Israël · Travailler et économie
Travailler en Israël quand on est Français : emploi, salaires, cotisations, impôts et économie
L’essentiel
Un Français éligible à la loi du retour s’installe comme nouvel immigrant (oleh) et bénéficie de l’appui du ministère de l’Alya et de l’Intégration pour trouver un emploi, tandis qu’une personne non éligible passe par un visa de travail B/1 demandé par l’employeur. Le salaire minimum atteint 6 443,85 ₪ par mois depuis le 1er avril 2026 (Bitouah Leoumi) et le salaire mensuel moyen d’un emploi salarié occupé par un Israélien s’élève à 13 455 ₪ en 2024 (Bureau central de statistiques). Les olim profitent de points de crédit d’impôt, d’une exonération de 10 ans sur leurs revenus étrangers et, pour les arrivées du 5 novembre 2025 au 31 décembre 2026, d’une exonération temporaire sur les revenus d’activité israéliens jusqu’en 2030. Le high-tech représente 58 % des exportations en 2025 (Autorité israélienne de l’innovation).
- Salaire minimum : 6 443,85 ₪ par mois, 297,40 ₪ par jour (semaine de 5 jours) et 34,64 ₪ de l’heure pour 186 heures, au 1er avril 2026 (Bitouah Leoumi).
- Salaire mensuel moyen d’un emploi salarié occupé par un Israélien : 13 455 ₪ en 2024, jusqu’à 23 186 ₪ dans les sociétés financières (Bureau central de statistiques).
- Barème mensuel 2026 de l’impôt : 10 % jusqu’à 7 010 ₪, 20 % jusqu’à 19 000 ₪, 50 % au-delà de 60 130 ₪ (Autorité fiscale).
- Cotisations salariales 2026 : 1,04 % de Bitouah Leoumi et 3,23 % de santé jusqu’à 7 703 ₪, puis 7 % et 5,17 % jusqu’à 51 910 ₪.
- Arrivées du 5 novembre 2025 au 31 décembre 2026 : revenus d’activité israéliens exonérés jusqu’à 600 000 ₪ en 2026, 1 000 000 ₪ en 2027 et 2028, 350 000 ₪ en 2029 et 150 000 ₪ en 2030.
- High-tech : environ 400 000 salariés (11,4 % de l’emploi), 85 milliards de dollars d’exportations et 352 milliards ₪ de production en 2025 (Autorité israélienne de l’innovation).
Repères économiques : Israël
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +2,9 %
- Inflation
- 3,0 %
- Taux de chômage
- 3,5 %
- PIB par habitant
- 60 337 $
- Population
- 10,1 millions
- Change
- 1 € = 3,441 ILS
- shekel, cours BCE du jour
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Qui peut travailler en Israël : olim, visa B/1 et autres statuts
Le statut de séjour détermine l’accès à l’emploi. Un Français éligible à la loi du retour (voir la page vivre en Israël) obtient le statut de nouvel immigrant. La division Emploi du ministère de l’Alya et de l’Intégration l’accompagne selon ses diplômes et son expérience : certaines professions s’exercent après l’oulpan, d’autres exigent un examen de licence, un stage ou une reconversion.
Pour les personnes non éligibles, l’Autorité de la population et de l’immigration délivre le visa de travail B/1, accordé aux travailleurs étrangers de l’industrie, de l’aide à la personne, de la construction et de l’agriculture, ainsi qu’aux « experts étrangers ». Le dossier est déposé en Israël par l’employeur auprès du ministère de l’Intérieur, qui transmet l’approbation au consulat. Ce visa couvre une période de travail limitée, alors que le visa touristique B/2 interdit de travailler. Un salarié sous B/1 vérifie sa couverture santé auprès de son employeur : la page remboursement des soins en Israël détaille chaque cas.
L’emploi des olim : accompagnement, licences et reconnaissance des diplômes
Le ministère de l’Alya et de l’Intégration propose un plan d’emploi personnalisé en ligne, des cours d’hébreu professionnel, des formations de reconversion financées par des bons (vouchers), une aide au placement et des centres d’emploi. Une ligne nationale d’information (*2994, ou +972-3-973-3333 depuis l’étranger) répond en hébreu, en anglais, en français, en russe, en espagnol, en portugais et en amharique. Le service d’évaluation des diplômes étrangers est accessible en ligne, et des salons de l’emploi réunissent olim et employeurs, par exemple à Haïfa le 6 octobre 2026.
Depuis une réforme présentée le 17 février 2025, les professionnels dont le métier exige une licence peuvent entamer leur procédure d’accréditation avant leur arrivée ; le ministère évalue l’apport à l’économie jusqu’à 3,8 milliards de shekels d’ici 2034. Pour le high-tech, une communauté professionnelle dédiée aux olim anglophones, « Gaya », a été lancée le 10 juin 2026. Les nouveaux immigrants sans emploi ou à faible revenu peuvent aussi demander un soutien au revenu, qui prolonge le panier d’intégration jusqu’à la fin de la première année.
