Indonésie · Prendre sa retraite
Prendre sa retraite en Indonésie : KITAS retraité, fiscalité de la pension, santé et villes prisées
L’essentiel
Un Français de 55 ans ou plus peut s'installer en Indonésie avec le visa retraité E33F, qui exige 3 000 USD de revenus ou d'allocation par mois et 2 000 USD de solde bancaire sur les trois derniers mois, pour un séjour d'un an renouvelable et 7 000 000 IDR de frais. Ce visa n'autorise pas d'activité rémunérée : il convient aux pensionnés qui vivent de leurs revenus de retraite. La convention fiscale franco-indonésienne de 1979 réserve à l'État qui la verse l'imposition d'une pension de sécurité sociale et à l'État de résidence celle des autres pensions. Aucune convention de sécurité sociale n'existant, le formulaire S1 de l'Union européenne ne s'applique pas : la CFE, avec une offre dédiée aux retraités, ou une assurance internationale organise l'accès aux soins. Bali, Yogyakarta et Jakarta sont les destinations les plus étudiées.
- 55 ans : âge minimum du KITAS retraité (E33F), valable un an et renouvelable.
- 3 000 USD par mois de revenus ou d'allocation et 2 000 USD de solde bancaire sur 3 mois : conditions financières du visa E33F.
- 7 000 000 IDR (environ 347 €) : total des frais du E33F pour un an, soit 500 000 de visa, 2 000 000 de vérification, 3 000 000 de permis de séjour et 1 500 000 de permis de retour.
- 13 000 000 IDR (environ 645 €) et 130 000 USD de dépôt, ou 1 000 000 USD de bien immobilier : conditions du visa Second Home E33, jusqu'à 5 ans.
- 20 % jusqu'à 29 579 € puis 30 % : taux minimaux de l'impôt français sur les revenus de source française d'un non-résident (revenus de 2025).
- À partir de 147 € par mois : offre de la CFE pour les retraités, sans questionnaire médical.
Repères économiques : Indonésie
Mis à jour automatiquement- Croissance du PIB
- +5,1 %
- Inflation
- 1,9 %
- Taux de chômage
- 3,2 %
- PIB par habitant
- 5 060 $
- Population
- 285,7 millions
- Change
- 1 € = 20 149 IDR
- roupie indonésienne, cours BCE du jour
Dernières données publiées par la Banque mondiale et cours de référence de la Banque centrale européenne, actualisés sans intervention.
Visa retraité E33F : conditions d'âge et de ressources
Le visa E33F est la version « seniors » des visas de résidence secondaire de la série E33. Le bureau d’immigration de Yogyakarta indique un âge minimal de 55 ans. La Direction générale de l’immigration exige une preuve de revenus ou d’allocation d’au moins 3 000 USD par mois et des relevés bancaires des trois derniers mois attestant au moins 2 000 USD, établis au nom du demandeur ou du garant. Le dossier comporte aussi un passeport valable au moins six mois, une photographie récente, un curriculum vitae, un itinéraire de voyage et une lettre de garantie d’un sponsor.
- Frais : 7 000 000 IDR au total pour un an (environ 347 € au cours de référence de la BCE du 02/10/2026, 1 € = 20 149,32 IDR) : 500 000 IDR pour le visa, 2 000 000 pour la vérification de catégorie II, 3 000 000 pour le permis de séjour limité d’un an et 1 500 000 pour le permis de retour.
- Délai : cinq jours ouvrés après le paiement, selon la Direction générale de l’immigration.
- Durée : un an, avec un permis de séjour renouvelable. Le visa doit être utilisé pour entrer en Indonésie dans les 90 jours qui suivent sa délivrance.
- Restrictions : le portail officiel précise que les titulaires ne peuvent pas vendre de biens ou de services ni percevoir de rémunération en Indonésie.
- Assurance : la page du bureau de Yogyakarta mentionne une assurance couvrant la santé, le décès et la responsabilité civile ; les pages du portail e-Visa consultées ne chiffrent aucun montant d’assurance. La condition exacte se confirme sur le portail au dépôt du dossier.
La demande se dépose en ligne sur evisa.imigrasi.go.id. Le guide assurance retraite à l’étranger compare les couvertures adaptées aux retraités.
Autres voies de long séjour : Second Home et Golden Visa
Le visa Second Home (E33) s’adresse aux personnes disposant d’un capital : il autorise jusqu’à cinq ans de séjour, prolongeables, pour 13 000 000 IDR (environ 645 €). Le demandeur s’engage à déposer 130 000 USD sur un compte à son nom dans une banque publique ou à acheter un bien immobilier de 1 000 000 USD, et rend compte de cet engagement dans les 90 jours qui suivent l’entrée en Indonésie.
Le Golden Visa, enfin, relève de la série des visas d’investisseur : il offre une résidence de cinq ou dix ans en contrepartie d’un investissement dont le montant se vérifie sur le portail officiel. Le guide travailler en Indonésie présente ses grandes lignes avec le visa de travailleur à distance. Les barèmes changent : les montants de cette page se recontrôlent sur le portail e-Visa avant tout dépôt, les bureaux d’immigration locaux pouvant publier des consignes plus anciennes.
