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Israël · Remboursements des soins

Remboursement des soins en Israël : qui rembourse quoi selon votre situation

L’essentiel

En Israël, le remboursement dépend du statut de séjour. Un nouvel immigrant (oleh) est couvert par une caisse de santé dès l’arrivée, un salarié détaché garde le régime français (factures acquittées avec le formulaire S 3125c, selon le CLEISS) et la convention franco-israélienne de 1965 coordonne la maternité, la vieillesse, les accidents du travail et les prestations familiales, l’assurance maladie relevant de chaque pays. Retraités, étudiants, touristes et salariés sous visa B/1 s’appuient sur la CFE, l’assurance de l’employeur ou une assurance internationale au premier euro. Le dentaire adulte et l’optique se couvrent surtout par des compléments.

  • Olim : cotisation santé suspendue jusqu’à 6 mois (12 mois avec allocation de soutien au revenu), inscription à une caisse à l’aéroport et 50 % de réduction sur le plafond trimestriel de participation pendant un an.
  • Convention franco-israélienne du 17 décembre 1965, en vigueur depuis le 1er octobre 1966 : aucune coordination pour l’assurance maladie ni pour l’invalidité (CLEISS).
  • Détaché : maintien au régime français, remboursement sur factures acquittées avec le formulaire S 3125c, avis d’arrêt de travail sous 48 heures, prestations familiales non exportables.
  • Retraité : prise en charge en séjour temporaire en France avec au moins 15 ans d’assurance ; cotisation maladie de 3,2 % (base) ou 4,2 % (complémentaire) si l’assuré relève d’un régime français.
  • Dentaire : enfants couverts de la naissance à 18 ans pour la prévention et, avec participation, les soins conservateurs (orthodontie exclue), selon le ministère de la Santé.
  • CFE : couverture immédiate si l’adhésion intervient avant le départ ou dans les 3 mois ; sinon carence de 3 mois, portée à 6 mois dès 45 ans.

Les trois niveaux de remboursement en Israël

Un remboursement en Israël combine jusqu’à trois niveaux. Le premier est le panier de soins des caisses de santé, réservé aux résidents (voir le guide système de santé israélien). Le deuxième réunit les compléments : assurance complémentaire de caisse, assurance privée ou garanties de l’employeur. Le troisième est français : maintien du régime pour un détaché, CFE ou assurance internationale.

Le statut de séjour, plus que la nationalité, détermine le niveau principal : les visas de type A peuvent ouvrir la qualité de résident, les visas de type B (touriste, travailleur étranger) restent exclus de cette reconnaissance (Bitouah Leoumi). Le guide remboursements de soins à l’étranger complète cette lecture.

Nouvel immigrant : couverture immédiate

Un nouvel immigrant s’inscrit à une caisse de santé à l’aéroport et accède au panier de soins ; le délai d’attente des résidents de retour est détaillé dans le guide système de santé israélien. Pour les personnes sans activité ou à faible revenu, la cotisation santé est suspendue jusqu’à 6 mois (12 mois avec l’allocation de soutien au revenu) et l’assurance nationale jusqu’à 12 mois, automatiquement. Un nouvel immigrant bénéficie aussi de 50 % de réduction sur le plafond trimestriel de participation pendant un an (ministère de l’Alya et de l’Intégration).

Chaque membre de la famille résidant en Israël, conjoint et enfants compris, s’inscrit à une caisse de santé : la couverture est individuelle.

Salarié local, indépendant et détaché

Salarié local : dès qu’il exerce en Israël, hors détachement, le salarié relève de la législation israélienne de sécurité sociale et en reçoit les prestations, ainsi que sa famille résidant en Israël (CLEISS). Il signale son départ à la CPAM, à la CAF et à France Travail. Avant le départ, le formulaire SE 207-02 permet de faire valoir ses périodes d’assurance françaises pour la maternité israélienne. Un salarié sous visa B/1 vérifie, lui, la couverture fournie par l’employeur, détaillée dans la page travailler en Israël.

Salarié détaché : l’employeur maintient le salarié détaché au régime français ; il garde l’assurance maladie et la prise en charge des soins reçus en Israël, sans cotisation supplémentaire. Il avance les frais et envoie ses factures acquittées avec l’imprimé S 3125c à sa caisse ; les ayants droit qui l’accompagnent suivent la même procédure, ceux restés en France s’adressent à la caisse d’affiliation. L’avis d’arrêt de travail part sous 48 heures. Les prix pouvant dépasser ceux de la France, le CLEISS conseille de revoir sa complémentaire (guide détaché ou expatrié).

Indépendant : la convention de 1965 vise les travailleurs salariés, alors que le régime israélien couvre aussi les non-salariés (CLEISS). Un indépendant résident relève de la caisse de santé, avec des cotisations versées directement à Bitouah Leoumi (taux dans la page travailler) ; sans qualité de résident, la CFE ou l’assurance internationale prend le relais.