Salaire minimum et salaires moyens en Israël
L’institut national d’assurance (Bitouah Leoumi) publie le salaire minimum : 6 443,85 ₪ par mois depuis le 1er avril 2026, soit 297,40 ₪ par jour pour une semaine de cinq jours, 257,75 ₪ pour une semaine de six jours et 34,64 ₪ de l’heure pour 186 heures mensuelles (35,40 ₪ pour 182 heures). À titre de repère, le tableau historique de l’institut indique 5 880,02 ₪ par mois au 1er avril 2024.
Le salaire moyen mensuel d’un emploi salarié occupé par un Israélien atteint 13 455 ₪ en 2024 (prix courants), contre 7 813 ₪ pour les travailleurs étrangers (Bureau central de statistiques). Les sociétés non financières comptent le plus d’emplois salariés (2,563 millions, pour 14 789 ₪ en moyenne) et les sociétés financières affichent le salaire moyen le plus élevé, 23 186 ₪. Les branches qui emploient le plus de personnes sont l’éducation (environ 570 000) et la santé et l’action sociale (environ 525 000). La durée hebdomadaire moyenne de travail s’établit à 34,8 heures. Le taux de chômage et l’évolution des salaires courants apparaissent dans le bloc « Repères » ci-dessus.
Bitouah Leoumi : cotisations des salariés et des indépendants
Tout résident de 18 ans ou plus cotise à l’assurance nationale et à l’assurance santé. Pour un salarié, les taux 2026 se calculent par tranche : jusqu’à 7 703 ₪ (60 % du salaire moyen retenu par l’institut), la part salariale est de 1,04 % pour l’assurance nationale et de 3,23 % pour la santé ; au-delà, jusqu’au plafond de 51 910 ₪, elle passe à 7 % et 5,17 %. L’employeur verse 4,51 % puis 7,6 % au titre de l’assurance nationale. Les cotisations sont prélevées automatiquement sur la fiche de paie.
Un indépendant règle lui-même 4,47 % (assurance nationale) et 3,23 % (santé) jusqu’à 7 703 ₪, puis 12,83 % et 5,17 % jusqu’à 51 910 ₪. Les nouveaux immigrants sans activité ou à faible revenu bénéficient d’une exonération automatique : jusqu’à 12 mois pour l’assurance nationale et jusqu’à 6 mois pour l’assurance santé (12 mois avec une allocation de soutien au revenu). Passé ce délai, les cotisations deviennent exigibles. Le fonctionnement de la couverture santé figure dans le guide système de santé israélien.
Impôt sur le revenu et avantages fiscaux des olim
Un résident israélien est en principe imposable sur ses revenus mondiaux (Autorité fiscale). Le barème mensuel 2026 comprend sept tranches : 10 % jusqu’à 7 010 ₪, 14 % jusqu’à 10 060 ₪, 20 % jusqu’à 19 000 ₪, 31 % jusqu’à 25 100 ₪, 35 % jusqu’à 46 690 ₪, 47 % jusqu’à 60 130 ₪ puis 50 %. Les tranches à 20 % et 31 % ont été élargies en 2026 ; vérifier ces seuils sur la première fiche de paie reste une bonne pratique.
Les olim cumulent plusieurs avantages. Les points de crédit d’impôt (1 à 3 points pendant environ 4,5 ans, soit environ 3 000 à 9 000 ₪ par an selon le ministère) se déclarent sur le formulaire 101 pour un salarié ou 1301 pour un indépendant, avec remboursement rétroactif possible sur 6 ans. L’exonération des revenus de source étrangère dure 10 ans à compter de l’alya, avec une obligation de déclaration pour les arrivées depuis le 1er janvier 2026. Une « année d’adaptation » peut être demandée dans les 90 jours suivant l’arrivée.
S’y ajoute la réforme « 0 % d’impôt » pour les nouveaux immigrants et les résidents de retour absents depuis au moins 10 ans, arrivés entre le 5 novembre 2025 et le 31 décembre 2026 : les revenus de salaire ou d’activité indépendante perçus en Israël sont exonérés jusqu’à 600 000 ₪ en 2026, 1 000 000 ₪ en 2027 et en 2028, 350 000 ₪ en 2029 et 150 000 ₪ en 2030. Le plafond tombe à 140 000 ₪ par an en cas d’emploi chez un membre de la famille, et la réforme exclut les revenus passifs.