Fiscalité de la pension française : la convention du 14 septembre 1979
La convention fiscale entre la France et l’Indonésie, dans sa version consolidée publiée par l’administration fiscale française, répartit le droit d’imposer selon la nature de la pension.
- Pensions privées : l’article 18 réserve à l’État de résidence l’imposition des pensions versées au titre d’un emploi antérieur.
- Pensions de sécurité sociale : le même article attribue le droit d’imposer à l’État dont relève l’organisme payeur, soit la France pour une pension du régime de base. Le classement des pensions complémentaires se confirme auprès du service des impôts des particuliers non-résidents.
- Pensions publiques : l’article 19 réserve à l’État qui les verse l’imposition des pensions versées au titre de services rendus à cet État.
- Double imposition : l’article 24 prévoit, côté indonésien, une réduction d’impôt au prorata des revenus imposables en France, et, côté français, l’exonération des revenus imposables en Indonésie, avec application du taux effectif.
- Résidence : l’article 4 départage les doubles résidences selon le foyer d’habitation permanent, puis le centre des intérêts vitaux, puis le séjour habituel.
Un non-résident paie en France un impôt dont le taux minimal est de 20 % jusqu’à 29 579 € de revenu net imposable et de 30 % au-delà, pour les revenus de 2025 ; il peut demander l’application du taux moyen si celui-ci est plus favorable (impots.gouv.fr). Une pension versée par une caisse établie en France est un revenu de source française, soumis à retenue à la source et à déclaration annuelle. Les règles évoluent : la situation personnelle se valide avec l’administration fiscale.
Toucher sa pension depuis l'Indonésie
La pension française peut être versée dans la plupart des pays, sur un compte français ou étranger (Assurance retraite). Un certificat d’existence parvient chaque année au retraité, qui le fait compléter par une autorité locale compétente et le retourne sans délai pour éviter une suspension du versement.
- Prélèvements sociaux : quand le domicile fiscal est hors de France, la CSG, la CRDS et la Casa ne sont pas prélevées sur la pension ; une cotisation maladie de 3,20 % peut s’appliquer si la personne reste affiliée à l’assurance maladie française obligatoire, ou si elle est née à l’étranger et justifie de 15 ans de cotisation en France.
- Minimum vieillesse : l’Aspa et l’ASI cessent au départ de France et se redemandent au retour.
Le guide toucher sa retraite à l’étranger détaille les démarches, et le guide trimestres travaillés à l’étranger traite des droits acquis hors de France.
Accès aux soins des retraités : pas de S1, CFE et assurance internationale
Le formulaire S1, qui ouvre à un retraité l’accès aux soins du pays de résidence aux frais de la France, vaut dans l’Union européenne et l’Espace économique européen : il ne s’applique pas à l’Indonésie. Le CLEISS ne recense aucune convention de sécurité sociale entre les deux pays. Voir le guide formulaire S1, mode d’emploi et le glossaire du formulaire S1.
- CFE, offre des retraités : à partir de 147 € par mois, réservée aux titulaires d’une pension du régime de base français sans activité professionnelle, sans questionnaire médical ; la couverture est immédiate si l’adhésion intervient avant le départ ou dans les trois mois de l’installation, sinon une carence de trois mois avant 45 ans ou de six mois à partir de 45 ans s’applique.
- Assurance internationale : elle donne accès aux hôpitaux avec prise en charge directe et organise l’évacuation ; le questionnaire médical, les exclusions et le tarif pèsent davantage avec l’âge. Voir CFE ou assurance privée.
- Séjours en France : le pensionné du régime général qui a cotisé au moins 15 ans en France est couvert lors de séjours temporaires par la CNAREFE, à condition de ne pas être adhérent à la CFE.
- BPJS Kesehatan : la définition du participant vise les étrangers qui travaillent au moins six mois ; un retraité sans activité confirme sa situation auprès de BPJS avant toute démarche.
Le guide assurance maladie du retraité à l’étranger et la page remboursement des soins en Indonésie détaillent chaque situation ; le guide système de santé indonésien présente les hôpitaux et les risques sanitaires.
Coût de la vie d'un retraité
Les statistiques officielles indonésiennes ne publient pas de loyer moyen par ville : un retraité compare plutôt les loyers proposés sur place, en tenant compte de la saison et de l’emplacement. Le seuil de revenus du visa E33F, 3 000 USD par mois, fixe le niveau de ressources attendu par l’immigration, tandis que les salaires minimaux provinciaux de 2026 (5 729 876 IDR à Jakarta et 3 207 459 IDR à Bali, soit environ 284 € et 159 €) donnent le niveau des revenus locaux, des services domestiques et des commerces.
- Poste santé : la CFE démarre à 147 € par mois pour un retraité ; une assurance internationale coûte davantage avec l’âge. Le guide budgétiser sa santé en expatriation aide à la chiffrer.
- Visa : 7 000 000 IDR par an pour le E33F, à renouveler, soit environ 347 € par an.