Retraité français résidant en Israël

La convention franco-israélienne ne comporte aucune disposition permettant de faire rembourser en Israël des soins au titre d’une retraite française (CLEISS). Un retraité qui fait son alya relève de la caisse israélienne comme tout résident. Les autres options sont l’adhésion volontaire à la CFE ou une assurance privée.

Pour les séjours temporaires en France, un titulaire de pension rémunérant au moins 15 ans d’assurance en France et sans activité professionnelle est pris en charge ; l’hospitalisation au-delà d’un mois exige une reconnaissance préalable. Cette disposition vise le pensionné et ses enfants mineurs : le conjoint a besoin d’une assurance de voyage. Hors résidence fiscale en France, une cotisation maladie de 3,2 % sur la pension de base et de 4,2 % sur la complémentaire est prélevée si l’assuré relève d’un régime français ; la page retraite en Israël détaille la situation.

Étudiant, conjoint et enfants

Étudiant : le consulat d’Israël demande une assurance médicale internationale dans le dossier du visa A/2, valable jusqu’à un an et interdisant de travailler (ministère israélien des Affaires étrangères). La reconnaissance de résident, possible pour les visas de type A, dépend du centre de vie (Bitouah Leoumi). La CFE propose une formule pour les moins de 30 ans (JeunExpat Santé), avec un remboursement d’environ 70 % des tarifs conventionnés en France ; le guide assurance étudiant compare les offres.

Conjoint et enfants : le conjoint d’un détaché qui l’accompagne suit la même procédure S 3125c ; celui d’un salarié local résident s’inscrit à sa caisse. La famille restée en France ne bénéficie d’aucune coordination maladie de la convention : elle s’adresse à la CPAM de son lieu de résidence (CLEISS). Le guide famille détaille la couverture des enfants.

CFE, assurance au premier euro et touristes

La CFE propose une affiliation volontaire au régime français, sans questionnaire médical. Une adhésion avant le départ ou dans les trois mois suivant l’installation donne une couverture immédiate ; sinon, la carence est de 3 mois, portée à 6 mois dès 45 ans. À l’étranger, les remboursements se calculent par pays et par acte, en pourcentage ou en forfait appliqué aux frais réels (voir remboursements CFE).

Une assurance santé internationale au premier euro rembourse les frais réels dans les plafonds du contrat, y compris dentaire, optique et chambre individuelle selon la formule ; le questionnaire médical et les exclusions se lisent avant de signer. Un touriste relève d’un visa de type B, exclu de la qualité de résident, et l’ambassade de France rappelle que l’État français ne prend en charge aucun frais médical à l’étranger : la carte bancaire peut couvrir l’hospitalisation pour un séjour de moins de 90 jours, sous conditions contractuelles.

Retour en France : retrouver ses droits

Au retour, la protection universelle maladie suppose une résidence stable (plus de 3 mois) et régulière, sauf situations dispensées de ce délai, notamment lors d’une reprise d’activité (service-public.fr). Réunir avant le départ l’attestation de radiation de l’organisme israélien, le relevé de carrière et les pièces d’état civil accélère l’instruction du dossier.

La formule JeunExpat de la CFE prévoit une réintégration automatique au régime général au retour, sans délai. Pour préparer cette étape, voir le guide retour en France et l’assurance retour en France.

Poste par poste : consultation, hospitalisation, médicaments, dentaire, optique, maternité

  • Consultation : médecine générale et spécialistes figurent dans le panier ; une participation s’applique aux spécialistes et centres ambulatoires, avec un plafond trimestriel par famille et 50 % de réduction pour les olim pendant un an.
  • Hospitalisation : couverte par le panier pour un assuré (CLEISS) ; un non-résident règle les frais, d’où l’intérêt d’une assurance internationale (voir la fiche Israël).
  • Médicaments : liste officielle du ministère de la Santé, avec un reste à charge pouvant atteindre 15 % (CLEISS).
  • Dentaire : les enfants de la naissance à 18 ans bénéficient de la prévention sans participation (examen annuel, détartrage, fluor, scellements) et des soins conservateurs avec participation ; l’orthodontie reste exclue (ministère de la Santé). Pour les adultes, des dispositions ciblées existent pour les seniors (voir la page retraite) ; le reste se couvre par un complément ou une assurance internationale.
  • Optique : absente de la liste du panier détaillée par le CLEISS (consultations, spécialistes, médicaments, analyses, dentaire pédiatrique, hospitalisation, ambulance) ; elle relève des compléments.
  • Maternité : l’hospitalisation de maternité figure dans le panier ; l’assurance nationale verse un congé de maternité de 15 semaines sous condition de cotisation (CLEISS, barème de janvier 2025). Expavy compare les couvertures maternité via le diagnostic.

