le départ

Skopje, la capitale, concentre l’ambassade de France (165 rue Aleksandrov Todor), et les services consulaires ; Bitola, Kumanovo, Prilep, Tetovo, Veles, Štip et Ohrid sont les autres villes citées par France Diplomatie. La fiche Sécurité classe l’ensemble du pays en vigilance normale ; les vols à la tire sont fréquents dans les lieux fréquentés, le risque sismique est présent sur tout le territoire et il n’existe pas de secours public en haute montagne.

  • Informer la caisse de retraite, la CPAM et les caisses complémentaires du changement de résidence.
  • Préparer le dossier de la caisse locale : demande de couverture et formulaires SE 21-34, SE 21-35 ou SE 21-36 selon la situation.
  • Étudier la CFE (SeniorExpat) ou une assurance internationale dans les trois mois suivant le départ pour éviter la carence.
  • Vérifier le titre de séjour auprès de l’ambassade de Macédoine du Nord et s’enregistrer dans les 48 heures après l’arrivée.
  • Lire la convention fiscale et déterminer sa résidence fiscale avant le départ.
  • Préparer les médicaments : strict nécessaire, emballage d’origine, ordonnance en dénomination commune internationale.
  • S’inscrire sur Fil d’Ariane et auprès de l’ambassade de France à Skopje.

Pour comparer les contrats, voir assurance santé expatrié et système de santé macédonien.

La santé du retraité selon sa situation

SituationRégime compétentFormulaire ou démarche
Pension française de salarié, sans droit macédonienFonds macédonien, sur droits françaisDemande au fonds local ; SE 21-34 envoyé à l'organisme français ; réponse SE 21-35 ou SE 21-36
Séjour temporaire en FranceDroit français, soins urgentsSE 21-35 ; pensionné et enfants mineurs seulement
Autre retraité (hors cas ci-dessus)CFE ou assurance internationaleSeniorExpat, cotisation variable selon le pays et l'âge
Ayants droit résidant avec le retraitéFonds macédonienCouverture avec le titulaire

Source : CLEISS, retraite en Macédoine du Nord. Le formulaire S1 n'est pas utilisé, la Macédoine du Nord étant hors de l'Union européenne.

Questions fréquentes

Existe-t-il un visa retraité pour la Macédoine du Nord ?

Les fiches officielles françaises n'en décrivent pas. Un Français séjourne sans visa moins de trois mois ; une prolongation est possible pour motif professionnel ou familial auprès du Bureau des étrangers, et le titre de séjour se confirme auprès de l'ambassade.

Le formulaire S1 fonctionne-t-il en Macédoine du Nord ?

Non, le S1 est réservé à l'Union européenne et à l'Espace économique européen. La convention de 1950 prévoit pour un retraité d'une pension française de salarié la procédure SE 21-34, SE 21-35 ou SE 21-36.

Que couvre le formulaire SE 21-35 en France ?

Les soins du retraité et de ses enfants mineurs lors de séjours temporaires en France, selon le droit français ; un conjoint résidant à l'étranger n'est pas couvert.

Quelle fiscalité pour une pension française en Macédoine du Nord ?

Une convention sur les impôts sur le revenu et la fortune détermine l'État qui impose les pensions ; le texte se consulte sur impots.gouv.fr avant de fixer sa résidence fiscale.

La CSG est-elle prélevée sur ma pension si je vis en Macédoine du Nord ?

Pour un retraité qui n'est plus fiscalement résident en France, le CLEISS indique qu'aucune CSG, CRDS ni CASA n'est prélevée ; une cotisation maladie est possible s'il reste rattaché à un régime français.

À quel âge prend-on sa retraite en Macédoine du Nord ?

64 ans pour les hommes et 62 ans pour les femmes, avec 15 ans d'assurance au moins, selon le CLEISS.

Les autres guides : Macédoine du Nord