- Change : la pension est versée en euros et dépensée en roupies ; le cours de référence de la BCE du 02/10/2026 est de 20 149,32 IDR pour 1 €.
Villes prisées par les retraités : Bali, Yogyakarta, Jakarta
Le choix du lieu se fait d’abord sur la proximité des soins, puis sur le cadre de vie. Le guide vivre en Indonésie décrit les atouts de chaque pôle.
- Bali : Sanur fait partie de la ville de Denpasar, chef-lieu de la province, où se concentrent les hôpitaux ; Canggu et Seminyak relèvent du kabupaten de Badung et Ubud de celui de Gianyar.
- Yogyakarta : ville universitaire et culturelle de Java, dotée d’un hôpital public du ministère de la Santé.
- Jakarta : la capitale concentre l’ambassade de France et des hôpitaux publics de référence du ministère de la Santé ; son salaire minimum, le plus élevé des deux provinces comparées ici, reflète un coût de la vie supérieur à celui de Bali.
- Lombok et autres îles : un cadre plus rural, qui suppose de repérer à l’avance la distance aux hôpitaux et de vérifier les risques sanitaires locaux, dont le paludisme dans les zones rurales de Lombok.
Avant de s’engager, un séjour d’essai de quelques semaines avec un visa de visite permet de tester le climat, le trajet vers l’hôpital et les loyers. La page assurance santé expatrié en Indonésie récapitule les obligations d’assurance.
Prévoir l'après : renouvellements, retour en France et prévoyance
Le E33F se renouvelle chaque année ; le permis de séjour peut être prolongé ou converti en un autre permis, selon le portail officiel. Un retour en France suppose de prévoir la reprise de l’assurance maladie : la carence de trois mois est levée pour les titulaires d’une pension de retraite française, et la CFE maintient gratuitement la couverture pendant les trois premiers mois. Voir la page retour en France et le guide réduire le délai de carence.
Un contrat de prévoyance, qui garantit les proches en cas de décès ou d’invalidité, complète la protection santé : voir la page prévoyance de l’expatrié. Pour comparer les couvertures adaptées à votre situation, Expavy propose un diagnostic gratuit.
Questions fréquentes
À quel âge peut-on demander le visa retraité en Indonésie ?
Le visa retraité E33F s'adresse aux personnes de 55 ans et plus, selon le bureau d'immigration de Yogyakarta. Il exige 3 000 USD de revenus ou d'allocation par mois et 2 000 USD de solde bancaire sur les trois derniers mois, pour un séjour d'un an renouvelable.
Combien coûte le KITAS retraité E33F ?
7 000 000 IDR pour un an, soit environ 347 € au cours de référence de la BCE du 02/10/2026 : 500 000 de visa, 2 000 000 de vérification, 3 000 000 de permis de séjour et 1 500 000 de permis de retour, selon la Direction générale de l'immigration.
Un retraité peut-il travailler en Indonésie avec le visa E33F ?
Non : le portail officiel précise que les titulaires ne peuvent ni vendre de biens ou de services ni percevoir de rémunération en Indonésie. Le visa convient aux pensionnés qui vivent de leurs revenus de retraite.
Où une pension française est-elle imposée quand on vit en Indonésie ?
Selon la convention du 14 septembre 1979, les pensions privées sont imposées dans l'État de résidence et les pensions de sécurité sociale dans l'État dont relève l'organisme payeur, donc en France pour le régime de base. Le non-résident paie un taux minimal de 20 % jusqu'à 29 579 € puis 30 %, pour les revenus de 2025.
Le formulaire S1 est-il valable en Indonésie ?
Non : le S1 s'applique dans l'Union européenne et l'Espace économique européen. Le CLEISS ne recense aucune convention de sécurité sociale avec l'Indonésie ; le retraité choisit la CFE, avec une offre dédiée à partir de 147 € par mois, ou une assurance internationale.
Le retraité garde-t-il des droits à l'assurance maladie en France ?
Le titulaire d'une pension du régime général qui a cotisé au moins 15 ans en France est couvert lors de séjours temporaires en France, via la CNAREFE, s'il n'est pas adhérent à la CFE. Au retour définitif, la carence de trois mois est levée avec une pension française.
Quelle ville choisir pour sa retraite en Indonésie ?
Le choix se fait d'abord sur la proximité des soins : Sanur fait partie de la ville de Denpasar, chef-lieu de Bali, où se concentrent les hôpitaux ; Yogyakarta et Jakarta disposent d'hôpitaux publics du ministère de la Santé ; Lombok suppose de vérifier le risque de paludisme en zone rurale.
Les autres guides : Indonésie
- Vivre sur place →Avantages et inconvénients, villes, coût de la vie, logement, installation.
- Travailler et économie →Emploi pour un Français, permis de travail, salaires, économie du pays.
- Système de santé →Public et privé, hôpitaux, assurance maladie locale, accès aux soins.
- Remboursements des soins →Qui rembourse quoi, selon votre situation : salarié, indépendant, retraité, étudiant.