Tableau récapitulatif : remboursement des soins selon votre situation

SituationQui prend en chargeFormalité ou délaiPoint d’attention
Nouvel immigrant (oleh)Caisse de santé israélienne, panier de soinsInscription à l’aéroport ; cotisation santé suspendue 6 à 12 moisCompléments pour le dentaire adulte et l’optique
Salarié local résidentCaisse de santé (cotisation prélevée sur la paie)Signaler le départ à la CPAM ; formulaire SE 207-02 pour la maternitéFamille restée en France : droits à vérifier en France
Salarié sous visa B/1Assurance fournie par l’employeurVisa demandé par l’employeur ; visa de type B exclu de la résidenceContrôler plafonds, exclusions et ayants droit
Salarié détachéRégime français maintenuFactures acquittées avec S 3125c ; arrêt de travail sous 48 hPrix supérieurs à la France : revoir la complémentaire
IndépendantCaisse de santé si résident ; CFE ou assurance sinonCotisations versées directement à Bitouah LeoumiLa convention de 1965 vise les salariés
Retraité françaisCaisse israélienne (alya), CFE ou assurance privée15 ans d’assurance en France pour un séjour temporaire pris en chargeCotisation maladie de 3,2 % ou 4,2 % si régime français
Étudiant (visa A/2)Assurance internationale ou CFE JeunExpat (moins de 30 ans)Assurance médicale exigée au dossier de visaRésident possible selon le centre de vie
Conjoint et enfantsMême régime que le titulaireS 3125c pour un détaché ; inscription à la caisse pour un résidentFamille restée en France : CPAM de son lieu de résidence
Adhérent CFECFE, en pourcentage ou forfait selon pays et acteSans carence si adhésion dans les 3 mois ; sinon 3 ou 6 moisÉcart avec les frais réels à la charge de l’assuré
Assurance au premier euroAssureur, sur frais réels dans les plafondsQuestionnaire médical, exclusions, délais d’attenteVérifier maternité, dentaire et optique
Touriste (visa de type B)Assurance voyage ou carte bancaireSéjour de moins de 90 jours pour la garantie carteVisa B exclu de la qualité de résident
Retour en FranceProtection universelle maladie via la CPAMRésidence stable de plus de 3 mois, sauf exceptionsCFE : maintien à vérifier ; retraite israélienne sans remboursement

Règles issues du CLEISS, de Bitouah Leoumi et du ministère de l’Alya et de l’Intégration ; le montant des cotisations évolue chaque année et chaque dossier se vérifie auprès de l’organisme concerné.

Questions fréquentes

Comment un Français est-il remboursé de ses soins en Israël ?

Tout dépend du statut : un nouvel immigrant relève d’une caisse de santé israélienne, un détaché garde le régime français et envoie ses factures avec le formulaire S 3125c, un salarié sous visa B/1 s’appuie sur l’assurance de l’employeur, un touriste ou un retraité sur la CFE ou une assurance internationale.

Le salarié détaché en Israël est-il remboursé par la Sécurité sociale française ?

Oui. Le CLEISS précise que le détaché conserve l’assurance maladie française et la prise en charge des soins reçus en Israël, sans cotisation supplémentaire. Il envoie à sa caisse les factures acquittées avec le formulaire S 3125c et un avis d’arrêt de travail sous 48 heures.

La convention franco-israélienne couvre-t-elle l’assurance maladie ?

La convention du 17 décembre 1965 coordonne la maternité, la vieillesse et les survivants, le décès, les accidents du travail et les prestations familiales (totalisation des périodes). L’assurance maladie et l’invalidité ne font l’objet d’aucune coordination ; chaque pays applique sa propre législation.

Un retraité français installé en Israël a-t-il droit à un remboursement ?

Sa retraite française n’ouvre pas de remboursement en Israël d’après le CLEISS. Il s’appuie sur la caisse israélienne s’il fait son alya, sur la CFE ou sur une assurance privée. En séjour temporaire en France, 15 ans d’assurance en France et l’absence d’activité professionnelle ouvrent une prise en charge.

Les soins dentaires et l’optique sont-ils remboursés en Israël ?

Le panier de soins couvre la prévention et les soins conservateurs dentaires des enfants jusqu’à 18 ans, l’orthodontie étant exclue. Chez l’adulte, le dentaire et l’optique relèvent surtout des compléments de caisse ou d’une assurance internationale au premier euro, à choisir selon les plafonds du contrat.

Un touriste doit-il avancer les frais médicaux en Israël ?

Un touriste relève d’un visa de type B, exclu de la qualité de résident, et l’ambassade de France rappelle que l’État français ne prend en charge aucun frais médical à l’étranger. Une assurance voyage ou la carte bancaire, pour un séjour de moins de 90 jours et sous conditions contractuelles, peut couvrir l’hospitalisation.

Comment retrouver sa couverture à son retour en France ?

La protection universelle maladie s’ouvre avec une résidence stable de plus de 3 mois et régulière, sauf dispense, par exemple lors d’une reprise d’activité. Il est utile de conserver sa couverture jusqu’au retour effectif et de réunir avant le départ l’attestation de radiation, le relevé de carrière et les pièces d’état civil.

Les autres guides : Israël