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Israël · Prendre sa retraite

Retraite en Israël : alya des retraités, impôts, pension et santé pour un retraité français

L’essentiel

Un retraité français éligible à la loi du retour peut faire son alya : le panier d’intégration 2026 atteint 22 779 ₪ pour un retraité seul et 34 263 ₪ pour un couple, et la couverture santé commence dès l’inscription à une caisse. Selon la convention fiscale franco-israélienne du 31 juillet 1995, une pension de source privée versée à un résident d’Israël n’est imposable qu’en Israël, alors que les pensions de l’État français suivent une règle propre (article 19). Un nouvel immigrant bénéficie d’une exonération de 10 ans sur ses revenus de source étrangère, à confirmer pour chaque pension auprès de l’Autorité fiscale. La convention de sécurité sociale de 1965 ne prévoit aucun remboursement des soins : le retraité s’appuie sur la caisse israélienne, la CFE ou une assurance privée.

  • Panier d’intégration 2026 pour retraités : 22 779 ₪ (seul) et 34 263 ₪ (couple) ; avant l’âge de la retraite : 26 785 ₪ et 50 888 ₪ (ministère de l’Alya et de l’Intégration).
  • Âge de la retraite légale : 67 ans pour les hommes ; de 62 ans et 4 mois (nées en 1960) à 65 ans (nées à partir de 1970) pour les femmes ; droit sans condition à 70 ans (CLEISS).
  • Pension de base de Bitouah Leoumi au 1er janvier 2026 : 1 838 ₪ pour une personne seule, 2 762 ₪ pour un couple, 1 941 ₪ après 80 ans.
  • Exonération de 10 ans sur tous les revenus de source étrangère pour un nouvel immigrant ; déclaration obligatoire pour les arrivées depuis le 1er janvier 2026 (Autorité fiscale).
  • Convention fiscale franco-israélienne signée à Jérusalem le 31 juillet 1995 et en vigueur depuis le 18 juillet 1996 : article 18, pensions imposables dans l’État de résidence.
  • Certificat de vie annuel pour la retraite française : paiement suspendu s’il n’est pas transmis sous 2 mois (Assurance retraite).

Repères économiques : Israël

Mis à jour automatiquement
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+2,9 %
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Population
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shekel, cours BCE du jour

Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.

Faire son alya à la retraite : conditions et panier d’intégration

Les personnes éligibles à la loi du retour peuvent faire leur alya à la retraite : le ministère de l’Alya et de l’Intégration prévoit des barèmes distincts pour les seniors. Le panier d’intégration 2026 s’élève à 22 779 ₪ pour un retraité seul et 34 263 ₪ pour un couple d’âge légal de la retraite ; pour les personnes qui atteignent cet âge dans les cinq ans suivant l’alya, il monte à 26 785 ₪ (seul) et 50 888 ₪ (couple). Il se verse sur six mois au cours de la première année, sans condition de revenus.

Les olim proches de la retraite peuvent recevoir, au second semestre de la première année, une aide pour personnes à charge (« nitmachim »). Le ministère signale aussi une allocation spéciale de vieillesse pour les nouveaux immigrants seniors et des solutions de logement dédiées. La page vivre en Israël détaille l’installation, l’oulpan et la vie quotidienne.

Retraite légale en Israël et pension de Bitouah Leoumi

L’âge de la retraite est de 67 ans pour les hommes ; pour les femmes, il passe de 62 ans et 4 mois (nées en 1960) à 65 ans (nées à partir de 1970). À 70 ans, la pension est accessible sans condition (CLEISS). Au 1er janvier 2026, la pension de base de l’institut national d’assurance (Bitouah Leoumi) atteint 1 838 ₪ pour une personne seule, 2 762 ₪ pour un couple, 1 941 ₪ après 80 ans et 2 865 ₪ pour un couple dont le titulaire a plus de 80 ans. Une majoration de 2 % par année d’assurance (plafonnée à 50 %) et de 5 % par année de report s’ajoute.

Les nouveaux immigrants arrivés après un certain âge, sans assurance vieillesse en Israël, peuvent percevoir une « allocation spéciale de vieillesse » financée par le ministère des Finances. Son montant égale la pension de base, sans majoration, et elle reste soumise à un test de ressources : revenus du travail jusqu’à 10 113 ₪ (seul) ou 13 484 ₪ (couple) par mois avant 70 ans, au 1er janvier 2026, soit le triple à partir de 70 ans. Elle se verse le 28 de chaque mois, et tout départ du pays se déclare à l’institut.