High-tech : un moteur de l’emploi et des exportations
Selon le rapport 2026 de l’Autorité israélienne de l’innovation, le high-tech a produit 352 milliards ₪ en 2025 (+8,2 %), soit environ 827 000 ₪ par salarié, le niveau le plus élevé de l’économie. Le secteur emploie environ 400 000 personnes (11,4 % de l’emploi), exporte pour 85 milliards de dollars (58 % des exportations), a levé près de 15 milliards de dollars et compte environ 775 jeunes pousses créées en 2025 ainsi que 511 multinationales implantées.
Le rapport relève aussi la première baisse en dix ans du nombre de salariés de la recherche et développement en Israël, et une activité croissante des entreprises israéliennes à l’étranger. Dans les sociétés israéliennes sous contrôle étranger, la rémunération annuelle moyenne d’un emploi dans les branches high-tech atteint 329 500 ₪ en 2021 (Bureau central de statistiques). La communauté « Gaya » du ministère, ouverte aux olim à fort potentiel anglophones, facilite l’entrée dans ce secteur.
L’économie israélienne : PIB, taux directeur et secteurs
Le produit intérieur brut atteint 2 006,3 milliards ₪ en 2024, en hausse de 1,0 % en volume ; les exportations de biens et de services s’élèvent à 569,8 milliards ₪ et le compte courant affiche un excédent de 15,8 milliards de dollars, soit 2,9 % du PIB (Bureau central de statistiques). Les dépenses nationales de recherche civile dépassent la moyenne de l’OCDE selon le même organisme.
La Banque d’Israël a abaissé son taux directeur à 3,25 % par une décision du 1er septembre 2026. L’éducation, la santé et l’action sociale, les sociétés non financières, la finance et le high-tech figurent parmi les principaux pourvoyeurs d’emplois. Croissance, inflation, chômage, PIB par habitant et taux de change euro-shekel sont actualisés dans le bloc « Repères ». Pour comparer les couvertures santé d’un départ professionnel, Expavy propose le diagnostic et le guide travailler à l’étranger.
Questions fréquentes
Quel est le salaire minimum en Israël ?
Le salaire minimum mensuel s’élève à 6 443,85 ₪ depuis le 1er avril 2026, soit 297,40 ₪ par jour en semaine de cinq jours et 34,64 ₪ de l’heure pour 186 heures par mois, selon Bitouah Leoumi. Le tableau historique de l’institut indique 5 880,02 ₪ au 1er avril 2024.
Un Français peut-il travailler en Israël sans faire son alya ?
Oui, avec un visa de travail B/1 demandé en Israël par l’employeur auprès du ministère de l’Intérieur, qui transmet l’approbation au consulat. Ce visa couvre une période de travail limitée, et la couverture santé se vérifie auprès de l’employeur. Le visa touristique B/2 interdit de travailler.
Combien de cotisations Bitouah Leoumi un salarié paie-t-il ?
En 2026, la part salariale totale atteint 4,27 % jusqu’à 7 703 ₪ (1,04 % d’assurance nationale et 3,23 % de santé) puis 12,17 % jusqu’à 51 910 ₪ (7 % et 5,17 %). L’employeur verse en plus 4,51 % puis 7,6 % d’assurance nationale. Les prélèvements figurent sur la fiche de paie.
Quels avantages fiscaux pour les nouveaux immigrants ?
Les olim reçoivent 1 à 3 points de crédit d’impôt pendant environ 4,5 ans, une exonération de 10 ans sur les revenus de source étrangère et une exonération temporaire des revenus d’activité israéliens pour les arrivées du 5 novembre 2025 au 31 décembre 2026, avec des plafonds annuels dégressifs jusqu’en 2030.
Les revenus étrangers d’un nouvel immigrant sont-ils imposés ?
Le ministère de l’Alya et l’Autorité fiscale indiquent une exonération de 10 ans à compter de l’alya sur les revenus de source étrangère, y compris passifs (loyers, dividendes, plus-values). Pour les arrivées depuis le 1er janvier 2026, ces revenus restent exonérés mais doivent être déclarés.
Mon diplôme français est-il reconnu en Israël ?
Le ministère de l’Alya et de l’Intégration propose une évaluation en ligne des diplômes étrangers. Les professions réglementées exigent une licence, avec examens, stage ou reconversion selon le métier ; depuis 2025, la procédure d’accréditation peut commencer avant l’arrivée. La division Emploi oriente chaque candidat.
Qui cotise à l’assurance santé quand on travaille en Israël ?
Tout résident de 18 ans ou plus cotise : l’employeur prélève la part salariale sur la paie, l’indépendant règle directement Bitouah Leoumi. Les nouveaux immigrants sans activité ou à faible revenu bénéficient d’une exonération de 6 mois pour la santé, étendue à 12 mois avec une allocation de soutien au revenu.
Les autres guides : Israël
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- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
- Prendre sa retraite →Visa, fiscalité de la pension, santé des retraités, formulaire S1, coût de la vie.
