- Accueil
- Pays
- Kirghizstan
- Prendre sa retraite
Kirghizstan · Prendre sa retraite
Prendre sa retraite au Kirghizstan quand on est français : séjour, fiscalité de la pension et santé
L’essentiel
Les sources officielles consultées ne décrivent aucun visa réservé aux retraités au Kirghizstan : le séjour sans visa dure 30 jours, le visa de type B jusqu'à 90 jours sans droit au travail, et un titre de résidence temporaire confirme le séjour de longue durée, avec enregistrement obligatoire au-delà de 30 jours. La convention fiscale franco-soviétique du 4 octobre 1985, toujours appliquée avec le Kirghizstan, distingue les pensions de sécurité sociale et publiques, imposables dans l'État de la source lorsque le bénéficiaire en est ressortissant, et les autres pensions, imposables dans l'État de résidence. Le formulaire S1 ne s'applique pas ; la CFE propose l'offre RetraitExpat et France Diplomatie recommande les cliniques privées.
- Séjour sans visa de 30 jours ; visa de type B jusqu'à 90 jours, sans droit à l'emploi ni à une activité lucrative (France Diplomatie, portail e-visa).
- Enregistrement obligatoire au-delà de 30 jours, avec une adresse de résidence ; amende d'au moins 10 000 soms à défaut (France Diplomatie).
- Convention fiscale France-ex-URSS du 4 octobre 1985, en vigueur depuis le 28 mars 1987 et toujours appliquée avec le Kirghizstan (BOFiP).
- Impôt sur le revenu au taux de base de 10 %, TVA de 12 % (portail d'investissement du gouvernement kirghiz).
- CFE RetraitExpat : titulaires d'une pension d'un régime de base français, sans questionnaire de santé, sans carence au retour en France.
- Aucun accord de sécurité sociale France-Kirghizstan dans la liste du CLEISS : pas de formulaire S1.
Service en cours de lancement : un conseiller étudie votre demande et vous recontacte pour préciser vos besoins.
Repères chiffrés : Kirghizstan
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +11,1 %
- Inflation
- 8,2 %
- Taux de chômage
- 3,5 %
- PIB par habitant
- 3 081 $
- Population
- 7,3 millions
- Espérance de vie
- 72,4 ans
- Dépense de santé (% du PIB)
- 4,5 %
- Médecins pour 1 000 hab.
- 1,57
- Lits d’hôpital pour 1 000 hab.
- 3,7
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Droit de séjour : pas de visa retraité décrit, un titre de résidence à obtenir
France Diplomatie précise que les Français séjournent sans visa 30 jours au plus, que le passeport doit être valide au moins six mois après la fin du séjour, et qu’un retour sans visa suppose d’attendre 30 jours après un séjour de 30 jours. Le visa de type B, valable jusqu’à 90 jours et demandé sur le portail e-visa, couvre des motifs précis (négociations, conférences, événements sportifs, soins) et ne permet aucune activité lucrative. Le portail décrit aussi le visa « nomade numérique » (type DN, jusqu’à un an) pour les spécialistes des technologies de l’information, et un titre de résidence temporaire qui confirme le droit de séjour de longue durée.
Ni le portail e-visa ni les fiches de France Diplomatie ne présentent de catégorie « retraité » ou de critères financiers de résidence pour les retraités. Un retraité qui souhaite s’installer demande donc au Service d’État des migrations et aux services consulaires kirghiz le titre correspondant à sa situation, sa durée et ses conditions. Au-delà de 30 jours, l’enregistrement payant à une adresse déclarée est obligatoire, tout comme l’enregistrement du téléphone ; un dépassement impose un visa de sortie de type L. La page vivre au Kirghizstan détaille ces formalités.
Fiscalité de la pension française : la convention de 1985
Le BOFiP indique que la convention fiscale franco-soviétique signée à Paris le 4 octobre 1985, en vigueur depuis le 28 mars 1987, continue de produire ses effets avec le Kirghizstan, celui-ci n’ayant pas souhaité la dénoncer. Selon cette doctrine, les pensions de sécurité sociale et les pensions publiques sont imposables uniquement dans l’État de la source lorsque le bénéficiaire est ressortissant de cet État, et toutes les autres pensions uniquement dans l’État de résidence. La résidence se détermine selon l’article 1 : en cas de double résidence, le foyer d’habitation permanent, puis le centre des intérêts vitaux, puis le lieu de séjour habituel, puis la nationalité, et enfin l’accord des autorités compétentes.
Pour un retraité français résidant au Kirghizstan, la pension d’un régime de base français, de nature « sécurité sociale », reste donc en principe imposable en France, alors qu’une pension privée relève de l’État de résidence ; la qualification de chaque pension se demande à la caisse versante. Les doubles impositions sont éliminées par l’article 15, et l’administration fiscale rappelle que les pensions versées par un organisme établi en France sont des revenus de source française. Le résident prouve sa résidence fiscale par tous moyens, par exemple une attestation des services fiscaux. Le service des impôts des particuliers non-résidents confirme la situation avant le départ.