Votre pension française en Israël : convention de sécurité sociale et certificat de vie

La convention franco-israélienne de sécurité sociale (17 décembre 1965, en vigueur depuis le 1er octobre 1966) traite la vieillesse et les survivants : chaque État rémunère les périodes accomplies sous sa législation, et l’assuré choisit entre deux pensions proratisées, calculées sur la totalisation des périodes, ou deux pensions nationales. Les prestations s’exportent (CLEISS). Les guides toucher sa retraite à l’étranger et trimestres travaillés à l’étranger détaillent la démarche.

Un retraité installé en Israël justifie son existence chaque année par un certificat de vie, complété par les autorités compétentes du pays de résidence (mairie, notaire, consulat selon les cas) ou par l’application « Mon certificat de vie ». Sans retour du document sous deux mois après la notification, le paiement de la retraite est suspendu (Assurance retraite).

Impôts d’un retraité français en Israël : la convention fiscale franco-israélienne

La convention fiscale, signée à Jérusalem le 31 juillet 1995 et en vigueur depuis le 18 juillet 1996, définit d’abord la résidence : en cas de double résidence, elle retient le foyer d’habitation permanent, puis le centre des intérêts vitaux, le séjour habituel et enfin la nationalité (article 4). L’article 18 prévoit que les pensions et rentes viagères payées à un résident d’un État ne sont imposables que dans cet État. Un résident d’Israël déclare donc en Israël une pension versée au titre d’une carrière dans le secteur privé.

L’article 19 réserve les pensions payées par un État, une collectivité locale ou une personne morale de droit public au titre de services rendus à cet État : elles restent imposables dans l’État payeur, sauf pour une personne résidente de l’autre État et possédant sa seule nationalité. La fiche de l’administration fiscale « Vous résidez en Israël » cite parmi les revenus à déclarer en France les pensions payées par l’État français, sauf pour une personne de nationalité israélienne sans nationalité française. Même lorsqu’on déclare en France, elle recommande de contacter l’administration fiscale du pays de résidence pour connaître ses obligations. Un retraité se rapproche des deux administrations avant le départ.

Exonérations des olim sur les revenus de source étrangère : 10 ans

Un résident israélien est en principe imposable sur ses revenus mondiaux. Les nouveaux immigrants et les résidents de retour absents depuis longtemps bénéficient d’exceptions (Autorité fiscale). L’exonération de 10 ans porte sur tous les revenus de source étrangère, passifs (dividendes, loyers, redevances, plus-values) comme actifs ; le ministère de l’Alya précise qu’elle court 10 ans à compter de l’alya. Pour une pension française, revenu de source étrangère, la couverture par cette exonération se confirme auprès de l’Autorité fiscale (*4954).

Les arrivées jusqu’au 31 décembre 2025 sont dispensées de déclarer revenus et actifs détenus à l’étranger pendant 10 ans ; depuis le 1er janvier 2026, la déclaration est obligatoire, avec une exonération d’impôt maintenue. Une « année d’adaptation » demandée dans les 90 jours suivant l’arrivée fait traiter l’année comme celle d’un non-résident, puis l’exonération court 9 ans. Les résidents de retour absents au moins 6 ans disposent d’une exonération de 5 ans sur les revenus étrangers non professionnels, pensions comprises. S’y ajoutent environ 4,5 ans de points de crédit d’impôt, 20 ans d’exonération sur les intérêts de dépôts en devises et une réforme « 0 % d’impôt » qui vise seulement les revenus d’activité.

Santé du retraité : caisse israélienne, CFE et séjours en France

Un retraité qui fait son alya s’inscrit à une caisse de santé à l’aéroport, avec une cotisation santé suspendue jusqu’à 6 mois, une réduction de 50 % sur le plafond trimestriel de participation pendant un an (sans limite de durée pour les familles de seniors) et la seule cotisation santé à régler lorsqu’il immigre après 62 ans (ministère de l’Alya, Bitouah Leoumi). L’assurance nationale verse en outre une prestation de soins de longue durée dès l’âge de la retraite pour les personnes dépendantes : au barème de janvier 2025, de 1 572 ₪ par mois au niveau 1 à 6 860 ₪ au niveau 6 (CLEISS).

La convention de 1965 ne prévoit aucun remboursement en Israël au titre de la retraite française : le retraité adhère à la CFE (nationalité française) ou souscrit une assurance privée (CLEISS). En séjour temporaire en France, un titulaire d’une pension rémunérant au moins 15 ans d’assurance, sans activité, est pris en charge, pour le régime général, via le CNAREFE ; le conjoint a besoin d’une assurance de voyage. Hors résidence fiscale en France, une cotisation maladie de 3,2 % (base), 4,2 % (complémentaire) ou 7,1 % (travailleurs indépendants) remplace la CSG et la CRDS. Voir le guide assurance maladie du retraité à l’étranger, l’assurance retraite à l’étranger et la page remboursement des soins en Israël.

Coût de la vie et aides au logement pour les seniors

Le logement pèse le plus dans le budget d’un retraité : la page vivre en Israël détaille loyers et prix par ville. Plusieurs aides allègent l’installation (ministère de l’Alya et de l’Intégration) : aide au loyer du 7e au 30e mois pour les olim non propriétaires, réduction d’arnona jusqu’à 90 % pour 100 m² pendant 12 mois, prêt immobilier à conditions préférentielles, exonération partielle de la taxe d’achat de un an avant à sept ans après l’alya et logements publics selon critères.

Pour un budget santé réaliste, le guide budgétiser la santé à l’étranger et l’espace retraite aident à chiffrer un projet. Expavy compare les couvertures santé pour retraités via le diagnostic.

Questions fréquentes

Un retraité français peut-il faire son alya ?

Oui, s’il est éligible à la loi du retour. Le ministère de l’Alya et de l’Intégration applique pour 2026 un panier d’intégration de 22 779 ₪ pour un retraité seul et 34 263 ₪ pour un couple, sans condition de revenus, et propose des solutions de logement pour les olim seniors.

Où ma pension française est-elle imposée si je vis en Israël ?

Selon l’article 18 de la convention fiscale du 31 juillet 1995, les pensions privées sont imposables dans l’État de résidence, donc en Israël. Les pensions payées par l’État français au titre de services rendus à l’État restent imposables en France (article 19), sauf pour une personne de nationalité israélienne seule. Il convient de confirmer sa situation auprès des deux administrations.

Combien de temps durent les exonérations des olim sur les revenus étrangers ?

L’exonération porte sur tous les revenus de source étrangère pendant 10 ans à compter de l’alya, selon l’Autorité fiscale. Les résidents de retour absents depuis au moins 6 ans disposent de 5 ans sur certains revenus étrangers, pensions comprises. La réforme « 0 % d’impôt » ne vise que les revenus d’activité.

Ma retraite française est-elle versée en Israël ?

Oui : la convention franco-israélienne prévoit l’exportation des pensions de vieillesse et la proratisation des périodes. Un certificat de vie annuel est exigé, et le paiement est suspendu s’il n’est pas transmis sous deux mois après la notification de l’Assurance retraite.

À quel âge prend-on sa retraite en Israël ?

L’âge légal est de 67 ans pour les hommes ; pour les femmes, de 62 ans et 4 mois (nées en 1960) à 65 ans (nées à partir de 1970). À 70 ans, la pension de vieillesse est accessible sans condition de ressources. La pension de base atteint 1 838 ₪ pour une personne seule au 1er janvier 2026.

Quelle couverture santé pour un retraité français en Israël ?

Un retraité qui fait son alya s’inscrit à une caisse de santé dès l’arrivée et paie la seule cotisation santé s’il immigre après 62 ans. Sans alya, la CFE ou une assurance privée prend le relais, car la convention de 1965 ne prévoit aucun remboursement des soins reçus en Israël au titre de la retraite française.

Faut-il déclarer ses revenus étrangers en Israël ?

Les revenus étrangers sont exonérés d’impôt pendant 10 ans pour un nouvel immigrant. Pour les arrivées depuis le 1er janvier 2026, leur déclaration est obligatoire, alors que les arrivées jusqu’au 31 décembre 2025 en sont dispensées pendant 10 ans.

Les autres guides : Israël