Selon l’Assurance retraite, quand la résidence fiscale n’est plus en France, la CSG, la CRDS et la Casa ne sont plus prélevées ; une cotisation d’assurance maladie de 3,20 % peut encore s’appliquer si le retraité relève d’un régime français de santé ou, pour un étranger, s’il compte au moins 15 ans d’assurance vieillesse en France. Le retraité informe sa caisse de son changement d’adresse, peut recevoir sa pension sur un compte français ou étranger et renvoie chaque année le certificat de vie complété par une autorité locale. Les aides conditionnées à la résidence en France (Aspa, ASI) cessent lors du départ.
Accès aux soins du retraité : pas de S1, la CFE ou l'assurance internationale
Le formulaire S1, qui ouvre aux retraités résidant dans l’Union européenne des soins aux frais de la France, ne s’applique pas au Kirghizstan, et le pays ne figure pas dans la liste du CLEISS. Les soins de santé primaires sont gratuits pour tous les patients dans le programme de prestations garanties (Observatoire européen des systèmes de santé) ; France Diplomatie décrit pour le reste des établissements de qualité inégale et recommande les cliniques privées, en particulier à capitaux étrangers.
La CFE propose l’offre RetraitExpat, réservée aux titulaires d’une pension d’un régime de base français, sans activité professionnelle : aucun questionnaire de santé, prise en charge immédiate si l’adhésion a lieu avant le départ ou dans les trois mois de l’installation, et pas de carence au retour en France. La cotisation se calcule sur le simulateur de cfe.fr selon l’âge, la situation familiale et le pays de résidence. Une assurance internationale avec évacuation et sauvetage en montagne complète ce socle. Voir le guide assurance maladie du retraité à l’étranger, la page assurance retraite à l’étranger, le guide remboursement des soins au Kirghizstan et la page système de santé du Kirghizstan.
Coût de la vie, banques et logement
Le Comité national de statistique donne un salaire mensuel moyen de l’ordre de 37 000 soms, un repère pour comparer les prix locaux ; aucune statistique officielle de loyers n’a été retenue pour cette page. Les dollars se changent dans les banques et les bureaux de change de Bichkek, où l’euro est moins facile à changer ; les distributeurs sont plus rares hors de la capitale, et France Diplomatie conseille une carte Visa. Les repères de change et d’inflation figurent dans le bloc « Repères économiques » de cette page. Dans le budget d’un retraité, la santé (cliniques privées, assurance avec évacuation) occupe une place importante.
Villes, climat et sécurité
Bichkek réunit les services de santé privés, les banques, l’ambassade de France et l’Alliance française. Le lac Issyk-Koul et la montagne attirent les retraités amateurs de nature, mais la région de l’Issyk-Koul et la vallée de Ferghana comptent parmi les zones sismiques les plus exposées, et le sud du pays est plus conservateur. France Diplomatie place tout le pays en vigilance renforcée en soulignant des risques limités : aléas naturels, santé, délinquance de rue. La route est le principal danger quotidien, avec 900 à 1 000 décès par an, et le permis français doit être accompagné d’un permis international ou d’une traduction certifiée.
Pour le retour en France, un délai de trois mois avec résidence stable précède l’ouverture des droits à la Sécurité sociale, sauf exceptions ; la CFE RetraitExpat n’applique pas de carence au retour (voir assurance retour en France). La fiche assurance santé au Kirghizstan complète ce guide.
Étapes de préparation
- Faire préciser par les autorités kirghiz le titre de séjour de longue durée applicable à un retraité.
- Demander à chaque caisse la nature de la pension (sécurité sociale, publique ou autre) pour appliquer la convention de 1985.
- Faire confirmer la résidence fiscale et le régime des non-résidents par le service des impôts.
- Informer la caisse de retraite du changement d’adresse et organiser le certificat de vie.
- Simuler la CFE RetraitExpat et comparer une assurance internationale avec évacuation et sauvetage en montagne.
- S’inscrire sur Ariane et lire la fiche Sécurité de France Diplomatie.
Questions fréquentes
Existe-t-il un visa retraité au Kirghizstan ?
Les sources officielles consultées ne décrivent pas de visa dédié aux retraités. Le portail e-visa présente le visa de type B, le visa nomade numérique et un titre de résidence temporaire ; le titre applicable se confirme auprès des autorités kirghiz.
Combien de temps un Français peut-il rester sans visa ?
30 jours au plus. Après 30 jours de séjour, il faut attendre 30 jours avant de revenir sans visa, et l'enregistrement est obligatoire au-delà de 30 jours.
Ma pension française est-elle imposée au Kirghizstan ?
Selon le BOFiP, les pensions de sécurité sociale et publiques sont imposables dans l'État de la source lorsque le bénéficiaire en est ressortissant, et les autres pensions dans l'État de résidence. La nature de la pension se demande à la caisse.
Le formulaire S1 s'applique-t-il au Kirghizstan ?
Non : il vaut dans l'Union européenne, et le Kirghizstan ne figure pas dans la liste des accords du CLEISS. La CFE (RetraitExpat) ou une assurance internationale assure la couverture.
La CSG est-elle prélevée sur ma pension si je vis au Kirghizstan ?
Non, si la résidence fiscale n'est plus en France : la CSG, la CRDS et la Casa ne sont plus prélevées, mais une cotisation maladie de 3,20 % peut rester due, selon l'Assurance retraite.
Où se soigner au Kirghizstan ?
France Diplomatie recommande les cliniques privées, en particulier à capitaux étrangers, et un contrat couvrant tous les frais, le rapatriement sanitaire et le sauvetage en montagne.
Les autres guides : Kirghizstan
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
